à lire sur francetvinfo.fr 11/01/2013 à 08h56

Rythmes scolaires : l’impossible réforme française ?

Sur le principe, la réforme fait l’unanimité. Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, présente vendredi 11 janvier en comité technique ministériel son projet de décret sur les rythmes scolaires. Le texte prévoit le retour à la semaine de quatre jours et demi en primaire à la rentrée 2013, pour étaler davantage les 24 heures de cours hebdomadaires et donc réduire la fatigue des élèves et favoriser les apprentissages. Toutefois, son application est problématique, comme en témoigne le rejet du projet mardi par le Conseil supérieur de l’éducation. Francetv info revient sur les préoccupations exprimées par les différents acteurs du dossier.

Quatre forces contraires au ministre s’agitent :

  • Les communes inquiètes pour leur budget ;
  • Les professeurs inquiets pour les activités ;
  • Les parents d’élèves inquiets pour la garde ;
  • Les professionnels du tourisme inquiets pour le secteur.

Lire sur francetvinfo.fr
  • 6206 visites
  • 38 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 09h26 le 11/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Certainement le ministère le plus inutile de la république française, 30 ans par exemple que tous nous disent qu’ils luttent conte le poids des cartables à l’école, bilan, celui des sixièmes pèse actuellement une tonne, j’ai vu un gamin en allant chercher le mien qui en mettant son sac sur son dos est parti heurter (gentiment) un mur entrainé par le poids c’était rigolo à voir mais quand on y repense c’est catastrophique, le mieux étant une gamine qui doit mesurer 1m20, peser 25 kilos... je ne sais pas comment font ses parents pour ne pas gueuler.

    « Les communes inquiètes pour leur budget ;
    Les professeurs inquiets pour les activités ;
    Les parents d’élèves inquiets pour la garde ;
    Les professionnels du tourisme inquiets pour le secteur. »

    D’un autre côté avec tout ces gens inquiets pour leurs gueules on comprend qu’il n’y ai pas de place dans leur inquiétude pour les gamins...

    • super_lapin
      super_lapin répond à Bernardo Z
      couillon de la classe moyenne
      • Posté à 11h05 le 11/01/2013
      • Internaute 135884
        couillon de la classe moyenne

      si mon dos est en compote aujourd’hui, je sais pourquoi.
      Mais depuis peu, j’ai vu des gamins qui se trimballent des sacs à roulette, type « valise cabine avion », et ça, c’est le progrès mon ami.

      • Bernardo Z
        Bernardo Z répond à super_lapin
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
        • Posté à 11h41 le 11/01/2013
        • Internaute 196411
          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

        oui c’est bien pour les gosses des villes mais à la campagne les roulettes elles tiennent pas longtemps... ; -)

         
        • A déménagé le 22-01-2013
          A déménagé le 22-01-2013 répond à Bernardo Z
          non connue
          • Posté à 12h22 le 11/01/2013
          • Internaute 127750
            non connue

          Le progrès c’était mieux avant, quand chaque classe avait sa classe, ce sont les profs qui se déplaçaient selon les cours, sauf pour la chimie et les T.P.
          Cela favorisait le sentiment d’intégration à un lieu connu et familier plus chaleureux car personnalisé et souvent décoré et respecté.
          Chaque élève avait son bureau et un endroit pour ranger ses affaires ; seuls revenaient à la maison les livres à étudier. Pour « optimiser » les locaux il y a longtemps que les écoles ont développé le concept des bureaux « nomades » des entreprises, occupés par plusieurs collaborateurs. C’est froid impersonnel et fonctionnel ; les élèves n’y éprouvent aucun attachement et doivent tels des escargots se coltiner le contenu de leur bureau du jour sur le dos.
          Comme d’habitude il s’agit d’une question de moyens, en l’occurrence immobilier, et donc de dépenses publiques si décriées, faut savoir ce qu’on veut.....

          • Bazingaa
            Bazingaa répond à A déménagé le 22-01-2013
            au pays de l'Apfelstrudel
            • Posté à 15h06 le 11/01/2013
            • Internaute 194862
              au pays de l'Apfelstrudel

            Tout à fait !

            En Autriche par exemple, ça fonctionne « comme avant » : chaque classe a sa classe, les profs se déplacent, et effectivement, cela donne l’impression que les élèves se sentent bien, persque chez eux puisque cette classe est LEUR classe...ça peut sembler dérisoire, mais ça a son importance !

          • Bernardo Z
            Bernardo Z répond à A déménagé le 22-01-2013
            Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
            • Posté à 16h22 le 11/01/2013
            • Internaute 196411
              Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

            ah mais moi je préfère qu’on s’occupe de nos gosses plutôt que de faire la guerre en afrique par exemple hein...

        3 autres commentaires
      • PTrelawney
        PTrelawney répond à super_lapin
        Dans le brouillard
        • Posté à 16h44 le 11/01/2013
        • 178593
          Dans le brouillard

        Savez vous qu’on a marché sur la lune avant d’avoir inventé des roulettes aux valises.
        Ca c’est le progrés !

         1 autres commentaires
  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 09h29 le 11/01/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    C’est un problème d’une rare complexité qui ne se traite pas en 3 mois étant donné l’ampleur de l’impact infra et extra scolaire. C’est un vrai sujet sociétal
    qui n’est pas pris en compte ou de trop loin, transversal , interministériel et à manager avec d’infinies précautions. Ce gouvernement ne fait rien ou pas grand chose et quand il veut faire quelque chose, il ne le fait même pas à moitié.
    Blaireaux !

    • super_lapin
      super_lapin répond à vieilanarfatigué
      couillon de la classe moyenne
      • Posté à 11h07 le 11/01/2013
      • Internaute 135884
        couillon de la classe moyenne

      « Ce gouvernement ne fait rien ou pas grand chose »
      il prends le temps de faire les choses bien, (il essaye en tous cas) ce qui nous change de l’autre excité qui lançait 3 réformes à la minute pour qu’à la fin, il n’en reste que des ruines.
      Je ne suis pas nostalgique du Sarkozisme.

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à super_lapin
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 11h33 le 11/01/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Qui pourrait l’être ? vu le mal qu’il a fait à tout le pays ? Ceci dit, il ne s’agit pas de comparer , mais vu les problèmes que cette réforme pose, et les questions qu’elle soulève, il n’a pas été vu à l’évidence l’étendue de cette réforme.
        C’est du petit travail et maintenant pour rattraper le coup, sur les plans pratique, médiatique et financier, je leur souhaite bien du plaisir.

      • A déménagé le 22-01-2013
        • Posté à 18h07 le 11/01/2013
        • Internaute 127750
          non connue

        Je n’ai jamais été déçu du Sarkozysme car je n’en attendais rien de bon,
        et là on eut dire qu’on n’a pas été déçu.
        Je ne suis pas très déçu non plus du PSisme car il y a longtemps qu’il n’est plus que l’évocation de ce qu’il a été.
        En être réduit à voter « moins pire » avouez que ce n’est pas très enthousiasmant, en tout cas pas suffisamment pour passer de soulagé à satisfait en cinq ans....même en prenant son temps.

    • Bazingaa
      Bazingaa répond à vieilanarfatigué
      au pays de l'Apfelstrudel
      • Posté à 11h36 le 11/01/2013
      • Internaute 194862
        au pays de l'Apfelstrudel

      Non, ce n’est pas si complexe que ça : c’est forcément plus compliqué de boucler un programme en 4 jours qu’en 4 jours et demi, et on use les gamins avec des journées trop chargées

      Alors les parents ont gueulé quand on est passé à la semaine de 4j parce que merde, on était bien tranquilles sans mioches le samedi matin !
      Et maintenant ça regueule parce qu’ils ne pourront plus partir en grand week end, pauvres chous...

      Ce n’est pas vraiment un sujet sociétal, c’est simplement un sujet qui doit prendre en compte le rythme que peuvent suivre des gamins pour leur permettre d’effectuer au mieux leur scolarité, le reste est franchement minime à côté.

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Bazingaa
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 12h06 le 11/01/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Si c’est compliqué, parce que cela n’implique pas que les enfants, c’est le but même de l’article :
        « Les communes inquiètes pour leur budget ; Les professeurs inquiets pour les activités ; Les parents d’élèves inquiets pour la garde ; Les professionnels du tourisme inquiets pour le secteur. »
        ça remet en cause toute une organisation qui fonctionne à peu près : les transports scolaires en plus à repenser, les cantines en plus à repenser,les parents et les horaires de garde, les profs non formés aux nouvelles activités, les pros du tourisme » si ça ce ne sont pas des problèmes de société, d’organisation, de logistique, de finances, de responsabilité et donc de droit je ne sais pas ce que c’est ! Le problème ne se limite pas à l’école et aux parents....la preuve.Ceci dit, ce n’est pas insoluble, mais ça n’a pas été vu et ce n’est pas une erreur mais une faute quand on est aux affaires et que l’on gère un pays !

         
        • Bazingaa
          Bazingaa répond à vieilanarfatigué
          au pays de l'Apfelstrudel
          • Posté à 12h11 le 11/01/2013
          • Internaute 194862
            au pays de l'Apfelstrudel

          Sauf qu’on parle bien d’enfants et de leur éducation là ! ! ça me paraît quand même être plutôt ultra important par rapport au reste ! Alors les problèmes que ça peut poser à côté hein...(je ne les nie pas, je trouve juste honteux qu’on sorte comme argument ’ah mais c’est mauvais pour le tourisme’ alors qu’on est en train de parler de l’éducation d’enfants...)

          surtout qu’il n’y a rien de nouveau. comme dit plus bas, la semaine de 4,5jours, on connaît, on y a survécu. Donc c’est pas non plus le grand saut dans l’inconnu...

        • soimeqchau
          soimeqchau répond à vieilanarfatigué
          Salarié
          • Posté à 12h36 le 11/01/2013
          • Internaute 163695
            Salarié

          C’est vrai tout ça, mais pourquoi est-ce si compliqué de remettre en place ce qui existait, parce que le rythme de 4,5 jours a quand même été celui de générations d’écoliers. La question à ce poser est celle de l’intérêt des gamins. Le reste est subsidiaire et doit s’adapter.

        2 autres commentaires
      • la champenoise
        • Posté à 17h16 le 11/01/2013
        • Internaute 27942

        Entièrement d’accord avec vous.
        Avant 2008, les communes choisissaient si les enfants, en primaire, avaient classe le mercredi matin ou le samedi matin. Je ne comprends pas en quoi cela pose problème de rétablir en 2013 ce qui ce faisait avant.

        En passant, si les parents arrêtaient de considérer l’école comme une garderie à leur disposition, ça ne serait quand même pas plus mal non plus.

    • Kukaracha
      Kukaracha répond à vieilanarfatigué
      Etudiant
      • Posté à 15h10 le 11/01/2013
      • 184425
        Etudiant

      Le problème est que la situation est telle qu’elle nécessité désormais une vraie révolution (et c’est un centriste qui vous le dit). Mais pour toute révolution, il faut un sacrifice et une certaine violence, ce que personne n’est prêt à mettre en place aujourd’hui : aucun homme politique ne veut jouer le martyre, ou endosser le rôle de l’ouragan rénovateur. C’est compréhensible, mais cela n’en est que plus préoccupant quant à l’avenir de nos enfants.

      J’en vois certains dire que le problème est simple, je tiens donc à rappeler les tares qui empoisonnent l’éducation française : un système pensé dans le cadre du XXème siècle toujours appliqué plus de cent ans plus tard, l’échec de la méritocratie républicaine, une productivité affreusement basse pour une quantité de travail faramineuse (tout le contraire du salarié français, en somme), la baisse continue du niveau, la transformation du baccalauréat en simple rite de passage discriminatoire, l’inaptitude à intégrer les nouveaux venus du XXIème siècle (outil informatique numérique, nouveaux médias), forme des cours inadaptée aux nouvelles générations (la perte d’attention des élèves n’étant pas imputable à une quelconque épidémie mais à un style de vie différent), et de façon plus triviale ou plus précise les ZEP, l’échec scolaire de certaines catégories de la population, le remplacement des professeurs ainsi que la qualité de l’enseignement, le contenu des programmes, le poids des cartables, la ghettoïsation générée par la carte scolaire... et ça continue encore, mais je ne m’y connais pas beaucoup sur le sujet.
      Forcément, c’est un problème tout simple si l’on considère qu’il suffit de rajouter du temps de cours, mais il faut aussi penser aux nouveaux enjeux apparus au cours de trente dernières années et qui sont largement partagés par d’autres pays - seulement, la France a peu de marge de manœuvre vu la charge de travail déjà imposée aux élèves.

      Et puis, tout ça il faut le faire en résistant aux tentatives de manipulation du programme scolaire, à la droite libéraliste qui n’a que faire de l’enseignement historique et philosophique, aux autres courants utilitaristes qui ne voient les élèves que comme de futurs travailleurs et non comme des citoyens en devenir, et à l’inverse à ceux qui ne se soucient pas de leur intégration au monde du travail.

      Il est très peu probable que quiconque se penche sérieusement sur ces questions dans le contexte actuel, parce que ce ne sont pas les réformes attendues par tous. La plupart ne se rendent d’ailleurs pas compte à quel point l’école doit changer. L’école est pourtant la base de tout : si elle est en bonne santé, alors la France a un avenir, quoi qu’il arrive. Le long terme est pourtant absent de la politique contemporaine, comme souvent.

      On médiatise beaucoup les combats ouvriers, mais il semble presque impossible de les mener vers la victoire. La main d’œuvre peu qualifiée n’a que trop peu de valeur dans la France d’aujourd’hui, et si certains pensent qu’ils faut conserver l’industrie, il est certain qu’elle ne pourra pas occuper la place qui était jadis la sienne. Il est donc plus facile et plus sage de s’occuper avant tout des enfants d’ouvriers, afin qu’ils ne se retrouvent pas dans le même pétrin que leurs parents (j’en suis un moi-même)... mais vous imaginez le gouvernement dire aux grévistes de PSA « vous êtes foutus, mais on va essayer de s’occuper de vos enfants » ?

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Kukaracha
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 13h25 le 13/01/2013
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Pas mal du tout votre commentaire, mais outre que le politique se heurte à ses propres limites intellectuelles, le pouvoir des corporatismes extrêmement fort et notamment dans l’EN fait que ce système est au bout du rouleau comme le reste des institutions d’ailleurs.

  • balala
    • Posté à 09h51 le 11/01/2013
    • Internaute 3552

    Moi j’ai du mal à comprendre pourquoi on nous a expliqué que le passage à 4 jours au lieu de 4 jours1/2 allait coûter très cher aux communes et que maintenant on nous dit que le passage de 4 jours à 4 jours1/2 va coûter très cher !

  • amarré
    • Posté à 10h22 le 11/01/2013
    • 174877

    La modification des rythmes scolaires n’est que la partie émergente médiatiquement du projet peillon qui s’intitule : « Projet de loi pour la refondation de l’école ». Ce projet risque de disloquer encore un peu plus le cadre national de l’EN (voir les projets pédagogiques territoriaux adaptés aux capacités et aux débouchés locaux notamment) et de réduire encore plus le niveau de la scolarisation (pas d’évaluation du niveau atteint par l’élève - article 6 - ou privilégier un objectif de développement du sens moral par rapport à l’acquisition des connaissances - article 8)
    Consultable Lien

    • Karg se
      Karg se répond à amarré
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 11h25 le 11/01/2013
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      « voir les projets pédagogiques territoriaux adaptés aux capacités et aux débouchés locaux notamment » Tu tiens vraiment à continuer de produire du chômeur en masse, d’essayer d’apprendre à écrire à des gamins qui parlent pas français ou moins d’une centaine de mot, de voir les entreprises locales chercher des employés a des centaines de km quand des chômeurs locaux dépriment ?

      • amarré
        amarré répond à Karg se
        • Posté à 11h32 le 11/01/2013
        • 174877

        je tiens surtout à éviter que les seuls débouchés proposés à aulnay sous bois ou florange soient d’apprendre à faire la queue bien sagement devant l’anpe locale

  • Bob Moog
    Bob Moog
    Voltage Controlled
    • Posté à 10h39 le 11/01/2013
    • Internaute 136928
      Voltage Controlled

    Belle réforme qui nous conduit à un merdier sans nom si l’Etat laisse les communes, les instits et les parents se débrouiller.

    Pour les grandes villes qui disposent de toutes les infrastructures et moyens nécessaires, ça ne posera pas ou peu de problèmes. Pour les petites communes c’est un autre délire et elles ne pourront pour la plupart appliquer la réforme qu’à la rentrée 2014, faute de temps pour s’adapter. Ce qui créera de nouvelles inégalités entre les villes qui pourront se lancer des 2013 et les cambrousses qui devront attendre 2014.

    L’Etat doit à tout prix cesser de se désengager ainsi. On a viré Sarko, il est temps de reconstruire.

    • super_lapin
      super_lapin répond à Bob Moog
      couillon de la classe moyenne
      • Posté à 11h09 le 11/01/2013
      • Internaute 135884
        couillon de la classe moyenne

      On était bien à 4,5 jours avant, non ?
      Alors quoi ? Si on le faisait avant, on doit pouvoir revenir en arrière.

      • Bob Moog
        Bob Moog répond à super_lapin
        Voltage Controlled
        • Posté à 12h03 le 11/01/2013
        • Internaute 136928
          Voltage Controlled

        Honnêtement je ne saurais vous répondre vu que mes gamins ont toujours été scolarisés en Ille et Vilaine, département pilote dans lequel on est à la semaine des 4 jours depuis belle lurette.

        Quand j’étais gamin, on allait à l’école le samedi matin, ce qui a mon avis était une bonne chose pour de multiples raisons dont la principale étant de créer du lien social entre parents et enseignants. Mais les logiques égoïstes et économiques d’aujourd’hui feront bien sur en sorte que la demi journée supplémentaire soit le Mercredi.

        Cela dit, je suis entièrement pour cette réforme parce que dans l’idéal cela permettrait à TOUS les enfants de bénéficier d’activités aujourd’hui trop survolees voire absentes du système scolaire telles que la musique, le sport, le théâtre ... Mais l’Etat doit s’investir d’avantage pour accompagner ces changements parce que les communes ne sont pas capables d’en assumer les conséquences, que ce soit en terme de locaux que de personnel.

    • Bazingaa
      Bazingaa répond à Bob Moog
      au pays de l'Apfelstrudel
      • Posté à 11h37 le 11/01/2013
      • Internaute 194862
        au pays de l'Apfelstrudel

      Euh...c’est pas franchement une nouveauté la semaine de 4,5 j ! On y était avant, on a tous survécu, alors ça doit quand même pas être ultra compliqué à remettre en place !

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 11h32 le 11/01/2013
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Quatre forces contraires au ministre s’agitent :

    Les communes inquiètes pour leur budget ;
    Les professeurs inquiets pour les activités ;
    Les parents d’élèves inquiets pour la garde ;
    Les professionnels du tourisme inquiets pour le secteur

    Que quatre ?
    Il n’a même pas contre lui les éleveurs de veau sous la mère, les fabricants de marteau à bomber le verre, les savetiers contrariés et les lecteurs de l’Auto Journal ?
    Petit bras, tout ça.

    A la fin on ne sait même plus si, sur le fond ces réformes sont bonnes ou mauvaises.
    On ne se prononce même plus sur le fond, juste sur le degré d’inquiétude admissible par des professionnel de l’angoisse corporatiste que tout éventuel changement tétanise jusqu’à l’inquiétude.
    Je suis moi-même très inquiet pour eux.

    Sinon les gosses objets du... heu.. débat, ils attendront un peu pour s’inquiéter, mais pas trop cependant, il ne faudrait pas abuser de l’âge de l’insouciance.

  • Bazingaa
    Bazingaa
    au pays de l'Apfelstrudel
    • Posté à 11h41 le 11/01/2013
    • Internaute 194862
      au pays de l'Apfelstrudel

    Il est temps...

    Nombre d’instits que je connais disent bien qu« ils ne peuvent boucler leur programme en 4 jours (déjà pas évident à boucler normalement), et que bien évidemment, étaler plus largement les heures dans la semaine serait profitable (A quand d’ailleurs une vraie répartition du temps sur les modèles allemands, autrichiens et autres, c’est à dire moins de vacances mais des journées d’écoles qui se terminent en début d’après midi ?)

    Mais bien sûr, tout le monde crie au scandale. Quid du tourisme ? des week-end en famille ? patati patata ? Quelle honte.

    On parle de l’éducation et de l’instruction d’enfants là, il ne faudrait pas l’oublier...

    • Imshga
      Imshga répond à Bazingaa
      perplexe
      • Posté à 12h21 le 11/01/2013
      • Internaute 144247
        perplexe

      Mais cette réforme ne vise pas à ajouter 1/2 journée aux enfants mais faire porter le même nombre d’heures de cours hebdo sur 4.5jours au lieu de 4. Certains communes s’orientent vers un allongement de la pause méridienne. (pas sûre que ça allège vraiment la journée mais de toute manière tout le monde ne peut pas récupérer les enfants dès la sortie de l’école). Sans aide, toutes les communes ne pourront pas offrir le même niveau de prestation.

      • Bazingaa
        Bazingaa répond à Imshga
        au pays de l'Apfelstrudel
        • Posté à 12h28 le 11/01/2013
        • Internaute 194862
          au pays de l'Apfelstrudel

        oups, mes excuses alors !
        Et même si la durée de temps est la même, il me semble que les enfants, comme tout le monde, sont plus réactifs le matin que l’après midi. Alors si en soi, la durée est la même, je pense qu’on peut, avec une meilleure répartition du temps, travailler plus efficacement (enfin c’est n’est que mon avis :))

        Ensuite, pour ce qui est de l’organisation :
        des journées d’école qui finissent plus tôt, ça existe déjà à peu près partout autour de nous : nous ne sommes pas si cons, on doit quand même être capables de trouver des solutions...(quitte à ce que les enfants restent dans les locaux de l’école encadrés par des périscolaires jusqu’à 16h30 et que des activités leur soient proposées, sport, musique, sieste ! etc...)

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 12h13 le 11/01/2013
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    Quatre forces ! ! ! ?

    Ce texte n’a recueilli que 5 voix pour, sur 72, parmi lesquelles celles des représentants de l’Association des maires de France (AMF) et de l’Assemblée des départements de France (ADF).

    Aucun syndicat ne l’a soutenu. La CFDT et l’UNSA, de même que l’UNEF, se sont abstenues.

    La CGT et FO ont voté contre, comme le 14 décembre quand le projet de loi sur la refondation de l’école avait été soumis au CSE. La FSU a fait de même.

    La FSU s’était abstenue en décembre mais ce vote avait suscité en son sein de nombreuses protestations, en particulier dans le SNUIPP, majoritaire chez les enseignants du primaire. C’est ce qui a amené le secrétariat général de ce syndicat à annoncer qu’il allait ce mardi « s’exprimer en contre sur le projet de décret » et qu’il demandait « à l’ensemble de la délégation FSU de se prononcer dans le même sens ». Le ministre de l’Education nationale doit revoir son projet, estime le secrétaire général du SNUIPP, Sébastien Sihr, qui l’a jugé « incomplet, bricolé et insatisfaisant ».

    La FNEC FP-FO a pour sa part publié un communiqué dans lequel elle annonce que la prochaine réunion de sa commission administrative « aura à son ordre du jour la proposition d’organiser le mercredi 23 janvier des délégations, rassemblements auprès des préfectures, rectorats, inspections académiques avec les personnels pour exprimer la volonté que les textes ministériels soient abandonnés et les revendications en matière de postes satisfaites ».

    Les organisations syndicales enseignantes FO, CGT, FSU SUD, SNALC ont voté contre.

    Il s’agit d’un projet établissant des horaires et des contenus d’enseignement différents d’un « territoire » à l’autre.

    Les parents sont inquiets : ils veulent que leurs enfants puissent acquérir une instruction nationale, garantie par des programmes et des diplômes nationaux.

    Qu’ils habitent Paris, Lyon, Marseille, Aulnay ou Hayange, ils veulent que leurs enfants aient les mêmes droits à l’instruction garantis par l’Etat !

    Or, en faisant intervenir des associations, des intervenants extérieurs payés par les communes selon leur richesse, c’est l’école républicaine laïque qui serait remise en cause.

    Bref, jolie désinformation de la part de Francetvinfo.fr ainsi que de Rue89 qui nous la transmet.

    Par ailleurs, la réforme coté enseignement supérieur a aussi été rejeté.

    Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche a contesté le nouveau principe contenu dans le projet qui considère que « l’accréditation d’un établissement vaut habilitation des diplômes qu’il délivre ». Il a ainsi marqué sa forte opposition à l’affaiblissement de son rôle dans le processus d’habilitation des diplômes délivrés au nom de l’Etat par les universités — son attachement au « monopole de la collation des grades ».

    • Imshga
      Imshga répond à Communisty Manager
      perplexe
      • Posté à 12h24 le 11/01/2013
      • Internaute 144247
        perplexe

      Je plussoie pour le côté égalité de l’école.
      On ne peut pas être contre la concertation mais ces écoles à 24000 vitesses, à la carte selon la volonté et/ou les moyens de la commune, ce n’est clairement pas l’égalité.
      Pourquoi ne pas avoir concerté (vraiment, je veux dire pas pour la forme) PUIS proposé un schéma applicable partout en France ?

  • Mat 77
    Mat 77
    Bord des Leaks
    • Posté à 12h44 le 11/01/2013
    • Internaute 50039
      Bord des Leaks

    Au risque de passer pour un beatnick, je pense qu’on peut rajouter dans la liste la question de savoir ce qu’on fait pour organiser les activités péri-scolaires. J’ai la faiblesse de croire que l’éducation n’est pas uniquement une compétence de l’Education Nationale, mais de nombre d’autres acteurs : le centre de loisirs, le club de sport, le conservatoire de musique, les grands-parents, les parents, la famille, les voisins... Si la question se réduite effectivement aux rythmes, alors bon, on n’est pas prêt de parler de l’éducation. Quand je pense que des instits et des profs sont en train de redécouvrir Freinet, Joffre Dumazedier, c’est autre chose que les Meirieu & Co ! !

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à Mat 77
      aconforme
      • Posté à 16h29 le 11/01/2013
      • Internaute 156689
        aconforme

      Nous sommes devant un dilemme : soit l’être humain continue d’être un outil avec le robot formé par les écoles sous label « éducation“au service du capitalisme financier, soit l’être humain, son éducation au service de ses projets de vie, deviennent le véritable centre de préoccupation de l’économie et du politique.
      Nous regrettons qu’il soit poursuivi la confusion entretenue entre éducation et instruction. L’instruction est un préalable : transmettre des héritages. Il nous faut apprendre les lettres pour pouvoir lire et les chiffres pour pouvoir compter. L’instruction est le nid dans lequel l’éducation prend son envol. L’éducation est donc loin de se limiter aux seules écoles. Tout notre environnement peut entrer en ligne de compte. Aujourd’hui, l’éducation est contractée dans une direction surtout prédéterminée par la société de marché. L’éducation est à l’image de la société, elle se crispe sur un héritage minimaliste du passé alors que le monde est en pleine mutation. Pour l’essentiel, elle est axée sur la pensée convergente alors qu’elle devrait, dès que les élèves ont certaines bases, être portée sur la pensée divergente. Cela ne veut pas dire faire n’importe quoi mais juste dire, suggérer, imaginer d’autres possibles et le professeur pourrait se servir de cette pensée divergente comme outil pédagogique. De plus, la pratique de la pensée divergence a l’avantage de faire reculer le conformisme, un des plus grands fléaux sociaux. La présentation du modèle social mise à mal, par l’expression ‘ différenciation dure ’, est marquée du sceau du conformisme. Au contraire, l’expression qui tend à lui succéder, ‘ différenciation moue ’ offre quant-à elle un bien plus grand espace d’expression des infinies différences des personnalités. L’éducation ne se réduit naturellement pas à la pensée. Prendre du recul sur nos attitudes, nos comportements individuels et collectifs, afin de s’entraîner à les modifier pour approcher une plus grande harmonie personnelle et interpersonnelle devrait être au cœur de tout projet éducatif - (un tel projet est à l’opposé du capitalisme, un projet de civilisation aux différents sens historiques du mot, sens individuel d’‘ adoucissement des mœurs ’ et sens collectif de ‘ sortir l’humanité de la barbarie ’, pour citer D. Méda, Qu’est-ce que la richesse ? , page 13). Dans une société où la violence est une forme d’expression multi facettes et universelle, susceptible de parasiter l’individu et toutes les composantes des sociétés, dont les mutations non préparées peuvent provoquer par ricochet de nombreuses formes de violence, l’enjeu est de taille.

      Les problèmes de forme sur-médiatisés ne servent qu’à masquer le fond du problème.

      Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres… ’ : Une autre histoire de l’éducation.
      Non ! ‘ L’Education Populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu !
      Pourquoi jamais personne nous parle de la ‘ constante macabre ’ (outil de sélection donc d’exclusion)… !

      • Mat 77
        Mat 77 répond à trouble fêtes
        Bord des Leaks
        • Posté à 19h13 le 12/01/2013
        • Internaute 50039
          Bord des Leaks

        Je plussois et approuve ! !

  • Specht
    Specht
    Commentateur
    • Posté à 16h06 le 11/01/2013
    • 185722
      Commentateur

    Application problématique ? Parlons plutôt d’une rigidité administrative et d’une viscosité comportementale chez les parents et professeurs : une résistance au changement caractéristique des périodes de crise.

    Mais le plus surprenant reste, premièrement, que personne ne s’étonne plus qu’un calendrier scolaire soit encore indexé sur l’industrie du tourisme. La réaction de l’association des propriétaires de résidences secondaires est particulièrement comique.
    Deuxièmement, personne ne s’étonne d’une institution scolaire qui persiste dans ses schémas d’enseignement inadaptés aux outils d’accès au savoir contemporains. En effet, l’aide personnalisée (énième forme de soutien scolaire) ne fonctionnait plus, car gardant le schéma classique elle ne représentait qu’une extension de la séance de classe. Or c’est justement l’image de cette séance qui participait, dans l’esprit de l’enfant en difficulté, à son échec scolaire. En proposant les « activités pédagogiques complémentaires », qui n’est pas qu’un changement de nom du soutien scolaire, le ministre de l’éducation nationale donne enfin aux professeurs contemporains d’esprit un créneau horaire où ils pourront enseigner de manière multi-tâche, où l’enfant pourra remuer, parler, se déplacer à l’image du mode procédural qui le caractérise aujourd’hui devant un ordinateur ou sur une tablette. 45 minutes, durée limite après laquelle l’enfant paradigmatique ne sait plus maintenir son attention (avec un écart-type de 10 min) sont parfaitement suffisantes. Ceux qui prétendraient qu’on ne pourrait rien faire en si peu de temps appartiennent à l’époque révolue de la communication unidirectionnelle. Révolue parce que des enfants habitués à manipuler l’information dans tous les sens, de façon transcatégorielle, à la vitesse d’un clic ou d’un contact digital, n’y sont plus réceptifs.

    L’évolution de l’outil engendre une évolution cérébrale.

    Quant à la garde, l’argument ne tient pas. Une demi-journée de plus à l’école est une demi-journée de moins en garde. Financièrement les parents y gagnent.

  • joe60
    • Posté à 10h40 le 12/01/2013
    • Internaute 30027

    Nous voici repartis pour des années de débat, au sein des conseils scolaires , si une décision autoritaire n’est pas prise par le Gouvernement ! ! !
    En 37 ans de carrière, j’ai bien connu au moins 15 ans de conseils d’école au cours desquels la GRANDE question était posée : pour ou contre l’école du samedi matin, du mercredi matin, des 4 jours ..
    Dans chaque commune, c’était le statut quo, car parents, mairie, enseignants prenaient un point de vue différent, tout le monde avait un peu raison, mais aucune décision n’avait l’unanimité .
    La vraie question étant : à quoi sert l’école aujourd’hui ?

Verbes thématiques