Admirable 19/01/2013 à 15h31

Avec Liao Yiwu, voyage au bout de l’enfer du goulag chinois

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Comment ne pas être d’accord avec Robert Badinter lorsqu’il décrit « Dans L’Empire des ténèbres » comme l’un des grands livres de la littérature pénitentiaire, à côté de Soljenitsyne ?


Liao Yiwu, jeudi soir au Palais de Tokyo, avec sa traductrice Marie Holzman (Pierre Haski/Rue89)

Liao Yiwu, l’auteur chinois de ce livre de 650 pages sorti en traduction française, paie cette publication d’un exil inévitable en Allemagne : s’il était resté dans son pays, les autorités chinoises lui en auraient fait payer le prix. Tout comme elles ont fait payer au prix fort – douze ans de prison – à son ami, le poète Li Bifeng, son soutien supposé, qu’il dément, à la fuite de Chine de Liao Yiwu.

La lecture de « Dans L’Empire des ténèbres » est un choc : une écriture rabelaisienne, un humour ravageur et beaucoup d’autodérision, mais aussi une violence, physique et morale, insupportable.


Le prisonnier Liao Yiwu (en h. à droite), photo projetée au Palais de Tokyo (Pierre Haski/Rue89)

Jeudi soir, lors d’un débat avec Liao Yiwu que j’animais au Palais de Tokyo, à Paris, je lui ai posé la question naïve que se pose toute personne n’ayant pas connu l’univers concentrationnaire totalitaire : « Comment tient-on ? » Il m’a répondu simplement :

« Lorsque je suis arrivé en prison, j’ai rencontré Li Bifeng qui avait été incarcéré quelques mois avant moi. Lorsqu’il m’a raconté les conditions de détention, je lui ai demandé moi aussi, “comment fait-on pour tenir ?” Il avait haussé les épaules et m’avait répondu : “Je ne sais pas, on tient.” »

Drôle de dissident


Couverture de « Dans L’Empire des ténebres » de Liao Yiwu

Liao Yiwu est un improbable dissident. Ni intellectuel engagé à la Liu Xiaobo, le prix Nobel de la paix 2010 qui croupit toujours en prison pour avoir rédigé un manifeste pour la démocratie, ni même artiste de haut vol à la Ai Weiwei, exposant un jour à la Tate, le lendemain en détention.

Liao Yiwu était un jeune poète un peu beatnik de l’est de la Chine dans les années 80, les années de l’ouverture post-maoïste. Comme Ai Weiwei qui se trouvait alors à New York, Liao a découvert Ginsberg, Rimbaud, Appollinaire...

Les photos de l’époque le montrent barbu avec des cheveux longs – un contraste avec sa tête de bonze d’aujourd’hui – entouré d’amis du même acabit avec lesquels ils font les 400 coups, font exploser les étroites barrières de l’idéologie et du mode de vie formaté.


Liao Yiwu (à l’ext. gauche) et, au centre en T-shirt noir, son ami canadien Michael (DR)

Lorsque le Printemps de Pékin démarre, en 1989, cela le laisse parfaitement indifférent, comme il le raconte dans le livre. Il découvre l’individualisme dont la Chine a de tout temps été privée, et refuse les nouvelles aventures collectives, aussi démocratiques fussent-elles...

Mais le 3 juin, la veille de la répression sur la place Tiananmen, dans la capitale, il reçoit dans sa petite ville du Sichuan, à quelques milliers de kilomètres de là, son ami canadien Michael, très agité, qui pressent la tragédie. Après avoir piqué une colère, Liao Yiwu est comme en transe, et, huit heures avant le premier coup de feu, écrit d’une traite un poème intitulé « Massacre ».

Le lendemain, Michael et lui enregistrent ce cri de douleur sur des cassettes audio qui se mettent en circuler à travers la Chine, et « Massacre » devient un des symboles de l’horreur de ce qui s’est produit à Pékin, et dont le Parti communiste nie jusqu’à la réalité.

Cela suffit à transformer ce poème et ses pauvres initiateurs en noyau central d’un complot aux ramifications internationales. Liao Yiwu est arrêté, et quatre années de cauchemar commencent.

« Menu » de tortures

Les pages de prison, le cœur du livre, sont incroyables. Des moments de pure folie, tant dans la violence corporelle (une matraque électrique dans l’anus, des passages à tabac fréquents, le sadisme de certains mâtons) que dans l’humiliation et la volonté de briser les esprits forts.

A son arrivée au centre de détention, on lui présente le « menu », c’est-à-dire une liste de plats qui sont autant de tortures auxquelles il sera soumis s’il manque au règlement. Exemples :

« Ragoût de groin de cochon : l’exécutant écrase les lèvres du détenu entre deux baguettes jusqu’à ce qu’elles enflent.

Mapo Tufu [spécialité du Sichuan particulièrement épicée, ndlr] : l’exécutant introduit une douzaine de grains de poivre dans l’anus du détenu et l’empêche de les en faire sortir, quand bien même cela serait douloureux. »

Liao Yiwu parle longuement des hommes avec lesquels il cohabite, condamnés à mort en attente d’exécution, criminels endurcis aux comportements de caïds, mais aussi des moments de fraternité et même de pur bonheur.

Des scènes inoubliables. Un « festin imaginaire » entre prisonniers, une fois la lumière éteinte et que la faim leur tord l’estomac. Chacun y va de son plat favori, mais c’est Liao Yiwu qui emporte le concours avec cette proposition :

« Le seau à ordures, dans les cuisines du palais impérial. Ce seau contient tous les mets délicieux que vous avez évoqués [...]. Les restes de l’empereur sont la meilleure cuisine qui existe... »

Une autre fois, les détenus, entassés dans la même cellule, organisent une cérémonie funéraire à la mémoire de l’un d’eux qui vient d’apprendre sa condamnation à mort.

Une cérémonie funèbre avant la mort, un geste dérisoire face à la violence de la situation, avec hymne national mimé par un coeur de détenus, un éloge funèbre pour le « camarade Wang », et même un message parodique de Margaret Thatcher, « choquée par cette terrible nouvelle ».

Le condamné, Wang Er, dit à Liao Yiwu :

« Contre-révolutionnaire, nous allons bientôt nous quitter. Pardonne-moi si je me comporte mal dans les prochains jours. [...] Quand je déprime, j’ai envie de faire subir la même chose à quelqu’un d’autre, pour partager ma souffrance.

Liao Yiwu : “Ne retourne pas toute la cellule contre toi, ne les laisse pas te détester avant ta mort.”

Wang Er : “Mais je n’ai pas envie de mourir. Je n’ai vécu que trente ans. Je voulais rester plus longtemps sur cette Terre.”

Liao Yiwu : “Pour passer ta vie dans un camp de travail ? A quoi bon ?”

Wang Er : “Je peux risquer ma vie et m’évader, ou bien je me range et je purge ma peine. S’ils me laissaient en prison pendant vingt ans, j’aurais cinquante ans à ma libération. Je pourrais encore trouver une femme.”

Liao Yiwu : “Tu es donc prêt à souffrir vingt ans pour retrouver une vie ordinaire ?”

Wang Er rougit de colère : “Je veux vivre.”

La violence de la libération

Mais cette violence n’est rien à côté de ce qui attend Liao Yiwu à sa llibération en 1994. La Chine a changé d’époque, l’heure est à l’enrichissement, et ce poète maudit et sans le sou n’intéresse personne, pas ses amis trop occupés à faire de l’argent, ni même sa famille aux yeux de laquelle il devient vite un fardeau. Il divorce, ne verra sa fille aujourd’hui âgée de 22 ans que “deux mois” en tout et pour tout dans sa vie, et perd ses amis.

“Seule la police s’intéresse à moi alors”, ironise-t-il en évoquant la surveillance incessante, les descentes de police à l’improviste pour saisir tout manuscrit en cours de rédaction, l’obligeant à réécrire au moins quatre fois ce qui sera finalement “Dans L’Empire des ténèbres”.

Et finalement l’exil, ce geste sans retour qui sanctionne un échec, celui de la société chinoise à admettre dans ses rangs la moindre dissonance au nom d’une “harmonie” de façade imposée au prix fort. Un échec de l’écrivain lui-même, inadapté à son propre pays qui lui échappe, parti dans une course à la prospérité sans âme.

“La Chine demeure une prison pour la conscience : la prospérité sans la liberté. [...] C’est notre meilleur des mondes.”

C’est le témoignage d’un homme. Ce n’est pas un essai sur l’avenir de la Chine, ni une analyse du miracle économique chinois ou de ses contradictions. C’est le puissant cri du cœur d’un homme dont le destin a basculé le 3 juin 1989 comme celui de tant d’autres a pris fin le lendemain, et qui refuse d’être passé par pertes et profits d’une histoire devenue glorieuse parce que le PIB serait en hausse. Hautement respectable, et en tous points admirable.

Bonus

La vidéo de la soirée avec Liao Yiwu au Palais de Tokyo à Paris, le 17 janvier 2012.

Liao Yiwu au Palais de Tokyo
Infos pratiques
Dans l’empire des ténèbres

Par Liao Yiwu, traduit du chinois par Gao Yun, Marc Raimbourg et Marie Holzman, préface de Marie Holzman, postface d'Herta Müller, prix Nobel de llittérature 2009, François Bourin éditeur.

À acheter sur la boutique Rue89.
 

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  • licia
    licia
    de-ci de-là
    • Posté à 15h58 le 19/01/2013
    • Internaute 118601
      de-ci de-là

    ....
    Etant la première, juste trois points de suspension pour pouvoir mettre le point rouge signifiant que j’ai aimé à cet article.
    Pour le reste le silence illustrera mon manque de voix à commenter une telle horreur.

    • jvaisvouslamettre
      jvaisvouslamettre répond à licia
      profond si jpeux
      • Posté à 13h21 le 20/01/2013
      • Internaute 197504
        profond si jpeux

      le pauvre

      Lien

       : ( « le goulag de la france, là où les autistes règnent, encadré par l’élite ferme, de sa main, de son joug » owi c’est dur : (

  • Jia Guo
    Jia Guo
    Thésard chinois à Paris
    • Posté à 16h27 le 19/01/2013
    • Internaute 196046
      Thésard chinois à Paris

    Bravo, bravo ! Félicitation à M. Haski et tous vos amis si nobles et si attachés à « l’enfer de la Chine », vous avez trouvé un nouveau copain pour partager vos dégoûtes pour la Chine communiste.
    Liao Yiwu, mon malchanceux compatriote mal traité, torturé, réprimé et souffert, je vous souhaite une vie bien heureuse dans ce monde occidental démocratique et humain. Allez y, crachez le maximal que vous pouvez sur votre pays d’origine. Plus vous le dénoncez, plus vous serez glorifié par la bande de M. Haski. Personne ne vous soutenaient en Chine ? Pas de problème, vous en vendez beaucoup plus vos livres en Europe. J’espère que vous obtenez bientôt un passeport Allemand (pourquoi pas français, M. Haski vous aidera sûrement), et vous pouvez échapper définitivement de ce maudit PCC.
    Merci encore une fois aux pays comme l’Allemagne et la France de s’occuper de ces ratés chinois qui sont si loin de la réalité et soutenus que par des « forces extérieures » (désolé, j’emprunte une expression de PCC). Prenez tous, Liu Xiaobo et sa femme, Liu Jia, Ai Weiwei, etc, et on ferai beaucoup d’économie !

    • Rue du commerce 89
      Rue du commerce 89 répond à Jia Guo
      Vendu
      • Posté à 17h54 le 19/01/2013
      • Internaute 195419
        Vendu

      Mr Guo , visiblement vous ne connaissez rien a la Chine pour la traiter de communisme, a moins que ce soit aussi le communisme que vous ne connaissiez pas non plus .
      Alors crachez sur la France qui vous accueille si c’a vous soulage , mais a 5 mao le poste vous allez crever la dalle avant de crever d’autre chose.
      Rentrez chez vous si vous avez encore une place réservée au PCC , « et on ferai beaucoup d’économie »,de toute façon vous n’aurez jamais votre thèse sans savoir ni écrire ni penser.
      ZHOU

      • Alain Jpeg
        Alain Jpeg répond à Rue du commerce 89
        yaourt nature
        • Posté à 19h56 le 19/01/2013
        • Internaute 78455
          yaourt nature

        Pour info la réponse de Jia Guo à votre message est dans sa réponse au mien, si vous voyez ce que je veux dire.

    • Alain Jpeg
      Alain Jpeg répond à Jia Guo
      yaourt nature
      • Posté à 18h04 le 19/01/2013
      • Internaute 78455
        yaourt nature

      Je ne comprends absolument pas où vous voulez en venir. Ce n’est pas à cause de votre français que je dis ça rassurez-vous, mais parce que votre trop plein d’ironie ne m’aide pas à comprendre ce que vous pensez réellement : est-ce que vous plaignez réellement Liao Yiwu ? Est-ce que vous le traitez de vendu ? Est-ce que vous considérez qu’il a menti sur son expérience ?
      Ce dont je suis sûr c’est que vous n’aimez pas que l’on critique votre précieux gouvernement. L’autocritique de celui-ci serait-elle la seule chose que vous tolérez ?

      • Jia Guo
        Jia Guo répond à Alain Jpeg
        Thésard chinois à Paris
        • Posté à 18h52 le 19/01/2013
        • Internaute 196046
          Thésard chinois à Paris

        Si vous avez compris qu’il s’agissait de l’ironie ce que j’ai écrit, vous devriez facilement en déduire ma vraie opinion. Sinon pour être direct, je n’aime pas Liao et je ne le soutiendra jamais. Pour moi, il est seulement un raté chinois avec des idées irréalistes qui prends la fuite très lâchement sans se combattre. (Je salue au passage les militants chinois « démocratiques » qui restent encore Chine, pour leur courage et non pas pour leur cause.) Le gouvernement PCC, il y en a qui le détestent et il y en a aussi qui le soutienne, et cela s’appelle une différence d’opinion. Toutes les critiques envers lui sont les bienvenues, mais permettez moi de rire celles qui sont ridicules.
        J’en profite aussi pour répondre à « Rue du commerce 89 ». Appelez moi ce que vous voulez, mais ayez un peu de courtoisie, s’il vous plait. J’aime la France, sinon je ne serais jamais faire mes études. C’est justement quelque individus comme M. Haski, dont les accusation envers la Chine sont souvent injustes, et avec qui je suis en désaccord. Ne vous inquiétez pas, je fais une thèse scientifique et non pas politique, et je me débrouille très bien et j’aurais le diplôme sans souci. Je rentrerai bien-sûr en Chine après mes études, mais j’ai le droit de rester en France encore quelques temps puisque mon titre de séjour est toujours valide, non ?

         
        • CX2
          CX2 répond à Jia Guo
          Au fond du volcan, près du (...)
          • Posté à 19h38 le 19/01/2013
          • Internaute 60901
            Au fond du volcan, près du (...)

          Votre agacement face à la partialité de nombreux articles en France concernant la Chine est parfaitement compréhensible et je le partage dans bien des cas.
          Toutefois, pour ce témoignage de Liao Yiwu (que je vais lire) vous me semblez être assez injuste. Bien entendu son incarcération date d’il y a plus de 20 ans et son expérience ne doit pas permettre une généralisation à toute la Chine actuelle. Pour autant c’est un témoignage de l’histoire qui doit être accepté comme tel, par un français comme par un chinois.

          Comme vous le dites vous même il existe beaucoup d’autres « dissidents » qui aujourd’hui se battent en Chine et ne s’exilent pas. Dans la plupart des cas ces derniers (comme la majorité des chinois) ne remettent pas en cause le pouvoir du PCC contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Par contre ils réclament bien souvent un état de droit. Non pas que les lois n’existent pas, mais simplement qu’elles sont appliquées au petit bonheur par le pouvoir en fonction de ses intérêts ou pour ce qui est de la liberté d’expression, de sa paranoïa.
          Pensez-vous que ce combat pour la justice soit inutile ?

          • Jia Guo
            Jia Guo répond à CX2
            Thésard chinois à Paris
            • Posté à 21h13 le 19/01/2013
            • Internaute 196046
              Thésard chinois à Paris

            Merci de votre commentaire très raisonnable, je suis tout à fait d’accord avec vous.
            Pour Liao, d’après ce que j’ai vécu, je ne crois pas trop à son histoire. Mais pour l’instant je n’ai pas de preuve contre lui, et pareil qu’il n’a non plus des preuves pour confirmer son récrit.
            En Chine, on classe les dissidents en deux catégories, ceux qui se battent pour leur droits soient respectés (très majoritaire) et ceux qui se battent pour faire chuter le PCC (une poignée des gens). Je soutien les premiers 100%, et j’espère que le gouvernement puis progresser très vite pour les droits d’homme et la démocratie. Par contre pour ceux qui veulent changer le régime, je les trouve irréalistes et dangereux. Mais tout le monde est libre de prendre sa position, mais je veux justement les rappeler que leur lutte sera très longue et très dure (irréalisable selon moi). Ce chemin n’est pas un bon choix pour quelqu’un en manque de courage.
            Peut-être beaucoup ne le croient pas, mais je pense que la justice régnera en Chine, même sous le régime PCC.

            • CX2
              CX2 répond à Jia Guo
              Au fond du volcan, près du (...)
              • Posté à 00h07 le 20/01/2013
              • Internaute 60901
                Au fond du volcan, près du (...)

              Merci pour vos précisions.

              Votre point de vue est totalement compréhensible. Souhaiter la chute brutale du PCC, c’est souhaiter la guerre civile et donc souhaiter la mort. Ce qui pour les « démocrates » qui rêvent de voir cette chute est assez étonnant (mais peut-être ne s’en rendent-il pas compte)...

              Et nous sommes d’accord également sur la nécessité de justice.
              Dans tous les cas, la solution devra être chinoise et non issue des manipulations des services secrets et officines atlantistes de tous poils.

        • Alain Jpeg
          Alain Jpeg répond à Jia Guo
          yaourt nature
          • Posté à 19h54 le 19/01/2013
          • Internaute 78455
            yaourt nature

          « vous devriez facilement en déduire ma vraie opinion »
          Non, je ne sais toujours pas si vous pensez qu’il a réellement été torturé ou s’il a tout inventé, si vous cautionnez ce genre de traitement.

          « qui prends la fuite très lâchement sans se combattre »
          Après ce qu’il a subit vous attendez de lui qu’il reste sur place et qu’il ouvre sa gueule ? Vous croyez qu’il n’en a pas eu assez ? A quoi cela servirait de toute façon puisque les Chinois n’entendraient qu’une version officielle le mettant en cause ? Vous ne croyez pas qu’il peut défendre ses idées plus clairement en les exposant à l’étranger plutôt qu’en repartant faire le martyre sur place ?

          « Toutes les critiques envers lui sont les bienvenues, mais permettez moi de rire celles qui sont ridicules. »
          Quelles critiques sont ridicules, que la torture c’est mal ou que le gouvernement chinois a torturé ? Quelles critiques sont elles valables alors, à vos yeux ?

          J’espère que vous profiterez de votre séjour en France pour vous ouvrir l’esprit.

          • Jia Guo
            Jia Guo répond à Alain Jpeg
            Thésard chinois à Paris
            • Posté à 20h55 le 19/01/2013
            • Internaute 196046
              Thésard chinois à Paris

            A quoi cela servirait de toute façon de me débattre avec vous sur la Chine, puisque vous semblez ne croire qu’à un seul côté de l’histoire.
            J’espère que vous pourriez voyager un peu à l’étranger (surtout en Chine) pour vous ouvrir l’esprit.

            • Alain Jpeg
              Alain Jpeg répond à Jia Guo
              yaourt nature
              • Posté à 21h24 le 19/01/2013
              • Internaute 78455
                yaourt nature

              Je suis toujours curieux de savoir ce que pensent les gens, mais je ne vois pas quel intérêt vous avez à critiquer un article si vous ne voulez pas même pas dire quelle est pour vous la réalité des choses.
              Et pour votre information je suis allé en Chine, mais je ne vois pas ce que cela change.

              • Jia Guo
                Jia Guo répond à Alain Jpeg
                Thésard chinois à Paris
                • Posté à 23h21 le 19/01/2013
                • Internaute 196046
                  Thésard chinois à Paris

                I will write this message in another language to get you a little bit out of your French mind. Unless you speak my language as fluently as I speak yours, you are not qualified to lecture me on China. You want to know what I think about Liao ? Just read my other comments. I won’t waste my time telling all the details about the Chinese prison system, just because you ask me to. If you are so desperate to know the detention conditions in China, you could go there, beak some law and see it for yourself.
                Maybe I got the message wrong, I was told that people were allowed to criticize whatever they want in France like the way you do to my country.
                Like last time, this is my last reply to you. I get other things to do this week end.

                • Alain Jpeg
                  Alain Jpeg répond à Jia Guo
                  yaourt nature
                  • Posté à 23h47 le 19/01/2013
                  • Internaute 78455
                    yaourt nature

                  Bon alors dans l’ordre :
                  Vous pouvez me parler anglais si vous voulez mais je ne vois pas en quoi cela me changera l’esprit.
                  Je ne vois toujours pas en quoi le fait de devoir parler couramment chinois est indispensable pour parler de la Chine. Si vous estimez que je vous ai sermonné ce n’est pas sur la Chine, mais sur la logique : crier au mensonge sans chercher à rétablir la vérité ce n’est pas logique à mes yeux.
                  Merci de me renvoyer vers vos autres commentaires concernant Lia alors que je vous demandais d’éclaircir votre premier message, c’est très courtois de votre part (attention : ironie).
                  Je ne vous ai jamais demandé les conditions de détention en Chine et je souhaite ne jamais avoir à les vivre.
                  Il ne me semble pas vous avoir reproché de critiquer quoi que ce soit, merci de ne pas tout mélanger. Vous êtes libre de critiquer la France même en y étant (je ne m’en prive pas non plus), j’espère que vous appréciez cette liberté à sa juste valeur.
                  Et vu votre façon d’annoncer encore une fois que vous ne me répondrez plus vous devez être vexé, j’espère que vous retrouverez votre face si vous croyez l’avoir perdue.

            • Corellien
              Corellien répond à Jia Guo
              Mutin
              • Posté à 13h14 le 20/01/2013
              • 185166
                Mutin

              « A quoi cela servirait de toute façon de me débattre avec vous sur la Chine, puisque vous semblez ne croire qu’à un seul côté de l’histoire. »

              Paille-Poutre, Hôpital-Charité.

        • Endeur
          Endeur répond à Jia Guo
          insulaire continental
          • Posté à 06h56 le 20/01/2013
          • Internaute 197078
            insulaire continental

          « C’est justement quelque individus comme M. Haski, dont les accusation envers la Chine sont souvent injustes, et avec qui je suis en désaccord. »
          Vous pourriez expliquer votre point de vue sur ce sujet sil vous plait ? J’ai déjà lu un commentaire dans ce sens sur un autre article il me semble, je n’ai pas d’aprioris et ça m’intéresse.

        10 autres commentaires
  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 17h13 le 19/01/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Je vais déborder du sujet, mais bon...

    J’ai du mal depuis longtemps avec un type comme Assange parce qu’il a décrédibilisé une juste cause (dénonciation d’exactions étatiques par la transparence) en s’acharnant exclusivement contre les US.

    Alors que, comme le montre cet article, certains États méritaient tout autant (voire davantage) d’être mis sur la sellette.

  • Aux landes 2
    Aux landes 2
    Toujours là
    • Posté à 17h17 le 19/01/2013
    • Internaute 196865
      Toujours là

    L’horreur du communisme.....

    Démocrates et humanistes devront toujours êtres vigilants pour combattre par tous les moyens la pieuvre communiste qui à tué des millions d’êtres humains...

    Derrière leurs soit disant idéaux ces vampires pillent et tuent sans vergogne...

    • Alain Jpeg
      Alain Jpeg répond à Aux landes 2
      yaourt nature
      • Posté à 18h14 le 19/01/2013
      • Internaute 78455
        yaourt nature

      Quel rapport avec le communisme s’il vous plait ? Hormis le nom bien sûr, parce que même si j’appelle mon chien tour Eiffel j’aurais du mal à faire grimper quelques milliers de touristes dessus.

    • Rue du commerce 89
      Rue du commerce 89 répond à Aux landes 2
      Vendu
      • Posté à 18h21 le 19/01/2013
      • Internaute 195419
        Vendu

      Aux fraise , ça vas mieux ? ?

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 17h55 le 19/01/2013
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Le grand massacre commence par le cœur de Pékin
    Quand le Premier ministre s’enrhume, le peuple tousse,
    La ville vient d’être fermée, puis bloquée, et enfin assiégée.
    La machine d’état de ce vieux pays malade n’a plus de dents
    Pour broyer le peuple qui résiste et voudrait lui échapper.

    Pas l’ombre d’une arme entre leurs mains et pourtant ils sont des milliers tombés à terre

    Les assassins professionnels, eux, arborant fer et cuivre nagent dans une mer de sang.

    Un incendie criminel ravage notre maison

    Ils ne tremblent pas d’essuyer leur bottes de cuir aux jupes des filles mortes

    Ils ne tremblent pas ces robots privés de cœur

    Leurs cerveaux électriques ne sont que des logiciels

    Les déclarations officielles restent extrêmement lacunaires

    De la part de la patrie : massacrer le code des lois !
    De la part de la loi : massacrer la justice !
    De la part de chaque mère : étouffer les enfants !
    De la part des femmes : tuer les maris !
    De la part du citadin : bombarder les villes !

    La suite : Lien

  • c_yel
    c_yel
    scribe
    • Posté à 18h49 le 19/01/2013
    • Internaute 187445
      scribe

    Pendant ce temps, on est tous sensés s’extasier sur le miracle chinois...

  • big némo
    big némo
    charcutier- coiffeur et je m'en (...)
    • Posté à 01h26 le 20/01/2013
    • Internaute 86763
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)

    vivement un « l’enfer de la chaine a la fonderie » ou un « comment je fais vivre ma famille en étant caissière chez leclerc »

  • phosphene
    phosphene
    voyeur
    • Posté à 10h02 le 20/01/2013
    • 178140
      voyeur

    le problème de la chine face a la démocratie , c’est juste un problème de population, les arrivants pauvres comblent les trous dans les usines laissés par les précédents , qui eux arrivent ou suppose être arrivés dans l’opulence
    le vase se comble et ne permet pas encore la petite révolution suivi du petit massacre style 93 bien français,,un jour viendra ou la chine se retrouvera face a 2 choix ,, l’huitre ou l’ouverture,,

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    forgeron
    • Posté à 10h17 le 20/01/2013
    • Internaute 187223
      forgeron

    Les Quatars font comme les Chinois pour un simple déssin,une phrase,ou parole,Hop ! en prison et dans quelle condition ? idem

  • Della Città
    Della Città
    marchand
    • Posté à 16h42 le 20/01/2013
    • Internaute 197509
      marchand

    J’ai toujours du mal à comprendre que des étudiants chinois à l’étranger- à fortiori thésards - puissent continuer à nier la réalité de ce qu’a été et est encore le goulag dans leur pays et ce malgré l’accumulation de nombreux témoignages irréfutables.
    Heureusement, il en est -et de plus en plus- qui s’informent, au travers des articles de Pierre Haski mais bien au-delà et qui découvrent une réalité qu’ils ne soupçonnaient même pas.

    Même remarque hélas concernant beaucoup de jeunes Japonais qui continuent de nier l’amplitude des massacres de Nankin malgré là aussi l’abondance de la documentation et le recul historique. J’y vois une triste combinaison de nationalisme exacerbé et d’un durable effet du lavage de cerveau entrepris dès la communale.

    PS : Camarade Jia Guo, épargnez-moi le couplet sur l’étranger qui ne comprend rien à la Chine et qui se permet de commenter en dépit du bon sens (çà existe aussi), je commerce avec votre pays –que j’aime beaucoup - depuis une vingtaine d’années et m’honore de manier correctement sa langue.

    • Jia Guo
      Jia Guo répond à Della Città
      Thésard chinois à Paris
      • Posté à 13h27 le 21/01/2013
      • Internaute 196046
        Thésard chinois à Paris

      Merci de votre courtoisie, et vos grands intérêts accordés à mon pays. Bon, j’avais décidé de laisser tomber la discussion sur cet article, puisque je me suis rendu compte que j’arriverai jamais à convaincre personne et les gens ne me convaincront non plus. Mais, j’ai vu votre commentaire intéressant (qui semble être votre premier message sur ce site), et je vous réponds par respect et j’en profite pour éclaircir quelques points.
      Della Città, je vous conseil d’utiliser le terme « lavage de cerveau » avec la plus de précaution possible. Si une personne a une opinion très différente de la votre, elle l’a probablement forgé par elle-même et non pas imposée par quelqu’uns d’autres, et surtout pour une personne qui a suivie un peu d’éducation et a des sources un peu varié (moi, par exemple). Comment vous qualifiez les croyants fidèles à des religions que vous ne croyez pas ?
      Vous avez raison sur la reconnaissance de l’histoire et des situations actuelles. Un japonais honnête doit reconnaître les crimes commises par l’armé impérial pendant la WW II, et un chinois honnête doit reconnaître toutes les horreurs et les souffrances dues au PCC. Mais le monde dans lequel on vit aujourd’hui est bien complexe et non idéal, chaque système politique a ses contraintes et ses limites. Un exemple, la Chine a du mal à admettre ses erreurs par crainte de instabilité, la France a du mal à critiquer ouvertement le régime PCC par raisons économiques. Les problèmes politiques et sociaux sont compliqués et la progresse est lente, ceci est valable en Chine et dans les pays occidentaux.
      J’apprécie tous ceux qui s’intéressent à la Chine et qui souhaite le voir évoluer dans le bon sens. Mais, je vous invite à bien réfléchir avant de commenter, sans une bonne compréhension de la culture, l’Histoire, les traditions, les différents courants de pensée, les habitudes des gens de différentes classes, on peut très souvent se faire une fausse à quelque chose qui semblait simple.
      Je n’aime pas certains sinologues comme M. Haski et des dissidents irréalistes comme Liao. Ils luttent pour une juste cause sans une réelle compréhension de problèmes et avec des méthodes contre productives. Tout ce qu’ils font ne servent qu’à enrichir un sentiment anti-chinois en occident et à faire douter le gouvernement chinois à entreprendre des bonnes réformes. Cela me semble très dangereux dans ce monde déjà chaotique.

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 01h06 le 21/01/2013
    • Internaute 87746
      stagiaire

    « Mais cette violence n’est rien à côté de ce qui attend Liao Yiwu à sa llibération en 1994. La Chine a changé d’époque, l’heure est à l’enrichissement ».

    il faut quand meme etre sacrement atteint pour comparer la torture/prison avec le fait que tes anciens amis aient maintenant une carriere................

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