Parcours du combattant 13/01/2013 à 15h36

Harcèlement sexuel : Clarisse, victime d’une « aberration juridique »

Léonie Place | Journaliste


Clarisse chez elle, le 10 janvier 2013 (Audrey Cerdan/Rue89)

Elle feuillette un petit carnet bleu sur lequel elle a griffonné, pendant neuf mois, les remarques, les textos et les appels que lui adressait le secrétaire général de son syndicat. Clarisse a 28 ans, elle est mère d’un petit garçon. Elle était photographe dans une grande entreprise de la région parisienne.

En novembre 2010, alors qu’elle a adhéré depuis quelques mois seulement, son supérieur la nomme déléguée syndicale. Puis les intentions flatteuses à son égard se multiplient : « Tu as de très jolis yeux », « Quand tu passes quelque part, ce n’est pas inaperçu », lit-elle sur son livret.

Un béguin passager, pensait-elle. Mais les propositions deviennent lourdes, les appels incessants. Elle reçoit même des blagues sexuelles, agrémentées d’un provocant « Chiche ? ». Clarisse reconnaît qu’elle s’est enfermée dans un cercle vicieux. Répondre crûment lui était impossible, sinon au risque de perdre sa place.

En février 2011, la délégation syndicale de son entreprise participe à un congrès national. Un soir, le secrétaire général se présente à sa chambre d’hôtel, prétextant des problèmes d’ordinateur :

« Il était nu sous son peignoir. Il s’est allongé à côté de moi, m’a caressé la cuisse. Il insistait, il voulait qu’on couche ensemble. J’étais pétrifiée. »

Il finit par s’en aller. Mais suite à ce « non », son supérieur change d’attitude. Il retire à Clarisse ses heures de délégation syndicale et l’humilie en public. Le mois suivant, elle dépose plainte ; son mandat lui est retiré, à la discrétion de l’homme qu’elle accuse.

2 000 femmes concernées

Lorsque l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) constitue le dossier de Clarisse, certains syndicalistes témoignent anonymement. L’entreprise, elle, répète que le harcèlement présumé n’a pas eu lieu dans ses locaux.

En mars dernier, Clarisse est rappelée au commissariat pour une seconde déposition. Face au désarroi de la jeune femme, un médecin vient sur son lieu de travail et lui prescrit un arrêt maladie.

Mais le 4 mai 2012, le Conseil constitutionnel abroge la disposition du code pénal définissant le harcèlement sexuel comme une infraction : toutes les procédures en cours sont annulées. 2 000 femmes sont concernées selon les chiffres de l’AVFT.

Non rétroactive, la loi relative au harcèlement sexuel, votée le 6 août, ne concerne pas les victimes ayant engagé une procédure avant l’abrogation. La circulaire l’accompagnant rappelle toutefois aux magistrats que, dans ce cas, « la requalification des faits […] constitue […] un devoir pour la juridiction ».

« Une aberration juridique »

Clarisse, comme beaucoup, espérait voir sa demande étudiée pour harcèlement moral, mais les affaires ont été classées. Au parquet de Meaux, le bureau d’ordre pénal rejette la responsabilité : « Elle aurait pu contester en écrivant une lettre motivant son appel. Là, il n’y a rien d’inscrit dans son dossier. »

Or, pour l’AVFT, « c’est une aberration juridique ! Les justiciables ne sont pas censés savoir qu’une infraction peut être requalifiée. »

Aujourd’hui, Clarisse n’a pas les moyens de se payer un avocat, et elle muscle son dossier avec l’AVFT afin d’examiner les recours s’offrant à elle pour la réparation des préjudices moraux et matériels :

« Je ne fais pas ça pour l’argent, même si le contexte est tel qu’on est obligé d’y penser un peu. Je veux surtout que ce type soit reconnu coupable. »

Elle saisit un courrier posé sur la commode de son appartement : une lettre de son entreprise. Celle-ci lui réclame 3 000 euros, soit le total des indemnisations perçues pendant son arrêt de travail. Préconisé par le médecin il y a six mois, il est finalement refusé par la Sécurité sociale, au motif qu’un terme utilisé pour le justifier est inexact.

Clarisse ne touche pas le chômage en septembre, elle a transformé son congé maladie en année sabbatique afin de pouvoir travailler. Un photographe l’embauche de temps en temps. Sans indemnisation ni revenu fixe, cette dette est une tension supplémentaire à sa situation financière chaotique.

Eviter le parcours du combattant

L’un des recours qui s’offrent aux victimes poussées à prendre un arrêt maladie, c’est la poursuite de leur employeur aux prud’hommes, pour ainsi obtenir le licenciement et toutes les indemnités qui l’accompagnent.

Au moment de l’abrogation, Clarisse n’avait pas encore déboursé de frais d’avocat. D’autres si. Elles ont perdu au moins 3 000 euros, les frais de base. Certaines, en faisant appel à des avocats reconnus, en ont eu pour 10 000 euros.

Cet été, lors de la présentation par le gouvernement du nouveau texte de loi, les parlementaires ont été attentifs au dédommagement des victimes. Finalement, l’article 7 de la loi stipule que, du fait de l’extinction de l’action publique, elles peuvent demander une réparation civile devant le juge pénal.

Jean-Yves Le Bouillonnec, vice-président socialiste de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, commentait qu’on évitait ainsi « le parcours du combattant que représenterait l’introduction d’une nouvelle action devant le juge civil ». Clarisse n’est pas convaincue :

« Même si je l’attaque au civil, il ne perdra pas sa fonction, il touchera d’autres femmes. Là, il se vante d’avoir gagné. Alors que c’est à cause de l’abrogation. »


Clarisse chez elle, le 10 janvier 2013 (Audrey Cerdan/Rue89)

Christiane Taubira, la garde des Sceaux, rappelait la possibilité d’obtenir l’aide juridictionnelle sans condition de ressources ; grâce à ce mécanisme, en cas de nouvelle poursuite, l’Etat prend en charge les frais de procédure et d’avocat. Ces derniers sont faiblement indemnisés.

« C’est une fumisterie. L’Etat fait reposer sa responsabilité sur les épaules des avocats. Qui d’entre eux accepterait de défendre une femme au titre de l’aide juridictionnelle, alors qu’elle aurait les moyens de le payer ? », réagit Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’AVFT. « Un fonds d’indemnisation public devrait être instauré », poursuit-elle.

« Je cauchemardais, je ne faisais plus rien »

Contrairement aux idées reçues, le profil type de la femme qui saisit une association de défense des victimes de violence n’est pas précaire. Certes, les jeunes de moins de 30 ans et les célibataires avec enfant sont présentes en nombre. Mais la plupart sont en CDI, avec des niveaux de responsabilités rares pour une femme. Le harcèlement vise à les ramener à un statut dont un certain nombre d’hommes n’auraient pas aimé qu’elles sortent : celui d’objet sexuel.

Alors pour chacune d’elles, plus que les réparations financières, c’est la condamnation de l’homme qu’elles accusent qui importe. Les cicatrices sont énormes. Le choc psychologique important, comme pour Clarisse :

« Je cauchemardais, je ne faisais plus rien. Je me levais le matin, j’emmenais mon fils à l’école, j’allais le chercher à midi, je me recouchais, et j’allais le chercher à nouveau. »

Son aplomb n’est pas singulier. Marylin Baldeck rencontre ces femmes chaque jour. « Je les ai vues en larmes le jour de l’abrogation de la loi. Aujourd’hui, elles sont toutes dans une démarche combative. » Déterminées à gagner le duel.

  • 66629 visites
  • 70 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • topitopa
    • Posté à 15h54 le 13/01/2013
    • Internaute 195452
      -

    La loi ne stipule pas, elle DISPOSE.

    • bobcloclimar
      bobcloclimar répond à topitopa
      S'interroge
      • Posté à 18h56 le 13/01/2013
      • Internaute 92481
        S'interroge

      Pas au sens du droit, mais au sens commun si :
      [DROIT] Mentionner (une disposition particulière) dans un contrat ou un acte. Stipuler un délai de trois mois.
      [Courant] Mentionner (quelque chose) de façon explicite, faire savoir expressément. Le règlement stipule qu’il est interdit de fumer dans les aires de travail.
      J’en ai marre des gens qui s’approprient un langage corporatiste !

      • bibimbap
        bibimbap répond à bobcloclimar
        en travaux
        • Posté à 10h10 le 14/01/2013
        • Internaute 86441
          en travaux

        Stipulatio = contrat en droit romain. Ce serait bien quand même de conserver une distinction entre la règle de droit issue de la loi et celle issue d’un contrat.
        Honnêtement je suis pas une ayatollah de la linguistique, mais cette impropriété de langage m’agace toujours aussi beaucoup.

    • monsieur sornettes
      monsieur sornettes répond à topitopa
      ¡ tonterías que todo esto !
      • Posté à 19h00 le 13/01/2013
      • Internaute 196560
        ¡ tonterías que todo esto !

      Rien du tout : ce sont des gens aussi pointilleux que vous qui l’ont eu ABROGEE.

      • thierry reboud
        • Posté à 19h06 le 13/01/2013
        • Internaute 20923

        En matière de justice, le manque de précision est justement ce qui risque de bafouer vos droits.

        Si cette disposition a été abrogée, c’est parce qu’elle risquait de porter atteinte à l’innocence de certaines personnes. Vous n’aimeriez pas être condamné à tort, non ?

         
        • monsieur sornettes
          monsieur sornettes répond à thierry reboud
          ¡ tonterías que todo esto !
          • Posté à 20h37 le 13/01/2013
          • Internaute 196560
            ¡ tonterías que todo esto !

          Comment fait-on pour mettre en gras ou en italiques ?

          La seule réponse que je puisse vous offrir est une citation de l’article :
          « 
          Elle saisit un courrier posé sur la commode de son appartement : une lettre de son entreprise. Celle-ci lui réclame 3 000 euros, soit le total des indemnisations perçues pendant son arrêt de travail. Préconisé par le médecin il y a six mois, il est finalement refusé par la Sécurité sociale, au motif qu’un terme utilisé pour le justifier est inexact.
           »

          Manque de précision ? Excès de pointillisme ?

          • thierry reboud
            • Posté à 20h46 le 13/01/2013
            • Internaute 20923

            Figurez-vous que les droits de la Sécurité sociale existent aussi, et c’est tant mieux : c’est vous et moi qui la finançons.

            Remarquez aussi que l’inexactitude porte préjudice à Clarisse. Si le motif avait été précis ou exact, ses droits auraient été protégés.

            • monsieur sornettes
              monsieur sornettes répond à thierry reboud
              ¡ tonterías que todo esto !
              • Posté à 21h33 le 13/01/2013
              • Internaute 196560
                ¡ tonterías que todo esto !

              Comment fait-on pour mettre en gras ou en italiques ?
              (et pour souligner ?)

              Que savez-vous précisément et exactement de ce mystérieux motif ?
              Qu’est-ce qui vous fait croire que permettre à la Sécu d’être juge et partie pour défendre ses droits soit la bonne manière de protéger ses droits et ceux des assurés ?

              Comment pouvez-vous dire que je « finance » la Sécu alors que les gens qui en ont la chance se contentent de cotiser ?
              (et qui vous a dit que j’ai cette chance ?)

              ...

        3 autres commentaires
  • thierry reboud
    • Posté à 15h57 le 13/01/2013
    • Internaute 20923

    Le recours à la procédure civile est sans aucun doute imparfait, mais il a le mérite d’exister. Après tout, le responsable de Clarisse pourra toujours se prévaloir d’être innocent de faits de harcèlement sexuel tout en expliquant qu’il aura néanmoins été (le cas échéant) condamné à indemniser une de ses victimes.

    Si l’abrogation de la définition du harcèlement sexuel a sans aucun doute causé beaucoup de dégâts, la responsabilité première en revient au législateur et cette abrogation a aussi eu pour effet la protection d’innocents accusés à tort (parce que ça existe aussi).

    Au-delà de la seule question du harcèlement sexuel, on aimerait que cette histoire dissuade les députés de voter des lois bricolées à la va-vite et qu’ils se donnent le temps de réfléchir plutôt que de sauter sur le moindre fait-divers parce que, dans ce cas, les victimes le sont deux fois.

    • Davlefou
      Davlefou répond à thierry reboud
      Entrepreneur
      • Posté à 16h24 le 13/01/2013
      • Internaute 65113
        Entrepreneur

      La loi est là pour sanctionner un comportement considérée par la société déviant, la justice est là pour appliquer la loi et déterminer si l’accusé est coupable ou pas.
      L’abrogation de la loi fait disparaître délit mais je change pas les faits, elle ne lave pas le coupable ou absous l’innocent. Cela dit, au passage, sauf rétroactivité de la loi, les procédures n’ont aucun raison de s’arrêter car on juge des fait se passant durant l’existence de la loi, donc normalement la sentence peut toujours être rendu après !

      • Pili pili
        Pili pili répond à Davlefou
        Piment d'oisif
        • Posté à 17h16 le 13/01/2013
        • Internaute 188535
          Piment d'oisif

        Pas dans le cas (ici présent) d’inconstitutionnalité de la définition du délit.

         
        • Apophtegme
          Apophtegme répond à Pili pili
          Etudiant
          • Posté à 07h26 le 14/01/2013
          • Internaute 159005
            Etudiant

          Ni (de toute façon) dans le cas d’un loi pénale nouvelle plus douce (pour l’auteur), qui s’applique dans ce cas TOUJOURS rétroactivement.

        1 autres commentaires
  • Davlefou
    Davlefou
    Entrepreneur
    • Posté à 16h20 le 13/01/2013
    • Internaute 65113
      Entrepreneur

    L’origine de l’abrogation ne serait elle pour rendre service à quelque personne ? Sinon, c’est de l’incompétence. Encore en 2012, le droit des femmes restent un problème même en occident. C’est étonnant que la moitie de la population soit toujours mal reconnu et défendu, pourquoi la sexe féminin fait il si peur ? Car sur le fond, la société semble avoir du mal à remettre en cause la patriarcat, pourtant des sociétés matriarcat semble tout aussi bien fonctionner.
    Cela dit, derrière le harcèlement sexuel, il y a sous un interrogation sur les meurs sexuel et aussi la libéralisation de celle ci ? Mais également l’approche féminine a mieux demander et moins attendre que l’homme se lance.

    • nemotyrannus
      nemotyrannus répond à Davlefou
      en personne
      • Posté à 18h13 le 13/01/2013
      • Internaute 157157
        en personne

      Quand est-ce qu’on va cesser de dire que les femmes font peur ? !

      • Davlefou
        Davlefou répond à nemotyrannus
        Entrepreneur
        • Posté à 22h00 le 13/01/2013
        • Internaute 65113
          Entrepreneur

        Peut être le jour ou on cessera d’avoir une vision d’un mal dominant et d’un pauvre femelle effrayé ! ! !

    • A déménagé le 22-01-2013
      A déménagé le 22-01-2013 répond à Davlefou
      non connue
      • Posté à 23h15 le 13/01/2013
      • Internaute 127750
        non connue

      « L’origine de l’abrogation ne serait elle pour rendre service à quelque personne ? “
      –––––––––––
      Une seule en l’occurrence, mais d’une je ne me souviens plus de qui, de deux citer le nom ici serait sans doute un délit puisqu’il n’y a pas eu condamnation....
      Et pour le coup ‘quelque personne’ ne veut pas dire ‘personne quelconque’
      bien au contraire....

    • Apophtegme
      Apophtegme répond à Davlefou
      Etudiant
      • Posté à 07h29 le 14/01/2013
      • Internaute 159005
        Etudiant

      Ou alors l’abrogation est le signe de l’incompétence du législateur qui, pour incriminer un comportement que (presque) tout le monde reconnaît condamnable, avait transformé la loi pertinente en gloubi-boulga ne respectant, effectivement, aucune des normes constitutionnelles s’imposant à la loi pénale.

      Alors, certes, les conséquences sont parfois dramatique, mais ça n’est pas (toujours) la faute du juge.

  • GUSTAVSON
    GUSTAVSON
    Militant précaire
    • Posté à 16h21 le 13/01/2013
    • Internaute 159360
      Militant précaire

    La vision du harcèlement sexuel par Olga Gustavson en chanson :

  • moonriver
    moonriver
    postier
    • Posté à 16h59 le 13/01/2013
    • Internaute 90593
      postier

    « En novembre 2010, alors qu’elle a adhéré depuis quelques mois seulement, son supérieur la nomme déléguée syndicale “

     ? ? ?

    • Zenobie_
      Zenobie_ répond à moonriver
      Pas de solution ? Pas de (...)
      • Posté à 17h36 le 13/01/2013
      • Internaute 197057
        Pas de solution ? Pas de (...)

      En effet, ce n’est pas très clair ! J’imagine qu’il faut comprendre que le délégué central de son syndicat la nomme déléguée syndicale dans son entreprise.
      Ce que je ne comprends pas c’est que normalement il n’y a pas de lien de subordination dans ce cas... En plus délégué syndicale, c’est une charge supplémentaire de travail, pourquoi ne pas simplement avoir arrêté ce mandat ou arrêter d’adhérer à ce syndicat ?

    • michel 13
      michel 13 répond à moonriver
      • Posté à 18h18 le 13/01/2013
      • Internaute 49378

      Effectivement ce n’est pas clair du tout, puis il y a cette phrase « Répondre crûment lui était impossible, sinon au risque de perdre sa place. » qui complique un peu plus l’affaire, même si évidemment, cela ne change en rien le fond du problème.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à moonriver
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 22h16 le 13/01/2013
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Ça me chiffonne aussi... Le délégué syndical n’est nommé ni par son supérieur hiérarchique (encore heureux !) ni par son secrétaire général, mais par l’organisation représentative au sein de son entreprise. Là on a même l’impression que la même personne est à la fois supérieur hiérarchique et secrétaire syndical, ce qui est possible seulement si Clarisse est permanente salariée de son syndicat.

    • M_amie
      M_amie répond à moonriver
      • Posté à 22h28 le 13/01/2013
      • Internaute 57153

      Tout à fait d’accord, le mélange hiérarchie syndicale et hiérarchie d’entreprise rend cette histoire incompréhensible.
      Elle ne peut pas poursuivre son employeur aux prud’hommes si c’est un responsable syndical qui la harcèle lors de réunions du syndicat ...

      • We want a shrubbery
        We want a shrubbery répond à M_amie
        Fonctionnaire à chat. Ni!
        • Posté à 14h49 le 14/01/2013
        • Internaute 100046
          Fonctionnaire à chat. Ni!

        Elle le peut, mais uniquement si celui-ci est salarié de l’entreprise !

    • O.S.T.I.A.
      O.S.T.I.A. répond à moonriver
      ZAD
      • Posté à 23h20 le 13/01/2013
      • Internaute 191710
        ZAD

      Pareil, au final on ne sait pas qui est exactement le type à poil sous le peignoir (supérieur hiérarchique ou « secrétaire général » du syndicat ? ?), ça ne change rien au fond du problème hein mais c’est pas clair dans l’article

  • Artefact75000
    Artefact75000
    Abonnée au gaz et à l' (...)
    • Posté à 17h11 le 13/01/2013
    • 176003
      Abonnée au gaz et à l' (...)

    Elle a un beau chat.

    • silsilsil
      silsilsil répond à Artefact75000
      Odieux campagnard
      • Posté à 18h06 le 13/01/2013
      • Internaute 121365
        Odieux campagnard

      (mode gros lourd on)

      C’est peut-être une chatte.

      (mode gros lourd off)

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 17h13 le 13/01/2013
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    On va en voir défiler, des victimes de l’abrogation de la loi sur le harcèlement.
    Et pas seulement : A chaque fois qu’une loi a été déclarée non conforme à la Constitution, suite à une question prioritaire de constitutionnalité, c’est tout un tas de plaignants qui se retrouvent à la case départ. Sans compter les jurisprudences passées à la trappe.
    Et il en est de même pour pas mal de domaines, comme les cas de pollution abusive, par exemple.

    L’introduction des QPC est une bonne chose, mais on aurait pu au moins financer les recours de requalification des plaignants.

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Pili pili
      Fou du volant
      • Posté à 21h11 le 13/01/2013
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      le problème il est quand même que tout le monde, sauf eux je suppose, rêve d’une loi contre le harcèlement des gros cons et surtout dans le travail. Mais d’une manière générale pas seulement sexuel ou sexiste, car le gros con est polymorphe, pas uniquement nu sous son peignoir dans des chambres d’hôtel .

      Mais il se trouve que dans de nombreux cas il est assez compliqué a caractériser et a prouver comme délit, l’ennui il est la voila. C’est pourtant simple a comprendre ça non ?

      En plus, autre problème , et hypothèse d’école bien entendu , imagine que le Conseil Constitutionnel soit composé d’une majorité de gros cons et de grosses connes , hé ben le projet de loi ne passera jamais forcément. Ils trouveront toujours un truc a cause du flou..

      • Pili pili
        Pili pili répond à DiaboloSatanas
        Piment d'oisif
        • Posté à 21h14 le 13/01/2013
        • Internaute 188535
          Piment d'oisif

        Tout a commencé avec la déclaration des droits de l’Homme et du gros con..

      • O.S.T.I.A.
        O.S.T.I.A. répond à DiaboloSatanas
        ZAD
        • Posté à 23h23 le 13/01/2013
        • Internaute 191710
          ZAD

        je m’indigne, c’est un scandale, il y a aussi des petits cons, des cons très minces, et des cons super canon. Il y a même des cons avec des gros nichons et sans zizi

         
        • Torquemadam
          Torquemadam répond à O.S.T.I.A.
          Statistique anonyme
          • Posté à 15h57 le 14/01/2013
          • Internaute 63510
            Statistique anonyme

          Dans ce dernier cas, ce sont surtout des connes...

        • Torquemadam
          Torquemadam répond à O.S.T.I.A.
          Statistique anonyme
          • Posté à 15h57 le 14/01/2013
          • Internaute 63510
            Statistique anonyme

          Dans ce dernier cas, ce sont surtout des connes...

        2 autres commentaires
  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    forgeron
    • Posté à 17h40 le 13/01/2013
    • Internaute 187223
      forgeron

    C’est monnaie courante,il y a la position du superieur,et cela dans tous les domaines,et surtout certains secteur sont plus concernés que d’autres ,et cela des statistiques l’ont démontrés.A une certaine position sociale ,il y en a qui croit que tout est acquis ,et peuvent assouvir leur désir.La presse a parler dernièrement de l’entreprise Renier de néttoyage ,concernant le sujet,mais ce n’est pas nouveau,là , c’est un cas ,mais tous les autres ? La plupart des femmes ne préfèrent rien dire,pour garder leur boulots ,surtout si elles ont des enfants à nourirent.Les femmes se battent plus qu’avant ,pour faire respectés leurs dignités,mais il y a plus de 1OO ans ,l’histoire raconte ,que c’était même autoriser .Si les femmes actuelles savaient ce qui ce pratiquer avant, c’était un enfer .

    • curieux22
      curieux22 répond à jeanletanneur15
      dernière marche avant le saut
      • Posté à 18h59 le 13/01/2013
      • Internaute 192553
        dernière marche avant le saut

      L’orthographe et la grammaire, c’est naturel ou vous le faites exprès ? ? ?
      Il y a des limites à tout. Votre façon d’écrire tient du harcèlement.

      • johndeere666
        johndeere666 répond à curieux22
        prolétaire endurci
        • Posté à 23h51 le 14/01/2013
        • Internaute 138532
          prolétaire endurci

        Ça suffit : ce n’est pas parce que vous avez été à l’école que vous pouvez vous permettre de la ramener.
        Il existe de nombreuses personnes que l’orthographe et la grammaire empêchent d’écrire. Ce n’est pas pour ça qu’elles n’ont rien à dire.
        Continuer de montrer leurs fautes d’orthographe, de syntaxe ou encore de grammaire ou de conjugaison, ça, ce serait du harcèlement moral.
        Navré, c’est vous qui prenez, mais vous êtes la goutte d’eau etc.
        En ce qui concerne le commentaire que vous avez corrigé, il est vrai que la forme ne sert pas le fond... Mais était-ce nécessaire de souligner encore et encore ces fautes ?

        Et puis si vous aimez les règles, soit dit en passant, en typographie il est préférable de ne pas tripler le point d’interrogation, ça révèlerait la pauvreté du vocabulaire. Mais quitte à le faire, évitez l’espace entre deux points.

      • jeanletanneur15
        jeanletanneur15 répond à curieux22
        forgeron
        • Posté à 21h38 le 15/01/2013
        • Internaute 187223
          forgeron

        Souvent lorsque l’on à rien à dire face à une évidence,on écrit ce genre de commentaire .

  • Salaves
    Salaves
    Métallo
    • Posté à 17h56 le 13/01/2013
    • Internaute 5988
      Métallo

    Au-delà de ce cas de harcèlement, cette histoire de supérieur hiérarchique à l’intérieur d’un syndicat et qui semble faire la pluie et le beau temps me laisse perplexe.
    Il est bizarre le syndicat dans lequel elle était !
    Dans le mien, personne ne veut prendre aucune responsabilité, trop d’individualisme. Les résultats aux élections professionnelles nous accordent des droits tels que des heures de délégation, mais personne ne veut en prendre par crainte que cela ne nuise à sa carrière. Cette non-utilisation risque de remettre en cause de la part de la direction notre représentativité sous prétexte que nous n’avons aucune activité sociale dans l’établissement et que nous nous contentons que des campagnes électorales qui nous permettent de faire passer des messages idéologiques. Elle a raison et c’est comme cela que le syndicalisme disparait devant le chacun pour soi.

    • beaulande
      beaulande répond à Salaves
      Des nuées de sens
      • Posté à 10h01 le 14/01/2013
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      « Elle a raison et c’est comme cela que le syndicalisme disparait devant le chacun pour soi. »
      Pour 80% des salariés il a déjà disparu.

    • Do it yourself
      Do it yourself répond à Salaves
      Pote d'Ernest-Lucien
      • Posté à 10h13 le 14/01/2013
      • Internaute 195948
        Pote d'Ernest-Lucien

      Élus par une affiliation à une centrale, ou, sans étiquette ?
      Je pense que votre syndicat vous donnera tout le matériel pour vous épanouir dans vos responsabilités. Les élus bénéficient de protections, de formations.
      D’ailleurs dans le cas qui nous occupe, je ne vois nulle part la mention Inspection du travail, ni, syndicat.

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 18h13 le 13/01/2013
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    « Il était nu sous son peignoir. Il s’est allongé à côté de moi, m’a caressé la cuisse. Il insistait, il voulait qu’on couche ensemble. J’étais pétrifiée. »

    Dominique, arrête-ça, on t’a reconnu !

    • Imposture89
      Imposture89 répond à silsilsil
      Lanceur d'alerte
      • Posté à 21h29 le 13/01/2013
      • Internaute 197191
        Lanceur d'alerte

      Jamais il n’aurait laisser filer une si belle opportunité....

      Dominique, lui, sait parler aux femmes !

  • A déménagé le 16.01.2013
    • Posté à 19h30 le 13/01/2013
    • Internaute 191715

    Elle n’a rien à attendre du PS qui jusqu’à avril 2011 voulait mettre un harceleur malade sexuel notoire à la tête de la France

    • Imposture89
      Imposture89 répond à A déménagé le 16.01.2013
      Lanceur d'alerte
      • Posté à 21h33 le 13/01/2013
      • Internaute 197191
        Lanceur d'alerte

      « harceleur malade sexuel notoire » !

      Vous voulez dire un violeur multirécidiviste aujourd’hui mis en examen pour proxénétisme aggravé après avoir réussi à éviter plusieurs procèscontre toutes les évidences ?

      (sous réserve de la présomption d’innocence de l’agneau Dodo qui vient de naître !)

    • O.S.T.I.A.
      • Posté à 23h25 le 13/01/2013
      • Internaute 191710
        ZAD

      t’aurais dû aller manifester toi aujourd’hui ça t’aurait changé les idées, ça fait du bien de marcher prendre l’aire tout ça

    • anini
      anini répond à A déménagé le 16.01.2013
      terrienne de souche !
      • Posté à 14h15 le 14/01/2013
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Vous faites erreur grossière cher monsieur et vous feriez mieux d’écrire moins vite et surtout moins perfidement !
      Les lois contre le harcèlement ont été abrogées par le sénat avant l’élection de Hollande pour manque de précisions au profit d’un sale vieux mec qui se trouvait en difficulté à l’époque .
      Elles ont été rétablies des l’élection par Taubira et rétorquées de façon plus claire ,accompagnées de peines plus importantes sous la pression de notre ministre a la condition féminine et des associations féministes .
      Si cela vous intéresse je vous fournis des précisions .
      Bien à vous !

    • anini
      anini répond à A déménagé le 16.01.2013
      terrienne de souche !
      • Posté à 14h20 le 14/01/2013
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Les femmes en général ne comptent pas vraiment sur les politiques mais depuis la parité ,disons que ça ne régresse plus aussi vite en France .

  • irie9
    irie9
    vente
    • Posté à 20h21 le 13/01/2013
    • Internaute 112116
      vente

    Nooooonnnn ! ! ! ! Un article sur Rue89 qui ne parle pas de mariage homo ? Que se passe-t-il ? ? ?

    • Imposture89
      Imposture89 répond à irie9
      Lanceur d'alerte
      • Posté à 21h27 le 13/01/2013
      • Internaute 197191
        Lanceur d'alerte

      La rue est repartie sur la thématique victimaire avec un nouvel épisode de : « pleure pas, j’appelle Hollande et tout s’arrangera »...

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
Verbes thématiques