Tribune 19/12/2012 à 15h28

Comment intervenir au Mali en garantissant les droits de l’homme


Tribune

La France reste l’un des plus fervents défenseurs d’une opération militaire au nord du Mali, afin de déloger les groupes terroristes ayant pris le contrôle de cette région. Le président Hollande, en visite officielle en Algérie mercredi et jeudi, va chercher à convaincre ses interlocuteurs du bien-fondé de cette option.

Si cette intervention a lieu, cela ne sera sans doute pas avant l’automne 2013. Les derniers événements au Mali, avec la démission forcée du Premier ministre, rendent la solution préconisée par la France plus compliquée à mettre en œuvre.


Manifestation à Bamako le 8 décembre en faveur d’une action armée au nord du Mali (Harouna Traore/AP/SIPA)

Quoiqu’il en soit, si une telle intervention armée devient effective, il faudra veiller à ce qu’elle ne soit pas synonyme de nouveaux abus à l’encontre des populations locales déjà victimes de terribles exactions.

En effet, depuis qu’AQMI, le Mujao et Ansar Dine se sont emparés des principales villes du nord du pays fin mars dernier, les populations ont été soumises à de très graves abus.

Sous couvert d’appliquer une interprétation stricte de la charia, les groupes islamistes procèdent à des actes de torture et à des traitements cruels et inhumains, des exécutions sommaires, des amputations, des flagellations, des lapidations, des violences sexuelles et au recrutement forcé d’enfants.

Ces groupes sont également responsables de la destruction de monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, comme à Tombouctou, et de masques Dogon à Douentza.

Violation des droits humains au nord

Les anciens séparatistes touaregs du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) - désormais officiellement rangés à l’idée d’une large autonomie - se sont également rendus coupables de très graves violations des droits humains au Nord, notamment d’enlèvements, de violences sexuelles et de pillages d’hôpitaux, d’écoles, d’organismes d’aide et d’édifices gouvernementaux.

Malgré l’existence de preuves accablantes, le MNLA n’a pas reconnu ces exactions, et assume encore moins ses responsabilités.

Human Rights Watch a largement et précisément documenté ces abus dans différents rapports et communiqués de presse.

Afin de protéger les populations du nord du Mali et alors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) pourrait autoriser, d’ici peu, le déploiement d’une force africaine au nord du Mali, Human Rights Watch appelle les membres du Conseil de Sécurité à tirer les leçons de l’expérience de la mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM). La situation qui a prévalu au déploiement de cette force en 2007 présente en effet de nombreuses similitudes avec le cas malien. Cette force régionale avait également été déployée sur ordre du CSNU afin de combattre des groupes terroristes.

Or, l’AMISOM est un mauvais exemple à ne pas suivre.

Dès son déploiement, l’on a fait état de violations du droit international humanitaire de la part des soldats de l’Union Africaine. Ces dernières ont été accusées d’avoir fait un usage indiscriminé de la force dans des zones habitées, notamment de tirs aveugles ayant causé de nombreuses pertes civiles.

La Somalie, qui était déjà une zone de non-droit pour les Shebabs (groupe islamiste somalien, ndlr), l’est également devenue pour les troupes de l’AMISOM.

L’antimodèle somalien

Il convient de rappeler qu’à l’époque, l’AMISOM n’avait pas été dotée d’une solide équipe d’observateurs des droits humains pour surveiller et faire état du respect du droit international humanitaire et des droits humains par les parties en conflit.

Les observateurs déployés aux côtés de la mission politique des Nations Unies dans le pays étant trop peu nombreux, le CSNU n’a pas été en mesure de vérifier que l’intervention militaire se faisait dans le respect du droit international humanitaire ou du droit de la guerre.

L’expérience somalienne a mis en évidence les risques d’abus auxquels ce genre d’opération militaire expose les populations lorsqu’elle n’est pas accompagnée des garanties et des ressources nécessaires en matière de protection des civils et des droits humains.

L’AMISOM a également montré à quel point le respect des droits de l’homme par les forces intervenant était décisif pour obtenir le soutien des populations. Or l’appui des communautés locales est l’une des conditions essentielles de l’efficacité d’une intervention.

Il est donc indispensable que la Mission de la CEDEAO au Mali (MICEMA) soit accompagnée d’une équipe d’observateurs et d’experts des droits de l’homme, dotée de ressources et d’un appui suffisants afin d’envoyer des rapports réguliers au CSNU et de vérifier, en toute indépendance vis-à-vis du commandement de la force, que les troupes africaines et maliennes ne se livreront pas à des exactions.

L’usage de la force par ces troupes devra également être soumis à des règles afin de minimiser les risques pour les civils.

Le mauvas bilan de l’armée malienne

Ces garanties sont d’autant plus nécessaires que la reconquête du Nord par la force régionale africaine devra se faire en appui à l’armée malienne, qui a un très mauvais bilan en matière de droits de l’homme.

Certaines unités et certains éléments des forces maliennes, y compris au plus niveau, sont impliqués dans de très graves abus, y compris des arrestations et détentions arbitraires, des disparitions forcées, des cas de torture contre des militaires et des exécutions sommaires.

Une campagne d’intimidation et de violence à l’encontre de journalistes a aussi été orchestrée par les forces de sécurité maliennes loyales au capitaine Amadou Sanogo.

Au sommet de l’Etat, ce dernier, leader du coup d’Etat du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré, est lui-même directement impliqué dans les pires abus, ce qui est problématique puisqu’il pourrait être, en tant que responsable de la réforme de l’armée malienne, l’interlocuteur principal de la force régionale.

Son dernier coup de force pour écarter le Premier ministre, Modibo Diarra, l’a sans doute un peu plus disqualifié aux yeux de la communauté internationale, mais aucune voix ne s’est encore élevée clairement pour demander sa mise à l’écart afin qu’il fasse l’objet d’une enquête et d’un procès en bonne et due forme.

Il est donc impératif que les soldats maliens, tout comme ceux de la future MICEMA, reçoivent une solide formation en droits humains et en droit international humanitaire, et que les militaires coupables de violations des droits de l’homme soient exclus des bataillions participant à l’intervention.

La communauté internationale doit également être consciente du très fort risque de tensions intercommunautaires existant entre groupes Songhais, Touaregs et Peuls, si elle se risquait à recourir au service du MNLA et des milices d’autodéfense de libération du Nord dans le cadre de l’intervention armée. Ces tensions pourraient s’avérer explosives.

Garanties en matière de droits de l’homme

Après la reconquête des villes au Nord, les autorités maliennes mettront très probablement un certain temps à réinstaurer un Etat de droit dans la région. Durant cette période, qui rendra les populations encore plus vulnérables à des abus, les membres de la force internationale et ceux qui la soutiennent, devront tout particulièrement veiller à protéger les civils.

La nouvelle force devra également coopérer pleinement avec la Cour pénale internationale, si cette dernière, qui a déjà effectué un examen préliminaire de la situation au Mali sur demande de Bamako, décidait d’ouvrir une enquête.

Le mandat de toute future force d’intervention au Nord du Mali devra donc inclure les garanties citées ci-dessus en matière de droits humains. A ce sujet, Human Rights Watch accueille favorablement les recommandations effectuées par le Secrétaire général des Nations Unies dans son rapport sur la situation au Mali rendu public le 29 novembre dernier.

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  • Jupiter Capitolin
    • Posté à 15h52 le 19/12/2012
    • Internaute 189743
      Burp

    Article bourré de fautes jusque dans les titres.
    D’ailleurs, même sur la page d’accueil, j’en vois régulièrement.
    Je dis ça parce que cela m’énerve, mais je n’apporte pas de corrections par solidarité avec les nombreux bannis.
    Débouillez vous ou payez-vous un correcteur.

    • ring de boxe
      • Posté à 15h59 le 19/12/2012
      • Internaute 114594
        jojo

      c’est clair.
      Et il y a aussi les mots qui ne veulent rien dire : Effective

      Ou encore des soldats de l’Union Africaine qui seront heureux de pouvoir se considérer comme des femmes.

      • thierry reboud
        • Posté à 16h12 le 19/12/2012
        • Internaute 20923

        Trésor de la Langue Française en ligne (je vous la mets intégrale) :

        EFFECTIF1, IVE, adj.
        A. Vieilli. [Correspond à effet A 1] Qui produit un effet réel.
        1. [En parlant d’une pers. ou de son activité] C’est un homme effectif, sa parole est effective. ,,C’est un homme qui fait ce qu’il dit, qui ne promet rien qu’il ne tienne`` (Ac. 1798-1878).
        THÉOL. Amour effectif. Amour de Dieu qui se traduit par des actes. Anton. amour affectif.
        Rem. Attesté par la plupart des dict. gén. du XIXe et du XXe s., sauf Ac.
        2. [En parlant d’un inanimé concr.] Sa machine, d’une force effective de cent soixante chevaux (VERNE, Enf. cap. Grant, t. 1, 1868, p. 38).
        Rem. Cet emploi s’est confondu avec les emplois B.
        3. [En parlant d’un inanimé abstr.] LING.
        a) Aspect effectif. Aspect d’une action envisagée comme aboutissant à un terme (d’apr. MAR. Lex. 1933, p. 73). Synon. usuel perfectif ; anton. ingressif.
        b) Verbe effectif. Verbe transitif dont le régime est représenté par un mot qui exprime le résultat de l’action (d’apr. MAR. Lex. 1933, p. 73). Anton. affectif (v. ce mot, ex. 14).
        B. [Correspond à effet A 2] Qui existe réellement.
        1. Vieilli. Qui est réellement disponible.
        a) [En parlant d’une pers. spéc. au plur., en parlant de soldats] Les deux bataillons formant ensemble treize cents hommes effectifs (Voy. La Pérouse, t. 2, 1797, p. 365). Le roi soldait trente mille combattants, et n’en avait pas douze mille effectifs pour tenir la campagne (SAND, Beaux MM. Bois-Doré, t. 1, 1858, p. 314).
        b) [En parlant d’un inanimé concr., spéc. d’une valeur en espèce] Telle femme druse va au bain chargée de deux à trois cents ducats d’or effectif (STENDHAL, Hist. peint. Ital., t. 1, 1817, p. 96).
        2. Usuel. [En parlant d’un inanimé abstr.] Dont on peut vérifier la réalité, dont la réalité est incontestable. Concours, fonctionnement effectif ; direction, durée, participation effective. Madame Vauquer (...) qui avait alors quarante-huit ans effectifs et n’en acceptait que trente-neuf (BALZAC, Goriot, 1835, p. 27). Impression d’action effective, littéralement réelle (PROUST, Fugit., 1922, p. 648) :

        Or, ces formes dormantes « veulent sortir au grand jour, devenir, en s’actualisant, états de conscience ». Elles sont le réservoir, bouillonnant sur lui-même, de ce qui n’est encore qu’en puissance et attend de se projeter, de devenir effectif.
        HUYGHE, Dialogue avec le visible, 1955, p. 242.
        a) Emploi subst. Une confusion entre le notionnel et l’effectif (JANKÉL., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 172).
        b) Il est effectif que. Il est conforme à la réalité, il est certain que. Synon. effectivement. réellement. Il est effectif, monsieur, que je suis très susceptible de confondre Arbois de Carthage avec Proclès de Jubainville (BENOIT, Atlant., 1919, p. 131).
        Prononc. et Orth. : [], fém. [-i : v]. Pour [] ouvert à l’initiale cf. effectuer. Enq. : /efektif, -v/. Ds Ac. 1694-1932. Comparer le mot avec effet dans lequel -ct- a disparu dans l’orth. et dans la prononciation. Étymol. et Hist. Cf. effectif2.
        DÉR. Effectivité, subst. fém., rare. Caractère de ce qui est effectif. Quasi-synon. actualisation, réalisation. Le maître ne connaît donc du travail que le risque, non l’effectivité, la jouissance en laquelle il s’absorbe, non la douleur de la transformation (VUILLEMIN, Être et trav., 1949, p. 50). L’effectivité ou la réalisation de la seconde hypothèse (BELORGEY, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 432). 1re attest. 1946 « efficacité, capacité » (MOUNIER, Traité caract., p. 79) ; du rad. de effectif, ive, suff. -ité*. Fréq. abs. littér. : 72.
        BBG. QUEM. 2e s. t. 1 1970. Encyclopédie. Informatique (L’). 1974, no 48, p. 58.

      • lololeg
        lololeg répond à ring de boxe
        Indigné
        • Posté à 16h14 le 19/12/2012
        • Internaute 195495
          Indigné

        si c’est votre seule argumentation sur le sujet, c’est bien pauvre (d’esprit bien sûr) , il doit y avoir bcp de sites sur lesquels les fautes seront moins visibles mais les réflexions moins pertinentes .

  • lololeg
    lololeg
    Indigné
    • Posté à 16h03 le 19/12/2012
    • Internaute 195495
      Indigné

    Une intervention oui mais africaine et sous contrôle d’observateurs indépendants ! On sait très bien comment peut se finir une intervention des occidentaux ou avec des observateurs sous contrôle des états pilleurs et rapaces que sont les nôtres ! !
    Les aider pour eux quoi, pas pour nous...
    Si nos états y mettent des moyens trop importants, ils auront une excuse toute trouvée pour justifier tel ou tel « contrat » ou « concession » si vous voyez ce que je dire ....

  • Soliman
    • Posté à 16h05 le 19/12/2012
    • Internaute 168169

    Avant de se demander comment intervenir il serait peut-être utile de se demander pourquoi, non ?
    Lorsque les militaires ont renversé le pouvoir démocratiquement élu on n’a pas entendu parler d’intervention. Rappelons qu’il s’agit tout de même de chasser des terroristes du nord du Mali pour redonner à une junte militaire le contrôle de l’intégralité du pays.

    • .666
      .666 répond à Soliman
      Juif errant
      • Posté à 16h14 le 19/12/2012
      • 181210
        Juif errant

      Les méchants terroriste qui font rien que nous empêcher de piller leurs richesses...
      Développons vite la filière Thorium...

      • LOKIK
        LOKIK répond à .666
        Chartreux
        • Posté à 16h34 le 19/12/2012
        • Internaute 194936
          Chartreux

        Pourquoi Dieu a-t-il mis NOS richesses sous LEUR terre ?

      • Saul
        Saul répond à .666
        visiteur
        • Posté à 16h42 le 19/12/2012
        • 173990
          visiteur

        « leurs » richesses ?
        vu que les groupes, à part peut être Ansar al din, contrôlant la région sont composées en grande partie (majorité ?) de combattants étrangers au Mali et en provenance du Maghreb et des autres pays d’Afrique de l’ouest, ce possessif est sans doute mal approprié...

    • Iv
      Iv répond à Soliman
      Roboticien utopiste
      • Posté à 04h21 le 20/12/2012
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Bien d’accord. Si on veut faire cesser les exactions, je suis pour, mais dans ce cas on crée le cadre légal expliquant ce qui est interdit et à quoi on s’expose quand on ne le respecte pas, et on n’arrête de n’appliquer ce code non-écrit qu’aux factions qu’on n’aime pas.

      Si on est en guerre contre Al-Quaida, on le dit. Si on est en guerre contre les factions qui appliquent strictement la charia, on le dit (et je serais pas nécessairement contre).

      Mais là, il faudra nous expliquer au Mali pourquoi les « terroristes », les méchants donc, qui terrorisent, comme leur nom l’indique, la population locale, a té accueillie à bras ouverts, a conquis des villes sans combat, et semble les gérer mieux que ce qu’ils remplacent.

      Ce ne sont surement pas des enfants de chœur, on est d’accord, mais si on les renverse, c’est pour les remplacer par quoi ? Si c’est pour tuer tout le monde, remettre un pourri au pouvoir et attendre 15 ans que d’autres le renversent pour tout recommencer, non, désolé, j’ai pas envie que la France s’associe à ça.

      • L'ami Dino
        L'ami Dino répond à Iv
        ex-supporter de la Juventus
        • Posté à 14h02 le 20/12/2012
        • Internaute 44072
          ex-supporter de la Juventus

        De toute façon il semble que la France soit désormais la seule à pousser à une intervention. Tous les autres, de l’Algérie aux USA, trouvent qu’il est urgent d’attendre, sans parler des Européens qui ont courageusement oublié où localiser le Mali sur une carte.
        Donc laissons donc les islamistes en place, puisqu’il parait que ce sont de bons gestionnaires. La population les d’ailleurs a tellement accueilli à bras ouverts que 100 000 personnes sont leur ont obligeamment laissé leur maison pour aller loger quelques centaines de km plus au sud, dans de riants camps de réfugiés.
        De toute façon, il reste quelques monuments historiques à dynamiter à Tombouctou. C’est du solide ces machin-là, ça va les occuper un moment. On donc le temps avant de voir les islamistes descendre sur Bamako ou attaquer la Mauritanie et le Niger. Et puis d’ici à ce qu’un djihadiste formé là bas vienne faire péter une bombe chez nous, on a de quoi voir venir. Au pire, si ça tourne mal, on pourra toujours demander aux américains d’envoyer leurs drones bombarder tout ce bazar de manière indiscriminée. Au moins, si violation des droits de l’homme il y a, ce ne sera pas de notre faute.

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 16h46 le 19/12/2012
    • Internaute 53954
      auteur

    Finie la Françafique à en croire le Président Hollande le 12.10.2012 à Dakar ? A la gaullienne peut-être (quoique…), mais en se joignant à d’autres « parrains » occidentaux pour « aider 5000 militaires africains à pacifier cet immense désert » n’est-ce pas engager un Afghanistan africain ? Surtout quand « personne n’a vraiment réfléchi à ’l’après-intervention’. » Une fois encore une violence occidentale vouée à l’enlisement, au « tous perdants ». Au lieu de rechercher l’apaisement, de le vouloir.

    A quand le réveil ?

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 16h54 le 19/12/2012
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    La France reste l’un des plus fervents défenseurs d’une opération militaire au nord du Mali

    La France n’a vraiment tire aucune leçon de la guerre d’Afghanistan. Mettez-vous a la place des habitants pauvres du Nord Mali. Durant une guerre :
    - il est difficile de cultiver vos champs, qui sont laboures par les soldats,
    - votre habitation, vos animaux font les frais des combats,
    - des gens sont tues parmi votre famille et votre entourage.
    Cela conduit a la haine de l’étranger (et du blanc si des militaires occidentaux sont impliques). Les islamistes seront donc soutenus par une partie de la population et le conflit va perdurer

    Hélas, il est fort probable que les civils soient ignores, comme cela s’est vu en Afghanistan. Le soutien de la population est pourtant un élément stratégique clé pour chasser AQMI de la région.

  • Kamakura
    Kamakura
    quelque part
    • Posté à 17h14 le 19/12/2012
    • Internaute 148062
      quelque part

    Avant de se demander comment intervenir au Mali tout en respectant les droits de l’homme , la question à se poser est pourquoi intervenir au Mali ?
    Perso je cherche encore la réponse....

    • Boris Carrier
      Boris Carrier répond à Kamakura
      cogito ergo sum
      • Posté à 12h05 le 21/12/2012
      • Internaute 67367
        cogito ergo sum

      pas difficile : les terres rares pour les éoliennes (aimants des générateurs) et les batteries NiHM qui se trouvent dans ces régions, sans parler de l’uranium qu’Areva souhaite exploiter tranquillement pour alimenter les centrales nucléaires : le Niger est à côté...

      cf Lien

  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 17h28 le 19/12/2012
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Un documentaire très éclairant sur le sujet à écouter sur France Inter, dans l’émission « Nous Autres » de Zoé Varier et en deux parties :

    Les réfugiés du Nord Mali
    Les réfugiés du Nord Mali (suite)

    • LienRag
      LienRag répond à Lionel06
      • Posté à 16h41 le 21/12/2012
      • Internaute 34767

      Vous comprenez comment marche le système de téléchargement ?
      Le lien « podcast » renvoie vers la totalité des émissions, et quand on veut télécharger le lien renvoie sur la page de départ...

      L’émission est intéressante mais partiellement inaudible avec le lecteur de franceinter.

    • LienRag
      LienRag répond à Lionel06
      • Posté à 14h47 le 21/12/2012
      • Internaute 34767

      Egalement, une tribune d’Olivier de Sardan, un peu va-t’en guerre mais avec des arguments pertinents.

  • Locked
    Locked
    mis au ban
    • Posté à 18h20 le 19/12/2012
    • Internaute 196228
      mis au ban

    Ne parlez pas de « terroristes », ce sont juste des islamistes, c’est-à-dire des personnes qui veulent appliquer la loi coranique. Dans un pays musulman c’est une opinion parfaitement respectable.

    • 3èmeàgauche
      3èmeàgauche répond à Locked
      Expatrié
      • Posté à 23h59 le 19/12/2012
      • Internaute 86345
        Expatrié

      Non, la majorité sont des trafiquants qui appliquent un système mafieux sous couvert de salafisme.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 18h33 le 19/12/2012
    • 173412
      expatrie

    Pourquoi voulons nous toujours plus de guerre ? En quoi nos interventions presentent elles vraiment un avantage pour les populations concernees ?
    Quel est cette obsession avec le Mali, c’est probablement nos politiques passes qui ont provoque la situation actuelle, entre la colonisation et la creation de pays totalement artificiels que nous avons abondament pourvu de dette mais pas forcement d’infrastructures utiles. En prime le FMI a passe par la avec ses fameuses (fumeuses) politiques qui finissent par detruire ce qui reste.
    On a laisse et on laisse toujours Israel pratiquer sa vision de l’integrisme religieux, pourquoi n’intervient-on pas la-bas ?
    C’est aussi curieux que flamby qui mene exactement la suite de la politique sarko et nous dit qu’il n’y a plus rien dans les coffres de l’etat soit aussi militant sur ce coup, est-ce qu’on pourrait lacher le morceau et nous dire maintenant les vraies raisons derriere ce desir de faire la guerre au Mali ?

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 22h10 le 19/12/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    « Comment intervenir au Mali en garantissant les droits de l’homme »

    Ils n’ont qu’a demander conseil au bouzin « l’observatoire des droits de l’homme syrien » : Lien’homme|LIEN]
    « Eux » ils s’y connaissent en « droits de l’homme » et encore plus en « travers »...

    Encore un truc facebook « révolutionnaire » qui n’est en aucun cas (on s’en serai douté) affilié à la très sérieuse Fédération Internationale des Droits de l’Homme. Mais paradoxalement dont les informations sont sans cesses reprises par la propagande occidentale : curieux non ?

  • 3èmeàgauche
    3èmeàgauche
    Expatrié
    • Posté à 00h35 le 20/12/2012
    • Internaute 86345
      Expatrié

    Bon article, qui rend compte des aspects les plus préoccupants aujourd’hui pour l’avenir de la région. Effectivement, la menace la plus grave vient peut-être des failles réactivées au sein même de la société Malienne, et des conséquences potentielles d’une action militaire. Le sujet est rendu encore plus complexe de par les attentes d’une population poussée à bout et qui subit un enchaînement de crises sans ne jamais recevoir aucun signe d’une issue constructive.

  • martial93000
    martial93000
    informaticien
    • Posté à 13h48 le 20/12/2012
    • Internaute 128206
      informaticien

    Merci pour cet article qui résume bien comment cette opération sera difficile, les militaires français le disent également.
    Jusqu’à présent je n’avais rien lu par contre au sujet d’exactions commises par le MNLA, ce qui en effet complique encore un peu plus la situation.

    Par contre arrêtons avec ces commentaires « Françafrique » comme quoi la France n’a pas à se mêler, qu’elle y va pour piller les richesses, etc...

    C’est le Mali et les Maliens eux- mêmes qui demandent une opération militaire, malheureusement l’armée malienne n’existe pas ou plus et ne peut pas elle seule sans formation régler cette grave situation.
    Et comme d’hab, l’Europe est absente et semble même dire c’est votre taf les Français.

    Oui il faut arrêter cette bande de terroristes sanguinaires qui ont aujourd’hui clairement l’objectif à partir du Mali de contaminer les pays aux alentours.

  • Boris Carrier
    Boris Carrier
    cogito ergo sum
    • Posté à 11h26 le 21/12/2012
    • Internaute 67367
      cogito ergo sum

    « Malgré l’existence de preuves accablantes » ... lesquelles ? Et soi-disant Human Rights Watch a effectué une enquête accablante, mais on ne trouve rien avec leur moteur de recherche sur leur site, je ne dois pas être doué.

    Le coup des « preuves accablantes », cela ne vous rappelle rien ?

  • ricoanticoco
    ricoanticoco
    autoentreprenant
    • Posté à 18h28 le 21/12/2012
    • Internaute 194068
      autoentreprenant

    Il y a des sujets plus importants comme le mariage pour tous par exemple

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