Changer le nom d’école « maternelle », et pourquoi pas ?
Cette proposition de la députée socialiste Sandrine Mazetier a trouvé ses détracteurs. Le questionnement est pourtant légitime.
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Cette proposition de la députée socialiste Sandrine Mazetier a trouvé ses détracteurs. Le questionnement est pourtant légitime.
Lire sur lesnouvellesnews.frQuand on change le nom des choses, c’est qu’on prépare une grosse réforme sociale pour plus tard.
Exemple : on ne dit plus PD, tafiole, tapette, de la jaquette, , gouinasse, gouine proutprout, camionneuse, etc.. On dit maintenant Gay, homo.
Et 10 ans après tout change heureusement, magiquement sans trop de vagues.
Ce n’est pas le seul exemple.
Comme dit dans l’article, si la question de la dénomination de l’école maternelle n’est pas prioritaire, loin de là, elle n’en paraît pas moins légitime. Changer les mots pour changer aussi les clichés. C’est un vrai travail d’enseignement qui s’y fait, et les hommes y ont également toute leur place. Je trouve cette idée intéressante, elle mérite qu’on s’y attarde un peu.
« Le novlangue a été la langue officielle de l’Océania. Il fut inventé pour répondre aux besoins de l’Angsoc, ou socialisme anglais.
En l’an 1984, le novlangue n’était pas la seule langue en usage, que ce fût oralement ou par écrit. Les articles de fond du Times étaient écrits en novlangue, mais c’était un tour de force qui ne pouvait être réalisé que par des spécialistes. On comptait que le novlangue aurait finalement supplanté l’ancilangue (nous dirions la langue ordinaire) vers l’année 2050.
[...]
Le but du novlangue était, non seulement de fournir un mode d’expression aux idées générales et aux habitudes mentales des dévots de l’angsoc, mais de rendre impossible tout autre mode de pensée.
Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toutes adopté et que l’ancilangue serait oublié, une idée hérétique – c’est-à-dire une idée s’écartant des principes de l’angsoc – serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots. “
1984 - Georges Orwell
La novlangue chez Orwell c’est un appauvrissement du lexique et de la synthaxe pour empêcher la critique. Aujourd’hui on a plutôt tendance à faire l’inverse, recourir à des néologismes et des contorsions lexicales, à tout compliquer pour tout rendre politiquement correct.
Par exemple : École de Guerre –> Collège interarmées de défense, nul doute que la député a ce genre de paraphrase insipide en tête pour remplacer « École maternelle ».
Mais en effet le résultat est à peu près le même, dans la mesure où on vide le langage de sa substance.
« Ainsi, le “ reférentiel bondissant ” désigne le ballon communis et l’ “ outil scripteur ” le stylo vulgaris. »
« La “ zone proximale de développement ” signifie la capacité de l’élève à progresser, ce qu’on nommait naguère ses aptitudes. »
« De même, le lecteur ignore sans doute que lorsqu’il discute avec ses collègues, il devient un “ facilitateur de communication ”, un “ inducteur d’interactions au sein d’un groupe de pairs ”, auquel il ne cesse d’ailleurs de signifier son “ vécu ” à l’aide d’une “ sémiotique communicationnelle ” sans doute mais “ infraverbale ”. Quant au pauvre benêt qui regarde le bulletin scolaire de ses enfants, il a parfois du mal à comprendre la raison des notes attribuées ou même le sens des appréciations, mais il peut toujours interroger le professeur “ sur ” ses “ critères d’évaluation ”. »
Tout à fait, en l’espèce on est plus proche de ce que décrivait Klemperer dans LTI (Lien) que d’Orwell.
« Question écrite n° 13751 publiée le 18 décembre 2012
enseignement maternel et primaire - écoles - dénominations
Mme Sandrine Mazetier attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’appellation “ école maternelle ”. Cette dénomination institutionnelle, qui figure dans le code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie. À l’heure où se prépare une loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école, et où le Gouvernement s’engage fortement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les stéréotypes, remplacer ce nom genré par un nom neutre redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant, et repositionnerait l’école dans son rôle éducatif différent de celui des parents. “ L’école maternelle ” pourrait être rebaptisée “ première école ”, ou encore “ école élémentaire ” si l’école couramment appelée primaire destinée aux 6-11 ans prenait officiellement le nom “ d’école primaire ”. Elle lui demande de bien vouloir l’informer des mesures envisagées par le Gouvernement pour redonner à cette école un nom correspondant à sa fonction. »
Lien
On peut lire dans cette question les hautes motivations de la députée et la haute considération qu’elle a des femmes : « Cette dénomination institutionnelle, qui figure dans le code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie »
Bref, une fonction accomplie par une femme est une sous fonction si le masculin ne lui est pas cojoint.... super super cette bonne femme
En tant qu’homme, je peux dire que je souffre quotidiennement de la stigmatisation engendrée par ce type de cliché. Régulièrement rabroué comme inapte à l’éducation d’enfant, on me refuse le droit à entretenir des relations sociales pour ce motif. Petit à petit, la société sclérosée me fait perdre le goût de vivre et m’enferme dans une case de laquelle elle espère ne jamais me voir bouger.
Il est temps de mettre la France face à ses contradictions et de poser les questions qui fâchent ! Je sais que l’esprit réactionnaire dominant cherchera à me faire taire et que le lobby féministe met la pression sur l’administration pour faire retarder les mesures qui s’imposent et me trouver une inculpation pénale qui me réduirait définitivement à l’inactivité (c’est pour cela que je suis exilé en Suède, pays de démocratie, d’égalité et de Raison là où la France est une vilaine dictature corrompue), mais je lutterai pour la reconnaissance de la dignité des pères et de tous les hommes.
Trop nombreux sont ceux d’entre eux qui subissent des violences à la sortie des écoles en raison de la terminologie en vigueur, imposée par nos concepts rétrograde et maintenus pas des gens qui ont peur de voir les choses bouger... Je garde personnellement une expérience traumatisante des gifles humiliantes que me mettaient des mères de famille en me hurlant que je n’étais qu’une bête insensible et bonne à ramener l’argent à la maison, que je ne devrais même pas avoir le droit de vote... Je ne voulais pas prévenir la police, de peur des moqueries. Sans le soutien de mes amis, je ne sais pas si je me serais longtemps retenu de faire une bêtise. Combien de morts cette société a-t-il déjà fait ? Elle est belle la France !
Le questionnement est pourtant légitime.
Toutafé et pour tenter de mettre tout le monde d’accord, appelons ça :
« Lieu de convivialité pour petits enfants d’humains en situation d’apprentissage ».
Et hop ! Elle est pas belle la vie ?
Heu... Peut-être pas tant que ça belle la vie, finalement .
La formulation « en situation d’apprentissage », donnerait à penser que cela serait réservé à une élite seule capable d’apprentissage.
Ah c’est pas simple la tambouille langagière, finalement.
Mais bon, un problème après l’autre.
Tout devient sujet à controverse et à se positionner en preum’s pour faire passer un message mille fois répété, et dont tout le monde se fiche, puisque tout le monde est déjà au courant...
L’âge aidant sans doute le bis repetita sur des sujets qui n’ont rien à voir avec le dit article.
Pour en revenir au sujet...
Pourtant il est évident que ce terme « Ecole maternelle » est totalement désuet.
Je viens de trouver cela sur Wiki...
Il est en effet temps de changer l’appellation ! !
« Les premiers lieux d’accueil de très jeunes enfants ouvrent dès la fin du XVIIIe siècle avec des initiatives comme celle du pasteur Jean-Frédéric Oberlin qui crée dès 1771 une “ école de tricots ” dans les Vosges. Les autres créations sont plus proches des actuelles garderies. Ce type d’école se développe surtout au début du XIXe siècle avec la révolution industrielle. Leur vocation première est essentiellement sociale : il s’agit d’offrir un lieu de protection aux enfants des ouvrières, afin de les soustraire aux dangers de la rue. C’est pourquoi la maternelle est d’abord nommée “ salle d’asile ” ou “ salle d’hospitalité ” comme celle fondée par Adélaïde Piscatory de Vaufreland, marquise de Pastoret. »
Au 19eme siècles le terme était quand même « Salles d’asile »
Alors oui, c’est une bonne idée.
L’article présenté en ces termes, les commentaires ne sont plus les mêmes, les insultes de certains qui ne lisent apparemment que les titres ont disparu...
Vous êtes gonflés, quand même, à rue 89 !
Ce titre qui est de vous et qui vraisemblablement, est faux, a servi à discréditer la députée.
Rassurez-vous, la députée est la première des sexistes puisque, pour elle, les femmes ne seraient capables que de garderie
Cette dénomination institutionnelle, qui figure dans le code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie. »
Lien
Sérieusement, vous comprenez ça comme ça, vous ; ou vous le faites exprès ?
On peut discuter de la rigidité de ses arguments ou de l’inutilité de changer le vocable, mais c’est carrément nul de vouloir créer cette polémique ; si vous écoutez ce qu’elle a dit, vous comprendrez que vous faites une erreur d’interprétation .
« La maternelle est une école. L’école n’est pas un lieu de maternage ou d’apprentissage ».
Elle pense que le terme n’est pas juste car il prend le sens de maternage.
Alors , ne semez pas la zizanie, alors qu’il y a pas mal de confusion dans certaines têtes.
Certains gobent tout.
Ah en effet, il y a eu du nettoyage..
Plutôt nul comme démarche !
Cela ne fait pas avancer le débat qui est pourtant l’existence, le fond de commerce et l’intérêt de la Rue.
On se demande comment elle peut etre autant a la masse, mais finalement en lisant sa bio, tout s’eclaire
Suite à des classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne), et une licence de lettres classiques, elle poursuit des études en marketing publicité au CELSA. Sa formation terminée, elle travaille comme cadre dans le secteur privé, en tant que directrice en communication.
Publicite, marketing, communication..... elle ne pouvait que devenir societaliste cette pauvre femme.
Le plus nul dans cette histoire est d’avoir changé la référence de « La Vigie » (enfin pseudo vigie) : on est passé d’une info relayée du site de rtl (bon c’est déjà pas fameux) à une info trouvée sur un site d’extrême droite. Donc désapprouver ce député de la république vous assimile à l’extrême droite. C’est sympa parfois Rue 89, très sympa... un peu manipulateur parfois ? Non, c’est pas possible
L’Assemblée Nationale pourrait être aussi rebaptisée « Assemblée Goldman Sachs », on serait plus près de la réalité de qui est au service de qui
Ecole Nationale d’Amusement ?
Hautes Etudes en Coloriage ?
Science-Pot (pot) ?
« Changer le nom d’école “ maternelle ”, et pourquoi pas ? »
Il est évident que le terme « école maternelle », peut être jugé discriminatoire, voire raciste, puisque seules les mamans sont désignées symboliquement comme capables de « materner » les touts petits, excluant, de fait les hommes et les gays.
Cette discrimination est tout simplement Inadmissible, elle va à l’encontre de l’égalité et du mariage pour tous.
La discrimination, qu’elle quelle soit, doit être combattue.
Le fait même de désigner une personne par « il » (homme) ou « elle » (femme) est déjà une discrimination et un racisme, puisque vous êtes désigné non pas pour vos idées mais par votre aspect physique et génétique.
Pour résoudre ce problème, pourquoi ne pas inventer un nouveau pronom :
« ille » désignant à la fois un homme et une femme ?
Il n’y aurait plus de discrimnation, ce terme remplacerait également les mots « père » et « mère » (vidés de leur sens, puisqu’ils distinguent implicitement le côté paternel, viril, et le côté maternel, doux et sensible, une véritable discrimination anti-féministe et homophobe)
[ Changer le nom d’école « maternelle », et pourquoi pas ? ]
Tant qu’on n’a rien d’autre à foutre à l’Assemblée, ... pourquoi pas en effet !
Faire diversion avec des projets de lois insignifiants,
ça permet toujours d’éviter de parler de l’essentiel (précarité, chômage, etc...)
C’est à la maternelle que commence la vie sociale d’un enfant !
La « maternelle » est le plus des noms.
Le seul questionnement est que cette députée cherche un problème inexistant pour se faire valoir ! !
C’est tout à fait ça :
L’essentiel pour elle, c’est que l’on parle un peu de sa petite personne.
Nos Députés ont bien d’autres choses à régler, avant de s’amuser à jouer
de la dialectique et de la sémantique, juste pour changer les mots usités.
Mais quand une Député n’a pas d’idée,... qu’est-ce qu’elle fait ?
Et bien elle présente un texte insignifiant qui fera papoter dans les couloirs.
malheureusement c’est le sport national de nos députés ! !
On devrait limiter leur mandat à 2 et un délai de 3ans avant de se représenter.
stop !
ras le bol !
....et dire que ces gens sont payés par nos impôts pour réfléchir à des conneries !
On ne devrait pas permettre aux imbéciles de faire des études, ça éviterait la prolifération de ces idées ineptes qui sous-tendent un nouveau totalitarisme rampant : le totalitarisme de la bêtise imposée à tous.
On ne devrait pas permettre aux imbéciles de faire des commentaires, ça éviterait la prolifération de ces coms ineptes qui sous-tendent un nouveau totalitarisme rampant : le totalitarisme du commentaire bêta imposé à tous.
Ne le prend pas en mauvaise part, j’étudie ton style à première vue inimitable pour finalement le copier tant il est efficace.
Ceci est un compliment utile ; -)
libre penseur si possible
libre penseur si possible
« Cette proposition de la députée socialiste Sandrine Mazetier a trouvé ses détracteurs. Le questionnement est pourtant légitime. »
non
quand on aura réglé les vrais problèmes alors on pourra faire mu muse avec les mots, en attendant on en est juste pas là




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