Le pirate somalien qui a oublié son nom en prison
En quatre ans et demi de prison, Cheik Nour Jama Mohamoud a perdu la raison et la mémoire. Il devait être jugé en appel à partir de mardi, parmi six pirates somaliens accusés de la prise d’otage du Carré d’As en 2008.
Incapable de se rappeler son nom, son âge et sa nationalité, son cas a été disjoint de celui de ses co-accusés, raconte L’Express :
« Dans le bâtiment D2 de la maison d’arrêt de Fleury, celui qui porte le numéro d’écrou numéro 392205 parle aux anges, aux djinns, aux oiseaux... “L’un d’eux”, a-t-il raconté à un psychologue venu l’examiner, “s’appelle Chameau et se plaint des rats quand les prisonniers jettent des trucs par terre.” Il se compare à “une pierre” qui tombe là où on la “jette”, est victime d’hallucinations visuelles et auditives. Sans visites, sans travail, sans traitement neuroleptique adapté, il a tenté plusieurs fois de mettre le feu à sa cellule en 2009 et vit coupé des autres. »
Le temps que la justice française décide quoi faire de lui, il retourne en cellule.
Lire sur lexpress.fr- 3884 visites
- 7 réactions
Les autres vigies
-
A lire sur Le Télégramme L’avènement du porno en breton










18

Si j'aurais su, j'aurais po lu.
Si j'aurais su, j'aurais po lu.
Au passage une petite pensée pour Abdulahi Ahmed Guelleh et Abdurahman Ali Samatar. Arrêtés par les militaires, emmenés en Europe, emprisonnés trois ans, acquittés.
Et puis ce fut l’acquittement, l’euphorie de la liberté, les embrassades. « Le peuple français, ces gens extraordinaires, nous avait innocentés, explique Samatar. Nous étions libres. Tout était merveille. Et puis j’ai commencé à atterrir et à comprendre que ce serait difficile en fait. » Guelleh, le 30 novembre 2011, puis Samatar et Saïd, le 14 juin 2012, sont libérés de la prison de la Santé, jetés en pleine nuit sur les trottoirs de Paris avec le kit de l’indigent : dix tickets de métro et une carte de téléphone de 8,50 euros.
Leurs avocats et leur interprète, Yusuf Khawaje, les attendent devant la porte. Ils leur trouvent des logements provisoires. C’est le début de l’errance, de chambres d’hôtel minables en refuges de SDF. Ils se retrouvent plongés dans le tumulte parisien, incapables de se faire comprendre. Ils découvrent les ascenseurs, le métro, mille autres banalités de la vie quotidienne, par exploration progressive…
Bien que dédouané par le couple français enlevé, déclaré non coupable par le jury, le parquet a fait appel et Guelleh est de nouveau face aux juges.
Lien
Lien




Partager