Explicateur 02/01/2013 à 11h03

La succession d’Hugo Chavez, un héritage difficile à prolonger


Au Venezuela, l’après-Chavez a commencé. Atteint d’un cancer, le Président réélu a annoncé sa rechute, et désigné son successeur.


Hugo Chavez et son successeur désigné Nicolas Maduro en 2006 (SIPA/AP Photo/Fernando Llano)

Mi-décembre, Hugo Chavez avait été clair : « Nicolas Maduro est en situation non seulement d’assumer ma charge… mais vous élirez Nicolas Maduro président de la République bolivarienne du Venezuela ».

Accompagné par Nicolas Maduro, vice-président et ministre des Affaires étrangères, et de Diosdado Cabello, président du Parlement, « El Commandante » évoque alors sa succession pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en février 1999.

Et il laisse entendre que, cette fois, il ne fera pas de « come-back ». Hugo Chavez avait pourtant maintes fois répété qu’il tordrait le coup à son cancer. Connu pour ses déclarations fracassantes, il avait déjà survécu a trois opérations.

Pour preuve, l’été dernier, il avait mené une campagne présidentielle à peine moins bruyante, offensive et dynamique que les trois précédentes (1998, 2000, 2006). Le 7 octobre, sa prévisible réélection à la tête du pays devait rappeler que c’est avec lui que s’écrirait l’avenir de cette petite république d’Amérique du Sud.


La constitution vénézuelienne (Venezuelanalysis)

Mais à la mi-décembre, Hugo Chavez annonce sa rechute. Dans son allocution télévisée, le président du Venezuela est calme, brandit le petit livret bleu de la constitution, embrasse un crucifix. Il subit dans la foulée une quatrième opération dans l’espoir de soigner sa maladie.

« Une page se tourne pour le Venezuela »

Depuis deux ans, il entretient le mystère autour de lui. On ne connaît ni la nature, ni la gravité de son cancer.

Dimanche 30 décembre, le vice-président Nicolas Maduro, seul habilité à communiquer sur son état de santé, annonce que Hugo Chavez « souffre de nouvelles complications ». Elles découlent apparemment d’une infection respiratoire contractée à la suite de cette dernière opération intervenue à Cuba.

Les médecins mandatés par le pouvoir castriste tentent une nouvelle fois de remettre sur pied la figure du socialisme sud-américain. Mais la venue à son chevet de Nicolas Maduro et de ses proches ne rassure guère sur l’état de santé préoccupant de Hugo Chavez.

Pour Janette Habel, enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), c’est un bouleversement :

« Une page se tourne pour le Venezuela. Mais aussi pour l’Amérique latine. »

Pendant plus d’une décennie, Hugo Chavez a transformé la politique et la géopolitique d’Amérique latine. Aucune personnalité politique du continent n’a aujourd’hui la légitimité ou le charisme pour prendre le relais.

1

Hugo Chavez n’est pas encore réinvesti président du Vénézuela

Réélu, Hugo Chavez n’a pas encore été officiellement reconduit à la tête du Venezuela. La cérémonie d’investiture doit intervenir le 10 janvier. Selon la constitution, la succession s’organiserait différemment si elle intervenait avant ou après cette date.

Deux solutions sont envisageables :

  • Hugo Chavez est investi mais ne peut pas aller au bout de son mandat de six ans : des élections doivent être organisées sous trente jours, un délai court qui ne laisse quasiment aucune place à un renversement de l’équilibre politique du pays. Ayant désigné son successeur, c’est Nicolas Maduro qui héritera du pouvoir ;
  • Hugo Chavez n’est pas en mesure d’être investi  : jusqu’à ce qu’un nouveau président soit élu, c’est Diosdado Cabello, le président du Parlement, qui sera aux commandes. Ecarté par Hugo Chavez, qui lui reproche de traîner quelques casseroles (des soupçons de corruption pèsent sur lui), Cabello pourrait avoir du mal à quitter le fauteuil après trente jours. Il redeviendrait aussi une alternative crédible.

Mais la probabilité d’assister à une guerre de succession est faible selon Alain Musset, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), qui a dirigé « Géopolitique des Amériques » (éditions Nathan, 2006) :

« Le successeur est désigné, c’est Nicolas Maduro. Cabello n’a pas été désigné car Chavez ne lui fait pas confiance.

A la disparition du leader, des distensions au sein du parti vont apparaître, mais plus tard. Je ne suis pas sûr que quelqu’un ose s’opposer à la dernière décision du chef. Ça serait presque vu comme un sacrilège – j’utilise volontairement le mot.

Même si Maduro n’est pas charismatique, il bénéficiera du “martyr Chavez”, dont il est l’héritier. »

Il aurait trente jours pour convaincre. Au-delà des personnes, l’héritage politique de Hugo Chavez sera autrement plus compliqué à assumer.

C’est ce que confirme Janette Habel :

« Même s’il a dépassé cette tradition en mettant en œuvre une politique sociale radicale et un projet d’alliance latino-américaine, Chavez s’inscrit dans le courant des militaires nationalistes réformistes de gauche d’Amérique latine.

Ces derniers n’ont rien en commun avec les gorilles et dictateurs d’Argentine ou du Chili. Chavez respecte la démocratie, même si, ancien militaire, il a cette culture du chef, très autoritaire. Ce qui explique qu’il puisse être vu comme un caudillo. »

2

Un bilan national contrasté

Les inquiétudes d’Amnesty

Dans son rapport annuel de 2012, Amnesty International dresse la liste de ses inquiétudes pour l’état des droits de l’Homme au pays d’Hugo Chavez :

« Des défenseurs des droits humains ont reçu des menaces et les détracteurs du gouvernement faisaient toujours l’objet de poursuites engagées pour des motifs politiques. Les mécanismes mis en place pour garantir le respect de l’obligation de rendre des comptes afin d’assurer la bonne marche de la justice et pour contribuer à la prévention des brutalités policières demeuraient insuffisants. De graves épisodes de violences survenus au sein de prisons extrêmement surpeuplées se sont soldés par la mort d’un certain nombre de détenus. »

Les réussites sociales d’Hugo Chavez sont incontestables. Janette Habel rappelle qu’elles lui ont assuré le soutien indéfectible des Vénézuéliens :

« J’ai été observatrice au Venezuela lors de deux élections. Je vous assure qu’à chaque fois, il a été élu sans contestation possible.

Il a derrière lui la majorité de la population, à savoir les plus pauvres. Notamment dans les Ranchos, des bidonvilles où les enfants ont désormais droit à l’éducation, à la santé. Il a aussi fait construire ces derniers mois quelque 200 000 logements neufs pour les plus démunis. »

Mais en œuvrant sans compter pour obtenir l’adhésion de la frange populaire, Hugo Chavez s’est mis à dos une partie de la classe moyenne.

Et les élites traditionnelles – les libéraux et conservateurs ont longtemps gouverné –, lui ont définitivement tourné le dos. Elles critiquent la démagogie, l’autoritarisme (voir ci-contre les inquiétudes d’Amnesty International) et le clientélisme du pouvoir, comme l’explique Alain Musset :

« Les classes populaires lui sont redevables, car Hugo Chavez est à l’origine d’avancées sociales. Il a multiplié les investissements sociaux avec l’argent du pétrole qu’il a aussi transformé en arme diplomatique, rompant les liens entre le Venezuela, les Etats-Unis et l’économie de marché entretenue par les élites.

Mais l’opposition considère que cette politique revient à acheter les voix des plus pauvres. Et dénonce la verticalité du pouvoir vénézuelien. »

« Le socialisme du XXIe siècle est un échec »

Mais c’est en fait sur sa gauche que Hugo Chavez pourrait être le plus critiqué, car il doit en grande partie son ascension politique à son idéologie socialiste, inspirée des Fidel Castro, Salvador Allende, Juan Velasco Alvarado, Omar Torrijos...

Lors de son accession au pouvoir, il s’est ainsi présenté comme le représentant du « socialisme du XXIe siècle ».

Selon Alain Musset, malgré sa politique volontariste, Hugo Chavez n’a pourtant jamais initié les changements structurels nécessaires à la réalisation de son ambition. Et à l’entrée dans une nouvelle ère socialiste :

« Avant Chavez, le Venezuela avait une économie de rentes, issue des hydrocarbures, qui bénéficiait aux élites. Les bénéfices vont désormais ailleurs. Mais c’est encore et toujours une économie de rentes.

Chavez n’a pas utilisé l’argent du pétrole pour transformer la production et le tissu économique du pays, ce qui aurait du même coup transformé le tissu social.

Certes, il y a plus de justice redistributive, mais elle est soumise au bon vouloir de l’Etat. Si la droite revient au pouvoir, ces mécanismes disparaîtront et les classes populaires n’auront rien gagné dans l’affaire. Car le Venezuela est extrêmement dépendant de ses importations.

Sur le long terme, une telle économie de rentes n’est pas viable. Le successeur de Chavez aura certainement à affronter une crise économique, politique et sociale. »

3

Chavez, militant de l’intégration sud-américaine

Même ambivalence sur la scène internationale. Si Hugo Chavez bénéficie à l’étranger d’une indéniable stature, il le doit en partie à son charisme, à sa rhétorique et à ses positions tranchées.

Il a endossé le rôle de chef de file des opprimés, des pays émergents, des nations du Sud. Avec un discours hargneux à l’égard des Etats-Unis pour incarner son propos.

Toutefois, selon Janette Habel, le leader socialiste a connu bien des « conquêtes régionales », faisant de l’unification sud-américaine son cheval de bataille :

« Il a consolidé l’indépendance nationale de son pays en se revendiquant de Bolivar, héros de l’indépendance des colonies espagnoles d’Amérique latine. C’est dans cette optique qu’il a nationalisé les compagnies pétrolières.

Mais il a aussi porté la voix des pays voisins (Bolivie, Equateur, certaines îles des Caraïbes, certains pays d’Amérique centrale) en leur fournissant du pétrole, parfois à des taux extrêmement préférentiels (à l’image de Cuba), avec la seule ambition de consolider l’intégration latino-américaine. Cela lui a apporté un soutien de poids, notamment à l’ONU, où de nombreuses nations l’ont suivi. »

Dès son arrivée au pouvoir, Hugo Chavez a ainsi fait de la scène régionale sa priorité en matière de politique étrangère. Nicolas Maduo cumule d’ailleurs les rôles de vice-président et de ministre des Affaires étrangères.

La diplomatie chaviste s’articulait autour de trois institutions, qu’il a contribué à créer, puis à renforcer :

En organisant politiquement une communauté des Etats latino-américains, en assumant le leadership de ces organisations, Hugo Chavez a fait reculer très largement l’influence des Etats-Unis sur ce territoire, explique Janette Habel :

« Derrière tout cela, il y a une chose : le déclin relatif de la puissance américaine sur le sol sud-américain. A sa mort, l’enterrement sera un événement. Tous les chefs d’Etat de la zone seront là, c’est certain. »

Bras dessus bras dessous avec Ahmadinejad

Hugo Chavez allie souvent la parole aux actes. Critiquant l’impérialisme des Occidentaux, il a amorcé un rapprochement avec la Russie, la Chine, et surtout l’Iran – membre influent de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), comme le Venezuela –, au risque de basculer dans « l’axe du mal » de l’ancien président George Bush, selon Alain Musset :

« On l’a ainsi vu prendre le président iranien Ahmadinejad par l’épaule pour énerver les Etats-Unis. »

Même scepticisme pour Janette Habel :

« Je ne suis pas sûre que c’était la meilleure solution pour manifester son désaccord [avec les Occidentaux, ndlr]. “

Pas certain que Nicolas Maduro ou qu’un successeur prochain pousse jusque-là l’effronterie. L’héritage de Hugo Chavez sera bien difficile à assumer.

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 12h11 le 02/01/2013
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument
  • inspecteur crouton
    • Posté à 11h22 le 02/01/2013
    • Internaute 118828
      modéré

    Nous on aurait bien une petite idée, pour son remplacement...

    • tArTeL¤RdRe
      tArTeL¤RdRe répond à inspecteur crouton
      click toride
      • Posté à 11h54 le 02/01/2013
      • Internaute 192571
        click toride

      chavez-vous planter des chon
      à la mode à la mode...

    • Resistant90
      Resistant90 répond à inspecteur crouton
      Abonné au gaz
      • Posté à 13h18 le 02/01/2013
      • Internaute 196725
        Abonné au gaz

      Vous croyez vraiment qu’il est aussi pourri que Chavez ?

      • Lionel06
        Lionel06 répond à Resistant90
        Dessoucheur
        • Posté à 13h47 le 02/01/2013
        • Internaute 30683
          Dessoucheur

        Ce qui est sûr, c’est que plus pourri que Caniveau il n’y a pas...

      • Ppol
        Ppol répond à Resistant90
        Conseiller juridique
        • Posté à 16h57 le 02/01/2013
        • Internaute 104041
          Conseiller juridique

        Résistant 89, c’était pas les collabos 40 ?

      • consanguinduFN
        consanguinduFN répond à Resistant90
        antipierrrre
        • Posté à 20h23 le 02/01/2013
        • Internaute 191606
          antipierrrre

        pas plus au Venezuela qu’en France la droite bushiste n’est prés de revenir au pouvoir, question de lassitude... Mais sorti de là, tu devrais prendre garde à tes fesses que je rêve de botter de toutes mes forces.

         
        • Resistant90
          Resistant90 répond à consanguinduFN
          Abonné au gaz
          • Posté à 12h38 le 03/01/2013
          • Internaute 196725
            Abonné au gaz

          Rhôôô !

        • Akhu
          Akhu répond à consanguinduFN
          אנטי ציונית
          • Posté à 14h39 le 03/01/2013
          • Internaute 119883
            אנטי ציונית

          Ne faites pas ça, malheureux, ça éclabousse !

        2 autres commentaires
  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 11h34 le 02/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Hugo Chavez affirmait que c’était les américians qui étaient responsables de son cancer ainsi que celui de Castro, et tout le monde se marrait... Bien sûr totalement inimaginable quand on connait cette fabuleuse démocratie qu’est ce pays fait de peurs et de haines.Par contre quand Goldman Sachs a mit la main sur le pouvoir européen là tout le monde s’est tu...

    Sur cette planète dirigée par les fous furieux, je choisi le moins pire, Chavez qui a eut une bonne idée de penser sa succession...

    Au Venezuela, un chavisme sans Chávez ?
    « Des programmes sociaux qui améliorent le sort des plus pauvres ; un soutien populaire intact malgré treize années au pouvoir ; des candidats à la relève crédibles dans son propre camp… M. Hugo Chávez semble bien placé pour remporter le scrutin présidentiel du 7 octobre. S’il venait à disparaître — il est atteint d’un cancer —, le processus politique qu’il a impulsé s’arrêterait-il pour autant ? »

    • Venera84
      Venera84 répond à Bernardo Z
      http://vallesmarineris. (...)
      • Posté à 13h49 le 02/01/2013
      • Internaute 125864
        http://vallesmarineris. (...)

      « Chavez qui a eut une bonne idée de penser sa succession... »

      A la différence des empereurs romains du IIIème siècle (qui n’en avaient pas le temps) ou des fous furieux du XXème siècle, Mao, Staline et autres qui ne s’imaginaient pas mortels, mais sans atteindre pour autant le degré de civilisation des monarchies européennes, dans lesquelles l’arbitraire princier n’avait plus cours puisque la succession était confiée à la coutume.

      Le Venezuela de Chavez représente un bon entre-deux, en somme.

      • Bernardo Z
        Bernardo Z répond à Venera84
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
        • Posté à 16h37 le 02/01/2013
        • Internaute 196411
          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

        Incompréhensible tellement ça sent le ressentiment votre truc...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h33 le 02/01/2013
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Mais en œuvrant sans compter pour obtenir l’adhésion de la frange populaire, Hugo Chavez s’est mis à dos une partie de la classe moyenne »

    C’est toujours la même histoire :
    Dès qu’on assure aux plus pauvres les moyens d’une existence décente et un minimum de dignité, on s’attire systématiquement les foudres de ceux qui roulent déjà carrosse et comptent bien continuer à « profiter » sans vergogne....
    ....quelque soit le nombre de gens qui tombent morts de faim dans les rues.

    • Shenmue
      Shenmue répond à Yvon le Zébulon
      Créateur
      • Posté à 13h15 le 02/01/2013
      • Internaute 196781
        Créateur

      C’est vrai ça alors bande de méchants, ils sont pas contents de vivre dans un régime autoritaire, tout de même c’est vraiment difficile à comprendre...

      • Bernardo Z
        Bernardo Z répond à Shenmue
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
        • Posté à 16h38 le 02/01/2013
        • Internaute 196411
          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

        sinon vous pouvez faire un effort pour essayer de construire une réponse ou le néant vous suffit comme inspiration ?

      • Akhu
        Akhu répond à Shenmue
        אנטי ציונית
        • Posté à 14h45 le 03/01/2013
        • Internaute 119883
          אנטי ציונית

        Vous préfèreriez un type comme Pinochet sans doute ?
        Les plus nantis n’avaient pas l’air de s’en plaindre, étonnant, non ?
        Il y a bon nombre d’exemples du même genre sur le continent, sans doute est-ce où va votre préférence ?

    • gérard lambert
      gérard lambert répond à Yvon le Zébulon
      travailleur de - pour gagner+
      • Posté à 15h56 le 03/01/2013
      • Internaute 26631
        travailleur de - pour gagner+

      oui parce que les « couches moyennes “ savent qu’elle ne franchiront jamais l’obstacles des ‘couches riches ou aiséespour se consoler elles ont besoin des couches les + pauvres , cela les valorisent (politique du Petit chef

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à gérard lambert
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 16h14 le 03/01/2013
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Disons que les « couches moyennes » se croient riches, favorisées,
        et s’octroient le droit à ce titre de mépriser les encore plus pauvres.

        Bref, on se console comme on peut !

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 11h34 le 02/01/2013
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    C’est une nécro ?
    Attention, faudrait pas aller trop vite en besogne Chavez résistant aux impérialismes, il pourrait aussi prolonger le combat contre le crabe. Surtout coaché par les médecins de l’insubmersible Fidel.

    • Aurélien Delfosse
      Aurélien Delfosse répond à Joseph Gratteur
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 11h52 le 02/01/2013
        rédacteur
      • Journaliste 196377
        Rue89

      Bonjour et bonne année,

      Il s’agit d’un bilan du chavisme et non d’une nécro, je vous rassure. Remarquez d’ailleurs que nous n’écrivons jamais qu’il est décédé. Mais ce bilan politique s’imposait compte tenu de l’état de santé d’Hugo Chavez. Lui-même ayant laissé entendre qu’il est peu probable de le revoir au pouvoir.

      • JahRastafari
        • Posté à 12h08 le 02/01/2013
        • Internaute 9177

        Euhhhh, excusez moi, je sais que ce n’est pas facile d’être spécialisé sur tout, comme beaucoup de journalistes aimeraient à l’être (d’autant que Rue 89 aime manifestement refiler le Venezuela à des journalistes fraîchement arrivés à la rédaction), mais un peu de modestie s’il-vous plaît, ce n’est pas en quelques lignes basées sur quelques commentaires de Musset et Habel que l’on va faire un « bilan » de 14 années de révolution bolivarienne.

        Bonne année également : =)

         
        • Aurélien Delfosse
          Aurélien Delfosse répond à JahRastafari
          Auteur(e) de l'article Rue89
          • Posté à 12h36 le 02/01/2013
            rédacteur
          • Journaliste 196377
            Rue89

          Chaque article est « une tentative de » si vous préférez.

          Tentative que complètent vos précisions ci-dessous. N’est-ce pas là la singularité de Rue89 ?

          • huutaa
            huutaa répond à Aurélien Delfosse
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 13h04 le 02/01/2013
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            C’est vrai, une négation de toute valeur journalistique et l’information dans les commentaires.
            Vous parlez d’une singularité.

          • JahRastafari
            • Posté à 13h10 le 02/01/2013
            • Internaute 9177

            oui j’ai un peu tiqué j’avoue : =)
            Par contre : il y a certes des précisions dans mon propos, mais aussi et surtout, je pointe des éléments factuellement faux qu’il faudrait corriger dans votre article.

            Bonne journée.

        3 autres commentaires
      • Tezka
        Tezka répond à Aurélien Delfosse
        ex étudiant des chinois du FBI
        • Posté à 13h09 le 02/01/2013
        • Internaute 122782
          ex étudiant des chinois du FBI

        Pourriez-vous faire le bilan des gouvernements précédents au Venezuela ?

        Non parce-que bon, c’est bien gentil tout ça, mais il serait utile de savoir comment et par qui a été gouverné le Venezuela d’avant Chavez. Histoire de savoir ce qu’il va se passer si l’opposition reprend les reines du pouvoir.

        Le retour de l’oligarchie, de la captation des richesses par une soi-disant « élite » qui reverse quelques miettes aux classes moyennes et laisse crever la majorité de la population, est-il vraiment souhaitable ?

        Y’a plein de bilans très intéressants à faire, des bilans très sombres d’ailleurs. Pourquoi en revient-on toujours au Venezuela & au cas Chavez ?

        Enfin bref, je suppose que les journalistes cesseront de s’intéresser à ce pays le jour où l’oligarchie reprendra la main.

         
        • Paul et Mick
          Paul et Mick répond à Tezka
          Choniste
          • Posté à 14h22 le 02/01/2013
          • Internaute 196163
            Choniste

          .

        • éternellerebelle
          éternellerebelle répond à Tezka
          enragée !
          • Posté à 17h13 le 02/01/2013
          • Internaute 22982
            enragée !

          Trés juste , nos médias n’ont eu de cesse de peindre Hugo Chavez
          comme un dictateur , contre toute vraisemblance (réélu par 3 fois ,instigateur du référendum révocatoire, qui permet au peuple de destituer n’importe quel gouvernant ,fonctionnaire ou administrateur public y compris lePRÉSIDENT !
          Hugo Chavez a du faire face à un coup d’état fommanté par les partisans des anciennes oligarchies ,soutenues par la totalité des médias tv à la solde des états-unis
          Hugo Chavez sauvé par son peuple descendu en masse dans les rues pour exiger son retour !
          Un dictateur à son image ,je pense qu’il serait bienvenu dans notre
          « belle démocratie “(sic)
          Respect à Chavez et à la révolution Bolivarienne,
          solidarité avec le peuple vénézuelien dans ces moments tragiques
          partisant

        2 autres commentaires
      • Resistant90
        Resistant90 répond à Aurélien Delfosse
        Abonné au gaz
        • Posté à 13h22 le 02/01/2013
        • Internaute 196725
          Abonné au gaz

        Ce n’est pas une nécro de Chavez mais c’est déjà très bon !

        A bientôt pour la suite, ne boudons pas notre plaisir... hummm

         
        • Pas lolo
          Pas lolo répond à Resistant90
          fasciné
          • Posté à 19h30 le 02/01/2013
          • Internaute 29635
            fasciné

          Ben non, ça s’arrange pas.
          Y a un mois le principal espoir c’était que le cancer débarrasse les fachos friqués de Chavez, parce que les élections...
          Et maintenant, on se rend compte que même si il cane, il a déjà assuré sa succession et que son homme lige a toutes les chances d’être élu dans des élections régulières.
          De quoi vous dégouter de la démocratie.

        1 autres commentaires
    • Léofil
      • Posté à 13h08 le 02/01/2013
      • Internaute 40587

      Et la marche sur l’eau, elle est prévue pour quand 0 : -) ?

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Joseph Gratteur
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 11h16 le 05/01/2013
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Hélas, dès qu’on rentre dans le système de chimiothérapie,
      les défenses immunitaires naturelles connaissent une chute telle que n’importe quel microbe - même anodin - passant par là est pour votre gueule.

      Nous supposons tous hélas encore, que Chavez n’y résistera pas longtemps,
      et nous savons déjà quelle tranche de la population souffrira de son « départ ».

  • JahRastafari
    • Posté à 11h54 le 02/01/2013
    • Internaute 9177

    « Depuis trois ans, il entretient le mystère autour de lui. On ne connaît ni la nature, ni la gravité de son cancer. »

    La première évocation de son cancer date de mi 2011, donc pas 3 ans.

    Vous dites que Chavez a dit « Mi-décembre : “ Nicolas Maduro est en situation non seulement d’assumer ma charge… mais vous élirez Nicolas Maduro président de la République bolivarienne du Venezuela ”

    moi j’avais entendu : je vous DEMANDE d’élire Maduro. Pouvez-vous citer la source de votre affirmation ?

    “Mais en œuvrant sans compter pour obtenir l’adhésion de la frange populaire, Hugo Chavez s’est mis à dos une partie de la classe moyenne.

    Et les élites traditionnelles – les libéraux et conservateurs ont longtemps gouverné –, lui ont définitivement tourné le dos”

    AD ou COPEI n’ont jamais soutenu Chavez. Comment définissez-vous le concept de classe moyenne AU VENEZUELA ?

    “Elles critiquent la démagogie, l’autoritarisme (voir ci-contre les inquiétudes d’Amnesty International) et le clientélisme du pouvoir”

    Tout est critiquable mais c’est particulièrement savoureux venant d’une opposition golpiste dont aucun représentant n’a été condamné pour le coup d’Etat de 2002 et le lockout patronal de fin 2002/2003 : =)

    “Lors de son accession au pouvoir, il s’est ainsi présenté comme le représentant du ‘ socialisme du XXIe siècle ’.

    Selon Alain Musset, malgré sa politique volontariste, Hugo Chavez n’a pourtant jamais initié les changements structurels nécessaires à la réalisation de son ambition”

    Euhhhhhhh, son accession au pouvoir survient en 1999. A cette époque il n’est jamais question de socialisme du 21 eme sicle mais de 3 ème voie à la Blair (sic). le socialisme du 21eme siècle est évoqué pour la première fois en public en 2004/2005. De quoi parlez-vous ?

    “Pas certain que Nicolas Maduro ou qu’un successeur prochain pousse jusque-là l’effronterie”

    de s’“allier” avec L’iran ? C’est une blague ou quoi ?

    • Resistant90
      Resistant90 répond à JahRastafari
      Abonné au gaz
      • Posté à 13h26 le 02/01/2013
      • Internaute 196725
        Abonné au gaz

      Merci pour ces précisions, même si elle montrent les faiblesses de « la belle histoire » qu’écrit notre bonne rédac’ quand il s’agit de célébrer la gôgôche dans le monde...

      Le story-telling ne suffit pas ?
      Avec 89 et la presse de gôche, passez au « story-rewriting » !

  • Walek2051
    Walek2051
    Désobéissant sans imposture
    • Posté à 12h20 le 02/01/2013
    • Internaute 196092
      Désobéissant sans imposture

    Je ne crois pas qu’au Venezuela, le paysage politique soit le même qu’en France. Ici, depuis De Gaulle, le président a des pouvoirs immenses sur la politique globale et là-bas, la démocratie est très bien organisée, avec de fréquents espaces de débats dans chaque village et chaque quartier. Certes, Chavez est un homme ultra-charismatique mais ce qui est populaire c’est avant tout la révolution bolivarienne. Ainsi, le décès d’un homme, aussi important soit-il, ne défera pas l’institution populaire en place.

    • Shenmue
      Shenmue répond à Walek2051
      Créateur
      • Posté à 13h19 le 02/01/2013
      • Internaute 196781
        Créateur

      Les dictatures sont toujours populaires jusqu’au jour où elles tombent ;)

      • Walek2051
        Walek2051 répond à Shenmue
        Désobéissant sans imposture
        • Posté à 13h25 le 02/01/2013
        • Internaute 196092
          Désobéissant sans imposture

        « La dictature se définit comme un régime arbitraire et coercitif, incompatible avec la liberté politique, le gouvernement constitutionnel et le principe de l’égalité devant la loi. »
        Éternelles critiques envers un régime démocratique simplement différent, c’est lassant.

         
        • Shenmue
          Shenmue répond à Walek2051
          Créateur
          • Posté à 11h39 le 03/01/2013
          • Internaute 196781
            Créateur

          Mais bien entendu ce sinistre personnage est un grand un très grand démocrate... J’adore votre sens de l’humour (noir)

          • Akhu
            Akhu répond à Shenmue
            אנטי ציונית
            • Posté à 14h56 le 03/01/2013
            • Internaute 119883
              אנטי ציונית

            Pourriez-vous définir ce qu’est, selon vous, la démocratie ?
            J’ai peur que vous n’entreteniez quelque confusion sur le sujet.

            • Shenmue
              Shenmue répond à Akhu
              Créateur
              • Posté à 10h51 le 04/01/2013
              • Internaute 196781
                Créateur

              Et moi j’ai peur de votre vison de la chose ;)

              • Akhu
                Akhu répond à Shenmue
                אנטי ציונית
                • Posté à 11h15 le 04/01/2013
                • Internaute 119883
                  אנטי ציונית

                Vous ne m’avez pas répondu.
                Vous semblez ignorer totalement ce qu’est la démocratie, ou préférer dénigrer les régimes qui ne vous plaisent pas en invoquant des arguments fallacieux.

        4 autres commentaires
      • Tezka
        Tezka répond à Shenmue
        ex étudiant des chinois du FBI
        • Posté à 17h43 le 02/01/2013
        • Internaute 122782
          ex étudiant des chinois du FBI

        Chavez serait donc le premier dictateur a donner à son peuple le pouvoir de le démettre de ses fonctions (référendum d’initiative populaire révocatoire).

        En France, un président peut rester au pouvoir alors qu’il est à 20% d’opinion favorable, mais ça va, c’est démocratique. Au Venezuela, le peuple peut se débarrasser de n’importe-quel élu de sa propre initiative, c’est abject, une vraie dictature.

        Logic test : FAIL.

    • éternellerebelle
      éternellerebelle répond à Walek2051
      enragée !
      • Posté à 17h30 le 02/01/2013
      • Internaute 22982
        enragée !

      Je l’espére ,mais le risque d’un nouvel essai de coup d’état n’est quand même pas à négliger Chavez est quand même charismatique et son remplaçant ne semble pas avoir son aura.
      Moi qui ne croit à aucun dieu ,je les prie tous en ce moment !

  • ThePmip
    ThePmip
    Normalement anormal
    • Posté à 12h31 le 02/01/2013
    • 184959
      Normalement anormal

    Merci pour la « petite république d’Amérique du Sud ». Avec plus de 900 000 Km2, le Vénézuéla n’a effectivement qu’une surface 65% plus grande que celle de la France...

    • Walek2051
      Walek2051 répond à ThePmip
      Désobéissant sans imposture
      • Posté à 12h55 le 02/01/2013
      • Internaute 196092
        Désobéissant sans imposture

      Effectivement, le Venezuela est bien plus grand que la France mais le commun des français a tendance a sous-estimer les territoires du Sud : la faute à notre projection cartographique surement... Lien

      Avec cette projection, on y voit plus clair sur la proportionnalité des continents : Lien

      Un article/une étude sur ce sujet serait le bienvenue sur Rue89.

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