Les charlatans de la flexibilité
C’est peu dire que la flexibilité du marché du travail est l’un des grands classiques du débat français. Pour cerner les véritables enjeux de la nouvelle confrontation qui s’est achevée les 10 et 11 janvier entre le patronat et les centrales, le mieux est donc de jeter un regard rétrospectif sur les joutes de ces trois dernières décennies..
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Working class bléro
Working class bléro
De Gérard Filoche, toujours :
« La flexibilité c’est l’ennemi de l’emploi. Plus il y a de flexibilité, plus il y a de chômage et de travailleurs pauvres, ça marche toujours ensemble. En France, chaque fois que les licenciements ont été facilités, le chômage a augmenté. Partout où la flexibilité a augmenté, le chômage a progressé y compris dans les pays scandinaves pris à tort comme “ modèle ” : la mise en place de la prétendue “ flexisécurité ” a permis de passer d’un taux de chômage de 3 à 7,8 % au Danemark, 7,9 % en Finlande, 8,1 % en Suède soit une augmentation moyenne de 3 à 8 % (+ 266 %). C’est quand les salariés sont bien formés, bien traites, bien payés qu’ils sont le plus “ compétitifs ”, pas quand ils sont flexibles »
La flexibilité -c’est le nouveau nom en novlangue patronale de la précarité comme dit l’article- touche donc surtout les moins qualifiés, les plus démunis donc, variable d’ajustement qui doit rester malléable donc fragile , une bonne synthèse du système....




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