à lire sur mediabenews 09/01/2013 à 12h09

La Persuasion clandestine, un totalitarisme tranquille

Connaissez-vous Vance Packard ? Il fut le premier, avec son ouvrage The Hidden Persuaders (1), à attirer dès 1957 l’attention du public sur les techniques de manipulation mentale. Vous savez, ces techniques que la loi antisecte a finalement renoncé à interdire… peut-être parce qu’elles sont plus souvent utilisées par les publicitaires que par les sectes.

En 1964, il publie un autre ouvrage, Une société sans défense, sur la surveillance et le fichage de la population par la police, mais surtout par les entreprises, où cette fois il n’hésite pas à comparer la société dans laquelle il vit, l’Amérique des années 1960, aux œuvres d’anticipation de George Orwell et d’Aldous Huxley : 1984 et Le Meilleur des mondes.

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  • Majesté
    Majesté
    ex-spermatozoïde
    • Posté à 12h55 le 09/01/2013
    • Internaute 77564
      ex-spermatozoïde

    Article posté depuis trois quarts d’heure, et pas de réaction. Il y a du divertissement à la télé ?

    • villate
      villate répond à Majesté
      bien situé
      • Posté à 13h48 le 09/01/2013
      • Internaute 95968
        bien situé

      ils sont scotchés devant une pub Apple qui sait...^^

      • Majesté
        Majesté répond à villate
        ex-spermatozoïde
        • Posté à 14h22 le 09/01/2013
        • Internaute 77564
          ex-spermatozoïde

        Ah oui, Apple. Tiens, ils en sont à quel modèle ? Je n’ai pas suivi la dernière saison.

         
        • pablico
          pablico répond à Majesté
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 16h54 le 09/01/2013
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          Celle là ; -D

        1 autres commentaires
    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à Majesté
      aconforme
      • Posté à 20h59 le 09/01/2013
      • Internaute 156689
        aconforme

      Idem pour celle-ci rejoignant le sujet présent.

    • caro
      caro répond à Majesté
      délinquante avérée
      • Posté à 22h08 le 09/01/2013
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      les riverains attendent maintenant l’autorisation de big brother pour intervenir ?

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 14h31 le 09/01/2013
    • 49273
      Petit agité

    C’est pas une mauvaise idée d’avoir mis les vigies en haut de la page.

    • Elocirkus
      Elocirkus répond à Deamon7
      Ailleurs
      • Posté à 16h14 le 09/01/2013
      • Internaute 189611
        Ailleurs

      Ça fait longtemps que je recommande à Rue89 de se transformer en agrégateur de contenus. Ravi de voir qu’ils s’y dirigent, et reconnaissent que les meilleures articles ne proviennent pas de la rédaction :)

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 20h55 le 09/01/2013
    • Internaute 156689
      aconforme

    La parole « privatisée »
    Nous chutons dans le phénomène de l’anticommunication, nommée, frauduleusement, communication : mais sans réelles conversations, sans aucun partage d’idées ni échanges de dialogues – personne de raisonnable n’y trouve autre chose que de l’assourdissant silence. Tout n’y est qu’une flèche directionnelle qui s’enfonce dans la chair (aimée du parle-ment). En un seul sens, c’est une propagande unilatérale, la présentation outrageusement publicitaire (et
    ne laissant aucune place à l’autre) ; c’est le dire autoritaire qui martèle, espère écraser, pilonner et rester seul, oui seul ; tout lui appartiendrait dans son triomphe suicidé. Ce n’est que cela leur « interactivité ». Ayant éliminé tout locuteur, tout interlocuteur, le désert trône. L’incommunicabilité finit en meurtres multiples. Le sommet de la civilisation n’aura été que d’interdire toutes conversations : nos maîtres se révèlent pires que sordides – lourds, arriérés, attardés, grossiers, sans élégance, grandeur ni grâce. Les signes avertisseurs : parole « privatisée », persécutions de toute « parole publique (qui ne parle que pour l’intérêt général) ».
    La genèse : la parole « privatisée » ne dit rien, elle s’entête frénétiquement à empêcher toute « parole publique ». Et, ainsi, tout le monde ne s’entend pas pour « croire » que la parole « privatisée » (muette hors des monologues unidirectionnels), engloberait (comment ?) tout l’intérêt général - Chomsky et Galbraith nous avaient esquissé les débuts d’une privatisation de la communication, qui n’est qu’une publicité commerciale se déguisant, sournoisement, en parole objective. Strictement aucun échange : il n’existe que le guichet de la dictature commerciale qui, en illustration, expulse bien toute autre parole. Cette escroquerie se montre, incroyablement, protégée par la « liberté de la presse » (qui n’est donc là que pour supprimer toutes les autres libertés !). Cet amoindrissement dramatique du « réel collectif » (le seul « incompréhensible » demeure pourquoi le peuple supporte de tels minables ?) ouvre le règne de la multiplication des incompétences : Très peu conserve l’intelligence globale, la compréhension de la chaîne des causalités, l’objectivité bénéfique à tous et la faculté si délicate de jugement (dont la métaphore reste « l’éléphant qui se déplace dans un magasin de porcelaine sans en briser aucune). Ces talents qui peuvent passer et réparer tout, sans laisser la moindre trace.
    A force de ne plus utiliser ses facultés intellectuelles, l’atrophie collective (plus d’écoute, de débats, de raisonnements articulés, d’objectivité argumentée etc.) se montre dans un société sans plus de lien social (exactement, comme un corps vidé de sang). Et Bill (qui soliloquait “quand feront-il de tous les billets des billets d’amour ?”) de nous sonner les cloches “si tout le monde reste, passivement, massivement, enfermé chez soi, est-ce qu’une Société existe encore ?” Ainsi, Bill l’avait-il observé partout : qui enferme si facilement les pauvres en prison, vit, à fond, tous les enfermements. Combien de trop riches se montrent barricadés dans leurs prisons mentales ? Société et social allant de pair, pas de respect du social chez les arriérés qui prétendent diriger. Avec eux, aucun fonctionnement sociétal n’est plus possible (une société sans social n’est qu’une coquille vide). Il faut de toute urgence “republiciser” la parole. Soit, tout simplement, revenir à la publique République (entièrement trahie par ses dirigeants mêmes). Et, donc, reprendre à la publicité déshonorée, l’usage massif et public (ité) de la parole publiée (rendue publique). Chaque nouvelle analyse convergeant vers le même bloc de conclusions : le privé montre une unanime incompétence pour diriger le monde. Il faut lui porter aide, en lui reprenant toutes les rênes ! Les garanties d’objectivité (donc de justice !) ne résident que dans une parole publique et désintéressée.
    Parole “publique” ou l’esprit de géométrie

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 22h35 le 09/01/2013
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Le totalitarisme tranquille est très difficile à combattre car il fait parti du domaine de la liberté individuelle. La loi instituant le délit de manipulation mentale, votée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale le 22 juin 2000, a déclenché les plus vives réactions, entre autres, des grands religions monothéistes et notamment de l’Eglise catholique.
    Le porte-parole des Evêques de France subodore « le risque que des groupes non sectaires soient suspectés “ et avant même le vote de la loi, le Père Jean Vernette avait exprimé, le 20 juin 2000, la peur de l’Eglise catholique de voir cette ‘légitime législation antisectes devenir un jour la fusée porteuse de la lutte antireligieuse , et que ce délit puisse viser des congrégations, la vie en noviciat, la clôture définitive, les pratiques d’ascèse,... les vœux d’obéissance et de pauvreté, la direction spirituelle... . Bref, la peur que l’on assimile secte’ et ‘ congrégation religieuse , secte et religion .
    Entre persuasion acceptée et persuasion subie, la frontière est souvent très ténue

  • LienRag
    • Posté à 09h37 le 10/01/2013
    • Internaute 34767

    Un article qui commence par dire que « la dictature que redoutait Huxley était d’inspiration soviétique » a un peu de mal à être pris au sérieux ensuite...

    Ce qui se confirme quand on lit « Sylvio Berlusconi n’a menacé personne »...
    En public, probablement pas en effet (quoique il me semble avoir lu des déclarations extrêmement ambigües de sa part).

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