Global Voices Online 23/12/2012 à 12h46

« Sexualité débridée » : les Brésiliennes en ont marre de leur image dans le monde

Global Voices"

Yohana de Andrade · Traduit par Jean Saint-Dizier


Lors de l’émission de télé « Justice aveugle ? », de la RTP (Radio télévision portugaise), le bâtonnier de l’ordre des avocats du Portugal, Marinho Pinto, a déclaré que « l’une des choses que le Brésil avait le plus exportées au Portugal c’était, entre autres, des prostituées ».

Cet avocat portugais réagissait au cas de Catarina Migliorini, une Brésilienne qui a vendu sa virginité pour quelque 600 000 euros à Natsu, un chef d’entreprise japonais.

Suite à cette déclaration, les réactions indignées n’ont pas manqué sur Facebook et Twitter. Le « mur » Facebook du ministère des Relations extérieures du Brésil est plein de messages exigeant une prise de position de la part de l’Itamaraty [le « Quai d’Orsay brésilien », ndt] ainsi que des associations d’immigrants et de féministes.

Harcèlement, discrimination à l’embauche...

La Maison du Brésil à Lisbonne, conjointement avec l’association Lusophonie, culture et citoyenneté (ALCC), l’association ComuniDaria et le mouvement féministe Umar, ont vivement réagi :

« La triste immuabilité de cette image réductrice et hyper-sexualisée de la femme brésilienne, soutenue par des personnes qui occupent des postes à responsabilités, tel que le Dr. Marinho Pinto, a des conséquences graves sur la vie de chacune des Brésiliennes vivant au Portugal.

Les cas de harcèlements sexuels sont fréquents, ainsi que les discriminations à l’embauche et dans la vie de tous les jours, tout comme les difficultés rencontrées dans l’accès au logement et les interrogatoires abusifs dans les aéroports et les commissariats de police. »

Le secrétariat d’Etat aux Femmes et des conseillers de la présidence brésilienne ont réagi en faisant savoir que l’ambassadeur du Brésil à Lisbonne avait déjà exprimé au bâtonnier de l’ordre des avocats l’indignation du gouvernement brésilien.

Dans une note, toutefois, Marinho Pinto persiste et signe : il affirme que ses propos « ont choqué uniquement parce qu’ils sont vrais » et soutient que son commentaire était à destination des prostituées brésiliennes victimes de la traite des femmes au Portugal.

Au carnaval ou à la plage...

La déclaration de Marinho Pinto ravive la polémique sur l’image de la femme brésilienne à travers le monde. Les thèmes du carnaval et de la plage, où l’on voit des femmes à moitié nues, sont communs pour représenter les Brésiliennes.


Capture d’écran d’une recherche Google avec les termes « femmes brésiliennes », qui reflète le stéréotype subi

Katia Belisario, professeur à la faculté de communication de l’université de Brasilia, dénonce dans un article pour l’Observatoire média et politique :

« Les journalistes, et les médias étrangers d’une manière générale, ont pris pour habitude de présenter au monde la Brésilienne, avec une dose indiscutable de malveillance, un excès de préjugés et une généralisation excessive.

Les représentations stéréotypées et pleines de préjugés de la part de la presse peuvent générer des conséquences néfastes, tant pour l’image de la Brésilienne à l’étranger, que pour le Brésil dans son ensemble. »

Elles préfèrent prendre l’accent portugais

Sur son blog, la Brésilienne Melissa Rossi raconte son expérience en Italie et la manière, pleine de préjugés, avec laquelle les médias locaux traitent ses compatriotes :

« Je n’ai jamais lu un seul article dans la presse italienne qui ne salisse l’image de la femme brésilienne, faisant souvent appel à des stéréotypes offensants, qui les dépeignent comme étant jolies mais stupides. »


Performance « Tamponnée » de Janaina Teles : « J’utilise le tampon comme un objet qui asservit et marque d’autres corps comme soi-même » (Corpo des-mapeado)

En février de cette année, Claudia M. Vieira, avocate et professeur de maîtrise en droit international de l’université de Lisbonne, écrivait sur le site Sair do Brasil (Sortir du Brésil) à propos des effets des préjugés et de la discrimination qui existe contre la femme brésilienne à l’étranger :

« La situation est si grave que les femmes brésiliennes sont en train de changer de comportement. Celles qui vivent depuis plus longtemps loin du Brésil, ne sourient déjà plus si naturellement, ne plaisantent pas, ne mettent pas les vêtements qu’elles aiment, tout ça, par peur de ces préjugés.

Dans les cours de maîtrise à l’université de Lisbonne, j’ai constaté que certaines étudiantes parlaient avec l’accent portugais pour être acceptées, avec l’excuse que de cette manière, les Portugais les comprenaient mieux. »

Imaginaires coloniaux

En septembre 2011, déjà, Mariana Selister, auteur d’une thèse de doctorat sur la représentation de la femme brésilienne dans les médias sociaux portugais, a lancé le « Manifesto mulheres brasileiras » (@MBrasileiras), en signe de désaveu aux préjugés contre les femmes brésiliennes au Portugal :

« Le stigmate de l’hyper-sexualité remonte aux imaginaires coloniaux qui avaient érigé les femmes des colonies en objets sexuels, en esclaves sexuelles, marquées par une sexualité exotique et “bizarre”.

On peut citer en exemple, la triste expérience de la Sud-Africaine Saartjie Baartman, exposée en Europe, au XIXe siècle, comme symbole d’une sexualité anormale.

Au Portugal, ces imaginaires coloniaux sont malheureusement encore reproduits par la communication sociale. »

Elle lance un appel toujours urgent et actuel :

« Nous exigeons, des autorités compétentes, que l’on fasse respecter la “CEDAW, convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes”, dont le Portugal, tout comme le Brésil, sont signataires.

Nous attirons aussi l’attention sur le “Memorandum d’entente entre le Brésil et le Portugal quant à la promotion de l’égalité des genres”, dans lequel il est dit que ces pays sont “résolus à conjuguer leurs efforts pour avancer dans la mise en œuvre des mesures nécessaires en vue de la disparition de la discrimination subie par les femmes dans les deux pays”. »

Publié initialement sur
Global Voices
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  • jojobouffon
    jojobouffon
    oisif
    • Posté à 13h10 le 23/12/2012
    • Internaute 193072
      oisif

    Et l’ image des Thaïlandaises ?

  • Funkabeat
    Funkabeat
    Grooviste incurable
    • Posté à 13h52 le 23/12/2012
    • Internaute 133395
      Grooviste incurable

    Les causes de ce stéréotype viennent autant d’un très grand nombre de brésiliennes « débridées », que des fantasmes des hommes du reste du monde.
    En plus, ce genre de « sexisme exotique » s’est déjà appliqué à plein d’autres pays... Parler d’imaginaire coloniaux » est carrément ridicule : pensez à la réputation des suédoises à la fin du XX ème sciècle... et la Suéde n’a jamais été une colonie !

    Je vis au Brésil (et ma compagne est brésilienne), le sexe ici est connu DE TOUS comme le premier outil dans l’ascenssion sociale.
    Les femmes partent à la chasse à l’homme riche sans aucun complexe. C’est un simple fait qu’aucune femme ici ne conteste.
    Adopter les mode de vie européens après avoir traversé l’Atlantique n’enlève rien à une pratique largement répandue au Brésil, et même dans les universités (certains ici vous diront même « généralisée »). Sans limite de classes sociales.
    On voit toutes les petites amies et les femmes des footballeurs les mieux payés s’étaller à moitier à poil sur des affiches de 6m de haut sur les publicités dans les rues de Rio et Sampa. Et les gens savent très bien qui elles sont et comment elles sont arrivées lá.

    Un cas bien paradigmatique est Luciana Gimenez, qui a profité de l’hébriété avancée de M. Jagger (à Londres) pour avoir um gamin de lui, lui faire un procès de paternité, toucher le pactole et se marrier avec le propriétaire de la plus grosse chaine de télé de l’Amérique du Sud (trop heureux d’avoir un fils de Jagger, peut-être ! ! !)... L’ignorance de cette femme et son absence de matière grise sont une référence ici (plein de bonnes vannes sur elle...). Son opportunisme est légendaire.
    Si les femmes brésiliennes veulent se rebiffer contre cette image, la Gimenez devrait être dans leur ligne de mire ! :)))))

    Les prostituées brésiliennes au Portugal est un autre fait difficile d’évaluer en nombre, mais ce n’est certainement pas une légende.

    En fait, la frontière entre la chasse á l’homme riche est la prostitution est super floue á mon avis. Pour le cas masculin, on parle de gigolo, devrait-on inventer le mot « gigola » ? ça pourrait être utile pour le Brésil...

    (Note : le mot « gigolo » ne fait pas partie du vocabulaire ici, dans le sens que l’on connait)

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à Funkabeat
      Homme sans qualité
      • Posté à 16h33 le 23/12/2012
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      pas pouvoir vendre des plumes tranquillement, c’est quand même une honte...

      • Funkabeat
        Funkabeat répond à Grande Anse
        Grooviste incurable
        • Posté à 20h19 le 23/12/2012
        • Internaute 133395
          Grooviste incurable

        J’ajouterai qu’il a fallu interdire les seins nus sur les défilés de carnaval pour les faire disparaître ! ! ! Enfin... presque...

    • The Albatross
      The Albatross répond à Funkabeat
      Etudiant
      • Posté à 16h36 le 23/12/2012
      • 185697
        Etudiant

      « Les causes de ce stéréotype viennent autant d’un très grand nombre de brésiliennes “ débridées ”, que des fantasmes des hommes du reste du monde. »

      Effectivement, il faut toujours se méfier des ennemis intérieurs !

      • Racaille la Rouge
        Racaille la Rouge répond à The Albatross
        zig-zag
        • Posté à 13h20 le 24/12/2012
        • 174747
          zig-zag

        Et peut-étre des Brésiliennes elles-méme (Voir les chiffres de la chirurgie ésthétique au Brésil)et les reportage ou des filles de 15 ans vont se faire refaire les fesses ,les seins accompagnés de maman. Ainsi que sur les plages ou il semble qu’il faut être sacrément conforme.Il y a un sacré paquet de fric à ce faire(certaines s’endettent ) alors que le Brésil vend cette image de pin-up depuis longtemps d’un coup « c’est la faute des femmes » Mais à qui cela rapporte ?

    • jojobouffon
      jojobouffon répond à Funkabeat
      oisif
      • Posté à 10h12 le 24/12/2012
      • Internaute 193072
        oisif

      La raison est simple, les Brésilien n’ont pas besoin de visa pour entrer dans l’Espace SCHENGEN, les prostitué(e)s du Brésil préfèrent travailler au Portugal et en Espagne, c’est plus rentable, n’oublions pas que le Portugal est un modeste pays de 10 millions d’habitants et beaucoup de femmes des favelas y viennent arrondir leur fin de moins, elles font souvent des allers retours. Si on supprime les visas pour les Ukrainiennes, ça serait pareil.

      • Funkabeat
        Funkabeat répond à jojobouffon
        Grooviste incurable
        • Posté à 11h02 le 24/12/2012
        • Internaute 133395
          Grooviste incurable

        Je ne pense pas que cela soit la raison principale pour qu’il y ai plus de prostituées que d’autres professions...
        J’ai habité 20 ans au Portugal (j’y passe encore un mois ou deux par an), et des brésiliens de toutes professions traversent l’Atlantique pour gagner des euros. Femmes de ménage, comme musiciens, dentistes, médecins ou architectes. En fait, parmis les médecins des hopitaux au Portugal on voit de plus en plus d’« étrangers ». cubains, brésiliens, ...

        Penser que les gens émigrent seulement pour se vendre mieux est aussi un racourcis, parceque si on compare la violence au Brésil avec la paix du Portugal, il faut reconnaitre que de nombreux lusophones qui préfèrent vivre au Portugal (j’en fait partie).

        Quand à l’espace « chiant-gen », on pourrait écrire quelques épais bouquins sur son efficacité, son anachronisme, et ses effets contradictoires ou même nauséabons.

         
        • jojobouffon
          jojobouffon répond à Funkabeat
          oisif
          • Posté à 11h36 le 24/12/2012
          • Internaute 193072
            oisif

          Oui vous avez raison mais on s’égare du sujet. Maintenant on assiste plutôt à un retour de ces immigrés vers le Brésil accompagnés da geração a rasca , ( les jeunes portugais subissant la crise). Lisboa attire maintenant la bourgeoisie paulista qui préfère s’extraire de la violence endémique du Brésil. Ce pays connaît une croissance chaotique et irrégulière, vu sa position géographique isolée loin du Pacifique, le Brésil déclinera à son tour, seul la façade pacifique de l’Amérique du Sud pourra être une zone avec du potentiel car tournée vers les pays d’Asie.

          • Funkabeat
            Funkabeat répond à jojobouffon
            Grooviste incurable
            • Posté à 12h03 le 24/12/2012
            • Internaute 133395
              Grooviste incurable

            Les raisons premières du déclin du Brésil sont la corruption, la religion/ignorance, l’absence de conscience politique et de mémoire historique, le fatalisme, l’individualisme, la passivité...
            En fait, le déclin du Brésil est déjà patent depuis 2 ans : le taux de croissance cette année est... le 3ème en partant du bas de TOUS les pays de l’Amérique du Sud ! ! ! Ce qui est particulièrement chocant quand on sait combien le Brésil est riche (si je me souviens bien, il est tout juste au-dessus de Grenada et Haiti...) Et ces chiffres parlent de la « richesse nationale », et donc des 0.01% qui possèdent pratiquement tout et controlent 100% de la politique, les « autres » n’ont rien vu, car les salaires sont alignés plus ou moins sur l’inflation, mais certainement pas sur la croissance nationale... bien sûr.

            Juste pour finir : la croissance du Brésil de ces 10 dernières années se devait en grande partie aux chinois qui leur achetaient des matières premières surtout... sauf que les chinois achètent beaucoup moins depuis 2 ans, et ça va pas repartir. Les gouvernements débiles ont raté toutes les opportunités, tout en faisant croire que la croissance était due à leur politique ! ! ! Le peuple (et les « gens de gauche » en France) ont gobé cette fable...

        2 autres commentaires
    • Buggy
      Buggy répond à Funkabeat
      • Posté à 20h05 le 24/12/2012
      • Internaute 31158

      à Funkabeat
      « Les femmes partent à la chasse à l’homme riche sans aucun complexe. C’est un simple fait qu’aucune femme ici ne conteste ».

      Ici aussi mais c’est faux cul.
      Avec la crise, on me demande combien je gagne avant de me demander comment je m’appelle quand je discute avec une femme.
      Personne n’en parle, ce n’est pas correct, c’est comme l’islamisation de l’Europe tout le monde le voit mais faut pas en parler.

      Bug, antiparasite

      • Funkabeat
        Funkabeat répond à Buggy
        Grooviste incurable
        • Posté à 20h28 le 24/12/2012
        • Internaute 133395
          Grooviste incurable

        Ce sont les effets de la crise et du racisme économique néolibéral ! ! !
        Le Brésil est en crise depuis deux sciècles...

      • evemarie
        evemarie répond à Buggy
        informaticienne
        • Posté à 17h18 le 25/12/2012
        • Internaute 42286
          informaticienne

        Je n’ai jamais vu ca ni entendu ca . J’ai plutôt rencontré des femmes qui entretiennent homme et enfants . On est en France ou 80% des séparations sont demandé par les femmes et ou moins de la moitié des hommes s’occupent educativement et financièrement de leurs enfants , ca veut dire qu’elles assument et seule .
        Vos phantasmes sur la maniere de choisir un homme est étrange dans un pays ou les femmes sont meilleurs a l’école que les hommes . Et y’a pas d’islaminisation non plus mais plutôt un athéification , on ne crois plus en Dieu et bcp de personnes que vous nommé musulmane sont athée ))) incroyable mais vrai .

         
        • ricoanticoco
          ricoanticoco répond à evemarie
          autoentreprenant
          • Posté à 18h05 le 25/12/2012
          • Internaute 194068
            autoentreprenant

          on ne crois plus en Dieu et bcp de personnes que vous nommé musulmane sont athée ))) incroyable mais vrai .

          Pourtant les mosquées poussent comme des champignons et elles sont pleines, et toutes ces femmes bâchées c’est pour le carnaval ? ?

        1 autres commentaires
  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 14h43 le 23/12/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    Derrière une brésilienne se cache parfois un brésilien...

  • Rue du commerce 89
    • Posté à 15h15 le 23/12/2012
    • Internaute 195419
      Vendu

    Ne pas oubliez les hommes Brésilien dans le genre image hyper sexuée aussi.
    Ceci dit je pense que les Brésiliennes sont + « sexuelles » qu’ailleurs.C’est le seul pays ou les mâles se font siffler dans la rue en permanence,qui dit mieux.

    • Majesté
      Majesté répond à Rue du commerce 89
      ex-spermatozoïde
      • Posté à 16h05 le 23/12/2012
      • Internaute 77564
        ex-spermatozoïde

      Il y a quelque temps, Rue avait publié un article sur les femmes norvégiennes. Si ça correspond vraiment à la réalité, c’est encore mieux ; -))

    • obvious
      obvious répond à Rue du commerce 89
      bouzeu rêveur
      • Posté à 16h59 le 23/12/2012
      • Internaute 129617
        bouzeu rêveur

      ouais, je confirme pour les sifflements de mâles...
      je n’ai pas tout visité, le brésil comme tous les autres pays, mais de la vingtaine que j’ai fait, c’est bien le seul où j’ai vu des femmes prendre des mecs pour des morceaux de viande...

      et je dois dire, que ça m’a pas juste marqué, ça m’a bcp marqué...
      non pas parce ce que je suis un homme, ou parce que c’est un retour des choses à l’échelle mondiale, mais juste que ça sortait de mon ordinaire...

      après est-ce que c’est comme ça que l’humanité doit avancer...
      sans commentaires...

    • Grande Anse
      Grande Anse répond à Rue du commerce 89
      Homme sans qualité
      • Posté à 11h16 le 24/12/2012
      • Internaute 143691
        Homme sans qualité

      (simple curiosité : c’est aussi les plus moches et les plus bêtes qui sifflent ?)

  • Homo Endettus
    Homo Endettus
    Grolandais
    • Posté à 18h16 le 23/12/2012
    • Internaute 196020
      Grolandais

    Pour moi, la vraie femme brésilienne a un faux nez, des faux seins, des fausses fesses, ....mais un vrai pénis

  • labrisure
    labrisure
    Personnage exceptionnel
    • Posté à 18h18 le 23/12/2012
    • Internaute 48949
      Personnage exceptionnel

    Ben ouai, mais cette image ne s’est pas construite toute seule hein.

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 18h55 le 23/12/2012
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    Les mœurs au Brésil sont paradoxaux. Les femmes semble être hypersexuees. Pourtant, c’est aussi un pays conservateur . De ce fait, le premier rapport sexuel a lieu plus tard qu’en Europe. De même, le mariage est très important.

  • cyrilleh
    cyrilleh
    Classe moyenne
    • Posté à 20h12 le 23/12/2012
    • Internaute 99871
      Classe moyenne

    « Dans les cours de maîtrise à l’université de Lisbonne, j’ai constaté que certaines étudiantes parlaient avec l’accent portugais pour être acceptées, avec l’excuse que de cette manière, les Portugais les comprenaient mieux. »

    C’est un peu partout pareil, en arrivant dans un pays étranger, on se fait souvent tout petit. Pas forcément par peur des stéréotypes mais juste pour ne pas être tout le temps vu comme un étranger.

    Par contre, en dehors du cas que vous racontez au Portugal, j’ai jamais vu une brésilienne se faire passer pour une portugaise. D’ailleurs, avec le boom économique, il se développe une fierté d’être brésilien qui est peu commune (phénomène similaire avec les chinois). Alors que malgré tout, il reste des inégalités très forte et des raisons de tempérer le boom brésilien : niveau d’éducation faible, infrastructures toujours très déficientes et pas moins de favelas.

    Dans le même genre d’idée, j’ai jamais vu un français (pays avec un pib et un rayonnement équivalent à celui du Brésil) se faire passer pour un belge (pays avec un pib et un rayonnement équivalent à celui du Portugal).

    • Majesté
      Majesté répond à cyrilleh
      ex-spermatozoïde
      • Posté à 08h18 le 24/12/2012
      • Internaute 77564
        ex-spermatozoïde

      Pour ce qui est de votre dernier paragraphe, ça pourrait changer. Ca a même déjà commencé, dirait-on ; -))

  • jojobouffon
    jojobouffon
    oisif
    • Posté à 10h09 le 24/12/2012
    • Internaute 193072
      oisif

    Cela tire plutôt du phantasme, les femmes prennent souvent l’initiative, mais ce n’est pas la grande destination du tourisme sexuel, sauf peut être dans certains Etats du Nord Est et en Guyane française. Cuba, la République Dominicaine, voire Haïti sont plus prisés dans ce domaine, . Les pays d’Afrique comme le Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, là c’est la folie surtout si vous êtes européen. Celles qui ont le plus de succès restent en majorité les Asiatiques...
    Je crois aussi que l’image des femmes russes et ukrainiennes n’est pas meilleure.

  • Buggy
    • Posté à 19h58 le 24/12/2012
    • Internaute 31158

    Un enfer pour les islamistes ! !

    Bug, antiparasite.

  • Fantomiald
    Fantomiald
    Robin des Bois légal
    • Posté à 01h54 le 25/12/2012
    • Internaute 81539
      Robin des Bois légal

    Le sieur Marinho Pinto pense que les Brésiliennes seraient des putes ? Il faut n’avoir fréquenté que des prostituées brésiliennes pour le penser.

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 14h22 le 27/12/2012
    • Internaute 134590

    article et surtout commentaires dont la teneur en préjugés n’égale que leur misogynie.

    une belle bande de champions frustrés qui ont trop regardé de porno brésilienne et pensent, du coup, que ce pays est remplie de prostituées et de cochonnes refaites jusqu ; au dernier ongle et prêtes à tout pour se dégoter un sugar daddy.

    Bref. Rien de nouveau sous le soleil du macho made in France... cependant, s’ils savaient ce qu’il se dit des français (et des françaises) à l’extérieurs, peut-être reconsidèreraient-ils leurs délires sur les brésiliennes.

    Comme le soulignait un commentaire, le Brésil est un pays très catholique, où les rapports sexuels interviennent après ceux des jeunes français et où le mariage est une institution très importante. On est loin de partouzeland.

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