Diagnostic 01/01/2013 à 18h46

Face au vide de la pensée politique, les philosophes entrent en scène

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Et si la vérité sortait de la bouche des octo et nonagénaires ? Coup sur coup, voici deux de nos plus vieux philosophes qui nous donnent leur diagnostic sur l’état de notre société et qui, chacun à leur manière, montrent un cap, pas exactement celui que nous suivons aujourd’hui.


Une de Rue89 Le Mensuel, février 2011 

Il y a bientôt deux ans, déjà, nous titrions un numéro de notre (défunt) mensuel « Ils nous réveillent, 258 ans de réflexion, toujours révoltés », avec en couverture Edgar Morin, Stéphane Hessel, et Susan George.

Edgar Morin, 91 ans, est de retour, non pas dans les vœux présidentiels comme lorsque Nicolas Sarkozy lui avait « emprunté » en 2008 son concept de « politique de civilisation » pour donner l’impression d’inventer quelque chose, mais dans un long texte publié par Le Monde, et intitulé de manière provocatrice :

« En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts. »

Deux jours plus tôt, c’était le philosophe Michel Serres, 82 ans, qui, dans une longue interview au Journal du dimanche, diagnostiquait fort justement la situation actuelle :

« Ce n’est pas une crise, c’est un changement de monde. »

Incapables de faire un « diagnostic juste »

L’un comme l’autre, chacun avec sa perspective, ils nous alertent sur notre incapacité à nous doter des clés pour comprendre ce « changement de monde ».


Edgar Morin chez lui à Paris, en janvier 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

Edgar Morin, qui avait participé pendant la campagne électorale à un exercice un peu complaisant avec François Hollande, justement dans Le Monde – le futur président qui dialogue avec le philosophe... –, lance une pique indirecte à l’homme qui, entretemps, est effectivement devenu Président et ne parvient pas (encore ?) à incarner les changements du monde.

Le philosophe souligne notre incapacité à faire un « diagnostic juste » de ce qui se passe aujourd’hui :

« Tout notre passé, même récent, fourmille d’erreurs et d’illusions, l’illusion d’un progrès indéfini de la société industrielle, l’illusion de l’impossibilité de nouvelles crises économiques, l’illusion soviétique et maoïste, et aujourd’hui règne encore l’illusion d’une sortie de la crise par l’économie néolibérale, qui pourtant a produit cette crise.

Règne aussi l’illusion que la seule alternative se trouve entre deux erreurs, l’erreur que la rigueur est remède à la crise, l’erreur que la croissance est remède à la rigueur. »

Il enfonce encore plus précisément le clou :

« Cette docte ignorance est incapable de percevoir le vide effrayant de la pensée politique, et cela non seulement dans tous nos partis en France, mais en Europe et dans le monde. »

« Les illusions de la vieille gauche... »

C’est la gauche qui est visée :

« La gauche est incapable d’extraire de ses sources libertaires, socialistes, communistes une pensée qui réponde aux conditions actuelles de l’évolution et de la mondialisation. [...]

Notre Président de gauche d’une France de droite ne peut ni retomber dans les illusions de la vieille gauche, ni perdre toute substance en se recentrant vers la droite. Il est condamné à un “en avant”. Mais cela nécessite une profonde réforme de la vision des choses, c’est-à-dire de la structure de pensée. Cela suppose, à partir d’un diagnostic pertinent, d’indiquer une ligne, une voie, un dessein qui rassemble, harmonise et symphonise entre elles les grandes réformes qui ouvriraient la voie nouvelle. »

Edgar Morin prône une « réforme de la connaissance et de la pensée par l’éducation publique », qui passe notamment par « la formation de professeurs d’un type nouveau, aptes à traiter les problèmes fondamentaux et globaux ignorés de notre enseignement : les problèmes de la connaissance, l’identité et la condition humaine, l’ère planétaire, la compréhension humaine, l’affrontement des incertitudes, l’éthique ».

L’objectif :

« Ainsi, nous pouvons voir qu’un des impératifs politiques est de tout faire pour développer conjointement ce qui apparaît comme antagoniste aux esprits binaires : l’autonomie individuelle et l’insertion communautaire. »

« Petite Poucette »

Michel Serres, pour sa part, se place dans une autre perspective, celle qu’ouvre la révolution technologique couplée aux formidables bouleversements sociologiques de notre temps.

Du haut de ses 82 ans, le philosophe et historien fait remarquer que, de son vivant, la population du monde est passée de deux à sept milliards, et que la part des agriculteurs en France est tombée de 50% à 1% !

« Dans la même période, l’espérance de vie a triplé. C’est tout cela que l’on ne voit pas. »

Mais notre penseur octogénaire est surtout fasciné par la montée de la génération numérique, celle des trentenaires, qu’il a baptisé « Petite Poucette » (titre d’une conférence puis de son dernier livre, éd. Le Pommier, 2012), celle qui vit « dans » l’ordinateur et pas « avec » comme la sienne.

Et il retrouve Edgar Morin dans la première de ses priorités de ce qui doit être repensé dans notre monde pour s’adapter à la montée en puissance de cette génération et de sa culture, l’éducation :

« Une nouvelle université. Il faut aussi construire une nouvelle chambre des députés, une nouvelle représentation politique, un nouveau droit. Le droit tel qu’il est – il n’y a qu’à voir l’échec d’Hadopi – ne correspond plus à la réalité… Le plus grand effort qu’il faudra faire, demain matin, c’est même assez urgent, est de repenser l’ensemble de ces institutions. »

Il se met à rêver d’une démocratie directe aidée par les moyens numériques généralisés, faisant du monde une grande Suisse où les citoyens ont la parole.

L’historien entre en scène :

« Reprenons l’histoire. En Grèce, avec l’écriture, arrivent la géométrie, la démocratie et les religions du Livre, monothéistes. Avec l’imprimerie arrivent l’humanisme, les banques, le protestantisme, Galilée, la physique mathématique… Il suffit de voir tout ce qui a changé lors du passage à l’écriture et à l’imprimerie. Ce sont des changements colossaux à chaque fois.

On vit une période historique. Petite Poucette n’est pas générationnelle. Ce n’est pas l’héroïne de la rentrée, elle est historique. D’ailleurs, une part de la “crise” d’aujourd’hui vient aussi de cela, de la coexistence actuelle de deux types d’humains… Petite Poucette et ceux de l’ancien monde. Son temps à elle arrive. »

Pas de prêt-à-penser

Ni Edgar Morin, ni Michel Serres, n’arrivent avec un prêt-à-penser à usage des nouvelles générations. Morin se place visiblement dans une perspective de reconstruction longue. Et Serres dit au JDD que si « une nouvelle politique se mettra en place », il ne s’estime « pas assez bon pour le dire, mais [la voit] arriver ».

Mais ils viennent à point nommé nous alerter sur le fait que nous ne pouvons pas seulement analyser la crise actuelle avec nos grilles de lecture traditionnelles ; il faut en inventer d’autres pour éviter de rater le coche des profonds bouleversements de notre temps, en France et dans le monde.

Ça n’est pas nécessairement rassurant – l’inquiétude, mal français... –, mais ce questionnement est salutaire face au discours politique qui tourne de plus en plus à vide et dont les citoyens se détournent sans savoir par quoi le remplacer.

P.S. : Sur Twitter, François Damerval me signale que j’oublie un centenaire, l’économiste Américain Ronald Coase, Prix Nobel qui s’est exprimé le 29 décembre pour appeler les Américains à se méfier ... des économistes.

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  • 149 réactions
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  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 19h11 le 01/01/2013
    • Internaute 21378
      Précaire

    Serres est un technoscientiste, il a la foi ! ! La durée de vie... non mais quelle andouille.
    La durée de vie bonne santé est à 63 ans depuis 30 ans. L’hygiène, l’absence de guerre explique l’augmentation de la durée de vie (dans quel état ?) pas la science.
    En France, en Allemagne, au USA ça baisse depuis 2 ans.
    Les outils ont dépassés leur créateur.

    90 % de nos rivières sont polluées, et il y a des dizaines d’autres exemples.

    On va dans le mur, ce n’est pas du pessimisme c’est juste réaliste.
    La compétition occidentale en voie de mondialisation n’entrainera que des luttes à mort.

    Sobriété, limite, économie, lenteur, humanisme, répartition égalitaire des richesses ; limitation du droit de propriété, coopération, frugalité

    tout cela au quotidien

    PS, les politiques ont le droit de dire des conneries, ils sont dans un autre monde... Mais qu’un journaliste qui les interroge ne relève pas plus leurs contradictions, ou leurs mensonges, c’est plus grave car ça les confirme dans leurs conneries.

    • jyeden
      jyeden répond à karlM
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 19h29 le 01/01/2013
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      sobriété, limite, économie, lenteur, humanisme, répartition égalitaire des richesses ; limitation du droit de propriété, coopération, frugalité

      c’est deja un bon début en réponse à la démesure

      • Key
        Key répond à jyeden
        Postmoderne
        • Posté à 20h25 le 02/01/2013
        • Internaute 144037
          Postmoderne

        La frugalité. Mais, auparavant, le renoncement...

    • pablico
      pablico répond à karlM
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 20h08 le 01/01/2013
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      Tout le monde est dans un autre monde. Personne ne perçoit le réel, chacun a son prisme. Donc tout le monde pense, dit et fait des conneries.

      Une crise qui dure plus de 10 ans est une maladie. Mon prisme ne m’a pas fait voir que c’est un changement de société. Morin lui l’analyse bien. Je pense qu’il a raison. Mais personne n’a la solution puisqu’on ne connait pas bien le problème.

      Si on a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème (philosophie shadock )

      • Rhesus K
        Rhesus K répond à pablico
        outrée l'outre!
        • Posté à 07h08 le 02/01/2013
        • Internaute 194199
          outrée l'outre!

        On vient de la perfection pour expérimenter les voies multiples de l’imperfection.. c’est la tâche.. après on rentre (vers la perfection) et on fait un rapport. Facile.

    • simla
      simla répond à karlM
      desperate housewife
      • Posté à 03h56 le 02/01/2013
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      C’est tout à fait vrai. J’ai lu récemment qu’on vivait certes plus longtemps mais par forcément en bonne santé....on oublie souvent de le rappeler....sans doute pour faire avaler l’âge programmé +++ pour le départ en retraite...

      Vu l’environnement ambiant, ça n’a rien de surprenant !

      • Rhesus K
        Rhesus K répond à simla
        outrée l'outre!
        • Posté à 07h14 le 02/01/2013
        • Internaute 194199
          outrée l'outre!

        Surtout on ne dit jamais que si le corps a prolongé sa vie, ce n’est pas le cas du cerveau, qui invariablement se met à souffrir d’un manque quantitatif de neurones non secouru par la qualité de ceux qui restent. Soit, ceux qui arrêtent de penser une fois la situation acquise, et ceux qui n’ont jamais su penser, qui se retrouvent gâteux toujours plus longtemps.. pain béni pour les pharmacies, la médecine.

        Cas aussi du coeur, qui chez certains cesse de fonctionner passés 45 ans. Regardez autour toutes les extinctions du sentiment, c’est souvent encore plus rapide que la végétation du cerveau.

        Bref, la moelle épinière se porte bien, pour le reste..

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à karlM
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 11h48 le 02/01/2013
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      L’illusion est de croire que c’était mieux avant. Il y a cinquante ans, c’est la pollution par le charbon qui régnait en Europe, comme en Chine maintenant.

      Serres a connu cette époque. Il ne fait pas des erreurs de novice (même à l’Insee, actuellement, les « séries longues » sont à 10 ans).

      La frugalité me paraît être une solution, mais il ne faut pas la confondre avec la pénurie, qui régnait avant et qui continue pour la majorité de la planète.
      (voir aussi « Quelle décroissance ? » Lien et autres)

      • karlM
        karlM répond à Jacques Bolo
        Précaire
        • Posté à 14h30 le 02/01/2013
        • Internaute 21378
          Précaire

        Mieux avant ?
        c’est certain, sauf si on prend comme référence la folie de la révolution industrielle/productiviste
        Proverbe Soufiste du XIIème siècle
        « Manipulez la vie matérielle avec vos mains sans jamais la laisser rentrer dans vos cœurs, car les mains se lavent mais pas le cœur. »

         
        • Jacques Bolo
          Jacques Bolo répond à karlM
          Auteur-Editeur-Libraire
          • Posté à 17h12 le 05/01/2013
          • Internaute 37329
            Auteur-Editeur-Libraire

          C’était mieux avant (et encore) si on faisait partie des 1à5% de privilégiés, sinon, c’était plutôt la situation du 1/3monde actuel pour tous les autres.

          L’idée que la vie matérielle est mauvaise est une idée de (très) riche, ne serait-ce qu’en éducation, qui supposait bien un niveau matériel que n’avaient pas les autres. Croire le contraire est une erreur.

        1 autres commentaires
  • vol19
    • Posté à 19h28 le 01/01/2013
    • Internaute 13492

    Education d’un nouveau type certes, mais quelque soit l’enseignant et le dispositif (présentiel ou numérique) encore faut-il que l’apprenant ait le désir d’apprendre, aller vers la connaissance.
    Hors le sujet contemporain marqué notamment par l’addiction à la consommation, les médias, la jouissance immédiate, le cynisme, l’absence de limites, et autres imaginaires leurrants, a conduit l’éducation, le savoir et même l’information à devenir de banals produits de consommation.
    Pour s’approprier un savoir encore faut-il en avoir envie, envie de commettre un larcin, c’est à dire de reconnaitre un manque par rapport à son état précédent, et de pouvoir construire un sens avec cette connaissance. Le modèle addictif de notre société invalide ce mécanisme.
    La mobilité sociale depuis une trentaine d’année a considérablement été réduite, et s’il faut des diplômes, des savoirs instrumentaux, pour n’être point dans une situation sociale trop défavorable, savoirs et connaissances n’ont en réalité rarement aussi été déclassés à ce point, à une époque justement marquée par la production de leurres qu’ils soient financiers et médiatiques et par cet extrême entre soi social et économique.
    La question serait... si l’éducation devait jouer un rôle : Quels devraient être les conditions, l’environnement, les dispositifs qui pourraient redonner à des publics très hétérogènes, le désir de retrouver la sublimation, le désir d’accéder à la connaissance, de tenter d’expérimenter des démarches de progrès dans les diverses organisations qui composent nos sociétés ? Le symptôme c’est que ces mots soient devenus complètement creux.

  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 19h30 le 01/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Nous sommes tous d’accord sur un point, nous votons pour des gens qui n’apliquent pas la politique pour laquelle nous avons voté pour eux. La première des questions à nous poser, rôle incombant normalement aux journalistes mais la plupart préfèrent penser à leur carrière plutôt qu’à leur métier et pour ceci il ne vaut mieux pas penser trop loin, c’est pourquoi ? Quelle est la légitimité des gens qui nous gouvernent ? Quelle est d’autant plus celle des gens qui disent à nos hommes politiques comment ils doivent gouverner ?

    Puisqu’on le voit tous avec la dictature des actionnaires, nous ne sommes plus en démocratie et pourtant aucune institution ne réagie, la cour d’appel européenne ayant confirmé l’officialisation de la prise en main de nos vies par Goldman Sachs.

    Hélàs s’il n’y a pas de réaction des peuples, comme elles se font de plus en plus mais nos médias bienveillants à l’égard de leurs actionnaires préfèrent le taire, je vois mal avec tout ces gens compromis à tous les postes de pouvoir comment on va réussir à s’en tirer...

  • Le Yéti
    Le Yéti
    voyageur à domicile
    • Posté à 19h34 le 01/01/2013
    • Internaute 6095
      voyageur à domicile

    « Ce n’est pas une crise, c’est un changement de monde. »

    Hého, cher Pierre, il n’y a tout de même pas que des octogénaires+ pour affirmer ceci. Ma chronique dans Rue89 ne traite que de ce sujet depuis 2008 (2005 dans mon blog perso) : « De la crise financière à la crise de civilisation ».
    Et que dire des travaux des Jorion, Lordon, E. Todd... ? La relève est là, bien présente, je pense. J’ai la totale et résolue immodestie de vouloir en faire partie, non seulement comme observateur, mais comme acteur (cf. mes vœux 2013)

    • Pas tripette.
      Pas tripette. répond à Le Yéti
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.
      • Posté à 21h22 le 01/01/2013
      • Internaute 117974
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.

      Rien que trois liens ?

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Pas tripette.
        voyageur à domicile
        • Posté à 21h58 le 01/01/2013
        • Internaute 6095
          voyageur à domicile

        « Rien que trois liens ? »

        J’ai écrit 477 articles à ce jour dans Rue89. 477 liens, ça vous aurait certainement paru envahissant.
        Je ne sais pas si « je m’aime », mais vous, par contre, je sais : je ne vous aime pas, bien que vous manifestiez une fidélité jamais démentie et gentiment canine à tout ce que j’écris. Bonne année, Tripette !

        (Salut aussi en passant à ce pauvre Gratteur qui vient de voler à votre secours en vous topant d’importance, lui aussi fidèle d’entre les fidèles,qui pourtant essaie de faire croire au tout venant qu’il me méprise et ne me lit plus. Bonne année, fidèle Gratteur : -D)

         
        • Éric  Perrin
          Éric Perrin répond à Le Yéti
          Ginkonaute
          • Posté à 22h29 le 01/01/2013
          • Internaute 51185
            Ginkonaute

          477 articles, l’article vendu au mètre.

          Le yéti, notre mètre à penser...

          • Joseph Gratteur
            Joseph Gratteur répond à Éric Perrin
            Working class bléro
            • Posté à 22h35 le 01/01/2013
            • Internaute 164574
              Working class bléro

            Sans oublier ses oeuvres complètes sur Bellaciao...ou il disait déjà les mêmes choses, et faisait tout pareil avec le petit peuple dans les posts.

            • Éric  Perrin
              Éric Perrin répond à Joseph Gratteur
              Ginkonaute
              • Posté à 22h38 le 01/01/2013
              • Internaute 51185
                Ginkonaute

              Le tout relié en authentique peau de capitaliste !

              • Joseph Gratteur
                Joseph Gratteur répond à Éric Perrin
                Working class bléro
                • Posté à 22h47 le 01/01/2013
                • Internaute 164574
                  Working class bléro

                Non, il n’est pas anticapitaliste, il est pour un capitalisme honnête. Juste un révolutionnaire bourgeois, rien de plus, rien de moins.

                • Éric  Perrin
                  Éric Perrin répond à Joseph Gratteur
                  Ginkonaute
                  • Posté à 22h50 le 01/01/2013
                  • Internaute 51185
                    Ginkonaute

                  Ah ah, même pas de la vraie peau et dorure sur tranche alors le vil gredin !

          • DiaboloSatanas
            DiaboloSatanas répond à Éric Perrin
            Fou du volant
            • Posté à 22h43 le 01/01/2013
            • Internaute 79165
              Fou du volant

            Le Yeti phare de la pensée échoué a la Hague est une des sept merveilles du monde Injustement méconnue mécréant ..

            • Le Yéti
              Le Yéti répond à DiaboloSatanas
              voyageur à domicile
              • Posté à 22h55 le 01/01/2013
              • Internaute 6095
                voyageur à domicile

              La meute des domestiqués atrabilaires est déchaînée à ce que vois : -D

              • Éric  Perrin
                Éric Perrin répond à Le Yéti
                Ginkonaute
                • Posté à 22h59 le 01/01/2013
                • Internaute 51185
                  Ginkonaute

                 : -D

                • Le Yéti
                  Le Yéti répond à Éric Perrin
                  voyageur à domicile
                  • Posté à 23h08 le 01/01/2013
                  • Internaute 6095
                    voyageur à domicile

                  « : -D »

                  Tu es sûr, Perrin, tu es vraiment sûr que tu rigoles autant que tu émoticônes ? Moi, pas.
                  (Pour info, tous vos aboiements sont repliés. Il n’y a plus que vous qui les lisez. Et moi, pour le fun. Allez, bonne nuit et bonne année, la meute. Toujours fidèles à vous-mêmes à ce que je vois, c’est déjà ça.)

              • Mon-Al
                Mon-Al répond à Le Yéti
                roturière : -)
                • Posté à 23h08 le 01/01/2013
                • Internaute 24219
                  roturière : -)

                Avez-vous prévu de bonnes résolutions pour la nouvelle année ?

                • Éric  Perrin
                  Éric Perrin répond à Mon-Al
                  Ginkonaute
                  • Posté à 23h30 le 01/01/2013
                  • Internaute 51185
                    Ginkonaute

                  Un peu moins d’immodestie peut-être ?

                  • Mon-Al
                    Mon-Al répond à Éric Perrin
                    roturière : -)
                    • Posté à 23h35 le 01/01/2013
                    • Internaute 24219
                      roturière : -)

                    Bah, tant qu’il pourra s’étaler sur la Rue, pourquoi ferait-il preuve de modestie ?

        • Atlantis
          Atlantis répond à Le Yéti
          Etudiant apolitique
          • Posté à 23h30 le 01/01/2013
          • Internaute 39710
            Etudiant apolitique

          Ce qui est usant dans vos articles, c’est leur répétition, leur vocabulaire mystique et incantatoire, et votre appellation à ce que tout se casse la gueule uniquement pour prouver que vous avez raison. Ajoutez à ça une admiration sans la moindre nuance pour Mélanchon, et vous offrez un mix de Ségolène Royal, de Lénine et de Louis XIV (« après moi le déluge »)...

        • Pas tripette.
          Pas tripette. répond à Le Yéti
          Si j'aurais su, j'aurais po lu.
          • Posté à 09h58 le 02/01/2013
          • Internaute 117974
            Si j'aurais su, j'aurais po lu.

          une fidélité jamais démentie et gentiment canine
          Je pouffe et je m’en vais à quatre pattes. Et la bonne année Monsieur.

        18 autres commentaires
    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Le Yéti
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 23h34 le 01/01/2013
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Oh je ne dis pas qu’ils en ont l’exclusivité, loin de là, mais le contraste entre les voeux de Hollande et ces deux interventions publiques des derniers jours m’a semblé suffisamment frappante pour la noter de la sorte.

      • Señor Oulqo
        Señor Oulqo répond à Pierre Haski
        Gros con de droite
        • Posté à 02h35 le 02/01/2013
        • Internaute 195938
          Gros con de droite

        Vous avez dû vous retenir de rigoler un bon coup, je vous admire assez sur ce coup Pierre.

        yéti qui se compare à Edgar Morin, je crois bien que c’est la première fois que le pitre étalon de rue89 m’a fait verser dans le fou-rire : -))))))

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Señor Oulqo
          voyageur à domicile
          • Posté à 09h09 le 02/01/2013
          • Internaute 6095
            voyageur à domicile

          « yéti qui se compare à Edgar Morin »

          Ça va te faire un plus mourir de rire, Hulk, mais je n’ai pas plus de complexe à discuter d’égal à égal avec des Morin, Jorion ou Haski que d’engueuler, toujours d’égal à égal, des malotrus aigris pour leurs interventions stupides, creuses et parfaitement inutiles.

          Je peux parfaitement aimer les travaux des premiers sans me tenir tenu de manifester à leur égard la révérence idolâtre des subalternes de meute. Comme je peux tout autant mépriser les interventions débiles des éternels seconds sans ressentir un quelconque sentiment de supériorité à l’égard du vide qu’ils manifestent avec une frénésie aussi pathétique que répétitive.

          • Joseph Gratteur
            Joseph Gratteur répond à Le Yéti
            Working class bléro
            • Posté à 09h20 le 02/01/2013
            • Internaute 164574
              Working class bléro

            Une discussion se fait toujours d’égal à égal. Sinon, c’est un cours, une messe, une conférence, un ordre, une injonction....
            Avec un outil comme ça, on voit bien que toi, d’entrée, il y a des gens qui ne sont pas tes égaux et tu les coupes.
            Ici, comme sur Bellaciao, tu te comportes en dominant. Ce qui discrédite l’ensemble de ton oeuvre.
            Désigner une pseudo meute, des coupables, c’est aussi un comportement traditionnel des gens qui croient détenir un quelconque pouvoir. Le savoir, les idées ne sont pas un pouvoir, ils sont une richesse, à partager en toute liberté, comme toutes les richesses.
            Hessel sait faire, face à n’importe qui même au plus humble ou au plus vicelard, dans le respect de l’autre -toujours-. Pas toi.Les autres, je ne sais pas, je ne les ai jamais vus en vrai.

            • Le Yéti
              Le Yéti répond à Joseph Gratteur
              voyageur à domicile
              • Posté à 09h40 le 02/01/2013
              • Internaute 6095
                voyageur à domicile

              « Hessel sait faire »

              C’est ça, je vais envoyer un florilège de tes interventions les plus brillantes à Hessel pour voir comment il réagit : -D

              Je pourrais aussi t’adresser en étrennes les œuvres complètes dudit Hessel. Tu pourras y constater avec quelle délicatesse respectueuse il envoie des coups de pieds au cul de ceux qu’il considère comme des « vicelards ».

              • Joseph Gratteur
                Joseph Gratteur répond à Le Yéti
                Working class bléro
                • Posté à 10h04 le 02/01/2013
                • Internaute 164574
                  Working class bléro

                Sauf que je ne suis qu’un clampin de riverain, qui ne prétend à aucune fonction ou utilité intelectuelle publique, éditorialiste, idéologique ou journalistique.
                Enfin, s’il n’y a pas de respect mutuel, effectivement on peut se permettre l’irrespect. Oui, Hessel sait faire ça aussi.
                Ton curseur perso d’irrespect est à fond, l’égo est trop fort. Et rien ne changera donc.
                Comme pour la charte Rue89, quoi, irrespect dès que l’on écrit contre et que ca dérange trop. Vous êtes proprios de nos écrits, pas les riverains, et vous avez tenté de nous faire croire que vous vous comporteriez autrement qu’en propriétaire.

                • Señor Oulqo
                  Señor Oulqo répond à Joseph Gratteur
                  Gros con de droite
                  • Posté à 13h45 le 02/01/2013
                  • Internaute 195938
                    Gros con de droite

                  Discuter avec yéti c’est comme pisser dans une contrebasse.
                  Et pourtant, on peut l’emmener en avion.

                  Étonnant, non ?

          • Señor Oulqo
            Señor Oulqo répond à Le Yéti
            Gros con de droite
            • Posté à 13h47 le 02/01/2013
            • Internaute 195938
              Gros con de droite

            « je n’ai pas plus de complexe à discuter d’égal à égal avec des Morin, Jorion ou Haski »

            Je suppose donc qu’ils sont amateurs de dîners de cons. Comme quoi même un penseur émérite a droit à ses petits loisirs innocents.

          • Señor Oulqo
            Señor Oulqo répond à Le Yéti
            Gros con de droite
            • Posté à 14h00 le 02/01/2013
            • Internaute 195938
              Gros con de droite

            En complément, je vous confirme que vu le nombre d’universitaires et autres experts réels qui interviennent ici dans les commentaires, et qui sont passés par le rude et long travail d’apprentissage de leurs domaines d’expertise, il est en effet exact qu’un autodidacte à la culture bâclée et mal digérée tel que vous ne peut pas parler d’égal à égal. Vous n’êtes rien d’autre qu’un expert auto-proclamé, qui ne peut que faire sourire n’importe quel esprit éduqué, éclairé et cultivé.

            Il y a des autodidactes qui font le même chemin et qui arrivent aux plus hauts degrés de connaissance et de finesse d’esprit, mais on les reconnaît en général à leur humilité. Votre arrogance, associée à votre boursouflure de l’égo, suffit à démontrer que vous ne faites pas partie de cette élite intellectuelle.

            Vous êtes un pitre qui s’agite dans le bac à sable du jardin public devant le Collège de France en injuriant les gens qui y entrent et en sortent, mon pauvre vieux.

            • malatrie
              malatrie répond à Señor Oulqo
              • Posté à 16h34 le 02/01/2013
              • Internaute 26407

              « En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts »
              Lien

          • Youri Gagarine
            Youri Gagarine répond à Le Yéti
            appesanti
            • Posté à 16h09 le 02/01/2013
            • Internaute 164345
              appesanti

            nous inviterez nous un jour à vos thés pour deviser d’économie et de révolutions, cher Trissotin ?

            TRISSOTIN
            Vos vers ont des beautés que n’ont point tous les autres.
            VADIUS
            Les grâces et Vénus règnent dans tous les vôtres.
            TRISSOTIN
            Vous avez le tour libre, et le beau choix des mots.
            VADIUS
            On voit partout chez vous l’ithos et le pathos*.
            TRISSOTIN
            Nous avons vu de vous des églogues d’un style,
            Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile.
            VADIUS
            Vos odes ont un air noble, galant et doux,
            Qui laisse de bien loin votre Horace après vous.
            TRISSOTIN
            Est-il rien d’amoureux comme vos chansonnettes ?
            VADIUS
            Peut-on voir rien d’égal aux sonnets que vous faites ?
            TRISSOTIN
            Rien qui soit plus charmant que vos petits rondeaux ?
            VADIUS
            Rien de si plein d’esprit que tous vos madrigaux ?
            TRISSOTIN
            Aux ballades surtout vous êtes admirable.
            VADIUS
            Et dans les bouts-rimés je vous trouve adorable.
            TRISSOTIN
            Si la France pouvait connaître votre prix,
            VADIUS
            Si le siècle rendait justice aux beaux esprits,
            TRISSOTIN
            En carrosse doré vous iriez par les rues.
            VADIUS
            On verrait le public vous dresser des statues.

        9 autres commentaires
    • Youri Gagarine
      Youri Gagarine répond à Le Yéti
      appesanti
      • Posté à 01h54 le 02/01/2013
      • Internaute 164345
        appesanti

      heureusement que vous êtes là pour nous aider à comprendre, par exemple en nous donnant à lire des ouvrages comme éloge de la fuite de Laborit.
      Pour vous remercier, je vous offre un tout nouveau bouquin de Th Monod : Et si l’aventure humaine devait échouer. De quoi écrire une 20taine de billets sur votre blog.

    • Youri Gagarine
      Youri Gagarine répond à Le Yéti
      appesanti
      • Posté à 01h27 le 02/01/2013
      • Internaute 164345
        appesanti

      Haski ne perd pas son temps à te lire Yéti, enfin !
      Pour le coup, tu nous fais une petite crise - pardon, changement de monde - de jalousie ? On usurpe ta pensée profonde à toi tout seul dans ton coin ? Vu que tu es le seul à t’apercevoir que le monde change et va mal, et à mal l’écrire, tu pourrais demander le respect de tes copyright... la fin du capitalisme brevetée Yeti...

    • ruerâle
      ruerâle répond à Le Yéti
      héliotrope
      • Posté à 11h53 le 02/01/2013
      • Internaute 110429
        héliotrope

      J’ai pas bien compris pourquoi vous mettez en avant Todd ou Klein pour, dans vos voeux, les discréditer. Ou alors j’ai pas bien lu.
      D’ailleurs je n’y ai pas vu la posture d’un acteur qui pourrait proposer un chemin à suivre ou ne serait-ce que des pistes, si ce n’est l’évolution des mentalités...
      Enfin, ne sachant pas qui vous êtes, je ne sais pas ce qui vous conduit à vous revendiquer « penseur » ou « philosophe », mais je crois que le dernier à le revendiquer était le grand BHL, c’est tout dire. Mais c’est bien d’être plus tempéré et d’avoir l’« immodestie de vouloir » en faire partie et non pas l’immodestie de croire en faire partie.
      Pour autant je respecte vos écrits somme toute intéressants et pertinents.

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à ruerâle
        voyageur à domicile
        • Posté à 12h57 le 02/01/2013
        • Internaute 6095
          voyageur à domicile

        1/ Dites-moi où je « discrédite » Todd (à moins que vous considériez qu’exprimer un désaccord sur tel ou tel point particulier discrédite tout un ensemble) ?
        2/ Dites-moi où je me revendique « penseur » au « philosophe » ?
        3/ La posture d’un acteur : celle-là, oui, je la revendique au titre de citoyen responsable ; j’ai établi un programme politique en 10 volets publié sur Rue89 dès 2009 (je vous laisse chercher les liens). Je tiens à votre disposition d’autres liens vers d’autres analyses où je fais des propositions concrètes d’actions. Vous avez parfaitement le droit de contester ces propositions, mais ne pouvez en nier l’existence.
        4/ Je revendique « immodestement » aussi le droit de discuter d’égal à égal avec qui que ce soit, quelque soit sa position dans la grille hiérarchique sociale, ce qui ne tient en rien à une comparaison de valeur.

         
        • ruerâle
          ruerâle répond à Le Yéti
          héliotrope
          • Posté à 13h54 le 02/01/2013
          • Internaute 110429
            héliotrope

          1/ Taxer de naïveté une pensée n’est pas la valoriser (peut être discrédité est-il trop fort ?) :
          « Il pense à tort, selon moi, qu’il suffit de faire pression sur les vieux pots pour qu’ils corrigent leurs trajectoires imbéciles. D’où sa foi plutôt naïve en un “ hollandisme révolutionnaire ” [rires]. »

          2/ « La relève est là, bien présente, je pense. J’ai la totale et résolue immodestie de vouloir en faire partie, non seulement comme observateur, mais comme acteur (cf. mes vœux 2013) » en faisant référence aux octo’ présentés dans l’article et aux néos de votre post, vous vous associez à leur « fonction » et vous renvoyez à votre production pour le prouver.

          3/ Oui, j’avais lu vos propositions (et je viens de les reparcourir) Pardon pour cet oubli !
          Elles sont tout à fait valables (si ce n’est pour moi celle de laisser en vie un système bancaire privé quel qu’il soit ou celle de protectionnisme) et reprennent ce qui est débattu depuis des (2) dizaines d’années maintenant (et oui ça passe vite) dans les cercles altermondialistes. Tout ceci est formalisé depuis bien longtemps et je conçois que même ne rien faire est faire quelquechose mais, pour moi, agir n’est pas que penser, conceptualiser, il faut ensuite mettre en pratique.
          La question sur votre action c’est « Comment ? ». Comment faîtes vous tous les jours ? Comment virer cette élite finissante corrompue à l’os ? Comment abattre les « très riches voyous » ? Par de bons sentiments ?
          En gardant le même système ? En remplaçant l’élite par une autre ? Qui la constitue ? Todd le « naïf » ? Comment faire qu’elle ne se corrompe pas ?
          Vous comparez le système capitaliste moderne au Titanic qui sombre. Quel est le nouveau navire sur lequel embarquer ? Les chaloupes ?
          Ces octo cherchent un nouveau système, pas à réparer celui-ci.

          4/ Bien sûr, j’exècre la hiérarchie dans la disputa. Mais ce que je voulais exprimer c’est que l’on ne se revendique pas philosophe, on l’est ou pas.

          5/ pour moi, la modestie va avec le doute.

          Cordialement.

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à ruerâle
            voyageur à domicile
            • Posté à 14h22 le 02/01/2013
            • Internaute 6095
              voyageur à domicile

            1/ Je critique le « hollandisme révolutionnaire » pas Todd lui-même, bien au contraire (la preuve récente sur mon blog perso)

            2/ Mouais, un peu tirée par le cheveux, la démonstration ; -) Comme vous le rappelez, j’ai écrit que je revendiquais « la totale et résolue immodestie de vouloir en faire partie, non seulement comme observateur, mais comme acteur. Et rien d’autre !

            3/
            a. “laisser en vie un système bancaire privé”... mais assorti d’une interdiction de pari spéculatif sur les variations de prix, ce qui les ramène au seul rôle de banques de dépôt et d’investissement dans l’économie réelle.
            b. “Ces octo cherchent un nouveau système, pas à réparer celui-ci.” Moi aussi, avec un nouveau système et des élites entièrement renouvelées (je vous laisse découvrir les liens où tout ceci est régulièrement traité).

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