Réactions 30/01/2013 à 18h51

Enseignants : la réponse de Thomas Legrand au riverain de Rue89

Thomas Legrand | Chroniqueur à France Inter


Thomas Legrand (FranceInter.fr)

Mercredi matin, sur France Inter, Thomas Legrand a consacré son éditorial aux critiques qui ont fusé contre son édito de jeudi dernier, qui portait sur la grève des professeurs des écoles primaires parisiennes.

Il a répondu notamment à un riverain de Rue89, Christian Hippert, qui le prenait récemment à partie dans une tribune titrée : « Thomas Legrand, il est 1h27 du matin, j’ai corrigé mes 25 cahiers ». Le chroniqueur nous a proposé de reproduire sa réponse. P.R.

« Sur 982 éditos, [l’édito de jeudi dernier] est sans doute celui qui a suscité le plus de réactions d’auditeurs. Des dizaines et des dizaines de mails d’enseignants. Le site Rue89 a d’ailleurs publié la réaction de l’un d’entre eux.

Alors, je ne vais pas vous refaire la chronique de jeudi dans ma chronique d’aujourd’hui mais en gros, ce qui me vaut le courroux des profs (de la plupart de ceux qui m’ont écrit en tout cas) c’est que j’expliquais que la grève avait aussi une revendication cachée qui concernait le temps de travail des enseignants.

Les enseignants savent bien que manifester ou faire grève pour sauver une demi-journée de temps libre, ce n’est pas compréhensible par le grand public, un peu comme si les journalistes manifestaient pour le maintien de leur niche fiscale ou les députés pour celui de leur régime de retraite !

Les profs ont une relative maîtrise de leur temps, grâce au mercredi et ne veulent pas la perdre. Or la teneur de toutes les réactions exaspérées que j’ai reçues, ne fait que renforcer… cette analyse justement. Un professeur du primaire, classe en double niveau avec 25 élèves en ZEP, parle de l’intensité de ses journées et du temps passé à préparer son enseignement dans un environnement compliqué. Il écrit : “Il est 1h27 du matin. Je termine ces quelques lignes après avoir fignolé ma classe de demain et corrigé mes 25 cahiers. Du temps, oui, j’en ai, encore cinq heures pour dormir. Vivement mercredi.”

Le temps est donc bien l’une, sinon la revendication, à la fois légitime et inaudible.

Les mails parlent aussi du rythme scolaire… Oui et beaucoup d’entre eux expliquent qu’ils ont d’abord hésité à faire grève parce qu’ils sont presque tous d’accord avec l’idée que les rythmes scolaires actuels sont une aberration pédagogique… mais très vite, la défiance s’est installée parce que la question des moyens est apparue insoluble.

Les premiers retours que les chefs d’établissement ont des municipalités, ne sont pas rassurants. Une directrice de maternelle, qui m’a écrit et que je suis allé voir hier, dans son école d’un des quartiers les plus populaires de Paris, m’expliquait qu’elle n’avait toujours pas obtenu de crédit pour réparer sa chaudière depuis septembre et qu’elle avait toujours un nombre de chaises inférieur au nombre d’élèves.

Cette directrice ne voit pas dans quels locaux et avec quels animateurs les élèves seront encadrés après les cours. Autant dire qu’elle a beaucoup de mal à croire en cette réforme. Les raisons de la perplexité des enseignants sont donc réelles… Mais cela n’enlève pas l’impression qu’aucune réforme n’est possible. Il revient aux profs, à leurs représentants, de trouver les formes d’action et d’expression pour contrecarrer l’idée générale selon laquelle aucune réforme ne trouve jamais grâce à leurs yeux.

Ainsi, à lire les tracts, le but de la grève prévue le 13 février n’est pas d’abord de demander des moyens aux municipalités ou à l’Etat pour que la réforme en soit vraiment une mais d’abroger purement et simplement les décrets sur les rythmes scolaires ! Il ne faudra donc pas s’étonner que l’accusation de corporatisme et même d’immobilisme des enseignants ait encore un écho grandissant. »

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  • Axis7
    Axis7 répond à lonesome
    Attaché
    • Posté à 12h21 le 31/01/2013
    • Internaute 47590
      Attaché

    ON a l’impression que l’ecole est organisée en fonction des interets des profesionnels du tourismes et des sports d’hivers. C’est d’autant plus insupportable que peu d’eleves partent au ski faute de moyens.

  • Bazingaa
    Bazingaa répond à Olivier5
    au pays de l'Apfelstrudel
    • Posté à 14h15 le 31/01/2013
    • Internaute 194862
      au pays de l'Apfelstrudel

    ...il serait simplement probablement meilleur pour les gamins. ça leur garde leur coupure du mercredi, et ils ont toujours un semblant de WE.
    Autant au collège - lycée, le mercredi ça passe, pour le primaire, je trouve le samedi matin mieux.

     
    • Olivier5
      Olivier5 répond à Bazingaa
      sous le soleil
      • Posté à 14h24 le 31/01/2013
      • Internaute 197824
        sous le soleil

      Y’a pas plus maléable et adaptable qu’un gosse. Les miens ont toujours été sur une semaines de 5 jours, lundi-vendredi, et ils se sont adaptés... D’autre part, les enfants font partie de familles (oui oui... : -), qui ne peuvent pas fonctionner sur un rythme pour les petiots et un autre pour les plus grands. Trop compliqué.

      • Bazingaa
        Bazingaa répond à Olivier5
        au pays de l'Apfelstrudel
        • Posté à 14h29 le 31/01/2013
        • Internaute 194862
          au pays de l'Apfelstrudel

        D’accord pour le début, moins d’accord sur la fin : j’ai fait toute ma scolarité avec cours le samedi matin, (bon, collège lycée on s’en fout, mais le primaire oui) : ça a fonctionné avec deux rythmes différents dans la famille, il suffit de se bouger et de s’organiser un peu...

        • Olivier5
          Olivier5 répond à Bazingaa
          sous le soleil
          • Posté à 18h46 le 31/01/2013
          • Internaute 197824
            sous le soleil

          Moi aussi j’ai passé toute ma scolarité en allant à l’école le samedi matin, mais nous ne partions jamais en weekend nulle part, et comme ma mère ne travaillait pas, elle pouvait s’adapter à n’importe quel rythme. Aujourd’hui beaucoup de femmes travaillent (et c’est très bien), et les parents et les profs veulent pouvoir partir en weekend de temps en temps… Autres temps, autres mœurs. Si on remet le samedi matin, 1) il y aura beaucoup d’absentéisme chez les enfants ce jour-là ; et 2) les profs vont râler encore plus. C’est un trompe-l’œil.

    3 autres commentaires
  • polyétéo
    polyétéo répond à matpier
    • Posté à 09h01 le 31/01/2013
    • Internaute 166946

    C’est tout ce que vous avez retenu des deux éditos de T. Legrand ?
    Votre poste de radio est déréglé ou vous écoutez RMC en fait ?

  • Sans-Faction
    Sans-Faction
    Salarié non corvéable
    • Posté à 20h54 le 30/01/2013
    • Internaute 59690
      Salarié non corvéable

    Finalement, assez peu de réactions pour l’instant, pour un billet qui date de 18h51...
    Je ne suis pas à l’Education Nationale, mais je connais des gens qui y travaillent, ou y ont travaillé.
    Ce qui frappe, dans les conversations avec eux, c’est le peu d’écoute que le sommet (qui décide des réformes) accorde à la base (les gens qui sont sur le terrain et qui, eux, connaissent quand même globalement leur métier). Ces jours-ci, les horaires focalisent l’attention ; mais on pourrait débattre, en utilisant exactement les mêmes arguments, des contenus débiles des programmes, qui sont décidés - et mis en musique par des types dont on se demande d’où ils sortent ; mais dont on est sûr qu’ils n’ont pas enseigné depuis longtemps (s’ils l’ont jamais fait un jour).
    Mon impression de l’extérieur est que les enseignants font grève parce qu’ils ne trouvent pas d’autre moyen d’être écoutés.

    • lesYeuxGrandFermes
      • Posté à 22h54 le 30/01/2013
      • Internaute 4209

      « Ce qui frappe, dans les conversations avec eux, c’est le peu d’écoute que le sommet (qui décide des réformes) accorde à la base (les gens qui sont sur le terrain et qui, eux, connaissent quand même globalement leur métier). »

      Très juste.

      Et ce qui (me) frappe c’est à quel point ce constat est valable pour à peu près toute organisation de plus quelques dizaines de personnes de nos jours : administrations, grandes entreprises, partis politiques, grosses ONG...

      Que nous arrive-t-il ?

    • spartak
      spartak répond à Sans-Faction
      (comité libertaire lyophilisé)
      • Posté à 14h09 le 31/01/2013
      • Internaute 84113
        (comité libertaire lyophilisé)

      Les hautes strates du ministère de l’EN sont finalement en train de parvenir, après de longues années d’efforts, à un résultat prodigieux : créer un flot intarissable de ressentiment et d’aigreur à partir de cette matière première noble et inépuisable qu’est le dévouement des instits

      « Les technocrates c’est des mecs, tu leur donnes le Sahara, cinq ans plus tard ils viennent te réclamer du sable » (Coluche)

  • Petit Page
    Petit Page
    Blogueur des neiges
    • Posté à 21h17 le 30/01/2013
    • Internaute 137907
      Blogueur des neiges

    Monsieur Legrand ne connaît pas ses dossiers ! Soit il ne sait pas lire, soit il n’enquête pas, son fessier dodu étant trop attaché à son fauteuil en cuir...
    La grève de jeudi n’est pas avant tout une grève sur la question des rythmes scolaires, sinon elle ne concernerait que les enseignants du primaire ( et encore pas tous, car la semaine de 4 jours n’est pas suivie partout en France !)...alors que ceux des collèges, lycées professionnels, et lycées d’enseignements généraux et techniques seront aussi dans la rue !
    Si Monsieur Legrand sait lire, peut-être pourra-t-il jeter un oeil sur les revendications de la FSU, CGT, etc... et sur le Canard Enchaîné de ce jour.

    Quant à la remarque de Monsieur Legrand sur les niches fiscales des journalistes, le jour où, avec ses collègues journaleux, il nous « pondra » un reportage là-dessus, les poules feront la fortune des dentistes de France, de Navarre, et plus si affinités !

    Cher Thomas, retournez donc avec vos confrères ( en un seul mot ) à vos petits papiers sur Florence Cassez, Gérard Depardieu, etc, et ne vous étonnez pas du dégoût que votre « profession » inspire à la population.
    ENQUÊTEZ AU LIEU DE JACASSER ! ! !

    • Sohoz
      Sohoz répond à Petit Page
      sans
      • Posté à 09h42 le 31/01/2013
      • Internaute 86574
        sans

      Un éditoriabidule vous répondrait qu’un éditorialiste n’enquête pas : il « éditorialise », souvent sur des données incomplètes ou erronées, assemblées par d’autres : /
      Et pour faire ça, c’est sûr, il en a, du temps.

  • A déménagé le 25.04.2013
    • Posté à 21h32 le 30/01/2013
    • Internaute 150693

    La rupture entre les 2 gauches, ne date pas de tel ou tel commentaire récent du PCF ou du PdG.

    Elle s’est inscrite en 2005 et confirmée en 2008.

  • gigi_
    • Posté à 21h44 le 30/01/2013
    • Internaute 114828

    Le problème n’est pas propre aux reformes de l’école, ça vaut pour toutes les reformes, nos chers politiciens préfèrent décider seuls que consulter les personnes concernées (en l’occurrence les parents et les personnels de l’EN).
    En règle générale et hors période électorale, un homme politique n’écoute guère que ceux qui ont les moyens de faire un du lobbying.
    Dans le cas de l’école leur prétention à mieux connaitre le sujet que ceux dont c’est le métier les conduit invariablement à inventer des reformes absurdes et inapplicables.
    Mais je suis sur que c’est moins grave pour eux que de céder une parcelle leur précieux pouvoir...

  • Nobobo
    Nobobo
    Libre malgré la censure 89
    • Posté à 22h06 le 30/01/2013
    • Internaute 197594
      Libre malgré la censure 89

    « Les enseignants savent bien que manifester ou faire grève pour sauver une demi-journée de temps libre, ce n’est pas compréhensible par le grand public »

    Si, c’est tout à fait compréhensible, mais c’est inadmissible !

    Vos habiletés de langage sont quelque peu grossières...

    • A déménagé le 25.04.2013
      • Posté à 22h10 le 30/01/2013
      • Internaute 150693

      Comment une habileté peut-elle être grossière ?

      Faudrait voire à apprendre le france mon gars.

    • Arthur Vanhove
      Arthur Vanhove répond à Nobobo
      Affranchi
      • Posté à 22h17 le 30/01/2013
      • Internaute 197670
        Affranchi

      Une classe sociale qui défend ses intérêts, c’est inadmissible ?

      Je vous plains. Dans quel monde vivez-vous ?

      • OAO
        OAO répond à Arthur Vanhove
        Ce qui ne se voit pas
        • Posté à 12h28 le 31/01/2013
        • Internaute 82674
          Ce qui ne se voit pas

        Les professeurs, une classe sociale ? Merci d’appuyer aussi fortement la critique du corporatisme des enseignants.

         
        • Arthur Vanhove
          Arthur Vanhove répond à OAO
          Affranchi
          • Posté à 21h21 le 31/01/2013
          • Internaute 197670
            Affranchi

          Qui vaut bien celui des médecins, des agents SNCF, des intervenants de Pôle Emploi ou des ouvriers de Florange.

          De rien.

        1 autres commentaires
    • Sohoz
      Sohoz répond à Nobobo
      sans
      • Posté à 09h43 le 31/01/2013
      • Internaute 86574
        sans

      Si c’est inadmissible, c’est que vous n’y comprenez rien.

  • A.C Terji Versets
    A.C Terji Versets
    Philosophe musulman
    • Posté à 22h20 le 30/01/2013
    • 178273
      Philosophe musulman

    Je voudrais signaler à Thomas Legrand et autres que lorsqu’il s’est agi de modifier les rythmes scolaires pour qu’ils soient (enfin !) en adéquation avec ceux des enfants (car il s’agit bien de cela, non ?) il y a quelques années avec une alternance de 7 + 2 (7semaines d’école puis 2 semaine de vacances), ce sont les professionnels du tourisme d’hiver qui étaient montés au créneau pour dénoncer cette hérésie. Et cette réforme n’a pas résisté aux syndicats hôteliers qui pourtant ne concernaient (ça je m’en souviens) que 6 % des élèves. Il est vrai qu’il n’y eut alors qu’un seul chassé-croisé sur les deux zones de vacances et que, par manque de chance, celui-ci coïncida avec d’abondantes chutes de neige. Embouteillages monstres, hébergement d’urgence dans les gymnases, fort mécontentement, ...

    Je me souviens d’une conversation avec des amis très chers dans laquelle je défendais l’idée de zoner les grandes vacances. Les copains, pourtant non concernés, ont vivement protesté.
    Je demeure persuadé que les rythmes scolaires doivent s’entendre non seulement sur l’année scolaire, la journée, mais également différenciés selon l’âge des élèves. Doit-on imposer les mêmes rythmes à un enfant de trois ans qu’à un autre de 10 ? Toute réforme partielle ne serait que réformette. Je pense également que les enseignants du primaire seraient davantage disposés à renégocier leur temps de travail s’ils voyaient leurs salaires augmenter de 30 %.

    Enfin je voudrais informé les journalistes (et les autres) que les enseignants travaillent déjà leur mercredi matin. Les célèbres trois heures de temps « devant les élèves » n’a pas été supprimée. Elles ont seulement changé de nature en réapparaissant dans les heures de « soutien » aux élèves soit le ... mercredi matin, soit pendant la pause méridienne sans que les enseignants ne soient parvenus à trouver une formule satisfaisante pour les élèves. Bref beaucoup de réforme à mener. Un quinquennat n’y suffirait pas.

    • OAO
      OAO répond à A.C Terji Versets
      Ce qui ne se voit pas
      • Posté à 12h30 le 31/01/2013
      • Internaute 82674
        Ce qui ne se voit pas

      En quoi zoner les grandes vacances serait dans l’intérêt des élèves ? Ce qui serait vraiment intéressant, c’est surtout des grandes vacances plus courtes, indépendamment du zonage. Mais là ce sont les professeurs qui vont hurler.

      • lesanglier
        lesanglier répond à OAO
        geek sportif
        • Posté à 13h02 le 31/01/2013
        • Internaute 153777
          geek sportif

        grandes vacances plus courtes ? En tant que prof je suis pas forcément contre ... Mais les premiers à protester vont être :

        - les élèves : -)
        - les parents d’élèves (moins de semaines de vacances pour les enfants= moins d’offres possibles pour partir en vacances= hausse du coup des vacances )
        - les professionnels de l’hostellerie (pression accrue de la demande sur une période plus courte= hausse des tarifs= baisse des recettes ...)

        Bien sûr les profs gueuleront aussi (comme tout salarié dont on modifierai les contraintes sur les vacances) et ressortiront la polémique sur la période travail exigée par leur statut (le fameux principe « les profs doivent 10 mois de travail/an payés sur 12 mois ») ...

         
        • Bazingaa
          Bazingaa répond à lesanglier
          au pays de l'Apfelstrudel
          • Posté à 14h18 le 31/01/2013
          • Internaute 194862
            au pays de l'Apfelstrudel

          Et c’est dommage, parce que là, on pourrait vraiment faire comme dans le reste de l’Europe, c.à.d des journées plus courtes, mais moins de vacances (les 2 semaines de la Toussaint, franchement, elles sont indispensables ? !)

          Pour vivre ça actuellement en Autriche, c’est tellement plus agréable...(ils trouvent ça inconcevable que des gamins au primaire aient cours si tard :))

          • farchouette
            farchouette répond à Bazingaa
            • Posté à 18h38 le 31/01/2013
            • Internaute 19543

            Les deux semaines de vacances après 8 semaine de cours ? oui, c’est indispensable, sachant qu’ensuite, la plupart du temps, on embrayait avec 7 ou semaines de cours pour finir l’année, ce qui fait que les gamins arrivaient complètement crevés aux vacances de noël, vacances qui sont rarement reposantes (trop d’occasions de veiller). Évidemment, si on changeait la longueur des journées de classe, on pourrait rediscuter de ces longueurs de vacances, mais il ne faut pas que les considérations des adultes passent avant le confort des enfants.

            • Evelyne
              Evelyne répond à farchouette
              • Posté à 19h27 le 31/01/2013
              • Internaute 2611

              Mais justement les journées plus courtes augmentent de beaucoup le confort des enfants. Ajoutez-y moins de devoirs le soir à la maison (qui pour beaucoup ne sont pas d’une grande utilité pour les enfants qui réussissent bien à l’école mais sont par contre néfastes pour ceux qui ont des difficultés).

              • farchouette
                farchouette répond à Evelyne
                • Posté à 21h12 le 31/01/2013
                • Internaute 19543

                Diminuer le temps de présence en classe ne diminue pas la journée des élèves dans notre pays où dans la majorité des cas, les deux parents travaillent. Il diminue juste le temps passé devant un enseignant formé à s’occuper des enfants de cet âge (et souvent, l’organisation des activités de la journée tient compte de la lassitude ou des moments de moindre attention). Si on devait aller dans cet idéal d’école qui se termine à 12 ou 15h, il faudrait alors parler du travail des parents, de leur disponibilité : soit dans l’optique du schéma un parent au foyer ou à temps très partiel pour être là tous les jours pour l’enfant, impossible pour moi, qui vit seule avec ma fille par exemple. Je crois que dans certains pays, ce qui se met en place, c’est une forme d’entraide : le parent d’un gosse a son mardi, celui d’un autre le lundi, l’autre le mercredi et ils se partagent la garde de leurs enfants respectifs. Mais en règle générale (formule que j’utilise déjà à outrance), c’est la garderie de la municipalité qui garde ma fille : coloriages, activités diverses, jeux dans la cour, et devoirs encore à faire quand je la récupère. Cela lui fait de très longues journées, et le mercredi reste utile pour se reposer. Enfin, étant mère d’une petite fille ni en grande réussite, ni en difficulté, je trouve utile de discuter de l’école avec elle en faisant les devoirs, de voir ce qu’elle apprend en le lui faisant réciter, je vois qu’elle a besoin de travailler les mots de vocabulaire pour bien les apprendre parce que non, ce n’est pas facile, ni immédiat et que le travail à l’école avec la surcharge de notions étudiées ne lui a pas permis de tout retenir. cela fait partie de mon rôle de parent, cela me permet de voir comment elle grandit, et je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument me décharger sur l’école pour tout. On peut discuter de l’intérêt (ou pas) des devoirs du soir, mais dans l’état actuel des programmes et de ce qui est attendu actuellement, ne pas leur donner de devoirs (apprendre une leçon, des tables de calcul, des poésies, ce n’est pas la mort, non ?), c’est les laisser bien démunis pour suivre l’année suivante.

                • Evelyne
                  Evelyne répond à farchouette
                  • Posté à 21h55 le 31/01/2013
                  • Internaute 2611

                  Je suis bien d’accord avec vous dans le contexte français, mais il est justement possible d’imaginer des modèles plus profitables pour tout le monde. J’ai effectué toute ma scolarité en France mais je vis maintenant au Québec ou mes enfants ont été scolarisés. Ici aussi les deux parents travaillent mais l’organisation est bien différente. Les enfants ont 5 jours d’école du lundi au vendredi, ils finissent a 3 heures et ensuite chaque école a un service de garde, donc ce ne sont pas les profs qui en ont la charge mais des éducateurs formés pour ça. Il y a beaucoup moins de congés pendant l’année scolaire mais les vacances d’été sont a peu près les mêmes. Oui quand arrivent les vacances de Noël les enfants sont fatigués mais pas épuisés comme en France ou les exigences sont bien plus grandes qu’ici. Au final et même si l’école quebecoise est loin d’être parfaite je trouve que les enfants ici ont certes une tête moins pleine mais mieux faite certainement.
                  Alors que l’on parlait d’améliorer les rythmes scolaires quand j’étais encore a l’école, je n’en reviens pas de voir que si peu a été fait. Une vraie et grande réforme demande beaucoup de volonté politique, mais quand je vois l’ampleur du débat concernant le mariage gay (qui ne concerne pourtant qu’une infime minorité de la population ) je me dis que l’Education Nationale n’est pas près de changer et ce n’est pas une demi-journée en plus ou en moins qui feront évoluer quoi que ce soit.

          • lambertine
            lambertine répond à Bazingaa
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 10h44 le 03/02/2013
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Et ils vont où, après les cours, les gamins du primaire ?

        • zaotitus
          zaotitus répond à lesanglier
          instit
          • Posté à 06h11 le 01/02/2013
          • Internaute 49853
            instit

          Polémique inutile puisque ce n’est qu’une légende urbaine.

        7 autres commentaires
  • alain georges
    alain georges
    tête contre les murs
    • Posté à 22h36 le 30/01/2013
    • 185805
      tête contre les murs

    je ne comprends pas que l on ne se préoccupe pas d abord du bien- etre des enfants, la semaine de 4 jours est trop crevante pour eux, cette réforme est pleine de bon sens.A force de toujours etre contre ce qui est pour et inversement , on n est plus crédible...

  • bagadou
    bagadou
    candide
    • Posté à 23h33 le 30/01/2013
    • Internaute 197962
      candide

    toutes ces réformes depuis longtemps ne sont que fumisteries.
    pourquoi les orthophonistes sont-ils de plus en plus nombreux à exercer vis-à-vis d’enfants ?
    pourquoi les organismes de « cours particuliers ou de soutien » font-ils florès sur la place publique ?
    pourquoi avons-nous de plus en plus d’analphabètes ?
    pourquoi de plus en plus d’étudiants se retrouvent en échec ?
    pourquoi faut-il trop souvent se substituer d’une manière ou une autre à l’Education Nationale ?
    si tout cela n’est pas une preuve absolue de leur incompétence, que quelqu’un veuille bien m’expliquer à quoi ils servent !
    il y a une époque où quelqu’un voulait dégraisser le mammouth...
    que ne l’avons-nous écouté. désormais, les enseignants sont devenus un lobby qui dicte sa loi au plus parfait mépris de leur mission : apprendre à apprendre à nos têtes blondes pour, ainsi, forger la future société française.
    je n’ai plus qu’un mépris vis-à-vis de cette corporation.

    • Lucius Sergius
      Lucius Sergius répond à bagadou
      Citoyen
      • Posté à 02h00 le 31/01/2013
      • Internaute 28239
        Citoyen

      Facile, hein...
      Si on laissait un peu les enseignants enseigner sans les contraindre à des réformes débiles et de la réunionite ou de la paperasse inutiles demandées par des politiques incompétents ou des assos de parents qui marchent à côté de leur chaussures, qui eux sont écoutés pour « mettre au point » les réformes depuis des lustres, contrairement aux enseignants de terrain, ça serait déjà un début.
      Mais on est arrivé à un point où il ne faut pas donner de devoir, ne pas donner de note, surtout ne pas obliger petit à travailler s’il ne veut pas, ça le frustrerait, tout doit venir sans aucun effort des enfants ou réel suivi des parents, et évidemment par le jeu pour que les « jeunes » soient épanouis... Et si ça ne marche pas, c’est de la faute du prof qui ne sait pas faire... Ou comment nier les évidences.
      Trop facile. Quand l’école était faite par les enseignants ça ne marchait pas si mal, en tout cas apparemment mieux qu’aujourd’hui si on s’en tient aux paroles que se permettent tant d’« experts »... Puis il y a quelques dizaines d’années tout le monde, y compris les hôteliers et les moniteurs de ski, y est allé de sa petite revendication imposée à la profession. Et c’est devenu un méga-boxon.
      Que tout ce petit monde assume. Le cas du samedi matin supprimé pour le faire passer rapidement au mercredi est une manoeuvre grossière et emblématique, parce qu’on sait que ça va être un échec qui va et massacrer les gamins parce que les autres journées resteront aussi longues en réalité avec des heures de garderie abrutissantes, et pour les enseignants qui ont déjà actuellemeent à s’occuper de gamins la plupart du temps pas éduqués par leurs parents pour qui ça va devenir de la gestion de meute épuisée et surexcitée qui ne comprendra plus la différence entre garderie, centre de loisirs et école.
      Mais tout va bien, dans l’intérêt des enfants, c’est merveilleux : les divorcés pourront se partager les mômes le week-end, les hôteliers vont pouvoir louer des chambres le samedi et le dimanche, il y aura toujours autant de bouchons le dimanche soir, etc, etc...
      S’il y a pénurie pour les recrutements ce n’est pas un hasard. C’est que le foutage de gu..le est trop évident, même pour ceux qui ne sont pas confrontés aux délires quotidiens imposés à la profession depuis trop longtemps (et dont ils ne soupçonnent pourtant sans doute même pas le dixième de l’ampleur).

      • verlaine91
        verlaine91 répond à Lucius Sergius
        épris de liberté
        • Posté à 09h36 le 31/01/2013
        • Internaute 72245
          épris de liberté

        D’accord avec votre analyse sur l’intérêt de l’enfant mais je vois autre chose. (cf ma participation sur ce forum)

      • bagadou
        bagadou répond à Lucius Sergius
        candide
        • Posté à 23h23 le 31/01/2013
        • Internaute 197962
          candide

        NON !
        quand on n’est pas d’accord avec son autorité ou quiconque, il faut savoir parfois se montrer un peu plus MÉCHANT. vous êtes le énième qui me sort ce discours. certes, je comprends la souffrance de quelques enseignants.
        né en 1950, je me souviens du jeudi après-midi et du dimanche comme temps de repos. j’ai appris à apprendre pendant ma scolarité, et je n’en suis pas mort de toutes ces journées ! bien sûr, on rabâchait tables de multiplication, dictée tous les jours, obligation de lire, etc... etc... ben oui, on n’apprenait pas une autre langue que le français en maternelle ou que sais-je d’autre. non uniquement LES VRAIS FONDAMENTAUX !
        quand à l’autorité, impensable de contester la parole du prof...
        sans doute avez-vous peur de faire un dur mouvement de grève même long, surtout long pour vous exprimer auprès de l’opinion sans vous faire récupérer. bouter dehors votre foutue hiérarchie qui est sûrement la réelle responsable de vos maux ! ah ! ces put... d’inspecteurs d’académie...

         
        • Lucius Sergius
          Lucius Sergius répond à bagadou
          Citoyen
          • Posté à 01h56 le 03/02/2013
          • Internaute 28239
            Citoyen

          Un mouvement dur ?
          La propagande déverse des torrents d’une incroyable bouille de mensonges, parfois au 20 heures sur différentes chaînes au même moment à la minute près, le service minimum est là pour qu’une grève ne gêne pas trop qui que ce soit, les salaires ont tellement été dévalorisés qu’une journée ça va, deux quand on habite en Ile-de-France ou dans une grande ville et ça devient un sacré trou à rattraper, etc...
          Et un mouvement dur pour encore se faire accuser d’être « toujours en grève » ? Pour avoir éventuellement (un peu) satisfaction même pas pour son salaire ou ses conditions de travail (là c’est carrément l’accusation systématique de « corporatisme » parce qu’un instit doit tout accepter tel un moine mendiant) mais pour que les conditions d’enseignement soit « un peu moins pire », ce qui au final bénéficie aussi et avant tout aux enfants (et pas à la gamelle du prof) ?
          Mais après tout, apparemment la plèbe les veut, ces « réformes », non ?
          Au bout d’un moment ça va bien.
          Ca fait des lustres qu’il y a une réforme tous les deux ans, dont les enseignants apprennent l’existence ou les détails de la future mise en place non pas par la hiérarchie (celle qui est proche n’est souvent même pas plus au courant) mais un matin par la radio en se brossant les dents... Réforme faite la plupart du temps par démagogie pour contenter de grands gueulards qui ne sont pas forcément légions ou encore une poignée de gens qui n’ont rien foutu à l’école et qui veulent encore se venger d’elle des années après, qui ne sont pas plus nombreux mais qui continuent à se faire remarquer depuis leur plus jeune âge... La « pression populaire » quoi... (Et que j’annonce en fanfare aux cours de bavardages radiophoniques qu’on va tout apprendre en s’amusant, qu’il n’y aura plus de notes, que le petit génie inné sera au centre du système, qu’il n’y aura plus de contrainte mais des « adaptations aux aspirations locales », que l’enfant connaît déjà tout et qu’il suffit de lui faire exprimer, et autre trucs plus ou moins délirants tenant parfois de la S-F... Tout et n’importe quoi pour flatter la bête) Quant à la « liberté pédagogique » qui permettrait d’échapper à ces délires, elle n’existe plus depuis longtemps dans la majorité des territoires (contrôle hiérarchique, dénonciations fantaisistes et plus moins bienveillantes, etc...) : ces réformes sont appliquées à la lettre.
          Alors oui, on est arrivé à un point où ça ne fonctionne plus (quelle organisation tiendrait des décennies dans ces conditions comme l’a fait l’école qui pourtant ne s’effondre toujours pas ?), et où on a découragé les plus tenaces.
          Que ceux qui ont poussé à ce résultat assument, après tout c’est leur oeuvre qui se parachève.
          Il y aura encore bien une ou deux grèves pour marquer le coup, histoire justement de bien préciser que ce ne sont pas « les enseignants » qui veulent ces réformes, en prévention des habituelles accusations quand la réalité fera valoir ses droits après les rituelles grandes manoeuvres démagos, mais de toute façon dans ce système les politiques des « partis de gouvernement » sont tous plus ou moins d’accord pour venir à bout de l’institution sous des pressions de « clubs européens ». Donc quitte à user de propagande encore plus lourde ils y arriveront. Ca fait 20 ans qu’on converge vers un système commun qu’on soit sous la droite ou la gauche. La seule sanction qui peut les inquiéter c’est la raclée électorale, c’est le seule truc qu’ils n’arrivent pas encore à « réformer » (mais qui sait, avec les « machines à voter » qui se programment si facilement, tous les espoirs sont permis...). Et comme ils accusent depuis si longtemps les instits de constituer un « lobby » (dans la bouche de ces gens c’est toujours savoureux quand on a une vague idée de ce que peut être un vrai lobby), c’est l’occasion de faire en sorte que leurs fantasmes deviennent réalité rien qu’une fois, en 2014. Comme ça la prochaine fois ils éviteront peut être de raconter n’importe quoi (en fait même pour ça je ne crois plus du tout au moindre « changement »). Hey, c’est qu’ils ont besoin des indemnités d’« élus » pour continuer à toujours faire pareil... : -)))

          • bagadou
            bagadou répond à Lucius Sergius
            candide
            • Posté à 02h31 le 03/02/2013
            • Internaute 197962
              candide

            alors pour vous je ne vois plus qu’une chose à faire : quitter ce job. de toute évidence, il n’y a plus le feu sacré.
            bon courage à vous et tant pis pour les mômes.
            n’empêche que c’est vous et vos confrères qui détenaient LA SOLUTION.

            • Lucius Sergius
              Lucius Sergius répond à bagadou
              Citoyen
              • Posté à 16h05 le 03/02/2013
              • Internaute 28239
                Citoyen

              C’est ça, je vais abandonner et laisser les pauvres gosses à leur sort alors qu’ils n’y sont pour rien, juste pour faire plaisir aux « réformateurs »... Je sais que ce que je leur transmets à ma manière leur servira toujours, j’en ai toujours eu des retours. Par contre je ne m’appliquerai plus beaucoup à l’« officiel » (la « journée de » telle ou telle ânerie, les réunions bêtifiantes tard le soir auxquelles assistent tout un tas de gens qui n’ont quasiment que ça à faire dans leur vie, qui se barrent vite et qui laissent les enseignants avec leur travail à faire à point d’heure, les multiples de trucs annexes rajoutés chaque année au programme le plus souvent par démagogie en fonction de l’actualité, etc...) qui est le plus souvent idiot et représente une perte de temps, qui sert finalement surtout à justifier les postes de tout un tas d’experts de salon et de bureau, loin, là-haut... (Vous savez les gens qui disent en société que s’ils pouvaient ils seraient dans les classes sur le terrain mais qui ne peuvent pas parce que patati, patata... Au choix d’arguments : carrière politique, enfants à soi dont il faut s’occuper (si, j’ai déjà entendu l’argument fétiche chez certains), fonctions incompatibles et tout un tas d’autres bonnes raisons). Pour me concentrer sur l’essentiel en dehors des clous officiels : lire, écrire, compter, et puis utiliser ça pour réfléchir. Sans grands ronds de jambe démago, ce qui devrait être la base de toute réforme.
              Du fait de mon CV j’avais réussi d’autres concours et réussi des entretiens d’embauche, même avec des études et formations très très éloignées du monde de l’enseignement (le genre que les « profs » n’aime pas dans les fantasmes développés pour les caricaturer) j’ai choisi l’enseignement du premier degré pour renvoyer l’ascenseur (origines modestes, j’ai pu faire de longues études en passant par les prépas parce que justement les instits et profs que j’ai eu étaient super). Ce n’était pas du tout le bon calcul du point de vue personnel vu comme ça a évolué par la volonté des politiques et de petites cliques, et je n’encourage personne à faire de même. Pour moi c’est bien trop tard pour changer (quelques années d’enseignement sont déjà considérée comme une tache sur un CV du fait de la propagande ambiante), mais malgré l’acharnement de tout un tas de « responsables » à démolir ce métier ce n’est pas pour ça que je vais faire de la daube, ce n’est pas trop dans mes habitudes, j’ai des principes qui ne sont absolument pas les leurs.

              • bagadou
                bagadou répond à Lucius Sergius
                candide
                • Posté à 18h36 le 03/02/2013
                • Internaute 197962
                  candide

                au fond, vous ne voulez pas choisir entre rester ou partir/bouger.
                je pense que la sécurité professionnelle joue contre vous.
                je ne vous donne pas de leçon, mais par pitié OU vous râlez contre cet état dans lequel vous sévissez et alors vous réagissez sinon pas bouger, rien dire, supporter mais EN SILENCE !
                soyez cohérent ! et surtout acceptez qu’une large majorité du peuple dise que l’éducation nationale s’apparente à un désastre et que pour beaucoup de gens le mal en vient de l’intérieur.
                condoléances.

          • bagadou
            bagadou répond à Lucius Sergius
            candide
            • Posté à 02h32 le 03/02/2013
            • Internaute 197962
              candide

            alors pour vous je ne vois plus qu’une chose à faire : quitter ce job. de toute évidence, il n’y a plus le feu sacré.
            bon courage à vous et tant pis pour les mômes.
            n’empêche que c’est vous et vos confrères qui détenez LA SOLUTION.

        5 autres commentaires
    • Evelyne
      Evelyne répond à bagadou
      • Posté à 19h41 le 31/01/2013
      • Internaute 2611

      Ne serait-ce pas aussi parce que les parents ne remplissent plus leur mission ? Tellement plus facile d’accuser une ``corporation`` que d’interroger l’ensemble des acteurs

      • bagadou
        bagadou répond à Evelyne
        candide
        • Posté à 23h13 le 31/01/2013
        • Internaute 197962
          candide

        les parents ont subi sur le plan de l’éducation ce que leurs enfants supportent actuellement.
        je connais des professeurs qui ont changé de boulot, conscients qu’ils ne pouvaient plus lutter contre leur hiérarchie mais aussi leurs syndicats.
        personnellement quand je rentrais dans une classe, le silence se faisait aussi sec. mais, bon, c’était il y a si longtemps, je le reconnais.
        la dégradation vient tout de même d’un net manque d’autorité. si elle est contesté, alors que toute la corporation s’arrête de fonctionner.
        pour se faire entendre et comprendre, il faut savoir parfois SE RÉVOLTER !

    • farchouette
      farchouette répond à bagadou
      • Posté à 22h44 le 31/01/2013
      • Internaute 19543

      Mais le mammouth a été dégraissé ! fusion rectorat/ inspection d’académie, division par deux des fonctionnaires de ces deux administrations, avec redistribution de leurs compétences vers les établissements (sans augmenter leur nombre de gestionnaire ni de secrétaire), disparition systématiques des sous services en envoyant les enseignants travailler sur 2, voire 3 établissements pour compléter leurs services, embauches de contractuels sans diplôme ni formation comme variable d’ajustements (10 profs sur une 40aine l’an dernier dans mon établissement, ce n’est pas rien !), disparition du statut établissement rural et isolé, gels des salaires au profit de « primes » sous forme d’heures supp. Nous sommes irréformables ? En 15 ans, j’ai vu passer TROIS changements de programmes dans ma matière, je me suis mise à utiliser l’outil informatique et à former mes élèves sur tableur et logiciel de géométrie dynamique (autoformation une fois de plus sur un matériel que j’ai du acheter sur mes propres deniers), j’ai du mettre en place l’évaluation du socle commun des connaissances en parallèles de mes évaluations notées, j’y ajoute l’histoire des arts, les oraux des rapports de stages en entreprise, la nécessaire autoformation de professeurs principaux avec toutes les « réformes » des formations (disparition des CPA, pré-apprentissage à 14 non 15 oups oui 16 ans selon les différentes lubies de nos ministres, créations des DP3, DP6, DIMA, passages des BEP de 4 ans à 3 ans, réformes des lycées sur laquelle j’ai peu à dire, je suis prof en collège et vous savez quoi ? tout cela va de pair avec la disparition des centre d’Information et d’orientation) et ensuite les P.A.I, P.P.R.E., et toutes les nébuleuses paperassières qui doivent justifier toutes nos actions parce qu’ils faut PROUVER qu’on fait les choses en permanence et je termine par l’espace numérique de travail qui me bouffe en moyenne 2 h par semaine. et on le fait ! il n’y a pratiquement personne qui ne le fait pas ! on se farcit des réunions de mise en œuvre, des stages d’établissement sur le socle, l’aide aux élèves en difficulté, on tape des rapports stupides que personne ne lit, des projets d’établissement, des compte-rendus, des plans, des mozuvzbvazevy. Et on le fait ! Les enseignants n’ont jamais aussi peu fait grève que dans les années 2 000 ! Ils font plus grève que beaucoup de personnes dans le privé, mais bon sang, si vous estimez que les négociations syndicats patronat devraient se passer autrement, venez voir comment on s’adresse à nous : on reçoit des lettres de nos ministres par mail qui nous promettent monts et merveilles et tout de suite après, on nous supprime des heures d’enseignement, les Rectorats sont sourds à nos demandes, nous opposent une politique du chiffre aberrante et il faudrait dire amen à tout ? ! Je suis furieuse de vos remarques.

      • bagadou
        bagadou répond à farchouette
        candide
        • Posté à 23h07 le 31/01/2013
        • Internaute 197962
          candide

        je comprends très bien ce que vous ressentez. néanmoins, dans votre discours je n’ai rien lu de ce que vous enseignez vraiment à vos étudiants.
        par contre, qui vous empêche de faire savoir ce que vous m’exprimez PUBLIQUEMENT. combien êtes-vous ? réunissez-vous ! virez ceux qui vous font du tort . réagissez. révolutionnez-vous !
        votre corporation est un état dans l’état et impossible à réformer.
        sans doute êtes-vous une goutte d’eau dans cet océan de fonctionnaires dans le mauvais sens du terme.
        si les parents sont ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est à dire à côté de la plaque, c’est qu’ils ont eu à subir les effets néfastes de vos prédécesseurs...
        le problème (bien plus grave que le mariage pour tous soit dit en passant) remonte aux années 60/70.

      • bagadou
        bagadou répond à farchouette
        candide
        • Posté à 23h07 le 31/01/2013
        • Internaute 197962
          candide

        je comprends très bien ce que vous ressentez. néanmoins, dans votre discours je n’ai rien lu de ce que vous enseignez vraiment à vos étudiants.
        par contre, qui vous empêche de faire savoir ce que vous m’exprimez PUBLIQUEMENT. combien êtes-vous ? réunissez-vous ! virez ceux qui vous font du tort . réagissez. révolutionnez-vous !
        votre corporation est un état dans l’état et impossible à réformer.
        sans doute êtes-vous une goutte d’eau dans cet océan de fonctionnaires dans le mauvais sens du terme.
        si les parents sont ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est à dire à côté de la plaque, c’est qu’ils ont eu à subir les effets néfastes de vos prédécesseurs...
        le problème (bien plus grave que le mariage pour tous soit dit en passant) remonte aux années 60/70.

  • Mac Fan
    Mac Fan
    Région Ultra Périphérique
    • Posté à 23h51 le 30/01/2013
    • Internaute 67196
      Région Ultra Périphérique

    le paradoxe : l’EN a de nombreux enseignants dévouées, compétents et individuellement brillants.
    Mais entre le gouvernement et les syndicats on ne parle que de ce qui ne va pas et pas des cas qui ont innové, qui apportent quelque chose aux élèves, des expériences pédagogiques adaptés aux contextes socio-éducatifs divers.

    On ne parle pas des meilleures pratiques pour faire de l’école un espace à apprendre dans une économie de moyens.

    Alors comme autrefois, quand un prof demande une craie pour travailler, les syndicats exigent du gouvernement qu’on abatte les falaises d’Etretat pour servir tous les profs !

    L’EN devrait mettre plus en avant ce qui marche, le faire comprendre aux parents et au public.

    Sinon ? Sinon on n’en fini plus de descendre dans les systèmes éducatifs de l’OCDE. et là aussi le modèle français crève de son immobilisme.

  • Chut
    Chut
    Nomade professionnel
    • Posté à 03h09 le 31/01/2013
    • Internaute 136374
      Nomade professionnel

    « ENSEIGNANT UN METIER D´AVENIR » C´est la méga vanne du ministère de l´Education Nationale. Personne n´y croit et surtout pas les étudiants.
    C´est quand même bizarre que personne ne veuille aller dans les ZEP pour 1675 €. Il y a peut être un petit problème Thomas...

    Lien

  • Mr Manatane
    Mr Manatane
    Travailleur
    • Posté à 07h05 le 31/01/2013
    • 185584
      Travailleur

    « un peu comme si les journalistes manifestaient pour le maintien de leur niche fiscale... »
    On attend avec impatience l’édito de thomas legrand que ce thème, mais le silence de nos amis journalistes est parfois assourdissant ; -)

  • oldmc
    oldmc
    abstentionniste volontaire
    • Posté à 08h30 le 31/01/2013
    • Internaute 67746
      abstentionniste volontaire

    je suis d’accord avec Thomas Legrand, mais ce qu’il oublie c’est que cette loi va engendrer de l’inégalité car les enfants qui auront moins de cours pendant la semaine seront, les après-midi, soumis aux moyens (plus ou moins) mis en place par les communes (les riches, les pauvres, celles qui ont des volontés pour la jeunesse, celles qui n’en ont pas, etc)

    • Bazingaa
      Bazingaa répond à oldmc
      au pays de l'Apfelstrudel
      • Posté à 14h21 le 31/01/2013
      • Internaute 194862
        au pays de l'Apfelstrudel

      Ce débat est quand même ahurissant : tout l’Europe quasiment fonctionne désormais ainsi (pas cours l’aprem), du grand Nord à l’Autriche, et ils s’en sortent aussi bien voire mieux que nous : on devrait pouvoir aussi y arriver sans engendrer inégalités, problèmes et compagnie...

      Sauf que dans ce cas là c’est pas une réformette qu’il nous faut, c’est un vrai grand projet autour de l’école.

      • oldmc
        oldmc répond à Bazingaa
        abstentionniste volontaire
        • Posté à 14h39 le 31/01/2013
        • Internaute 67746
          abstentionniste volontaire

        Cela demande effectivement une grande réforme, avec des moyens et surtout une réelle volonté politique. Malheureusement ce n’est pas avec ces socialistes mous du genou qu’il faut s’attendre à des « révolutions » (autre mot plus fort pour dire réforme).

        EELV pour ne pas dire PS : ein Deutschland Freund aus Burgundy

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