Explicateur 27/12/2012 à 16h09

La République centrafricaine, symbole d’un désastre franco-africain

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

C’était en 1982, François Bozizé, remuant général centrafricain, aujourd’hui président, m’avait donné rendez-vous dans une tour du XIIIe arrondissement de Paris, et m’avait annoncé, sûr de lui : « Je rentre à Bangui, et je prends le pouvoir ». Il avait échoué, et avait dû attendre... 2003 pour atteindre son but, renversant dans un coup d’Etat le président Ange-Félix Patassé dont il fut longtemps l’allié.

A son tour aujourd’hui d’être menacé par un groupe de rebelles, ressemblant comme deux gouttes d’eau au chef de bande qu’il fut lui-même avant d’endosser ses habits neufs de chef d’Etat.

Ça se passe ainsi en République centrafricaine, un pays enclavé en Afrique centrale, plus grand que la France pour moins de cinq millions d’habitants, et qui fut longtemps (mal)traité par la France comme un véritable porte-avions, une situation stratégique naturelle au cœur du continent noir.

Mais les temps changent : l’enjeu stratégique a grandement diminué, et François Hollande a sonné le glas, jeudi, du rôle de gendarme de l’armée française dans ce pays, y compris lorsqu’il s’agit de faire ou défaire le régime en place.

1

Un Etat en faillite

La République centrafricaine (RCA) est le prototype de ce que les politologues américains ont baptisé les « failed states », les Etats en faillite. Avant d’être en faillite, encore eût-il fallu exister, et la RCA n’en a guère eu l’occasion depuis son accession à l’indépendance en 1960.

Dans la longue litanie de catastrophes politiques dans ce pays, il faut bien sûr faire une place à part à Jean-Bedel Bokassa, qui, avec la complaisance complice de la France giscardienne, offrit au pays son premier coup d’Etat militaire (renversant son cousin David Dacko, qui le renversera à son tour après être rentré à Bangui dans un Transall de l’armée française), avant de se faire couronner empereur en 1977.

Bokassa 1er et l’impératrice Catherine. Un ministre français, Robert Galley, a assisté à cette farce sinistre, et des hommes d’affaires et des politiques français se sont gavés sur le dos de cet ancien soldat qui s’est battu pour l’armée française en Indochine et en Algérie, et s’est cru le Napoléon de l’Afrique centrale.

Le sacre de Bokassa

Quand il est devenu gênant, Paris l’a tout simplement renversé en 1979, et a placé un pantin plus présentable à sa place.

Main humaine sortie du four

Bokassa est une figure tragicomique de la Françafrique. J’ai assisté à son procès, à Bangui, dans les années 1980, alors qu’il était poursuivi pour massacres, tortures, et même anthropophagie, un grand moment de théâtre politico-judiciaire franco-africain.

Deux ténors du barreau français, Francis Szpiner et François Gibault, participaient au procès, tous deux en service commandé pour le ministère de la Défense et l’entourage de Jacques Chirac, afin de ne pas laisser déraper ce procès contre un ancien officier des guerres coloniales françaises...

Toute personne ayant assisté à ce procès se souvient encore du contre-interrogatoire par Me Szpiner du cuisinier de Bokassa, qui venait de témoigner en faveur de la thèse de l’anthropophagie en décrivant une main humaine sortie du four...

Ce fut la fin de Bokassa, condamné à mort à Bangui mais autorisé à finir ses jours dans son château français d’Hardricourt, qui avait un temps été cédé à Roger Holeindre, ex-para et ex-dirigeant du Front national à ses débuts, héritage bizarre d’une fraternité d’armes mal placée. Mais ce n’était pas la fin des errances de la Centrafrique, jusqu’à ce jour.

2

Le jeu trouble de la France

Dans les années 1980, derrière la façade de la légalité républicaine restaurée en Centrafrique, la France régnait en maître.


La carte de la Centrafrique (via Wikipédia)

La RCA était alors considérée par Paris comme un atout stratégique irremplaçable, un porte-avions aux confins du Tchad – alors en guerre permanente avec la Libye de Kadhafi –, des principaux alliés de la France en Afrique centrale comme les deux Congo et le Cameroun, et enfin ouvert sur le Soudan et les pays d’Afrique de l’Est.

La France avait installé deux bases militaires dans le pays, l’une dans la capitale, rempart du régime, et l’autre à Bouar, dans le nord, tournée vers le Tchad et les interventions régionales.

Et à Bangui, c’est un officier français, le colonel Jean-Claude Mansion, véritable « pro-consul » de Centrafrique, qui pouvait d’un claquement de doigts faire et défaire le pouvoir, les carrières et les contrats, plus efficacement que le faible président Dacko.

Eviter un mécontentement populaire contre la France

Mansion, surnommé par certains « Lucky Luke » en raison de son côté longiligne, était craint par tous, président ou simples citoyens. Un jour où un Mirage français s’était écrasé au décollage sur une école coranique de Bangui, tuant de nombreux enfants, Mansion était parvenu à empêcher l’émeute qui couvait par sa simple présence, désarmé, au milieu de la foule.

La mission de Mansion : verrouiller la RCA au profit des intérêts stratégiques et économiques français, du moins tels qu’ils étaient perçus à Paris pendant la Françafrique.

Elle était loin l’époque des débuts du premier mandat de François Mitterrand, lorsque Jean-Pierre Cot, son éphémère ministre de la Coopération, assurait vouloir retirer la présence française du cœur de l’appareil d’Etat des partenaires africains de la France. Mansion n’était pas seulement au cœur de l’appareil d’Etat, il était l’Etat...

C’était également l’époque où le budget français assurait les fins de mois centrafricains, en dépit de tous les plans d’ajustement structurel du FMI, pour que les fonctionnaires soient payés en temps et en heure et ainsi éviter un mécontentement populaire inévitablement dirigé contre la France – mais sans réellement aider ce pays déstructuré à bâtir un avenir.

3

Nouvelle donne africaine ?

Jeudi matin, alors que les manifestants pro-Bozizé s’en prenaient aux intérêts français à Bangui, François Hollande a donné le signal d’une nouvelle donne :

« Si nous sommes présents, ce n’est pas pour protéger un régime, c’est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d’un pays, en l’occurrence la Centrafrique. Ce temps là est terminé. »

La France, il est vrai, a fortement réduit sa présence militaire dans ce pays depuis des années, fermant notamment la base aérienne du nord du pays, et ne conservant que quelque 250 hommes à Bangui, un dixième des effectifs un temps concentrés dans ce pays.

Pour Bozizé, menacé par l’avancée d’une colonne de rebelles vers sa capitale, cette déclaration sonne comme un arrêt de mort, au moins politique.

Ne plus défendre les régimes en place à tout prix

Nicolas Sarkozy avait amorcé ce virage, malgré ses débuts désastreux sur le sol africain avec son discours de Dakar. Il avait renégocié les accords militaires secrets qui liaient la France à ses anciennes colonies d’Afrique, pour en retirer le côté « assurance vie » des régimes en place qu’ils contenaient, un héritage de l’époque Foccart et ouvertement néo-coloniale.

Ne plus défendre les régimes en place à tout prix est assurément un signe de changement pour la politique africaine de la France. Mais cela ne fait pas encore une « autre » politique.

La Centrafrique n’est pas le meilleur laboratoire pour expérimenter de nouvelles formes de coopération entre la France et ses ex-colonies. Au moins, ce pays au destin tragique, toujours en quête de stabilité politique, aura-t-il servi de signal à ce que Paris ne fera plus, promis-juré.

Le Mali et la future intervention plaçant les Africains en première ligne sera un autre test des intentions, et de la capacité de la France à agir différemment sur le continent.

Après un demi-siècle de relations franco-africaines qui laissent un goût amer, pour les deux côtés, tout est à réinventer.

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  • 56 réactions
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  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 16h56 le 27/12/2012
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Tiens, les vacances sont finies pour certains ; o)
    Bonsoir M’sieur Haski... Un expliquateur c’est quoi ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Zééva
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 17h05 le 27/12/2012
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      C’est une machine à expliquer ce qui parait lointain et compliqué mais qui ne l’est pas si on prend le temps de s’y intéresser, le genre de truc qu’on entreprend un jour de retour de vacances en effet : -)

      • Zééva
        Zééva répond à Pierre Haski
        Autistement vôtre...
        • Posté à 17h19 le 27/12/2012
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        Je vous propose un deal. Je lis votre enquête profonde et intéressée. En échange, vous me restituez mon compte, mon speudo Autruchette et tous mes voisins et voisines.
        Je ne plaisante pas. Ceci est un message d’Aqmi France ; o)
        Non je déconne. Le papier est intéressant. Mais la situation en Centrafique est tellement compliquée, qu’un tel article et des dizaines de liens dans les commentaires ne suffiront jamais à tout expliquer.
        Bonne soirée, Pierre.

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à Pierre Haski
        non-conventionné par la (...)
        • Posté à 17h48 le 27/12/2012
        • Internaute 161554
          non-conventionné par la (...)

        Si la nouvelle politique de la France c’est le respect du droit international et la stricte neutralité - ce qui semble être le cas ici - on a effectivement fait un immense pas en avant ...

         
        • Zeki
          Zeki répond à LaoJinHu
          Curieux de tout
          • Posté à 00h40 le 28/12/2012
          • Internaute 64085
            Curieux de tout

          En afrique « noire » je n’y croit guère plus qu’au nord (cf libye puis syrie)... question de principe.

          • LaoJinHu
            LaoJinHu répond à Zeki
            non-conventionné par la (...)
            • Posté à 07h15 le 28/12/2012
            • Internaute 161554
              non-conventionné par la (...)

            La Libye et la Syrie étaient effectivement des marqueurs des dérives de la politique d’ingérence française, menée dans le seul but de « marquer des points » en politique intérieure. L’une et l’autre, avec la Côte d’Ivoire, font partie de l’héritage.
            Le problème malien, qui découle directement du conflit libyen est au moins traité dans le respect du droit international. Dont le principe est rappelé en Centrafrique.

            • Zeki
              Zeki répond à LaoJinHu
              Curieux de tout
              • Posté à 14h27 le 28/12/2012
              • Internaute 64085
                Curieux de tout

              1-« La Libye et la Syrie étaient effectivement des marqueurs des dérives de la politique d’ingérence française, menée dans le seul but de “ marquer des points ” en politique intérieure. »

              Je n’en suis pas si sur... au delà de la récupération électoraliste intérieure, je constate un mouvement d’ensemble qui se traduit par l’installation de régimes issus des frères musulmans ou associés avec le consentement éclairé des maitres de la politique étrangère française, les USA, secondés par nos alliés européens, des monarchies théocratiques du golfe et des turcs (2nde armée de l’OTAN).
              Je n’ai pas besoin de plus pour interpréter ce « remodellage du MO élargi » à la lumière des potentialités ouvertes par des régimes islamiques perçus négativement par une opinion publique eurocentrée. C’est à dire, des intervention militaires à grande échelle au prétexte de « protéger » les femmes les LGBTs et la sacro-sainte « démocratie » suivant le modèle afghan qui après l’opération cyclone de 1976 reposant sur les premiers jihadistes internationaux de l’histoire à ouvert 23 ans plus tard la voie à l’opération enduriong freedom en afghanistan. Et ce, pour le plus grand bonheur des lobbies militaro-industriels participant aux états profonds profonds orientant nos démocraties d’opinion.
              Le fumeux et fameux clash des civilisations huntingtonien et sa lecture straussienne qui est faite par les néoconservateurs est selon moi mis en place au travers de ce remodellage en conservant l’algérie et le maroc en tampon protégeant l’europe des futurs « barbares » à décimer, conquérir, occuper et piller.
              La théopolitique permettant de crédibiliser les fantasmes messianiques exprimés par bush à chirac avec la lutte contre gog et magog voire les coalisés entourant israel, le royaume de dieu sur terre.

              J’espère me tromper, mais les choses semblent bel et bien aller exclusivement dans ce sens, renforcé par l’alimentation de l’antagonisme vis à vis de ces populations et de leurs cultures.

              2-« L’une et l’autre, avec la Côte d’Ivoire, font partie de l’héritage. »
              L’ingérence française en côte d’ivoire confirme que l’afrique noire, en tant qu’ex-chasse gardée française (toujours soumise au franc CFA bien que passant par la BCE). C’est cette situation particulière de ces états soumis à notre politique néocoloniale qui fait que l’avancée des rebelles en centrafique est « inacceptable » ou les jihadistes au nord mali « dépassent les bornes » selon le quai d’orsay, mais qu’en syrie loin de la sphère d’influence française les mêmes méthodes sont considérés comme héroiques et porteuses de paix de démocratie et de progrès pour le peuple.

              En 2 mots rien qui ne s’éloigne de la realpolitik...

              3-« Le problème malien, qui découle directement du conflit libyen est au moins traité dans le respect du droit international. Dont le principe est rappelé en Centrafrique. »

              C’est une preuve de plus de la géométrie variable relative à l’application du droit international. Ce droit sera t’il enfin respecté en syrie suite à ces tonitruantes déclarations d’intention ?
              J’en doute.

              Les principe est le droit sont visiblement invoqués quand ils arrangent nos dirigeants et leurs maitres, mais certainement pas de façon objective rationnelle et indépendante des intérets en jeu.

        3 autres commentaires
  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 17h04 le 27/12/2012
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    M’sieur Haski nous explique la nouvelle donne africaine. Non content d’être spécialiste ES Chine, voici le Haski nouveau (comme le beaujolais).
    C’est pour quand, la retraite ?

    • Fauchelevent_
      Fauchelevent_ répond à Zééva
      fugitif
      • Posté à 16h30 le 28/12/2012
      • Internaute 166238
        fugitif

      Pour M’sieur Haski, l’info devient de plus en plus « et moi, et moi et moi » !

      C’est triste de vieillir...

  • gwinver
    • Posté à 17h34 le 27/12/2012
    • Internaute 157645

    on se moque beaucoup de Bokassa, mais la majorité des Centrafricains que j’ai rencontrés le regrettent...

    • Drickk
      Drickk répond à gwinver
      Sale jeune
      • Posté à 17h43 le 27/12/2012
      • Internaute 142068
        Sale jeune

      Ah bon ? Comment c’est possible ça ? Comment on peut regretter un mec qui a organisé un sacre en costume de Napoléon avec une cérémonie « avec pas moins de 10 000 pièces d’orfèvrerie, 200 uniformes d’apparat, 600 smokings et pas moins de 60 000 bouteilles de Champagne et de Bourgogne », qui s’est fait poser une couronne « en or pur confectionnée par le joaillier Claude Arthus-Bertrand comportait 7 000 carats de diamants, dont l’un de 60 carats » et qui a pris comme titre « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN “. Tout cela alors que le dit sacre a du coûter plus que le PIB du pays. On pourrait ajouter bien des raisons, dont la françafrique bien sur.

      WTF ?

      Pour les citations : lien

      • gwinver
        gwinver répond à Drickk
        • Posté à 18h00 le 27/12/2012
        • Internaute 157645

        c’était guère plus bling bling que Sarko et il y en a qui regrettent Sarko...

        ce sacre était bien sûr ridicule mais beaucoup de Centrafricains le regrettent...et notamment le fait (c’est du ressenti) qu’il ne favorisait pas son ethnie (une habitude très répandue en Afrique mais aussi en France si on remplace ethnie/tribu par département/région)

         
        • coco7592
          coco7592 répond à gwinver
          duruttiste convaincu
          • Posté à 21h21 le 27/12/2012
          • 178334
            duruttiste convaincu

          une petite différence de coût entre bokassa et sarko quand même...
          et puis si certains regrettent bokassa c’est peut être aussi parce que ce pays n’a jamais connu la démocratie donc entre un empereur qui avait le soutien de la france (en particulier financier ce qui ne semble pas avoir été négligeable en afrique dans ces années la) et d’autres moins soutenus et tout aussi autocratiques mais moins voyants parce que moins ridicules... quelle différence ? qui est meilleur ?

        1 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à gwinver
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 12h01 le 28/12/2012
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Oui, il y a aussi des Congolais qui regrettent Mobutu, des Russes qui regrettent Staline... étant donné la démographie de la Centrafrique, où plus de 40% de la population a moins de 15 ans, on peu supposer que « la majorité » qui regrette Bokassa ne l’a pas connu.

      • gwinver
        • Posté à 13h43 le 28/12/2012
        • Internaute 157645

        ce n’était pas des moins de 15 ans et ils étaient vraiment nombreux

      • rafioso
        rafioso répond à We want a shrubbery
        paysan
        • Posté à 13h57 le 29/12/2012
        • Internaute 145922
          paysan

        J’ai lu quelque part que le père de Bokassa a fait du travail forcé dans une plantation détenue par le père de Giscard (ou son grand père peut être)....
        Ca peut faire un début début d’explication au type de relation qu’entretien « la france » avec ses colonies, même si elle leur a théoriquement donné l’indépendance en 1960.
        Ce qu’il faut rappeler et marteler, c’est qu’entre 1880 et 1930 la population d’afrique noire a baissé d’1/3, surtout du fait du travail forcé, et la centrafrique actuelle a particulièrement morflée. On peut lire le « voyage au congo » de Gide, pour s’en faire une idée.
        Y aurait t’il un tabou à ce sujet ?

         
        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à rafioso
          Fonctionnaire à chat. Ni!
          • Posté à 19h01 le 29/12/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire à chat. Ni!

          Sûr qu’il y a ! N’ayant jamais étudié la question de près j’ai appris il y a quelques mois (par l’émission de Jean Le Brun sur Inter) le quasi génocide des Bamiléké au Cameroun (c’était plus tard, en 1960). De même, j’avais vingt ans passés (en 1991) quand j’ai entendu parler de la rafle du 17 octobre (alors qu’on avait « étudié » la guerre d’Algérie en terminale !). Et c’est en octobre dernier que j’en ai appris l’existence à une collègue (pour l’anecdote nous travaillons toutes deux depuis plus de dix ans sur l’emplacement de l’ancien bidonville de Nanterre, mais elle n’en avait jamais entendu parler jusqu’au cinquantenaire, que la mairie de Nanterre a célébré très solennellement). Je ne vois pas pourquoi « on » se décarcasserait davantage pour l’Afrique noire que pour l’Algérie, surtout que comme vous le soulignez ça a été pire ! Quant à Bokassa, j’ai déjà entendu des historiens et aussi des amis africains dire qu’il n’était en effet pas ce qui se faisait de pire comme dirigeant africain (Mobutu ! Biya au Cameroun !) et que le couronnement avait eu un effet grossissant. De là à le regretter... Peut-être que les suivants ont été pires ?

        1 autres commentaires
    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à gwinver
      loin d'ici
      • Posté à 13h05 le 28/12/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      Hé oui : c’était le bon temps...
      Beaucoup de français regrettent aussi...
      la chanson

      • gwinver
        gwinver répond à Le Renifleur
        • Posté à 13h47 le 28/12/2012
        • Internaute 157645

        merci, je connaissais pas ... ç’aurait été dommage de passer à côté !

  • curieux22
    curieux22
    dernière marche avant le saut
    • Posté à 18h05 le 27/12/2012
    • Internaute 192553
      dernière marche avant le saut

    J’imagine ce que diraient les ricains si la France entretenait une base aérienne sur le territoire des USA sous le prétexte de « protéger nos ressortissants ».
    Y’aurait d’l’ambiance.

    • gwinver
      gwinver répond à curieux22
      • Posté à 18h30 le 27/12/2012
      • Internaute 157645

      il n’y plus de base aérienne depuis belle lurette, juste un petit contingent de l’armée de terre notamment pour aider la force africaine de « consolidation “de la paix

      de plus, contrairement à votre ‘exemple’ les Centrafricains réclament l’intervention de la France...

      • Zeki
        Zeki répond à gwinver
        Curieux de tout
        • Posté à 00h51 le 28/12/2012
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Plus de bases aeirennes en centrafique mais il y en a toujours au senegal, gabon, djibouti et tchad.

         
        • gwinver
          gwinver répond à Zeki
          • Posté à 08h20 le 28/12/2012
          • Internaute 157645

          Au Sénégal, il n’y en a plus...
          Il y en a à Djibouti et au Gabon (et une opération qui dure au Tchad), tout cela avec l’accord des pays concernés, comme il y a une caserne de soldats allemands en France, de soldats français en Allemagne...

          • Zeki
            Zeki répond à gwinver
            Curieux de tout
            • Posté à 14h39 le 28/12/2012
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            1-« Au Sénégal, il n’y en a plus... »
            Je crois au contraire qu’il y en a encore.
            Wade en 2010 a demandé leur départ avançant l’argument de souverainté (comme de gaulle chassant les troupes US en 1966 et parlant d’amorcer la décolonisation de la france après 21 ans d’occupation mais laissant en place des réseaux stay-behind).
            Le 30 juillet 2011 il a obtenu la dissolution des Forces Françaises du Cap-Vert (FFCV), remplacées le 1er aout 2011 par les éléments français au Sénégal (EFS).
            Source : défense Lien
            Ambassade Lien

            2-« comme il y a une caserne de soldats allemands en France, de soldats français en Allemagne... »

            Euh... il y a des bases militaires sénégalaises, gabonaises, de djibouti ou des EAU en france ?

            • gwinver
              gwinver répond à Zeki
              • Posté à 21h25 le 29/12/2012
              • Internaute 157645

              je lis bien votre lien, et il n’y a pas de base aérienne française au Sénégal.

              « Euh... il y a des bases militaires sénégalaises, gabonaises, de djibouti ou des EAU en France ? “ on ne peut pas en avoir de tous les pays non plus, on a les Allemands... Au Gabon, il n’ya a pas de bases d’autres pays... Aux EAU, ce sont les Emirats qui ont demandé la venue de la France, quant à Djibouti, vu que leur principal revenu c’est la location des emplacements des bases étrangères (US, France, Japon...), ils seraient prêts à accepter une base par pays (y compris Andorre s’ils payent !)

        3 autres commentaires
    • Guillaume_75
      Guillaume_75 répond à curieux22
      Globalement plutôt de droite (...)
      • Posté à 10h32 le 28/12/2012
      • Internaute 164411
        Globalement plutôt de droite (...)

      Ben c’est à dire qu’en territoire américain, nos ressortissants n’ont pas besoin d’être protégé par un tiers, puisque les américains assurent la sécurité de leur pays.

      Il n’y a pas non plus un accord de défense liant nos 2 pays, dans lequel les Etats Unis nous demandent de participer à leur défense, puisqu’il ne vous aura pas échappé qu’ils en ont les moyens...

      Bref quel rapport avec la Centrefarique ? ?

  • çavapasser
    çavapasser
    toubib
    • Posté à 18h30 le 27/12/2012
    • Internaute 162231
      toubib

    vue d’ici, la politique française ces 10-12 dernieres années est difficile à suivre. On se dit « il y a des accords »... secrets ? ou de cooperation ? ou de défense commune ? un coup on s’y réfère, un coup non.
    pourquoi on intervient pour virer Gbagbo et mettre en place son adversaire ? pour faire respecter une élection ? Mouais...
    puis on intervient en Libye et on fait étriper Khadafi. C’était pour « protéger la population » mouais...
    On se félicite que Moubarak dégage, que Ben Ali dégage. Pour que la démocratie fraiche et joyeuse triomphe. mouais...
    On interviendrait bien pour faire zigouiller El Assad, pour que les Syriens connaissent les lendemains démocratiques qui chantent. mouais...
    On se barre piteux d’Afganistan, en les laissant se demerder.. tchao ...
    On se prépare pour le Mali, un peu flous quant aux moyens...bof...
    un petit coup de repentance en Algerie, a minima (et pour Renault)
    Là maintenant, on laisse Bozize se débrouiller avec ses rebelles, pourquoi pas ?
    si j’étais chef d’Etat africain je me méfieriais des gouvernants français imprévisibles, versatiles, impitoyables, dangereux et FAUX-CULS.

    • Guillaume_75
      Guillaume_75 répond à çavapasser
      Globalement plutôt de droite (...)
      • Posté à 10h39 le 28/12/2012
      • Internaute 164411
        Globalement plutôt de droite (...)

      En l’occurence ces accords de coopération militaires ne sont pas très secrets, en tout cas pour la CentreAfrique, et leurs objectifs / périmètres sont assez définis,
      - aider l’armée de RCA en la formant, etc à devenir un peu plus autonome
      - proteger nos ressortissants
      - plus d’intervention automatique en cas de crise interne ou externe

      Lien

      et de ce point Sarkozy a quand même pas mal fait évoluer la doctrine « africaine » de la France en faisant réviser tous ces accords de défense qui dataient de l’indépendance (pas vraiment le choix de toute façon compte tenu de la fonte des effectifs militaires depuis 20 ans)

      • Moorice
        Moorice répond à Guillaume_75
        assis
        • Posté à 09h24 le 29/12/2012
        • Internaute 112628
          assis

        si la france se retire militairement de l’afrique c’est surtout parce qu’elle n’en a plus les moyens

         
        • gwinver
          gwinver répond à Moorice
          • Posté à 21h30 le 29/12/2012
          • Internaute 157645

          pas forcément, c’est une question de priorités : stopper l’offensive des rebelles centrafricains coûterait beaucoup moins que la présence en Afghanistan ou au Liban...

          c’est dommage que la France laisse passer un tel message , en abandonnant nos alliés africains, on laisse la place à d’autres... il fallait soit retirer nos troupes dès l’arrivée de Bozizé (ou l’empêcher ed afire son coup d’Etat) mais une fois son accession au pouvoir reconnue (par le fait qu’on y laisse nos troupes), l’abandonner à son sort est très mauvais signal...

        1 autres commentaires
  • beerootfr
    beerootfr
    retraité baroudeur
    • Posté à 18h38 le 27/12/2012
    • Internaute 40978
      retraité baroudeur

    Je n’ai lu que le titre. Bon, c’est (encore) la faute à Sarkozy.

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 20h16 le 27/12/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    La video de l’INA est tout simplement fabuleuse. Le brave PPDA deja a l’epoque cirait toutes les pompes qu’on lui mettait sous le nez. Brave bete !

    • martial93000
      martial93000 répond à psych0Dad
      informaticien
      • Posté à 22h15 le 27/12/2012
      • Internaute 128206
        informaticien

      Il y a un film complet tourné par le service cinéma de l’armée française qui existe.
      Il a été diffusé il y a 2 ans environ (je ne sais plus trop sur quelle chaine), j’avais vu, c’était tout bonnement hallucinant.
      Ca aurait pû être seulement ridicule en voyant la mégalomanie du personnage mais ça ne pouvait pas faire oublier qu’il fût aussi un boucher.

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à martial93000
        sociopathe
        • Posté à 23h12 le 27/12/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        C’etait la bonne epoque ou des appeles qualifies faisaient un travail de maitre pour une solde miserable. Aujourd’hui le service cinema des armees ne reussirait meme plus a gagner un camescope a videogag en filmant un adjudant bourre tombant dans les escaliers.

         
        • gwinver
          gwinver répond à psych0Dad
          • Posté à 21h34 le 29/12/2012
          • Internaute 157645

          même sans les appelés, l’ECPAD ne mérite pas un tel jugement...

          Lien

        1 autres commentaires
  • coco7592
    coco7592
    duruttiste convaincu
    • Posté à 21h26 le 27/12/2012
    • 178334
      duruttiste convaincu

    il me semble qu’avant de parler de la fin d’une pratique il faut y regarder de plus près... qui sont ces rebelles exactement ? que veulent-ils et d’ou viennent-ils ?
    (question d’un soutien étranger puisqu’ici le tchad soutient manifestement bozizé)
    surtout quelle attitude ont-ils a l’égard de le france ? et quels sont les rapports de celle-ci avec bozizé ? (peut être nos gentils dirigeants voient ici une bonne opportunité de remplacer a moindres frais un ancien allié gênant...)
    et ces questions ne sont pas rhétoriques, si quelqu’un a des réponses elles m’intéressent... : P

    • Regnad Malsi
      Regnad Malsi répond à coco7592
      Magyar
      • Posté à 08h07 le 28/12/2012
      • Internaute 195660
        Magyar

      « il me semble qu’avant de parler de la fin d’une pratique il faut y regarder de plus près... qui sont ces rebelles exactement ? que veulent-ils et d’ou viennent-ils ? “

      Ces rebelles sont des Jihadistes (Séléka entre autres), influencés par les mouvements du Soudan, du Mali ou du Nigéria.

      En fait, il aurait fallu poser la question à l’envers : pourquoi les jihad islamiques (guerre Sainte), qui ont sans cesse mis à sac une bonne partie du continent africain du VII au XIX Siècle, et avaient progressivement disparu lors de la période des colonisations occidentales, reprennent-ils de plus belle aujourd’hui ?

      Tout simplement par la perte d’influence de l’Occident en Afrique qui avait jusque là éradiqué ou limité les mouvement Jihadistes, et qu’ils n’ont plus les moyens de le faire aujourd’hui.

      • Joseph Gratteur
        Joseph Gratteur répond à Regnad Malsi
        Working class bléro
        • Posté à 08h53 le 28/12/2012
        • Internaute 164574
          Working class bléro

        La vision guerre des religions : les cathos se faisant piquer leurs clients par l’islam permet aisément de masquer la mainmise des multinationales y compris chinoises sur ce continent, ou tout n’est question que d’exploitation de richesses, et pas du bien être ou de l’autodétermination des peuples.
        Regnad Malsi le petit facteur fafounet est un bon support de la main mise occidentale. Les islamistes sans pognon seront tout aussi impuissants que les cathos, et y feront les mêmes dégats (genre la gestion du sida par tes évangélistes ou la « neutralité » de l’église face au néocolonialisme).

      • Communisty Manager
        Communisty Manager répond à Regnad Malsi
        Franc-Tireur
        • Posté à 09h16 le 28/12/2012
        • Internaute 196465
          Franc-Tireur

        Vous devriez consulter la page wiki des Frères Musulmans.

        Le soutien occidental ne leur a jamais manqué.

        Encore récemment l’occident les a aidé à prendre le pouvoir en Libye, en Égypte, en Tunisie.

         
        • Regnad Malsi
          Regnad Malsi répond à Communisty Manager
          Magyar
          • Posté à 21h48 le 28/12/2012
          • Internaute 195660
            Magyar

          « Encore récemment l’occident les a aidé à prendre le pouvoir en Libye, en Égypte, en Tunisie. »

          Les occidentaux n’ont pas installé les islamistes.
          Ce n’est ni Bush, ni Obama, Ni Sarkozy, ni Netanhyaou qui ont mis au pouvoir Morsi en Egypte, Ghannouchi en Tunisie, installés la Charia en Libye, et les futurs leaders islamistes du nouvel état syrien à venir (un partage entre alaouites et sunnites).

          C’est la population locale qui VOTE pour les islamistes.

          Bien évidemment, cela arrange les occidentaux, qui se frottent les mains puisque cela leur garantit la main mise sur les ressources de ces pays, par la mise en place de structure d’états totalitaires islamistes, qui empêche tout développement sociétal et technologique, en maintenant la population dans un état d’arriération mentale pendant de longues décennies par les préceptes et lois islamiques. (en Égypte, 96% des femmes mariées sont excisées).

          Le problème, c’est que tout cela peut rapidement se retourner contre l’occident.
          Le monde libéral est rejeté par tout le moyen-orient et le Maghreb, et si les Frères Musulmans s’allient un jour avec les chiites contre l’occident, nous ne répondrons plus de rien.

        1 autres commentaires
      • coco7592
        coco7592 répond à Regnad Malsi
        duruttiste convaincu
        • Posté à 16h01 le 28/12/2012
        • 178334
          duruttiste convaincu

        m’étonnerait quand même pas mal que Normal 1er qui cherche par tous les moyens a dézinguer les grands méchants jihadistes du nord mali laissent un autre abcès se former ailleurs en afrique...
        de ce que j’en ai lu c’est une histoire d’accords de paix mal appliqués (encore une histoire de gros sous entre chef quoi)

      • gwinver
        gwinver répond à Regnad Malsi
        • Posté à 21h37 le 29/12/2012
        • Internaute 157645

        « Ces rebelles sont des Jihadistes (Séléka entre autres), influencés par les mouvements du Soudan, du Mali ou du Nigéria. »

         ? ? ? vous avez vu ça où ?

        c’est un rassemblement hétéroclite mais les qualifier de jihadistes ? ? ? votre phobie de l’Islam vous égare...

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 21h49 le 27/12/2012
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    La Chine et les États-Unis déterrent une hache de guerre pour les terres rares à l’Organisation Mondiale du Commerce

    Le premier producteur chinois de terres rares, Baotou Steel Rare-Earth, a annoncé mardi dernier qu’il prolongeait d’un mois l’arrêt de sa production, décidé en octobre dernier afin de stopper la chute des cours.

    La Chine possède 47 % des réserves mondiales en terres rares mais fournit 95 % de la demande mondiale pour ces 17 métaux spéciaux nécessaires à l’industrie électronique (écrans plats, catalyseurs automobiles, iPads, éoliennes).
D’après John Seaman, chercheur à l’Institut français des relations internationales, ces minéraux ne « sont pas forcément rares » mais leur exploitation polluante est difficile.

    La Chine, en quasi monopole, a décidé d’en freiner la production, pour faire jouer la concurrence et monter les prix. De gros profits ont été réalisés, au début, pour certains matériaux, mais la baisse des prix actuelle est sévère : l’entreprise a annoncé qu’elle perdait près de 90 % de ses profits nets au troisième trimestre 2012. L’arrêt de la production vise à enrayer cette baisse.

    Cette spéculation a valu à la Chine une plainte des États Unis à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pour entrave à la concurrence.

    Le quotidien Les Échos, le 25 octobre, souligne l’impasse de la stratégie, pour les uns comme pour les autres. Sentant leur industrie technologique en danger, de nombreux pays, qui avaient abandonné leurs mines, les ont rouvertes. S’en suit l’augmentation de la production mondiale et donc une nouvelle baisse des prix, issue que ne souhaitent ni les exploitants chinois ni les exploitants hors de Chine.
    Lien

  • Berlingo
    Berlingo
    Etudiant
    • Posté à 21h58 le 27/12/2012
    • Internaute 186768
      Etudiant

    Ce que je remarque c’est que la France est traitée de néo-colonialiste quand elle intervient et donc « fait » un régime en le soutenant, et ensuite de lâche si elle ne fait rien.
    Par contre, FH n’a pas assuré en expliquant que la base militaire dans ce pays n’était là que pour défendre nos intérêts nationaux. C’est clairement vrai, mais pas très correct. Si la Chine avait une base dans un des pays africains où elle s’installe de plus en plus, qu’est-ce qu’on en penserait ? : ’)

    • gwinver
      gwinver répond à Berlingo
      • Posté à 21h39 le 29/12/2012
      • Internaute 157645

      « Si la Chine avait une base dans un des pays africains où elle s’installe de plus en plus, qu’est-ce qu’on en penserait ? “

      la politique de la Chine est différente, elle s’accommode de n’importe quel régime qu’elle corrompt encore plus et ne cherche pas à s’implanter militairement

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 22h02 le 27/12/2012
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    Vu que la World Company a fait main basse sur notre économie, il est normal que nous lui laissions aussi le contrôle militaire et politique de nos colonies...

    Ça ne va pas changer grand chose pour les africains...

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 07h44 le 28/12/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    La centrafrique n’a jamais eu d’Etat, quelques diamants attirent les ambitions de dictateurs locaux, ce pays est un désert vert et tropical. Hollande peut donc commencer par lui, en jouant les neutres de bon ton, la France n« a pas grand chose à y gagner, quel que soit le militaire au pouvoir.
    Les pays frontaliers agissent pour l’interet stratégique d’avoir un pays voisin à sa botte, ca peut toujours servir. La chine est à l’oeuvre pour capter les terres et surtout les sous sol misant sur le long terme, la france désargentée ne peut sans doute pas miser si loin, donc autant prendre une posture humaniste noble, Ca ne changera pas la misère et l’abandon de ces habitants, ni les appétits courts termistes de quelques affairistes privés.

    • gwinver
      • Posté à 21h41 le 29/12/2012
      • Internaute 157645

      « ce pays est un désert vert et tropical »
      vous connaissez la RCA ? visiblement uniquement le sud/ sud Ouest de Bangui, pour qualifier ce pays de vert....

  • Regnad Malsi
    Regnad Malsi
    Magyar
    • Posté à 07h50 le 28/12/2012
    • Internaute 195660
      Magyar

    .

    • gwinver
      gwinver répond à Regnad Malsi
      • Posté à 21h45 le 29/12/2012
      • Internaute 157645

      effectivement, c’est un constat valable pour de nombreux pays dont la RCA, qui ne méritait clairement pas l’appellation de Pays en Voie de Développement que l’on lui donnait il y a quelques années...
      C’est un pays qui n’a fait qu’empirer...

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