à lire sur lexpress.fr 24/01/2013 à 18h50

Le pirate somalien qui a oublié son nom en prison

En quatre ans et demi de prison, Cheik Nour Jama Mohamoud a perdu la raison et la mémoire. Il devait être jugé en appel à partir de mardi, parmi six pirates somaliens accusés de la prise d’otage du Carré d’As en 2008.

Incapable de se rappeler son nom, son âge et sa nationalité, son cas a été disjoint de celui de ses co-accusés, raconte L’Express :

« Dans le bâtiment D2 de la maison d’arrêt de Fleury, celui qui porte le numéro d’écrou numéro 392205 parle aux anges, aux djinns, aux oiseaux... “L’un d’eux”, a-t-il raconté à un psychologue venu l’examiner, “s’appelle Chameau et se plaint des rats quand les prisonniers jettent des trucs par terre.” Il se compare à “une pierre” qui tombe là où on la “jette”, est victime d’hallucinations visuelles et auditives. Sans visites, sans travail, sans traitement neuroleptique adapté, il a tenté plusieurs fois de mettre le feu à sa cellule en 2009 et vit coupé des autres. »

Le temps que la justice française décide quoi faire de lui, il retourne en cellule.

Lire sur lexpress.fr
  • 3884 visites
  • 7 réactions

Les autres vigies

Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 20h37 le 24/01/2013
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Au passage une petite pensée pour Abdulahi Ahmed Guelleh et Abdurahman Ali Samatar. Arrêtés par les militaires, emmenés en Europe, emprisonnés trois ans, acquittés.
    Et puis ce fut l’acquittement, l’euphorie de la liberté, les embrassades. « Le peuple français, ces gens extraordinaires, nous avait innocentés, explique Samatar. Nous étions libres. Tout était merveille. Et puis j’ai commencé à atterrir et à comprendre que ce serait difficile en fait. » Guelleh, le 30 novembre 2011, puis Samatar et Saïd, le 14 juin 2012, sont libérés de la prison de la Santé, jetés en pleine nuit sur les trottoirs de Paris avec le kit de l’indigent : dix tickets de métro et une carte de téléphone de 8,50 euros.
    Leurs avocats et leur interprète, Yusuf Khawaje, les attendent devant la porte. Ils leur trouvent des logements provisoires. C’est le début de l’errance, de chambres d’hôtel minables en refuges de SDF. Ils se retrouvent plongés dans le tumulte parisien, incapables de se faire comprendre. Ils découvrent les ascenseurs, le métro, mille autres banalités de la vie quotidienne, par exploration progressive…

    Bien que dédouané par le couple français enlevé, déclaré non coupable par le jury, le parquet a fait appel et Guelleh est de nouveau face aux juges.
    Lien
    Lien

  • Mimi Groseille
    • Posté à 22h54 le 24/01/2013
    • Internaute 142290

    Un bon quart des taulards, d’après mes informations, est vraiment sérieusement atteint.

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 03h37 le 25/01/2013
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Sans travail, sans visites, sans traitement neuroleptiques... Ce ne sont plus des prisons, ce sont des poubelles. Et que viennent foutre dans les prisons parisiennes des pirates somaliens ? Quel merdier ce système !

    • demilune
      demilune répond à Zééva
      • Posté à 09h00 le 25/01/2013
      • Internaute 22444

      « Et que viennent foutre dans les prisons parisiennes des pirates somaliens ? »

      Ils ont attaqués un bateau battant pavillon français. En droit maritime international, cela signifie que c’est la France qui est compétente pour les juger.

      • Zééva
        Zééva répond à demilune
        Autistement vôtre...
        • Posté à 10h21 le 25/01/2013
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        Très juste. En plus je suis allée voir quelques infos du côté de la Somalie, c’est corruption, charia et compagnie.

    • LienRag
      LienRag répond à Zééva
      • Posté à 11h56 le 25/01/2013
      • Internaute 34767

      L’industrie européenne (via notamment la Ndranghetta, dont c’est une spécialité fort fructueuse) vient déverser ses produits toxiques au large de la Somalie, puisqu’il n’y a plus d’état pour l’en empêcher.
      Les pêcheurs du coin ne trouvant plus de poisson, ils se tournent vers la piraterie.

      Cela n’en fait pas des anges, et il est relativement légitime que la justice française les juge. Par contre les plonger dans la barbarie des prisons françaises, c’est une autre question...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h39 le 25/01/2013
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Le pirate somalien qui a oublié son nom en prison »

    Pas d’identification possible ... pas de condamnation possible non plus.
    LOL

Verbes thématiques