Arrêt sur images 11/01/2013 à 10h31

Pilule et conflits d’intérêts : l’incivilité médicale permanente

Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

Et c’est reparti. Comme chaque scandale de santé publique, celui de la pilule de troisième génération permet de lever le voile sur les liens entre médecins et labos. Cette fois, ce sont les gynécos.

Le croira-t-on ? La plupart des gynécologues les plus médiatiques, ceux que vous entendez le matin à la radio, et voyez le soir dans le journal de Pujadas, ceux qui décrivaient ces pilules de troisième génération comme un immense progrès pour les femmes, sont « payés par l’industrie pharmaceutique pour être ses porte-parole » selon l’Association nationale des centres d’Interruption de grossesse et de contraception (ANCIC), ou « influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants », selon le Formindep (pour une formation et une information médicale indépendantes).


L’article du Monde

Ces deux associations sont citées dans une longue et remarquable enquête (lien payant, mais ça vaut la peine) de Pascale Kremer, du Monde, qui recense les animations de conférences de presse, de colloques de formations, ou les invitations à tester le parc hôtelier de Deauville ou de Monaco, dont bénéficient, de la part des labos, ces « leaders d’opinion ».

Conflits d’intérêts : ça continuera

Ces liens avec les labos, les médecins qui en bénéficient les justifient toujours de la même manière : nécessité de financer leurs propres recherches, de se tenir au courant des dernières trouvailles de l’industrie pharmaceutique, etc. Soit. Dans sa sagesse, le législateur n’a donc pas cru bon de tenter de les interdire. Il a tout au moins souhaité que ces liens soient publics. Ainsi, les médecins « qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé, ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu’ils s’expriment lors d’une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle. »

C’est la loi. Une belle loi Kouchner de 2002. Onze ans déjà ! Dès 2008, nous vous racontions déjà comment cette loi était bafouée tous les jours, par toutes les radios et les télés. Trois ans plus tard, sur notre plateau, un consultant médical de TF1, Alain Ducardonnet, expliquait benoîtement qu’il ne voyait pas bien comment, pour sa part, déclarer ses conflits d’intérêts potentiels avant chacune de ses interventions télé. Donc, ça continue, et ça continuera.

Depuis le début de l’affaire de la pilule de troisième génération, on a entendu un peu partout le professeur Nisand, une des vedettes de l’actuelle enquête du Monde. A-t-on entendu les journalistes rappeler ses conflits d’intérêts ? Et même dans Le Monde lui-même, quand le même Nisand est cité, l’an dernier, à propos de la préconisation de la gratuité de la pilule pour les mineures, ses liens ne sont pas mentionnés. Comme quoi rien n’est simple !

Et la pilule de troisième génération ? demanderez vous. Coupable ou relaxée ? Peut-on, oui ou non, continuer à la prendre ? Après tout une seule victime, ce n’est pas beaucoup. Et l’on sait bien que ces affaires de santé publique sont compliquées, que tout médicament comporte des effets secondaires, et qu’il s’agit simplement d’établir, pour chacun, le rapport risque-bénéfice. Certes. C’est justement parce que ces affaires sont complexes, que la plus grande transparence de l’information est indispensable, et que la situation d’aujourd’hui est intolérable. Même si on ne voit pas bien comment elle pourrait cesser.

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  • The Corpse Grinders
    The Corpse Grinders
    Cannibale Furax
    • Posté à 10h47 le 11/01/2013
    • 183627
      Cannibale Furax

    A l’instant, la ministre veut suspendre la vente des pilules de troisième et quatrième génération et le machin européen du médicament dit qu’il n’y a aucun risque.
    Vachement clair.

    • Le funambule
      Le funambule répond à The Corpse Grinders
      A l'ouest
      • Posté à 11h07 le 11/01/2013
      • Internaute 196669
        A l'ouest

      Comme toujours. On rencontre les m^mes problèmes sur tous les domaines touchant de grosses industries à puissant lobbying. Et surtout dans tous les domaines où il est est quasi impossible de dénicher le spécialiste indépendant qui peut rancher sans ^tre soupçonné de collusion.

    • .666
      .666 répond à The Corpse Grinders
      Juif errant
      • Posté à 11h44 le 11/01/2013
      • 181210
        Juif errant

      Rien d’illogique dans les deux comportements :
      Le PS ouvre le parapluie médiatique ( voyez comme on est vigilants ) et l’UE fait son boulot de lobbying à travers son Agence européenne des médicaments.

      • la choukette
        la choukette répond à .666
        libre penseur si possible
        • Posté à 12h29 le 11/01/2013
        • Internaute 90914
          libre penseur si possible

        « voyez comme on est vigilant »

        « ... mais qu’au final on pourra rien faire malgré tout nos faux efforts »

    • damienl
      damienl répond à The Corpse Grinders
      Chercheur
      • Posté à 21h12 le 11/01/2013
      • Expert 101560
        Chercheur

      Ils ne disent pas qu’il n’y a aucun risque, mais que le rapport risques-bénéfices ne justifie pas le retrait du marché. Les médicaments utilisés pour la chimiothérapie ont des effets secondaires souvent très lourds, mais on ne les interdit pas pour autant. On ne peut pas se focaliser sur une seule facette des choses. On parle d’une augmentation du risque de thrombose 10 par 100,000 utilisatrices par an, mais avec un risque absolu qui reste bien inférieur à celui d’une grossesse.

      Le tout est d’assurer une information claire et indépendante sur les risques et bénéfices de chaque type de pilule. Si j’étais une femme, je demanderais une pilule de 2ème génération (sauf contre-indication). Mais que chaque femme décide en consultation avec son médecin.

      Le but ne peut pas être d’uniquement minimiser un certain type de rare effet secondaire. Ou sinon, on ne laisse plus que la pilule progestative sur le marché, qui, elle, n’augmente pas le risque de thrombose (mais a d’autres désavantages).

      • lillisa
        lillisa répond à damienl
        • Posté à 22h57 le 11/01/2013
        • Internaute 154863

        là où c’est vicieux, c’est que souvent les 1ère et 2e génération induisent de « petits » effets secondaires (nausées, acné, prise de poid, migraine... parfois l’un de ces symptômes, parfois tous). Quand ces effets secondaires se manifestent, on est redirigé vers une 3e génération automatiquement : « vous verrez vous devriez avoir beaucoup moins de problème d’acné/nausée/migraine... » si le médecin est bon il vous a déjà demandé vos antécédents familiaux, demandé si vous fumier ou non, si problème de circulation du sang ou du rythme cardiaque, et prescris une prise de sang au bout de 2 mois de prise de la nouvelle pilule. Dans ce cas peu de risque, normalement. Pourtant, on me l’a quand même prescrite, après m’avoir demandé tout ça, or je suis : fumeuse, problème de circulation du sang héréditaire et déjà bien présent..que penser donc maintenant ? Le problème ne vient pas forcément du médicament, mais de la façon dont il est prescris. Et c’est le cas pour bien d’autres choses ! (ex : codéïne alors que je n’ai plus de vésicule biliaire et que c’est plus que déconseillé dans ce cas, mais le médecin ne m’a posé aucune question sur mes antécédents et ne le savait pas... je l’ai vu en lisant la notice. le dossier médical obligatoire sur la carte vitale il serait temps de s’y mettre ça aussi !)

  • super_lapin
    super_lapin
    couillon de la classe moyenne
    • Posté à 11h01 le 11/01/2013
    • Internaute 135884
      couillon de la classe moyenne

    va y avoir un baby-boom à la fin de l’année 2013 !

    • A déménagé le 22-01-2013
      • Posté à 13h54 le 11/01/2013
      • Internaute 127750
        non connue

      Au moins ils seront « normaux » et pas traités à la thalidomide...
      A moins qu’on n’invente un nouveau talc Morange.
      C’est dur d’être un bébé....

  • Le funambule
    Le funambule
    A l'ouest
    • Posté à 11h05 le 11/01/2013
    • Internaute 196669
      A l'ouest

    La longue litanie des conflits d’intér^t...

    La grande question qu’on n’a jamais résolue :

    Qui expertisera les experts ?

    C’est tellement facile pour les grosses boites de rémunérer ceux qui expertisent, sur des sujets plus ou moins bidons.

    Et puis, aujourd’hui où m^me les labos de recherche fondamentale des grands organismes publics eux-m^mes, face à l’indigence de l’Etat, sont obligés pour fonctionner de multiplier les rapports et associations avec les industries privées, dont ils dépendent désormais au premier chef, où est l’indépendance des spécialistes reconnus face à de puissantes firmes qui ont un service juridique aussi développé que leur R&D ?

    • the ghost
      the ghost répond à Le funambule
      expatrie
      • Posté à 12h25 le 11/01/2013
      • 173412
        expatrie

      C’est plus grave que ca, en France les financements de la recherche vont vers le prive plutot que vers la recherche publique. Encore plus grave beaucoup de financements sont conditionnes justement a l’existence d’un avec le prive, particulierement les projets europeens doivent inclure des entreprises, donc on peut envisager que les informations necessaires ne seront bientot disponibles qu’apres 10 ans d’embargo dans des revnues specialisees a diffusion limitees et plutot difficile a comprendre pour le non expert !

      • Le funambule
        Le funambule répond à the ghost
        A l'ouest
        • Posté à 23h21 le 11/01/2013
        • Internaute 196669
          A l'ouest

        C’est vrai aussi. En fait, la science est complètement dévoyée. Et des scientifiques on en arrive souvent aux scientistes, qui n’ont plus rien à voir avec la recherche de connaissances.

  • inspecteur crouton
    • Posté à 11h06 le 11/01/2013
    • Internaute 118828
      modéré

    Le mot « crapule » ne figure pas dans l’enquête du Monde sur Nisand et ses « honorables » confrères, mais c’est tout comme.

    Ses amis les laboratoires vont ils le lâcher maintenant qu’il est passablement grillé ?

  • Dupont georges
    Dupont georges
    Et l'ANI? On en parle?
    • Posté à 11h09 le 11/01/2013
    • 181137
      Et l'ANI? On en parle?

    Le but des labos n’est pas la santé publique mais de faire du pognon.

    Dans ce domaine comme dans bien d’autre, il faudrai que la puissance publique reprenne la main.

    • damienl
      damienl répond à Dupont georges
      Chercheur
      • Posté à 21h20 le 11/01/2013
      • Expert 101560
        Chercheur

      Le but de tout salarié est aussi de faire du pognon. Vous pensez que les gens se lèvent tous à 6h du matin parce qu’ils ont le bien de l’humanité en tête ?

      La question est de savoir si les structures sont en place pour que cette recherche du pognon coïncide également avec l’intérêt commun. Ce n’est sans doute pas entièrement le cas dans la recherche et la vente de médicaments. Voir par exemple l’excellent livre de Ben Goldacre et le fait que de nombreuses firmes pharmaceutiques auraient dissimulé les résultats d’essais cliniques.

      Cependant, il ne faut pas non plus être naïf et imaginer que la puissance publique va tout résoudre. L’affaire du sang contaminé, ce n’était pas les méchants labos qui voulaient faire du pognon. Et, au niveau transparence et évaluation des résultats, la puissance publique en France ne fait pas beaucoup mieux que les labos.

    • Xahendir
      Xahendir répond à Dupont georges
      étudiant
      • Posté à 22h46 le 11/01/2013
      • Internaute 169622
        étudiant

      Mais je pense que le développement de médicament nécessite trop de temps et de capitaux pour que l’état y arrive bien.
      Imaginez si à chaque changement de président (tous les 5 ans), le gouvernement remettait à plat tous les projets ou demandait une réflexion selon un autre axe de travail ...
      Et puis les responsables politiques ne sont pas les derniers à user de leur influence pour placer leurs amis.

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 11h18 le 11/01/2013
    • 181210
      Juif errant

    Encore une loi ( du Tiers-mondiste 2/3 mondain ) contournée avec l’approbation consciente ou non de Bruxelles et grâce aux lobbys cette fois de Big Pharma. Une preuve de plus que l’Europe ne veut que notre bien ( financier ).

    • pablico
      pablico répond à .666
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h55 le 11/01/2013
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      réflexion de logique pure :

      si à chaque fois qu’on nous fait avaler la pullule, on avait fait un AVC ou un truc a effet secondaire... il n’y aurait pas autant de Milliard d’humains sur Terre.

  • Karg se
    Karg se
    Ingénieur agronome vendu à une (...)
    • Posté à 11h21 le 11/01/2013
    • Internaute 9172
      Ingénieur agronome vendu à une (...)

    Le problème des visiteurs médicaux est emblématique d’une société de propagande (politique et commerciale) où les individus formés à la contre propagande sont très rares.

    Les médecins sont des exécutants, riches de connaissances mais pauvre en méthodologie scientifique. Ils n’ont de surcroit aucune connaissance en marketing (=ils se font rouler comme les gros beaufs qui achètent n’importe quoi), et la vieille de pharmacovigilance semble être étrangère à nombre d’entre eux.

    La solution n’est pas de taper sur les labos (essayer de dresser un loup à ne pas bouffer les moutons tout en le laissant dans une bergerie), mais de donner à tous les moyens de comprendre et de démasquer la propagande politique et commerciale.

    Et de sanctionner ce qui préfèrent faire des croisières payés par les labo plutôt que d’appliquer les recommandations des agences sanitaires officiels.

    • Bernardo Z
      Bernardo Z répond à Karg se
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
      • Posté à 11h31 le 11/01/2013
      • Internaute 196411
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

      « Le problème des visiteurs médicaux est emblématique d’une société de propagande (politique et commerciale) où les individus formés à la contre propagande sont très rares. »

      Ok, en gros plutôt que d’interdire, par exemple, j’utilise une image hein, vous savez le truc sans risque pour vous, les mines anti-personnel vous préconisez de s’équiper en anti-mines-anti-personnels. Réflexion libérale bourrin qui a comme conséquence de ne jamais avoir de fin dans l’horreur mais par contre qui gonfle la marge bénéficiaire de l’actionnaire en continuant de semer la misère partout autour de lui.

    • soimeqchau
      soimeqchau répond à Karg se
      Salarié
      • Posté à 12h47 le 11/01/2013
      • Internaute 163695
        Salarié

      Si il prend assez de mandales, le loup, il apprendra car il n’est pas idiot.

    • affreuxjojo
      affreuxjojo répond à Karg se
      • Posté à 15h11 le 11/01/2013
      • Internaute 29421

      Commentaire parfaitement calibré pour retirer toute responsabilité au labos et à leur méthodes mafieuses et pour botter en touche sur tous les autres (usagers, médecins,autorités, etc).
      Vous nous faites régulièrement le coup avec les pesticides, les OGM.
      Vous êtes payé par qui, déjà ? On ne sait plus à force.

      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à affreuxjojo
        aconforme
        • Posté à 15h55 le 11/01/2013
        • Internaute 156689
          aconforme

        Je vois que, vous aussi, vous êtes formé à la contre-propagandes - entre autres : la sienne ! - .*< ; o)

      • Karg se
        Karg se répond à affreuxjojo
        Ingénieur agronome vendu à une (...)
        • Posté à 11h52 le 14/01/2013
        • Internaute 9172
          Ingénieur agronome vendu à une (...)

        Étant imbibé par la propagande gauchisto-écolo-millénariste, vous êtes effectivement incapable de comprendre mon commentaire.

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 11h28 le 11/01/2013
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Les femmes utilisant un contraceptif oral de 3e ou 4e génération, combinant un œstrogène et un progestatif, sont deux fois plus exposées à un risque de thrombose veineuse que celles sous pilule de 2e génération, d’après l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et produits de santé).
    Dans une lettre d’information destinée aux professionnels de santé, l’Agence préconise aux prescripteurs de privilégier les pilules de 2e génération contenant du lévonorgestrel en rappellant que les pilules contraceptives, quelles qu’elles soient, ne doivent pas être prescrites à la légère et que de nombreuses précautions s’imposent. Et qu’un interrogatoire complet sur les antécédents familiaux et l’identification des facteurs de risque, notamment le tabagisme, doivent être réalisés par le prescripteur. Une prise de sang permettant d’effectuer un bilan lipidique et de doser la glycémie de la patiente est fortement conseillée.
    Faut faire passer le message aux filles !

    Et pour information : Tableaux et classements des pilules par génération ainsi que leur contenu

    • yshani
      yshani répond à Zééva
      étudiant
      • Posté à 14h02 le 11/01/2013
      • Internaute 142570
        étudiant

      « ’identification des facteurs de risque, notamment le tabagisme »

      OuinOuin, Ma pilule est mauvaise à la santé, Méchant docteur ! !
      Et vous fumez madame ?
      Ouiiiiiii mais c’est le médicament qui est responsable.

      Bienvenue dans la vraie vie.

      • lillisa
        lillisa répond à yshani
        • Posté à 20h35 le 11/01/2013
        • Internaute 154863

        « fumez vous ? » est une question OBLIGATOIRE de la part d’un médecin et qui plus est de la part d’un gyné pour la prescription d’une contraception. Et prescrire un médicament potentiellement dangereux pour un fumeur sans l’informer des risques qu’il encourt est un CRIME.

  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 11h35 le 11/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Paroles d’experts

    « Quand tout le monde agit follement, l’attitude rationnelle consiste à être soi-même fou. »

    Le conflit d’intérêt est l’arme du milliardaire afin d’imposer sa Loi pourquoi voulez vous donc lui retirer alors que ce sont ces gens là qui manipulent nos politiciens ?

  • lepierot
    lepierot
    Marié 2 enfants, obligé de (...)
    • Posté à 11h47 le 11/01/2013
    • Internaute 31837
      Marié 2 enfants, obligé de (...)

    Le fric, le fric, encore le fric et toujours le fric et nous les dindons, les couillons, les cons ! !

    • lepierot
      lepierot répond à lepierot
      Marié 2 enfants, obligé de (...)
      • Posté à 11h48 le 11/01/2013
      • Internaute 31837
        Marié 2 enfants, obligé de (...)

      Je suis pour que les medecins deviennent des fonctionnaires, au meme titer que les commissaires de police, les juges, les prefets.

      Connaissez vous des medecins pauvres ?
      moi pas..

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 12h15 le 11/01/2013
    • 173412
      expatrie

    Gageons que se presenter comme consultant pour l’industrie pharmaceutique donnerait plutot plus de serieux a leur discours, la plupart des gens ne se rendent pas forcement compte du conflit d’interet, c’est les journalistes de telerama ou autre reviewer de la tele qui pourraient en parler, en esperant que ca interesse quelqu’un.
    Pour savoir si une molecule pose des problemes au-dela de l’anecdotique il faut lire la pesse specialisee et faire une etude critique un peu compliquee, par contre pour determiner que les atteinte a la sante de personnes jeunes et parfaite sante sont inacceptables il suffit de voir les effets, parfois mortels.
    Malheureusement d’une certaine maniere les patients devraient lire les notices qui viennent avec leurs medocs, ils devraient donner toutes informations qu’ils ont sur leur sante et apres c’est aux medecins de s’informer sur les contre-indications et a demander des analyse avant une prescription de contraceptif, comment est accepte en periode de restriction budgetaire et d’incertitude financiere, la est la question, pourtant les medecins aiment beaucoup faire faire des analyse a leur labo prefere !

  • Horas
    Horas
    éternel étudiant
    • Posté à 12h23 le 11/01/2013
    • Internaute 96908
      éternel étudiant

    Petite question : La loi Kouchner qui est cité dans l’article me parait tres bien mais qui enfreint la loi ? Les journalistes en ne citant pas les conflits d interets ou le medecin ?
    Dans le premier cas peut-on attaquer une redaction pour manquement à la loi ?

  • vangauguin
    vangauguin
    Fallait pas commencer!
    • Posté à 13h26 le 11/01/2013
    • Internaute 144135
      Fallait pas commencer!

    En médecine et en pharmacie, la moralité, c’est ni automatique, ni obligatoire... Et forcément, c’est pas remboursé par la Sécuuu... Alors ? En tout cas mieux vaut pas en faire une maladie...

  • A déménagé le 22-01-2013
    • Posté à 13h51 le 11/01/2013
    • Internaute 127750
      non connue

    Ben déjà ces « nouvelles pilules » sont bien plus chères et n’existent pas encore sous forme de génériques alors il ne faut pas chercher bien loin si le paramètre « sous dans la poche » n’entre pas en ligne de compte....
    Et comme d’hab’ si j’en crois ce que je viens d’entendre, l’autorité européenne de santé n’est pas favorable à remise en cause de ces produits controversés....

    • Boudicca
      • Posté à 14h29 le 11/01/2013
      • Internaute 189052
        Docdoc

      Bien sûr que si, il existe des génériques de ces pilules, pour lesquels on n’a pas à débourser un centime. J’en ai pris un (générique de Méliane) pendant 4 ans (sans effet néfaste, heureusement pour moi). Par contre ça coute une blinde à la Sécu !

    • affreuxjojo
      • Posté à 15h17 le 11/01/2013
      • Internaute 29421

      Le Canard de cette semaine parle des tarifs de ces nouvelles pilules. Le budget, c’est 5 à 10 fois plus que les précédentes. Pour 2 millions d’utilisatrices, on voit tout de suite l’enjeu. D’ou le lobbying intense et la corruption des médécins, des autorités, des médias.

  • anne.au.mali
    • Posté à 15h07 le 11/01/2013
    • Internaute 151220

    « Le croira-t-on ? La plupart des gynécologues les plus médiatiques, ceux que vous entendez le matin à la radio, et voyez le soir dans le journal de Pujadas, ceux qui décrivaient ces pilules de troisième génération comme un immense progrès pour les femmes, sont “ payés par l’industrie pharmaceutique pour être ses porte-parole ” selon l’Association nationale des centres d’Interruption de grossesse et de contraception (ANCIC), ou “ influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants ”, selon le Formindep (pour une formation et une information médicale indépendantes). »

    C’est pas une découverte, ça fait des décennies que le système entretient cette relation entre le fabricant et les prescripteurs. Le problème, c’est qu’avant, quand on en parlait, on se faisait traiter de conspirationniste.
    C’est le danger qui pèse sur des institutions comme la Sécurité Sociale qui redirige les fonds publics vers l’industrie pharmaceutique (privée donc).
    C’est aussi en cela, parce qu’elle est détournée de son but initial, qu’elle devient elle-même une institution dangereuse.

    Aux États-Unis, Obama, ce grand sauveur devant l’Éternel, a fait encore plus fort avec Obamacare. Non seulement les patients vont se gaver de médicaments pour engraisser les porcs de l’industrie pharmaceutique, mais en plus, ils sont contraints d’avoir une assurance privée/mutuelle (donc oblige les citoyens à rediriger leur argent vers les corporations des assurances), sans quoi, ils seront sanctionnés d’une amende progressive à hauteur de $285 en 2014, pas loin de $1000 en 2015 et plus de $2000 en 2016.

    • A déménagé le 22-01-2013
      • Posté à 17h52 le 11/01/2013
      • Internaute 127750
        non connue

      il faut regarder un peu plus loin que le bout de l’écran ;
      - si les médecins sont si « liés » avec l’industrie fournisseuse de leurs prescription c’est principalement parce que c’est elle qui assure leur formation-information permanente ce que ne font pas les pouvoirs public (« qui-nous-coutent-si-chers ») entre l’info entre deux portes/deux patients ou à l’extrême le séminaire « touristique » et une vraie formation indépendante 1 jour tous les XXX durant laquelle un « interne remplaçant » les soutiendrait il y aurait une différence.
      - à propos d’Obama, au delà de la supposée orgie de médicaments lucrative qui vous aveugle (voir un médecin est avant tout une consultation souvent nécessaire) imaginez ici, chez nous ce que serait la non-obligation de cotiser : la mort du système social de santé et des mutuelles dans lequel chacun cotise selon ses moyens et reçois des soins selon ses besoins. Les plus jeunes diraient : je préfère dépenser pour autre chose, d’ailleurs je ne suis jamais malade et à qui bon m’intéresser à cotiser pour la retraite je n’en aurai pas.
      Quand un risque est inévitable il est indispensable de le mutualiser ; le plus grand nombre faisant baisser le montant de base des cotisations.
      Appliquer votre principe à l’assurance automobile, vous allez voir le bazar....
      Le problème d’Obama c’est de faire admettre que voir au delà de l’individualisme ce n’est pas verser la société dans le communisme et en ça vous ne l’aidez pas beaucoup...

  • Asia_
    Asia_
    Chercheuse
    • Posté à 17h13 le 11/01/2013
    • Internaute 118338
      Chercheuse

    La fabrique du doute marche à plein régime,les journalistes sont mis à contribution,parfois malgré eux.
    Qui dira par exemple,que le bisphénol A était en concurrence avec le distilbène pour concocter un médicament pour les fausses couche dans les années 60.
    A l’époque ont savait déjà que le bisphénol A était une hormone proche de l’estradiol,hormone féminine.
    Comment a t’ont pu en mettre presque partout dans le plastique,etc pendant cinquante ans et qu’il faille encore attendre pour que ce poison de consommation courante soit interdit ? .
    Où commence et où finit un génocide ? .
    La fabrique du doute marche à plein régime, doutés braves gens.

  • groscontre64
    • Posté à 17h42 le 11/01/2013
    • Internaute 35536

    Pour la contraception, une seule adresse, celle de Martin Winckler, médecin et écrivain

    martin winckler

  • c_yel
    c_yel
    scribe
    • Posté à 18h07 le 11/01/2013
    • Internaute 187445
      scribe

    J’ai pris la Diane 35 pendant 10 ans, on me l’a prescrite à 16 ans, pour entre autre réduire le syndrome pré-menstruel (douleurs principalement) et l’acné. Non seulement je n’ai jamais su que ce traitement était uniquement un traitement pour l’acné et n’avais jamais eu l’AMM en tant que contraceptif, mais en plus on ne m’a jamais demandé mes antécédents familiaux.
    Cela aurait pourtant pu se montrer utile, vu que dans ma famille, il y a eu des phlébites, des embolies et des AVC. Cela fait des années que j’ai des problèmes circulatoires parfois invalidants, avec de fortes douleurs, et je commence à penser qu’ils pourraient être dus à la pilule. Je suis vraiment très déçue de l’attitude des médecins. J’ai pris cette pilule comme un bonbon, avec une confiance totale.
    Depuis que je sais tout cela j’ai arrêté la Diane et je ne compte pas reprendre la pilule de sitôt.

  • curieux22
    curieux22
    dernière marche avant le saut
    • Posté à 21h27 le 11/01/2013
    • Internaute 192553
      dernière marche avant le saut

    Il est de ce problème comme des dépassements d’honoraires ou de contrôle des prescriptions, le milieu médical s’en tape. Grâce au levier financier et lobbyiste de l’industrie pharmaceutique, ils sont pratiquement intouchables.
    Bien entendu, ce n’est pas le « tous pourris ». Mais ceux qui comptent, ceux qu’on voit et qu’on entend sont bien ancrés dans ce milieu qui nous montre son fessier sans fard et en permanence.

  • piflechien
    piflechien
    animal domestique
    • Posté à 20h23 le 11/01/2013
    • Internaute 42424
      animal domestique

    Et pourquoi ça changerait ? Du moment que les médias ne trouvent rien à redire. N’ont-ils pas décerné un brevet d’éthique à Axel Kahn qui a arbitré pour la culture OGM puis s’est fait embauché par Rhône-Poulenc qui les fabriquait ? Les gynécos « leaders d’opinion » ne sont pas en dehors du cadre légal puisque ni juges ni mandatés par le gouvernement. Tant que la corruption qui sape l’action publique ne sera pas combattue pour ce qu’elle est, et non pas en fonction de la couleur politique, rien ne changera.

  • Eskarina
    Eskarina
    Faut voir
    • Posté à 20h31 le 11/01/2013
    • 173050
      Faut voir

    Au sujet des conflits d’intérêts, un article à lire : Petite crapulerie de fin de règne

  • zoby
    zoby
    mouche
    • Posté à 20h48 le 11/01/2013
    • Internaute 194237
      mouche

    Les pilules de toutes les générations présentent un risque augmenté de thrombose. Pour les dernières ce risque est doublé mais reste statistiquement faible, elles sont cependant mieux tolérées sur le plan général. La pilule est un médicament mais il n’est absolument pas indispensable, la vraie question est quelle est la part de risque qui est acceptable pour sa contraception... Si on pense que le risque zéro est de rigueur, le recours au préservatif est la seule voie, avec tout ce que cela implique. Après peut être que le travail d’information du médecin sur ces risques est négligé, ce qui est une faute.

    Plus qu’une histoire de gros sous, se pose ici la place de l’usager face au médicament contraceptif à mon avis

    • piflechien
      piflechien répond à zoby
      animal domestique
      • Posté à 20h57 le 11/01/2013
      • Internaute 42424
        animal domestique

      L’un n’empêche pas l’autre. C’est justement parce que les prises de décisions sont difficiles qu’il faut éviter que le jugement soit altéré par les conflits d’intérêts. Or, beaucoup de médecins ont été les simples porte-parole des labos. C’est moins grave que prendre une décision publique alors que l’on va recevoir ultérieurement des sous (Jérôme Cahuzac, Axel Kahn) mais c’est dommageable.

    • lillisa
      lillisa répond à zoby
      • Posté à 23h01 le 11/01/2013
      • Internaute 154863

      encore faut-il être bien informé et impliqué dans le choix de sa contraception... bien souvent c’est « bon ba on va vous prescrire “truc”, hein, voilà, vous devriez avoir moins de migraine avec celle là, allez, on se revoit dans 6 mois »

    • margot
      margot répond à zoby
      • Posté à 23h58 le 11/01/2013
      • Internaute 10060

      « Si on pense que le risque zéro est de rigueur, le recours au préservatif est la seule voie, avec tout ce que cela implique. “

      ‘15 % de grossesses en utilisation classique, appelée aussi utilisation typique.

      Source

      • zoby
        zoby répond à margot
        mouche
        • Posté à 00h12 le 12/01/2013
        • Internaute 194237
          mouche

        oui, cela correspond au « tout ce que cela implique ». Après, la grossesse est plus un risque social, qu’une pathologie secondaire à un traitement.

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