Tribune 03/02/2013 à 11h37

A qui appartiennent vos données sur Internet ? Mauvaises nouvelles et conseils

Marc Thiriez, blogueur et ingenieur


Tribune

Vous pensez bien connaître le réseau des réseaux ? Mais vous êtes-vous déjà posé la question inverse, à savoir : qu’est ce qu’Internet sait de vous ? Comme la majorité d’entre nous, il est très probable qu’à force de surfer sur le Web, vous ayez permis à Internet d’accumuler un lot important de données numériques vous concernant. En plus, ces données sont désormais au cœur de la stratégie financière des majors du Web, qui les utilisent à des fins commerciales.

Ironie de l’histoire, si une majorité d’entre vous déclare ne pas avoir confiance en fournissant ses données numériques, une même majorité les donne quand même : mais de toute façon, à l’heure du tout connecté, y’a t-il réellement un plan B ? Autre information qui peut vous intéresser : une fois vos données mises en ligne, elles ne vous appartiennent légalement plus vraiment.

Est-on propriétaire de ses données ?

Prenons un exemple ultraclassique, auquel nous avons tous été déjà confrontés : vous décidez de mettre en ligne une vidéo que vous avez prise sur Internet. Cet acte, a priori anodin, vous apparaît comme une alternative crédible à l’enregistrement de la même vidéo sur un DVD, voire sur une VHS, pour ceux d’entre vous nés avant les années 1990.

Au final, plutôt qu’effectuer l’enregistrement sur un support, vous le faites sur les serveurs du Web, le « cloud », en ayant l’impression que la finalité sera globalement la même. Vous aurez même l’impression de pouvoir la conserver plus longtemps sur le réseau plutôt que un support physique.

Ce n’est pourtant pas tout à fait le cas : cette vidéo mise en ligne ne vous appartient en effet plus légalement. C’est en tout cas l’étonnant verdict rendu il y a quelques mois par la justice américaine envers un utilisateur de Megaupload ; ce dernier souhaitait récupérer les données qu’il avait mises sur le site de partage, avec pour seul but de les sauvegarder.

Au final, non seulement le gouvernement américain a eu accès à ses données alors qu’il n’avait commis aucune infraction, mais il a surtout été informé que :

« Si la simple utilisation du service était suffisante pour valider un état de propriétaire légal sur les serveurs loués par Megaupload à Carpathia, alors il y aurait des centaines, si ce n’est des centaines de milliers de “propriétaires” pour chaque serveur de Carpathia. Ce qui est absurde. »

En clair, la justice américaine a approuvé le fait que les données sur Internet n’appartenaient pas aux internautes qui les mettaient en ligne, mais aux propriétaires des serveurs : autrement dit, Facebook, Google et autres Apple seraient les propriétaires de « nos » données sur le réseau. A l’heure où ces mêmes sociétés essayent de nous convaincre des bienfaits de la sauvegarde sur le « nuage », il semble légitime d’avoir quelques doutes sur la pertinence de basculer l’ensemble de ses informations sur le réseau.

Internet, un aspirateur à données

La question de la propriété et de l’utilisation des données sur le réseau pourrait s’avérer même bien plus sensible pour les entreprises disposant de données hautement confidentielles, voire pour les institutions publiques, gouvernementales par exemple, dont on imagine le risque en cas de récupération des données par un tiers.

Etes-vous bien conscient des traces laissées par vos passages sur le Web et de leurs éventuelles utilisations à votre insu ? La plupart des internautes en ont une idée plutôt vague. Il y a quelques semaines, une vidéo diffusée à la télévision belge avait fait pas mal de bruit : un voyant racontait à des inconnus des informations précises sur leurs habitudes ou leurs achats récents, avec comme seule donnée leur nom.

Si le concept reste assez classique à la télévision, la révélation du « truc » était plutôt inattendue : derrière un rideau dans la salle se cachaient des internautes qui récoltaient sur le Web l’ensemble des informations utilisées par le voyant.

En bref, n’importe qui avait accès aux informations dévoilées à l’aide de recherches simples en ligne. La vidéo s’avérait être en fait une pub d’intérêt général afin d’interpeller sur les traces que l’on laisse lors de transactions bancaires : à voir l’étonnement des cobayes, l’objectif de la vidéo semblait atteint. Pas très surprenant en même temps : peu de personnes sont réellement conscientes de l’ensemble des données qu’ils fournissent sur la Toile et de leurs utilisations par des tiers.

Nos données utilisées à des fins commerciales...

Autre (mauvaise) nouvelle concernant vos données sur le Web : outre le fait que vous n’en êtes plus le réel propriétaire une fois mises en ligne, il y a aussi une forte probabilité qu’elles soient utilisées à des fins commerciales. Vous n’êtes pas sûr d’avoir donné votre accord à ce genre de pratiques ?

A priori, votre consentement doit se situer dans les dizaines de pages des fameuses CGU des sites (conditions générales d’utilisation). De toute façon, comme 99% des utilisateurs, vous ne les avez sûrement pas lues : vous n’avez probablement pas le temps pour ça. Et même si vous l’avez, vous n’avez aucune envie de passer la moitié de votre journée à lire les conditions d’utilisation d’un site pour surfer quelques minutes sur le Web.

D’ailleurs, la plupart du temps vous ne serez même pas conscient que vos actions sur le Web généreront des données exploitables : la majorité des données vous concernant sont obtenues à votre insu via les cookies relatifs à votre navigation.

Pourquoi tant de convoitises ?

Parce qu’elles sont dorénavant au cœur du modèle économique des majors du Web, Google, Amazon et autres Apple ont trouvé dans la monétisation de vos données personnelles une manne providentielle susceptible d’accroître leur revenus.

Facebook, qui engendrait jusqu’ici des bénéfices financiers relativement modestes comparativement à son milliard d’utilisateurs, compte lui aussi sur vos données pour augmenter son bénéfice, soit en adaptant vos publicités à votre profil, soit directement en revendant vos données au plus offrant.

Depuis le temps que les acteurs du Web cherchaient à optimiser leur modèle économique, les revenus provenant de vos données devraient leur apporter une vraie bouffée d’air financière : on estime qu’elles ont déjà engendré 315 milliards de dollars de revenus en 2011, montant qui devrait atteindre 1 000 milliards d’ici 2020. Considérable donc.

Conséquence logique : on assiste depuis quelques mois à toute une série de modifications des CGU des principaux acteurs du Web. Ces changements, effectués avec plus ou moins de subtilité, ont comme principal intérêt d’assouplir les conditions relatives à l’utilisation de vos données numériques, impactant logiquement vos critères de confidentialité. Le respect de la vie privée des utilisateurs attendra.

Images persos pour utilisation commerciale

Exemple récent allant dans ce sens : Instagram, l’application de partage de photos rachetée par Facebook, a annoncé fin 2012 des changements dans ses CGU, lui permettant d’utiliser à des fins commerciales vos images mises sur la plateforme, ou, selon leurs termes plus politiquement corrects, pour que vous puissiez « faire l’expérience de publicités innovantes ».

Ce vocabulaire adapté n’y aura rien changé : à force d’être pris pour les futurs vaches à lait du site, les utilisateurs se sont retournés en masse contre l’application. National Geographic a même supprimé son compte pour garder un contrôle sur les droits de ses photos, et une plainte collective a été déposée aux Etats-Unis afin de contester ses modifications dans les CGU.

Au final, l’application a du se résoudre à faire machine arrière, mais son image en a été de toute façon altérée. En même temps, à quoi s’attendait Instagram ? Un nombre important de photographes amateurs et professionnels postent leur photos pour promouvoir leur travail, il paraît logique que ces derniers n’aient pas envie de libérer les copyright de leur photos sans aucune contrepartie.

Quelles solutions pour préserver ses données personnelles ?

  • L’option radicale : abandonner le réseau des réseaux

Pour être certain qu’aucune de vos données personnelles ne soient récupérée et utilisée par un site internet, il existe une ultime solution : vous couper définitivement du Web. Dites-vous qu’il y a moins de vingt ans on ne vivait pas si mal sans, et à une période où la décroissance est à la mode, vous pourrez presque paraître tendance.

Si vous optez pour cette solution, vous devriez éprouver un certain manque numérique, mais qui devrait s’estomper avec le temps, tout du moins partiellement. Cette décision vous permettra en tout cas de vous démarquer à coup sûr auprès de vos amis et de pouvoir raconter les bienfaits du non connecté. Succès garanti en société donc, à la condition que vous n’ayez pas perdu avant cela tous vos cercles sociaux.

  • L’option intermédiaire : utiliser l’anonymat sur le Web

Si vous n’avez pas le cœur à vous détacher totalement du Web, une autre possibilité plus simple s’offre à vous pour ne pas divulguer trop de données vous concernant : utiliser des pseudonymes pour préserver votre anonymat. Bien sûr, vous ne vous préserverez que des seules informations récoltées via votre saisie volontaire, et non de celles récupérées à votre insu (sites visités, fréquences, pages lues…).

Mais comme le croisement des données sera plus problématique, leur utilisation sera de fait moins efficace. Enfin, un dernier motif en faveur de l’anonymat : la Chine ayant récemment annoncé l’interdiction de l’utilisation de pseudonyme sur le Web, en utiliser un pourra vous donner l’impression de dénoncer, à votre échelle, cette décision absurde.

  • L’option soft : quelques conseils judicieux

Pour ceux d’entre vous qui ne souhaitent pas changer radicalement leurs habitudes sur Internet, mais sont tout de même soucieux de ne pas (trop) divulguer leurs données personnelles, il existe quelques astuces.

Premièrement, si vous êtes en déplacement, mieux vaut ne pas utiliser une messagerie de type Outlook mais plutôt l’équivalent en Webmail : l’ensemble de votre compte personnel ne sera pas transféré sur l’ordinateur en question mais restera sur des serveurs distants.

De la même façon, ne fournissez pas hors de chez vous, sauf exception, les données sensibles de type comptes bancaires, afin d’éviter qu’une personne (malveillante) utilise un logiciel espion pour les récupérer.

Faites aussi attention à ne pas conserver la mémoire « cache » de votre ordinateur, où se situent les fameux cookies qui stockent l’ensemble des actions de vos passages sur le Web, et largement utilisés lors de la collecte de données par les sites internet.

Enfin, adapter ses paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux devraient vous permettre de garder partiellement la main sur vos contenus. Même si cela n’évitera pas totalement l’utilisation de vos données, cela permettra au moins de maîtriser l’audience ayant accès à ces données.

Mais comme vous l’avez sûrement expérimenté, la chose n’est pas aussi aisée qu’elle n’en a l’air. Si Google+ a tenté de la rendre plus intuitive via l’utilisation des « cercles » de connaissances, le résultat reste mitigé, notamment à cause de la faible audience du site.

Facebook essaye de son coté d’en faciliter les paramétrages, même si cela reste toujours bien trop compliqué : difficile d’être certain des personnes ayant accès ou non aux informations mises sur le réseau social. Pour preuve, même son créateur, Mark Zuckerbeg, s’est fait piéger il y a quelques jours par une photo de famille postée malencontreusement en mode public par sa sœur.

  • Contrôle des données personnelles : mais que fait la police ?

Pour le moment, pas grand-chose, mais cela ne devrait pas tarder. Les politiques sont en tout cas sensibilisés au problème et le font savoir : Hollande avait même fait de la mise en place d’un habeas corpus numérique une de ses promesses de campagne. But avoué de la manœuvre : mettre en place une législation qui encadrerait nos activités numériques, avec en toile de fond la protection de nos données personnelles.

Notre ministre déléguée à l’Economie numérique, Fleur Pellerin, a réitéré cette volonté :

« Nous pouvons nous engager à proposer au Parlement dans le courant de l’année 2013, vraisemblablement au premier semestre, un corpus de règles qui permettrait de garantir la protection des données personnelles et la vie privée sur Internet. »

Premier semestre 2013, on y est : les choses ne devraient donc vraisemblablement pas trop tarder à avancer. L’Union européenne planche aussi sur le sujet avec la révision de sa directive relative aux protections personnelles, même si des divergences sont déjà apparues sur les volontés françaises et européennes, notamment sur le futur rôle du Comité national de l’informatique et des libertés (Cnil).

Autre risque pris au sérieux par les autorités : l’utilisation des données personnelles à des fins d’espionnage ou terroristes vis-à-vis d’institutions publiques ou privées. But de la manœuvre : déstabiliser des multinationales, voire un état.

« Les “Advanced Persistent Threats” sont des attaques menaçantes ciblées sur des organisations publiques ou privées comme Stuxnet, orchestrées vers les centrales nucléaires iraniennes pour ralentir l’investissement nucléaire de l’Iran », explique David Grout, expert Mc Afee, lors d’une conférence Sorbonne/McAfee organisée le mois dernier. Personne n’étant réellement à l’abri, les menaces liées au numérique deviennent de plus en plus persistantes.

Il ne faudra donc plus trop tarder à faire évoluer la législation, car la problématique des données personnelles ne peut qu’aller en s’accentuant si l’on ne fait rien : on estime que l’ensemble des données que nous produirons dans les cinq années à venir seront équivalentes à toutes les données accumulées jusqu’ici (en prenant en compte les données papier).

Toute la question est de savoir si nous acceptons la façon dont elles sont exploitées. L’utilisation des données privées peut apporter de nouveaux services utiles : encore faut il que les utilisateurs aient donné leur accord de façon transparente. On en encore est loin pour le moment.

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  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 11h58 le 03/02/2013
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Il convient d’ajouter un détail qui donne un autre relief à tout cela...

    C’est que les algorithmes de reconnaissance faciale sont prêts, et opérationnels, ce n’est plus de la science-fiction. On pourra bientôt se googler les uns les autres et internet nous détectera, reconnaitra, et identifiera sur les photos de la fête chez Gudule, l’arrière plan de la vidéo de Bebert en vacances, la vidéosurveillance de Trifouilly les Oyes ou Shopimarket.

  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 14h04 le 03/02/2013
    • Internaute 110884
      -

    Un webmail, type Gmail, pour être sur que vos courriels soient chez un fournisseur qui peut les exploiter !
    Les cookies dans la mémoire cache !
    Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire comme conneries.

    • grosnaze
      grosnaze répond à Hurz
      • Posté à 16h14 le 03/02/2013
      • Internaute 27732

      Les cookies sont présents a chaque page internet ouverte. Ainsi en ouvrant cet article j’ai dénombré 15 cookies faisant on ne sait quoi.
      Non je ne suis pas un spécialiste suffit d’installer un bloqueur en add on de fire fox appelé ghostery qui bloque ces cookies (disponible sur le site de mozilla section add on )
      Ainsi cette page recolte 15 cookies de sociétés quasi inconnues ou connues
      Dont
      Facebook
      Google
      twiter
      AT Internet
      Cedexis Radar
      Ezakus
      AppNexus
      etc...
      Pourquoi faire des papillotes ?

      • LienRag
        LienRag répond à grosnaze
        • Posté à 01h17 le 04/02/2013
        • Internaute 34767

        Ghostery est assez lourd (j’ai régulièrement le message « un script ne répond plus » et la majorité des cas concernent Ghostery), n’est pas open source et a été racheté par une société dont les objectifs sont flous.
        Cela fait quelque mois que je cherche une alternative, sans succès jusque là...

         
        • grosnaze
          grosnaze répond à LienRag
          • Posté à 14h38 le 04/02/2013
          • Internaute 27732

          500Ko c’est lourd ? tant qu’aux scripts qui ne répondent pas ce sont des redirections de pages sur un autre site (cas des pubs et autres redirections abusives) réglable via l’interface. il suufit de rediriger a la main si on est d’accord
          Add on gratuit sans inscriptions et clean approuve Mozilla (open source) a priori risque léger même en étant parano
          Tant qu’aux alternatives il n’y en a pas a l’heure actuelle a ma connaissance

        1 autres commentaires
      • Samuel_Vimaire
        Samuel_Vimaire répond à grosnaze
        Diplomate morporkien
        • Posté à 17h02 le 06/02/2013
        • Internaute 194403
          Diplomate morporkien

        Ce ne sont pas des cookies, ce sont des scripts exécutés en local par les personnes affichant la page les contenant. Ghostery bloque leur téléchargement.

  • grosnaze
    • Posté à 16h22 le 03/02/2013
    • Internaute 27732

    Tres bon article mais que peu de gens croiront pas plus qu’ils n’ont cru au départ au traçage sur les smartphones.
    Tant qu’a confier ses données au cloud c’est bien ce que cela signifie c’est les confier aux nuages avec la même sureté (peut etre moins)que si vous les mettiez dans votre boite aux lettres

  • AGy
    AGy
    expat'
    • Posté à 09h49 le 04/02/2013
    • Internaute 133032
      expat'

    Je n’ai pas l’habitude de piquer des coups de gueule, mais il y a un momment, il faut. Marc Thiriez, vous qui etes blogueur et ingenieur, blogueur je vous crois, ingenieur j’esperes pas en informatique. Votre tribune est un amat d’approximations. Vous parlez du web, d’Internet, du réseaux des réseaux, de services centralisés, du « cloud » ... sans faire aucune distinctions entre tout ces differents outils et concepts. Je suis vraiment surpris (peut etre pas en faite) que la redaction de rue89 publie des tribunes qui se veulent explicatives, venant de personnes qui n’ont apparament aucune idée de ce dont ils parlent.

    • AGy
      AGy répond à AGy
      expat'
      • Posté à 09h51 le 04/02/2013
      • Internaute 133032
        expat'

      La meconnaissance de ce sujet pourtant fondamentale a l’aire du numerique me met sur le cul...

      • AGy
        AGy répond à AGy
        expat'
        • Posté à 09h59 le 04/02/2013
        • Internaute 133032
          expat'

        Bon un dernier point et j’arretes, le seul moyen de ne pas laisser passer trop d’informations, voir pas d’informations, c’est justement d’UTILISER internet ! ! Et pas le mintel 2.0. Vous n’avez qu’a « googler » : conference minitel 2.0 - benjamin baillard et ou FDN et vous trouverez toute vos reponses et plus encore. Pour finir je vais regarder si c’est possible, mais je penses utiliser votre article comme le parfais exemple de la méconnaissance de ce qu’est internet. Mais aucune honte a avoir vous n’etes pas le seul, loin de là... bonne journée.

         
        • HankMoody
          HankMoody répond à AGy
          Mi-homme, mi-ours, mi-porc
          • Posté à 14h27 le 07/02/2013
          • Internaute 76623
            Mi-homme, mi-ours, mi-porc

          En revanche, la méconnaissance de l’orthographe et de la grammaire ne vous met pas sur le cul. A l’ère des correcteurs orthographique, c’est dommage ^^
          Désolé, c’était tentant. Faites gaffe quand même, vous en êtes à plusieurs fautes par ligne.
          Et si cet article est à ce point bourré d’approximations, pourquoi ne pas nous faire profiter de vos connaissances en les corrigeant plutôt qu’en braillant sur notre pauvre blogueur ? Rédigez un article et proposez-le à Rue89.

          • AGy
            AGy répond à HankMoody
            expat'
            • Posté à 16h36 le 07/02/2013
            • Internaute 133032
              expat'

            Bonjour HankMoody,

            Pour ce qui est de rediger un article pour rue89, je n’ai malheuresement pas le talent d’un journaliste, ni d’un blogeur aguerri, de plus il existe deja de nombreux articles sur le sujet, qui en parleront beaucoup mieux que moi. Cependant, vous avez raison sur le fait que j’aurais pu corriger certaines de ces approximations.

            Prennez l’exemple que l’auteur de cet article ne fait pas la difference entre Internet et le Web. Internet est un reseau, une infrastructure si vous voulez. Cette infrastructure, repose sur une idee simple, la decentralisation de l’intelligence, comprennez la decentralisation des sources d’informations, ainsi que des routes qui y menent. Le Web, quand a lui, n’a rien avoir avec le reseau, c’est un service, qui utilise ce reseaux pour fonctionner.

            Le probleme, ici souleve, est que le web - meme s’il n’a pas vocation a centraliser l’information - par son utilisation quotidienne, a eu la facheuse tendance a centraliser l’Internet, en soit a transformer le reseau en quelquechose contraire a l’idee qui l’a fait naitre. La question des donnees personnelles est intrinseque a cette centralisation.

            En effet, si vous ouvrez une boite mail sur un server de Google, c’est Google qui « possede » votre e-mail. C’est le principe du minitel 2.0 de Mr Baillard. Cependant, si vous vous mettez a utiliser l’Internet comme il a ete pense, c’est a dire, installer son propre server chez soi, vous n’aurez plus a avoir une boite mail chez Google. Au contraire, elle sera directement chez vous. Vous avez alors le controle de vos donnees personnelles. Ainsi, en soit, utiliser l’Internet et non le minitel 2.0, securise vos donnees et vous rend acteur non plus consommateur du reseau. Vous etes enfin un internaute !

            Ceci est l’une des approximations que je soulignais plus haut. Cependant ce sujet est si vaste, qu’en effet un article serait plus approprie. Mais quelques recherches (dont je penses avoir donne les points d’entrees) suffiraient a combler votre curiosite.

            bonne journee

        2 autres commentaires
  • Lutopik
    Lutopik
    Happyculteur
    • Posté à 13h37 le 04/02/2013
    • Internaute 163732
      Happyculteur

    Et que dire de Google qui lance maintenant ses publicités dans les rues : Google lance ses publicités ciblées dans les rues !

  • arnaud.tlse
    arnaud.tlse
    sceptique
    • Posté à 16h25 le 04/02/2013
    • Internaute 109844
      sceptique

    « Etes-vous bien conscient des traces laissées par vos passages sur le Web et de leurs éventuelles utilisations à votre insu ? La plupart des internautes en ont une idée plutôt vague »
    « (...)peu de personnes sont réellement conscientes de l’ensemble des données qu’ils fournissent sur la Toile et de leurs utilisations par des tiers. »

    Vous en avez beaucoup des affirmations gratuites comme celles-là ?
    Tout ça manque de rigueur, de précision, de source...

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 17h02 le 04/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Sujet crucial. Il faut en parler et en parler, médiatiser ce problème pour endiguer les dérives.

    Par contre,
     » à une période où la décroissance est à la mode »
    Hum, peut-être dans certains arrondissements parisiens. Mais pas ailleurs.

  • vegandfreak
    vegandfreak
    http://leeg.overblog.com/
    • Posté à 21h26 le 04/02/2013
    • 185628
      http://leeg.overblog.com/

    tiens j’ai une question, étant photographe je me demandait comment ça se passe lorsque vous illustrez un article avec une photo de flickr ?

  • cheezburger75
    cheezburger75
    vieux progressiste
    • Posté à 22h05 le 04/02/2013
    • Internaute 198151
      vieux progressiste

    Et merde, y’a définitivement que moi qui s’en contrefous qu’une boîte sache que j’achète préférablement du beurre non salé au beurre salé, ou des boxer blancs plutôt que des noirs, ou que je lise plus souvent le soir que le matin ou que ou que...

  • Samuel_Vimaire
    Samuel_Vimaire
    Diplomate morporkien
    • Posté à 17h01 le 06/02/2013
    • Internaute 194403
      Diplomate morporkien

    Bon aller, je le recolle :

    Voici une liste de chose à faire pour sauvegarder votre vie privée sur le Net :
    Navigateur :
    Utiliser Firefox et/ou Opéra, oubliez Internet Explorer (IE appartient à Microsoft et transmet à Microsoft toutes vos données de navigation), Safari (qui appartient à Apple) et Chrome (Chrome appartient à Google et transmet à Google toutes vos données de navigation).

    Sur votre navigateur, ajouter ces add-ons :
    AdBlock + : Bloque la pub et certains traqueurs
    Ghostery : Bloque les traqueurs
    FoxyProxy Standard (Firefox uniquement) : permet de naviguer en passant par un proxy.

    Moteur de recherche
    Contrairement à ce que certains vous diront, Google n’est pas votre ami.
    Google est certainement le moteur de recherche le plus performant qui soit mais il stocke les recherches que vous faites ne respectant donc pas votre vie privée. Utilisez donc un moteur de recherche libre et qui respectera votre vie privée comme Duckduckgo.

    Mail
    N’utilisez pas Gmail ou Yahoomail ou hotmail ou live. Ces boites mails gratuites et, pour certaines, très utiles sont éditées par des grosses boites (Google, Yahoo, Microsoft), elles transmettent vos données à leurs éditeurs.
    Utilisez une boite mail neutre telle que Mailoo.

    Réseau sociaux
    Si vous voulez utiliser un réseau social, ne donnez jamais votre vrai nom, votre adresse ou votre numéro de téléphone, n’y accédez qu’en passant par un proxy pour ne pas qu’il obtienne votre adresse IP.
    Ne donnez pas un mail comportant votre vrai nom pour ouvrir votre compte.

    Avoir 2 mails
    Personnellement, j’ai deux adresses mail, une pour mon activité professionnelle et commerciale (avec mon vrai nom) et une pour le reste (avec un pseudo). Ainsi, impossible de faire de rapprochement entre votre vie publique et votre vie privée.

    Avoir 2 navigateur qui passent par des proxy différents
    Personnellement, j’utilise Firefox pour toute navigation anonyme et Opéra pour toute navigation professionnelle et commerciale. Chacun des deux navigateur étant sur un proxy différent : Firefox passe par un proxy en Europe de l’Est, Opéra passe par un proxy aux USA. Ainsi, impossible de faire le lien entre mon activité publique et mon activité privée (un historique et une IP différente pour chaque activité).

    Voilà,
    Tout ceci est gratuit et nécessite quelques minutes de mise en place. Mais, une fois que c’est fait, vous allez donner du fil à retordre à ceux qui voudraient croiser vos données privées, vous laisserez tout de même quelques infos mais vous en laisserez beaucoup moins et elles seront difficiles à exploiter.

    A part ça, voici une illustration de ce que pourrait être Internet dans quelques années si vous ne faites pas gaffe à votre vie privée...

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