Grand entretien 19/12/2012 à 19h21

« Il faut faciliter le droit au licenciement économique »

Elsa Fayner | Journaliste Rue89

Alors que Michel Sapin attend un accord « historique » sur la réforme du marché du travail, l’économiste Francis Kramarz propose des pistes plus radicales. A débattre.


Scène du film « The Company Men » (Collection AlloCiné)

Taxer les CDD, comme le demandent les syndicats ? Assouplir les plans sociaux, comme le demande le patronat ? Un accord doit être trouvé dans la nuit de jeudi à vendredi, après deux jours de négociation sur la « sécurisation de l’emploi ».

François Hollande et son ministre de l’Emploi Michel Sapin attendent un « compromis historique », modifiant substantiellement les règles de fonctionnement du marché du travail. Mais, pour l’instant, le texte proposé par le Medef laisse peu de possibilités d’ententes : il y est surtout question de flexibilité et de contreparties refusées.

L’économiste Francis Kramarz a publié en 2005 avec Pierre Cahuc le rapport [PDF] « De la précarité à la mobilité : vers une sécurité sociale professionnelle ». S’il est favorable à une réforme du droit des licenciements et à l’instauration d’un compte abondé par les entreprises pour les salariés qui souhaitent partir, le directeur du Centre de recherche en économie et statistique (Crest) estime que la lutte contre le chômage nécessite de dépasser l’éternel débat sur la « flexisécurité ».

Il propose par exemple que les diplômés des grandes écoles remboursent leurs études, que les mandats politiques ne soient plus cumulés et que la représentativité syndicale soit revue. Interview.

Rue89 : A quoi ressemble le marché de l’emploi français aujourd’hui ?

Francis Kramarz : Un marché sur lequel perdure un chômage élevé depuis 30 ans. Ce qui a deux conséquences.

Premièrement, il y règne une dichotomie très forte entre contrats courts et contrats longs. Certains enchaînant les premiers alors que d’autres, les plus âgés, n’ont connu qu’une ou deux entreprises.

Résultat : le nombre d’embauches en France est extraordinairement élevé mais de nombreux emplois sont à temps très partiel et à durée très courte. En 2011, 35 millions d’embauches ont été recensées, dont 20 millions en contrat d’Interim, et, parmi les 15 millions restants, plus de 80% de CDD de moins d’un mois.

Deuxièmement, sur ce marché du travail, les salariés ont un pouvoir de négociation très faible, ce qui fragilise encore plus les moins éduqués et les plus fragiles.

Quelles sont les spécificités françaises en matière d’emploi ?


L’économiste Francis Kramarz (DR)

D’abord, nous « produisons » énormément de sortants du système scolaire ne possédant pas de diplôme – 15% d’une génération –, proportion qui n’a pas décrue depuis bien longtemps.

Ensuite, le taux d’emploi des jeunes est faible. Ces jeunes mettent en outre beaucoup de temps à trouver un emploi stable. De même, le taux d’emploi des « seniors » est très bas. La durée du chômage est élevée.

Une autre spécificité réside dans le déficit d’assurance entre entreprises : tous les droits des individus en emploi sont attachés à « leur » entreprise. S’ils la quittent, ils perdent tous les avantages liés à l’ancienneté : indemnité de licenciement, indemnité de fin de carrière, droit à la formation, etc.

Le manque de concurrence sur le marché des biens dans de nombreux secteurs des services, le manque de fluidité sur le marché du logement, et le déficit d’offre de transports ne sont pas directement liés au marché du travail mais sont importants pour comprendre les difficultés françaises.

Enfin, la fixation sur le licenciement économique et les freins qui y sont mis sont tout à fait particuliers à la France. La France allie une protection assez importante des personnes dès lors qu’elles restent dans l’entreprise à un abandon quasi-total quand les personnes n’y sont plus.

Que proposez-vous pour y remédier ?

Avant de penser aux remèdes, il faut penser aux médecins qui auront la charge de prescrire les remèdes : les hommes politiques, les représentants des salariés et des entreprises.

Or, aujourd’hui les incitations des acteurs présents – nos médecins – sont perverties par deux maladies : le cumul des mandats et le manque de représentativité syndicale.

Lionel Jospin a présenté un ensemble de recommandations dont je pense qu’elles sont cruciales pour l’avenir de notre pays, y compris pour le chômage même si le lien peut apparaître ténu à de nombreux lecteurs.

Quels sont les problèmes liés au recrutement, pour commencer ?

Les diplômés des grandes écoles, d’abord, bénéficient d’une formation gratuite, payée par la collectivité. On pourrait dire que les classes moyennes, qui constituent la majeure partie des contribuables, paient ces formations pour les plus riches.

Problème : ces diplômés des grandes écoles rejoignent les grandes entreprises. Les PME ont du mal à les faire venir. Or c’est ce qui leur permettrait aussi de grossir. Surtout que les petites entreprises ont besoin de jeunes. Mais elles ne peuvent pas attirer les jeunes très diplômés.

Il faudrait que les diplômés de grandes écoles remboursent leurs études, à un moment, en fonction du poste qu’ils occupent.

Et au niveau des contrats de travail ?

Il y a plusieurs choses à mettre en place dans les contrats existants afin d’atténuer l’écart entre CDD et CDI.

L’employeur devrait verser des cotisations chômage importantes s’il licencie un salarié qui vient d’être recruté, et de moins en moins par la suite, pour être incité à garder le salarié.

Les versements à l’assurance chômage des employeurs devraient également être plus importants dès lors qu’ils licencient des personnes qui n’ont pas été formées.

Et pour les salariés ?

Autre bonne idée venue de l’étranger. En Autriche, depuis 2003, les salariés ont des « comptes licenciements » que les entreprises abondent au fur et à mesure du déroulement de la carrière : les salariés conservent ce compte lorsqu’ils quittent l’entreprise, après une démission ou un licenciement.

Il vous devient alors possible de quitter une entreprise si vous êtes mécontent du traitement que l’employeur vous fait subir (harcèlement, salaire insuffisant, etc).

C’est normal que l’entreprise paie pour que vous puissiez vous former ou prendre un temps d’inactivité. Quand vous travaillez dans cette entreprise, vous perdez certaines de vos compétences, celles qui ne sont pas requises. Vous auriez pu les développer dans une autre entreprise par exemple, ou ailleurs. Vous auriez pu faire un usage alternatif de votre temps. C’est ce que l’entreprise doit compenser, en argent ou en formation par exemple.

Est-il vraiment difficile de licencier en France ?

Il y a deux types de licenciements :

  • les licenciements personnels (pour un motif lié au salarié) ;
  • et les licenciements économiques (résultant d’une suppression ou d’une transformation d’emploi, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des mutations technologiques).

Il faut savoir que 90% des 160 000 cas annuels de licenciements traités aux prud’hommes sont du premier type ; presque tous contestés par des salariés des entreprises de moins de dix salariés. Les licenciements économiques ne représentent, eux, qu’environ 2% des départs d’entreprises.

Surtout, les licenciements, c’est epsilon dans la masse des départs d’entreprises. Les plans sociaux, c’est epsilon divisé par cinq. Enfin, un nombre faible mais croissant de départs provient de ruptures conventionnelles. La plupart des départs sont en fait des fins de CDD.

Ainsi, les entreprises pour contourner un droit du licenciement faussement protecteur utilisent massivement les CDD et l’Intérim. Lorsque PSA a mis sur la table son plan de licenciements, qui s’est ému de la situation des intérimaires qui perdaient leur emploi ?

Aujourd’hui, l’impossibilité de licencier pour améliorer la compétitivité, l’ensemble des règles lors de la mise en place de plans de sauvegarde de l’emploi – et ceci même si des règles sont nécessaires – sont contre-productives. Elles jouent à la fois contre les salariés et contre les entreprises.

Il faut faciliter le droit au licenciement économique.

La rupture conventionnelle permet des séparations rapides, non ?

Elle a un effet pervers. Avant son apparition, tous les départs ne bénéficiaient pas de l’assurance chômage. La rupture conventionnelle permet donc surtout de « free-rider » sur l’assurance chômage et de déguiser des départs volontaires ou des séparations qui se faisaient auparavant à l’amiable en une rupture donnant droit à l’assurance chômage. Et il y a toujours autant de licenciements économiques. Ça ne les remplace pas.

Ça n’a pas fait non plus augmenter le nombre de CDI. Les entreprises préfèrent toujours utiliser les CDD et l’Intérim. L’échec de la rupture conventionnelle est patent.

Que faudrait-il faire selon vous ?

Faire comme les autres pays européens qui cherchent à protéger les salariés faisant face à un licenciement personnel, mais considèrent que les licenciements économiques, induits par les aléas de l’activité d’une entreprise, ne se résolvent pas en empêchant l’entreprise de se réorganiser.

Tous les pays insistent ensuite sur l’accompagnement des personnes licenciées et la portabilité de leurs droits.

Que pensez-vous des mesures prises jusqu’à présent par le gouvernement pour lutter contre le chômage ?

Le contrat de génération, c’est une grosse connerie. On veut faire entrer de jeunes ingénieurs dans de vieilles entreprises ? Non, il faut que les jeunes puissent rejoindre de jeunes entreprises qui se développent. Google n’a pas eu besoin des contrats d’avenir pour réussir.

Quelles sont les autres mesures à prendre selon vous ?

Les marchés du logement et des transports sont des lieux où des réformes drastiques auraient un effet important sur le chômage en France.

Il y a urgence à retirer aux maires des prérogatives qui, clairement devraient revenir à l’Etat dans ce premier domaine. Et de permettre l’entrée de nouveaux compétiteurs – réseaux de cars, taxis collectifs, bus – y compris voire surtout en région parisienne dans le second. Pour que les déplacements ne soient plus un obstacle au changement d’emploi.

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  • Druuna
    Druuna
    Prout
    • Posté à 19h29 le 19/12/2012
    • Internaute 195244
      Prout

    Flexibilité du travail : le « compromis historique » voulu par Hollande est de plus en plus compromis...

    Demain et après-demain, le patronat et les confédérations ont prévu de poursuivre les négociations pour réformer le marché du travail. Le gouvernement pousse le MEDEF et les syndicats à se mettre d’accord pour introduire la flexibilité dans le Code du travail.

    Le ministre du travail, Michel Sapin, a estimé dimanche dernier qu’un accord national était possible. Il a appelé les négociateurs à « ne pas faire petit » et à conclure avant la fin de l’année. Il les invite à trouver « l’équilibre entre plus de sécurité pour les salariés et plus de possibilité d’adaptation pour l’entreprise quand il y a une difficulté ». Le gouvernement qui légifèrera de toutes façons, en appelle au « compromis historique » voulu par le président de la République pour modifier le Code du travail.

    Face au MEDEF, qui veut la possibilité de transformer des CDI en contrats de mission, faciliter la mobilité et simplifier les procédures de licenciement, les réactions syndicales laissent peu de chances à ce qu’un tel accord soit signé par les cinq confédérations ouvrières.

    Bernard Thibault a exclu que la CGT signe « un texte qui amplifie la précarité ». Pour la CGT-FO, Stéphane Lardy a ironisé à propos des dernières propositions du MEDEF : « la flexibilité, c’est maintenant, la sécurisation plus tard, peut-être ».

    Du côté de la CFDT, son nouveau secrétaire général, Laurent Berger a déclaré au journal Le Monde que « si le patronat ne fait pas des pas importants avec des garanties effectives pour les salariés, il portera la responsabilité de l’échec ».
    Lien

    • pateris
      pateris répond à Druuna
      serial lecteur
      • Posté à 10h31 le 20/12/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Sur qu’ils revent de pouvoir faire comme aux USA : on licencie tout le monde pour le réembaucher aussitot avec 20% de salaire en moins ou c’est la porte…

      • Néant Moins
        Néant Moins répond à pateris
        Libre
        • Posté à 23h59 le 20/12/2012
        • Internaute 193419
          Libre

        le but n’est pas de réembaucher, l’idéal serait la facturation à la tache..sans contrainte. Une facture à la place du salaire, en clair, nous avons besoin d’une ressource pour un projet, ce qui ne justifie pas d’un CDD ou d’un CDI, alors je sous traite à un auto entrepreneur avec une clause de non concurrence et de plus la gestion est simplifiée..pas d’URSAAF, de cotisations X ; Y de CSG de RDS ; de prévoyance, de mutuelles, de CE corrompus ou dévoyés à leur FD etc... que des avantages.. il faut arrêter le CDI qui ne correspond plus à la réalité de nos contrats

         
        • pateris
          pateris répond à Néant Moins
          serial lecteur
          • Posté à 09h47 le 21/12/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Donc, le statut d’indépendant, qui est le mien. Excellent à condition de ne pouvoir faire aucune projection sur l’avenir, ne pas vouloir fonder une famille et, de plus en plus, vivre à l’hotel, parce que impossible de louer un appart’ (j’ai été obligé d’acheter), et se retrouver en interdit bancaire parce qu’on a décidé quon pouvait fort bien attendre deux mois pour vous payer (lorsqu’on vous paye) En effet, pas de contrainte. C’est un choix qui me convient, mais pas idéal pour tout le monde. Mais que des avantages… pour l’employeur en effet.

        1 autres commentaires
    • nada
      nada répond à Druuna
      • Posté à 16h54 le 20/12/2012
      • Internaute 25026

      Si nous nous mettions tous en grève un temps suffisant pour faire tomber ces « chouettes » entreprises à la parisot, nous gagnerions !
      Vouloir, c’est pouvoir, comme eux !

    • madmadboucicaut
      madmadboucicaut répond à Druuna
      ouvaton
      • Posté à 18h59 le 23/12/2012
      • Internaute 196528
        ouvaton

      Simplifier les procédures de licenciement quel cadeau pour les financiers
      La plupart des entreprises sont sous la coupe de fond de pension qui ne s’intéressent qu’au finances et et n’ont que faire de la vision a long terme des entreprises. Alors si un tel accord est signe je crains que l’année 2013 soit l’année difficile pour le salarie qui sera sacrifie pour le profit des fonds de pension.

  • foutard
    foutard
    voudrait bien gagner un peu
    • Posté à 19h31 le 19/12/2012
    • Internaute 28406
      voudrait bien gagner un peu

    Il faudrait surtout s’attaquer au probleme des delocalisations .
    Nos emplois foutent le camp .

    • Holas
      Holas répond à foutard
      • Posté à 02h00 le 20/12/2012
      • Internaute 86670

      Et ceux restant sont pour une partie occupé par des intérimaires polonais (j’ai même vu une boite de carreleur indiens travailler sur un chantier...)

      • Eden
        Eden répond à Holas
        Allosexuel polyglotte
        • Posté à 02h20 le 20/12/2012
        • Internaute 14568
          Allosexuel polyglotte

        C’est terrible, certains emplois sont même occupés par des juifs !

      • nada
        nada répond à Holas
        • Posté à 18h02 le 20/12/2012
        • Internaute 25026

        C’est pas beau ce que vous dites, c’est pareil que parisot ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
        Honte à vous !

    • Baracuda
      Baracuda répond à foutard
      Dans les remous
      • Posté à 11h39 le 20/12/2012
      • Internaute 93411
        Dans les remous

      Oui oui, ils s’en occupent ! !

      Allo maman bobo !

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 19h35 le 19/12/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    « Il faut faciliter le droit au licenciement économique »
    c’est très bien mais en compensation :
     » il faut faciliter aussi le droit d’embauche économique.... » le doper même !

    sinon c’est de la folie douce....

    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à pablico
      loin d'ici
      • Posté à 19h59 le 19/12/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      « Il faut faciliter le droit au licenciement économique »
      Ce titre racoleur ne correspond pas précisément à l’idée générale que le type essaye de faire passer.

      • Bernardo Z
        Bernardo Z répond à Le Renifleur
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
        • Posté à 20h03 le 19/12/2012
        • Internaute 196411
          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

        en effet, procédé limite...

      • malpoli
        malpoli répond à Le Renifleur
        Joueur de flûte
        • Posté à 21h48 le 19/12/2012
        • Internaute 37834
          Joueur de flûte

        Bah ça devient une habitude, le texte le plus provocateur possible pour faire monter l’audience.

         
        • Le Renifleur
          Le Renifleur répond à malpoli
          loin d'ici
          • Posté à 22h15 le 19/12/2012
          • Internaute 136986
            loin d'ici

          De temps en temps, il y a des essais de Trash bidonnés à mort mais ça n’a pas l’air de prendre...
          A part une volée de bois vert par les riverains...

        1 autres commentaires
  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h41 le 19/12/2012
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Francis Kramarz est professeur à l’ecole polytechnique et directeur du crest.
    Il n’a jamais été confronté à la possibilité d’un licenciement
    je trouve un peu indécent qu’il veule licencier les travailleurs plus facilement
    La rupture conventionnelle est un (mauvais) heritage de l’ancien régime (2007-2012)
    ce donneur de leçon pourrait relire le préambule de la constitution ou l’on parle de droit au travail
    Il se contente de baver la doxa ultraliberal
    c’est gerbant !

    • Marae
      Marae répond à jyeden
      Retraité
      • Posté à 19h58 le 19/12/2012
      • Internaute 79732
        Retraité

      « Francis Kramarz est professeur à l’ecole polytechnique et directeur du crest »... : plus objectif, tu meurs ! !
      Bien sûr, la litanie des fonctions et diplômes sert de caution : encore un gugusse avec... deux bras et deux jambes...
      « Ah bon ? ! Lui aussi ? » « Eh oui ! Comme TOUT le monde...
      Bon sang de rouleau compresseur de cette bon sang de pensée (presque) unique ! Pas étonnant, avec notre “élite” ainsi formée ! !
      Émission intéressante cet a-m à “Là-bas si j’y suis”

    • N.Ivanov
      N.Ivanov répond à jyeden
      flamme de chambre
      • Posté à 20h26 le 19/12/2012
      • Internaute 31200
        flamme de chambre

      Lien

      L’emission d’aujourd’hui qui parle ENA, polytechnique, formatage...

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à jyeden
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 20h47 le 19/12/2012
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      À chaque fois je pense à la phrase d’Albert Jacquard : tout le monde peut devenir polytechnicien....

      • elmi66
        elmi66 répond à We want a shrubbery
        intendant
        • Posté à 13h42 le 20/12/2012
        • Internaute 103088
          intendant

        un grand homme A J, moment d’émotion, il devrait avoir une plus grande place
        au Panthéon, il faudrait vraiment revoir l’échelle des valeurs ! ! ! ! ! !

         
        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à elmi66
          Fonctionnaire à chat. Ni!
          • Posté à 13h47 le 20/12/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire à chat. Ni!

          Bah, les gens qui mériteraient le Panthéon nev veulent pas y aller, et ils ont bien raison.

        • ducatel
          ducatel répond à elmi66
          • Posté à 21h54 le 21/12/2012
          • Internaute 7941

          ce n’est pas très sympathique de vouloir l’enterrer au panthéon alors qu’il est encore vivant

          • elmi66
            elmi66 répond à ducatel
            intendant
            • Posté à 09h43 le 22/12/2012
            • Internaute 103088
              intendant

            disont que c’est une image AJ, est un grand humaniste dont on parle très peu, d’ailleurs il ne fait pas beaucoup pour se faire remarquer mais par sa dignité, son respect de l’humain il mérite une plus grande place dans ce qu’on appelle « les personnalités préférées des français ou il n’apparaît jamais “ et pour cause ! ! !
            surtout lorsque l’on voit le remue-ménage provoqué par Depardieu !

        3 autres commentaires
    • Racaille la Rouge
      Racaille la Rouge répond à jyeden
      zig-zag
      • Posté à 23h36 le 19/12/2012
      • 174747
        zig-zag

      Déja qu’on bosse 8h sans pose pour un valet du grand capital ,en plus on a des gérants dont le seul argumentaire est : hit1) » Je m’assoie sur les lois du travail « (Le 26/10/2010 parole de patron : c’est gravé !) Le grand capitale économise un fric fou en ’créant’ des gérances( hit 2 : “Si t’es pas content tu prends la porte ..y en a 100 qui attendent ) ancienneté du 5 euros par an environ ,pas de CE,pas ticket resto,ni de syndicats)...pas plus sous la droite que sous la gauche ces régimes ne changent..et les petits commerce prospére (tenu par le CAC 40),ma patronne est de gauche en dehors des heures ouvrables, normal à Paris ,pour le reste on peux se brosser.Et quant on voit les médias et les politique chialer sur les PME avec mame Parisot. Quant méme depuis des années ça vous semble pas bizarre toutes ces aides et ses réductions d’impots au PME(oui je sais dans les médias on voit toujours un mec sympa qui tente d’agrandir sa boite)C’est comme avec les proprio on voit toujours le mec qui a économisé pour une retraite plus confortable(tout à fait légitime)jamais les gens qui ont des immeuble de rapport qui les font vivre grassement depuis 3 générations en association avec des gérants de bien semi- mafieux(généralement domicilié à Neuilly-Levallois coincidence ? ?)Enfin pour dire qu’on pensait ce faire enfler mais la c’est du grand art !

      • spartacre
        spartacre répond à Racaille la Rouge
        prof
        • Posté à 01h15 le 20/12/2012
        • Internaute 125250
          prof

        absolument d’accoird .. avec les socialos qui cautionnent cette régression , c’est pire que sous la droite

      • pateris
        pateris répond à Racaille la Rouge
        serial lecteur
        • Posté à 10h33 le 20/12/2012
        • 174584
          serial lecteur

        Et il suffit de culpabiliser sans fin ceux qui bossent, tous fainéanzassistészavecdézavantages, pour faire passer la pilule. Salauds de fran ! çais, quoi qu’on vous donne, c’est encore trop bon pour vous…

  • Druuna
    Druuna
    Prout
    • Posté à 19h42 le 19/12/2012
    • Internaute 195244
      Prout

    .

    • Pi.K
      Pi.K répond à Druuna
      Vilain Parisien
      • Posté à 22h17 le 19/12/2012
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Non. Ce qui est vital, c’est la sécurité des personnes. À l’heure actuelle, le chômage est une situation auto-entretenue : perte de revenu, perte de compétences, isolement social se combinent pour piéger les chômeurs ; l’insécurité du travail n’en est que plus mal vécue.

      Le point important n’est pas que le chômage induit une perte de richesse sociale (perte assez complexe, qui réunit des enjeux de production et de consommation), mais qu’il met les personnes dans une situation que peu de gens accepteraient s’ils avaient le choix. La question centrale est : comment protéger les personnes des malheurs associés à la perte d’emploi ? Les structures de socialisation sont, à cet égard, aussi importantes que les garanties type assurance chômage.

      Il y a aussi un autre enjeu, dont l’analyse empirique est affreusement difficile*, mais que l’on peut résumer à un problème d’allocation optimale des ressources. Plaçons-nous en 1890 : le secteur agricole emploie encore un grand nombre de personnes, car l’agriculture est peu mécanisée ; dans le même temps, l’industrie moderne connaît des besoins croissants de travailleurs. Au cours de la première moitié du XX° siècle, l’introduction de technologies agricoles nouvelles (en particulier le tracteur) a permis de réduire considérablement le besoin du secteur agricole en travail, et les anciens paysans se sont tournés vers le travail industriel, ce qui a permis à l’Europe et aux États-Unis de connaître une ère de prospérité inédite. C’est aussi dans ces conditions que la protection sociale a connu un grand essor, au-delà des assurances internes à certaines entreprises (Le Bon Marché fournissait une assurance santé à ses employé-e-s dès le XIX° siècle, mais cela n’était pas systématique).

      Mais cela signifie que des emplois disparaissent, soit que le travail correspondant a disparu, soit que la quantité de travail allouée à la production d’un bien ou d’un service ait énormément diminuée (par exemple, le transport ferroviaire demande bien moins de travail aujourd’hui qu’il y a un siècle : les trains vont plus vite avec un conducteur qu’ils n’allaient avec un mécanicien et un chauffeur). Il n’y a pas de quoi s’alarmer dès lors que les personnes bénéficient de bonnes protections. Le problème est que ce n’est pas le cas aujourd’hui.

      *En gros, il faudrait inclure des paramètres fiscaux, juridiques, historiques, analyser les fluctuations économiques sur différentes périodes temporelles (plus ou moins longues), évaluer la quantité relative de ressources affectées à telle ou telle activité et son évolution dans le temps, en fonction notamment des gains de productivité, évaluer les effets d’un certain nombre de mutations technologiques (l’électrisation du train, la diminution de la « gourmandise » des voitures, la mécanisation d’une partie du travail industriel, etc. ad libitum et ad nauseam), l’émergence d’effets systémiques complexes, et bien d’autres choses.

      • MarxForEver
        MarxForEver répond à Pi.K
        L'argent n'existe pas
        • Posté à 00h55 le 20/12/2012
        • Internaute 124072
          L'argent n'existe pas

        Le problème d’aujourd’hui c’est l’organisation de la raréfaction de la masse monétaire au niveau des producteurs (de biens ou de connaissance) pour mieux l’accumuler dans la finance folle.

        En clair : lorsque l’activité d’un secteur décroît, on licencie pour sauver les dividendes et le salaire du pdg (cf les pdg qui s’augmentent alors que leur boîte est en déficit tel Mittal). Quand l’activité croît, on se contente d’allonger les journées de travail des salariés, mais on n’embauche surtout pas, afin que les gains aillent au pdg et actionnaires. Aujourd’hui, les gens se plaignent de sous-effectifs dans tous les secteurs.

        Au passage, il faut en finir avec cette idée de désocialisation des chômeurs. Les chômeurs ne se payent certes pas de vacances, mais ils ont du temps pour leurs proches, leurs enfants et leurs amis. Les salariés sont souvent bien plus désocialisés que les chômeurs, abrutis qu’ils sont par une productivité infernale. C’est cette désocialisation qui engendre les burn-out.

      • Druuna
        Druuna répond à Pi.K
        Prout
        • Posté à 02h07 le 20/12/2012
        • Internaute 195244
          Prout

        « Les structures de socialisation sont, à cet égard, aussi importantes que les garanties type assurance chômage. »

        Moi, j’appelle ça des emplois.

        Avec tout ce dont manque les gens, on n’est pas près de manquer de travail.
        Et même s’il ne restait que trois heures de travail par mois pour assurer le luxe à toute la planète, il conviendrait de partager ce travail entre tous afin de ne priver personne de l’accès à l’outil de production.

        La fin du travail est un mythe qui ne sert qu’à faire avaler la mise au chômage des travailleurs ayant des droits et la surexploitation des travailleurs sans droit.

        Et on a déjà accepté que le licenciement pouvait être justifié par une évolution de la production, la fin d’un produit, etc.

        Du coup, avant on avait des agents télécom qui était au point toute une carrière, maintenant nos téléphones évoluent tous les deux mois ce qui permet de licencier toute la chaine de production jusqu’à la vente, tous les deux mois.

        Bref, interdire les licenciements, c’est vital parce que sinon ils trouveront toujours une tête d’ampoule pour venir nous expliquer que c’est normal.

         
        • Pi.K
          Pi.K répond à Druuna
          Vilain Parisien
          • Posté à 16h12 le 20/12/2012
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          Il y a d’autres structures de socialisation que l’emploi. Associations, bars, clubs sportifs, etc. On ne s’arrête pas de vivre passé le seuil du bureau/la porte de l’usine/etc.

          Pour le reste, je n’apporte pas de réponse définitive. Je ne sais ni quelle quantité de travail serait nécessaire pour assurer un bien-être social maximal (compte tenu de contraintes annexes type écologie) et réparti aussi justement que possible, ni qui serait prêt à travailler plus ou moins, en fonction de son poste, de ses ambitions, etc. Cela dépend aussi du type de travail et de l’engagement que l’on a envers ce travail. En tant que chercheur junior, je suis passionné par mon travail et il m’arrive d’y consacrer des jours entiers en ne m’arrêtant presque pas (là je suis en « période creuse », je ne réussis pas à me mettre au travail et j’avance très lentement), mais si quelqu’un me dit « mon travail est chiant, répétitif, physiquement éreintant, et je ferais volontiers une pause », il me semble tout à fait légitime d’y être attentif. Le cas des femmes de ménage est assez « exemplaire » à cet égard : nettoyer les crasses laissées par d’autres, dans l’odeur toxique des détergents, pliée en deux pour passer le balai, le tout pour un salaire somme toute dérisoire, je suppose que ça doit être assez chiant.

          Notez aussi que je ne parle pas de « fin du travail ». Pour vivre nos vies d’humains modernes, il faut invariablement fournir du travail, dont seulement une partie peut être effectuée par des machines. Mais notre revenu pourrait être détaché de notre travail dans certaines conditions : ce qui compte, c’est de pouvoir mener sa vie, pas d’être tout le temps dans l’emploi.

        1 autres commentaires
    • spartacre
      spartacre répond à Druuna
      prof
      • Posté à 01h16 le 20/12/2012
      • Internaute 125250
        prof

      oui , d ’accord à mille pour cent

  • tipoux
    tipoux
    écocitoyen
    • Posté à 19h44 le 19/12/2012
    • Internaute 56930
      écocitoyen

    une vraie réforme du marché du travail !
    1/ plus de CDD ,ni d’intérim que des CDI avec une période d’essai de maximum3 mois.
    2/ 2 type de licenciement possible économique et rupture amiable
    3/ portabilité de l’ancienneté,mutuelle,expérience,
    4/fond de formation tout au long de la vie un crédit de départ évalué en fonction de son niveau d’étude(moins on est diplômé plus o na de droit d’heures pour la formation) et aussi cumul en fonction de son temps travaillé et crédit supplémentaire dans le cadre du licenciement économique.
    4/ plus de temps payé de chômage et que de la formation
    5/ renforcer l’inspection du travail plus d’emploi
    6/syndicat représentativité revu et nouvelles règles pour la gestion des CE pour plus de transparences et éviter les conflits d’intérêts.
    7/ politique cumul des mandats proscrits et 10ans de vie politique par personne maximum.

    • -Candide-
      -Candide- répond à tipoux
      Jardinateur
      • Posté à 20h27 le 19/12/2012
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      « portabilité de l’ancienneté »

      « Monsieur, dans ma précédente entreprise, j’avais une prime de 500€ pour l’ancienneté et 3 jours de vacances en plus. J’exige de les conserver. »

      C’est sûr qu’il va être choisi celui-la si on peut trouver la même personne qui ne peut pas prétendre aux primes.

      Les primes d’ancienneté sont typiques d’accords entre syndicats et patronat qui à première vu bénéficient au salarié mais se retourne contre lui.
      Introduite à une époque où le chômage était faible, le patronat y voyait une astuce pour éviter les départs volontaires.
      Aujourd’hui les données sont inversées. Le patronat n’y voit qu’un surcout inutile tandis que pour le salarié c’est finalement un piège.
      Il préfère se scotcher dans son boulot récurant plutôt que d’augmenter son expérience sur des activités différentes.

      L’idée du capital départ constitué en fonction de l’ancienneté et versé quelques soient les circonstances (départ volontaire, licenciement) serait une très bonne idée. Ce capital peut tout à fait être constitué en lieu et place des avantages d’ancienneté.

  • inspecteur crouton
    • Posté à 19h51 le 19/12/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    Fig. 1 : travailleurs flexibles.

  • thierry reboud
    • Posté à 19h58 le 19/12/2012
    • Internaute 20923

    Kramarz, membre d’un organisme lié à l’INSEE (puissance publique) et enseignant à l’Ecole polytechnique (fonction publique) nous assure qu’il faut faciliter le droit au licenciement. Ben tiens donc...

    Le licenciement des professeurs de Polytechnique aussi ?

    Bien entendu, l’hypothèse selon laquelle il faudrait aussi faciliter la possibilité de renvoi des patrons incompétents, ou devenus incompétents comme Charles Doux par exemple, par les salariés dont ils menacent l’emploi n’est jamais évoquée.

    • Bernardo Z
      Bernardo Z répond à thierry reboud
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
      • Posté à 20h05 le 19/12/2012
      • Internaute 196411
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

      le témoignage est plus nuancé que cela, mais bon il n’y est pas le gars c’est un fait...

    • -Candide-
      -Candide- répond à thierry reboud
      Jardinateur
      • Posté à 21h03 le 19/12/2012
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      L’idée que toute personne a le droit de créer son entreprise, que tout groupe de personne ayant un savoir faire à le droit de quitter sa boite pour effectuer le même travail ailleurs n’est pas évoqué non plus.
      Mais le jour ou on verra un syndicat faire confiance aux travailleurs qui ont un savoir faire pour leur avancer l’argent nécessaire pour créer leur coopérative, leur société en autogestion, on aura fait des progrès.

      Dur d’être Patron en France quand même.
      Si tu mets de l’argent dans une boite et que ça marche, au mieux on te taxe presque tout, au pire tu exploites forcément tes salariés et tu risques la corde.
      Si tu n’arrives pas/plus à gagner de l’argent, c’est pire. On te reprend tout pour te punir.
      Bref, le bon patron, c’est celui qui ne gagne rien et ne perd rien.
      Parce que de toute les façon, si l’entreprise gagne de l’argent c’est grâce aux ouvriers et s elle en perd, ça ne peut être que de sa faute.

  • Geodesic_
    Geodesic_
    La presse gratuite n'existe pas
    • Posté à 20h01 le 19/12/2012
    • Internaute 154174
      La presse gratuite n'existe pas

    Faciliter le licenciement, si et seulement si on décorrèle le salaire et l’emploi : Lien

  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 20h06 le 19/12/2012
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    « Les diplômés des grandes écoles, d’abord, bénéficient d’une formation gratuite, payée par la collectivité. On pourrait dire que les classes moyennes, qui constituent la majeure partie des contribuables, paient ces formations pour les plus riches.

    Problème : ces diplômés des grandes écoles rejoignent les grandes entreprises. Les PME ont du mal à les faire venir. Or c’est ce qui leur permettrait aussi de grossir. Surtout que les petites entreprises ont besoin de jeunes. Mais elles ne peuvent pas attirer les jeunes très diplômés.

    Il faudrait que les diplômés de grandes écoles remboursent leurs études, à un moment, en fonction du poste qu’ils occupent. »

    Pas mal ça ? je ne comprends pas pourquoi vous avez gardé ce titre si ce n’est pour la provocation et donc le clic, il ne résume pas vraiment l’état d’esprit de l’article.

    • c.d.g.
      c.d.g. répond à Bernardo Z
      ami d un pingouin nommé Tux
      • Posté à 10h51 le 20/12/2012
      • Internaute 83383
        ami d un pingouin nommé Tux

      Si les PME n arrivent pas a attirrer les diplomes, c est pour 2 raisons :
      - les salaires (c est facilement 20 % de moins)
      - risque bien plus eleve de se retourver au chomage (meme si votre grosse entreprise va mal, au prie vous aurez un cheque du groupe voire de l etat. dans une PME, vous avez droit a rien)
      - aucune possibilite d evolution puisque au dessus de vous il y a souvent que le patron et que ca sera son fils qui prendra sa place plus tard (qu il soit completement incompetant n est pas un probleme. Ca existe dans les grand groupe, comme le nono d EADS (lagardere) mais c est quand meme moins courant)

      J avais fait un stage dans une PME ( d une 30aine de personne). Un jour j arrive et mon chef n est plus la. Viré car il avait organisé une réunion sans en parler au patron ... Lequel avait racheté la societe quelque mois avant et dont le premier acte avait ete de nommer sa maitresse comme directrice de l agence de Paris
      Autrement dit, il faut pas idolatrer les PME. Il y en a des biens (je travailel dan sl une d elle) mais il ne faut pas generaliser

      • ricoanticoco
        ricoanticoco répond à c.d.g.
        autoentreprenant
        • Posté à 12h59 le 20/12/2012
        • Internaute 194068
          autoentreprenant

        Moralité, il ne faut jamais généraliser !

      • Bernardo Z
        Bernardo Z répond à c.d.g.
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
        • Posté à 10h15 le 21/12/2012
        • Internaute 196411
          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

        « que ca sera son fils qui prendra sa place plus tard “

        heu oui enfin quand on voit les buses de fils à papa qui pullulent dans des emplois fictifs élevés au sein des multinationales on constate que c’est partout hein...

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 20h38 le 19/12/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Francis Kramarz diplômé de l’École polytechnique nous dit :

    « Il faudrait que les diplômés de grandes écoles remboursent leurs études, à un moment, en fonction du poste qu’ils occupent. ».

    Le hiatus c’est « à un moment », voilà il faut trouver le bon moment.
    Nul doute donc que Kramarz Francis appliquera à Francis Kramarz cette excellente idée... dès que le bon moment se présentera.

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas évoluer, mais ce qui est embêtant c’est que ceux qui sont assurés de sinécures perpétuelles (Minc, Attali entre autres, Kramarz aujourd’hui), n’ont que des risques plus ou moins bien évalués à faire prendre aux autres.

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 20h21 le 19/12/2012
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    Le manque de concurrence sur le marché des biens dans de nombreux secteurs des services, le manque de fluidité sur le marché du logement, et le déficit d’offre de transports ne sont pas directement liés au marché du travail mais sont importants pour comprendre les difficultés françaises.

    C’est une vision parisianiste. Beaucoup de régions n’ont pas ces problèmes. Mais les entreprises ne s’y installent pas parce que, c’est bien connu, il n’y a que des ploucs en Province.

    Problème : ces diplômés des grandes écoles rejoignent les grandes entreprises. Les PME ont du mal à les faire venir. Or c’est ce qui leur permettrait aussi de grossir. Surtout que les petites entreprises ont besoin de jeunes. Mais elles ne peuvent pas attirer les jeunes très diplômés.

    Seule une infime partie des PME est réellement innovante et propose de vrais produits et services. Ces sociétés ont généralement pour clients de grandes entreprises qui sous-traitent pour s’épargner des problèmes sociaux.

    De ce fait, il est extrêmement difficile de travailler dans une PME, pour un jeune de surcroît. En règle générale, les patrons ne sont pas très respectueux et prennent des libertés avec la loi. Il est normal que ceux qui le peuvent préfèrent les grandes entreprises.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h29 le 19/12/2012
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Bientôt des villages de tentes !

    Francis Kramarz ne sait pas ce que vivent les salariés précaires (CDD ou intérim), difficultés pour louer un logement, quasi impossibilité de demander un prêt à la banque. En développant ce genre de contrats, on va vers une occupation grandissante des voitures et des cartons dans les rues pour y passer la nuit.

    Pour l’instant, le CDI est le seul contrat permettant aux salariés d’envisager un certain avenir à défaut d’un avenir certain.

    C’est bien gentil de ne prendre le point de vue que des seuls patrons sans penser un seul instant à la vie de leurs salariés !

    • Blaise P.
      Blaise P. répond à caro
      Thésard
      • Posté à 23h40 le 19/12/2012
      • Internaute 133777
        Thésard

      Vous avez tout faux. C’est parce qu’il prend le point de vue des travailleurs qu’il a cette analyse. Les entreprises embauchent un CDI pour 10 CDD parce qu’elles ont peur de ne pas pouvoir licencier en cas de retournement économique.

      • caro
        caro répond à Blaise P.
        délinquante avérée
        • Posté à 00h02 le 20/12/2012
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        il est pourtant beaucoup plus facile de licencier un CDI qu’un CDD.
        Une personne en CDI peut être licenciée pour différents motifs ou par négociation. Un employeur est obligé de garder une personne en CDD jusqu’à la fin de son contrat.

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