Explicateur 18/12/2012 à 18h29

Tout sauf l’euthanasie : qu’est-ce que le suicide assisté ?


Le professeur Didier Sicard a rendu lundi le rapport de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France à François Hollande, qui servira de « guide » pour un examen parlementaire en 2013. Il n’est toujours pas question de légaliser l’euthanasie, mais la porte au « suicide médicalement assisté » est désormais ouverte.

La loi Leonetti (2005) était jugée insuffisante et trop éloignée de l’engagement 21 du candidat à la présidentielle. Durant la campagne, François Hollande ne s’est jamais prononcé en faveur de l’euthanasie :

« Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »

Fin octobre, 86% des Français s’étaient déclarés favorables à la légalisation de l’euthanasie dite active (enquête Ifop pour Pélerin magazine).

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Quelle différence avec l’euthanasie ?

Le patient, auteur du geste

C’est cette solution d’une assistance médicalisée que retient le rapport Sicard. Lors d’un suicide assisté médicalement, c’est le patient lui-même qui effectue l’acte provoquant la mort et non un tiers, comme lors d’une euthanasie.

Selon The World Federation of Right to Die Societies, l’association internationale pour le droit de mourir dans la dignité (voir ici l’ADME française), qui milite pour la légalisation du suicide assisté), « le suicide assisté doit être clairement demandé par le patient » :

« Les requêtes sont basées sur la liberté de conscience de ce dernier et sur l’évolution dramatique inévitable de sa pathologie, lui faisant subir des souffrances morales et physiques intolérables. »

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Quelles sont les procédures dans les pays où il est autorisé ?

Il existe différentes formes de « suicide assisté ». Elles varient selon les législations des pays l’autorisant.

  • suicide assisté sans geste médical : le patient s’administre la potion létale, prescrite par le corps médical, sous le contrôle de ses proches, souvent dans son environnement familial ;
  • suicide médicalement assisté : le corps médical est omniprésent tout au long du processus. Il accompagne également le patient lors de l’auto-administration.

Depuis la remise du rapport, deux pays autorisant le suicide assisté sont cités en exemple. La Suisse et l’Etat américain de l’Oregon. Mais il est aussi autorisé dans deux autres Etats, le Montana et Washington. Sachant qu’en Europe, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg autorisent eux l’euthanasie.

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Le suicide assisté sans geste médical

L’exemple suisse

La procédure suivie en Suisse se fonde sur un vide juridique. A savoir la libre interprétation de l’article 115 du code pénal helvète, selon lequel il est possible d’aider quelqu’un à mourir à condition que le tiers n’en retire aucun intérêt personnel.

En Suisse romande, le recours au suicide assisté est conditionné à l’adhésion à l’ADMD nationale. « C’est totalement gratuit à condition d’être membre », explique l’un de ses responsables. C’est l’association qui centralise les demandes, les étudie, et accompagne le malade.

En plus de son adhésion, ce dernier doit remplir quatre conditions :

  • avoir tout son discernement,
  • faire une demande répétée et détaillée,
  • transmettre l’intégralité de son dossier médical,
  • avoir une maladie au pronostic fatal, ou ressentir une souffrance intolérable.

Si tous ces critères sont remplis, la procédure peut aller à son terme relativement vite, explique l’ADMD suisse :

« Pour les patients les plus sévèrement atteints, cela peut prendre trois à quatre semaines. »

Expertise psychologique

Le suicide assisté sans geste médical compte six grandes étapes :

  • le malade fait une demande répétée et adhère à l’association ;
  • l’association reçoit le dossier médical complet du malade, un médecin conseil de l’association étudie le dossier ;
  • une expertise psychologique peut-être demandée si les motivations du demandeur doivent être précisées ;
  • le médecin conseil prescrit la potion létale par ordonnance ;
  • c’est un bénévole de l’association qui porte la potion létale au malade puis s’entretient une dernière fois avec lui, puis avec sa famille ;
  • si le patient n’a pas changé d’avis, il boit la potion létale, du pentobarbital, un anesthésique puissant, et décède en moins de dix minutes.

Dans le pays, l’association Dignitas assiste, non gratuitement, les malades venus de l’étranger.

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Le suicide médicalement assisté

L’exemple de l’Oregon (Etats-Unis)

C’est la procédure actuellement en vigueur dans l’Etat américain de l’Oregon. Et la solution évoquée par le professeur Didier Sicard.

Selon le quotidien La Croix, l’Oregon est le premier Etat américain à avoir légalisé l’assistance au suicide. Elle y est autorisée depuis 1998. Les Etats de Washington et du Montana l’ont également intégrée dans leur législation, depuis 2009.

Le dernier geste, sous contrôle médical

Comme en Suisse, les conditions à remplir sont nombreuses :

  • apporter la preuve de sa majorité (18 ans) et résider dans l’Etat ;
  • faire une demande orale d’ordonnance létale devant un premier médecin ;
  • faire une demande écrite au même médecin, devant deux témoins. Le médecin peut refuser ;
  • s’adresser à un autre médecin, qui doit à son tour accepter la demande ;
  • le patient doit s’entretenir avec les deux médecins des alternatives possibles, comme les soins palliatifs ;
  • il s’administre lui-même la substance létale, sous contrôle médical.

Quelle que soit l’issue du prochain débat parlementaire, l’intervention du corps médical dans la procédure de suicide assisté rassure le législateur et le grand public. Mais elle divise encore les médecins. Ces derniers se verraient en effet confier un rôle majeur dont ils ne veulent pas forcément.

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  • 31 réactions
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  • artisane
    • Posté à 18h41 le 18/12/2012
    • Internaute 196153

    C’est étonnant que pour une fois une majorité veut qqchose et que nos représentants (du peuple) ne le veulent pas ! ! Je suis evidemment pour, même si je ne sais pas ce que je ferais au moment où .
    Il me reste toujours la solution d’aller à Néchin... avec Gérard

    • PaulTron
      PaulTron répond à artisane
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      • Posté à 08h42 le 19/12/2012
      • Internaute 168564
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      là, le suicide est la seule issue : -)

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à artisane
      Wouaooouh!
      • Posté à 11h54 le 19/12/2012
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Pour le moment, la mort désirée et digne est réservée à ceux qui ont relations et moyens financiers.
      Malade incurable et pauvre, fais-donc un casse pour te payer la Suisse !

      Quant à mourir à Néchin, plutôt crever ! !

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 19h07 le 18/12/2012
    • Internaute 21378
      Précaire

    Le suicide assisté c’est les 3X8 dans une usine ou la bouffe bas de gamme ou habiter au bord d’une autoroute ou boire de l’eau bretonne ou ...

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à karlM
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 06h51 le 19/12/2012
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Là c’est du suicide assisté involontaire.

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 19h38 le 18/12/2012
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    dessin

    • islamiste
      islamiste répond à Chimulus
      Don't panic, I'm not me ...
      • Posté à 00h41 le 19/12/2012
      • Internaute 83149
        Don't panic, I'm not me ...

      C’est exactement ce qu’il se passe, enfin de l’expèrience que j’ai faite avec un proche parent en fin de vie à l’hopital. Les médecins mettent la pression vous faire vider les lieux ....

      J’étais pour avant cette expèrience, maintenant j’ai peur pour les personnes seules face au corps médical qui se prend pour dieu ! ! !

      • PaulTron
        PaulTron répond à islamiste
        Ce champ sera visible par tous (...)
        • Posté à 08h44 le 19/12/2012
        • Internaute 168564
          Ce champ sera visible par tous (...)

        De toute façon, allah fin c’est akbar ! : -)

  • Corrado DeLuca
    Corrado DeLuca
    Riverain vigilant
    • Posté à 19h48 le 18/12/2012
    • Internaute 192570
      Riverain vigilant

    « Fin octobre, 86% des Français s’étaient déclarés favorables à la légalisation de l’euthanasie dite active (enquête Ifop pour Pélerin magazine). »

    Eh bien donc au risque d’irriter l’immense majorité des Français, j’ai l’immense regret de vous annoncer que je fais partie des moins de 14% de Français qui sont viscéralement contre l’euthanasie (ou droit de mourir dans la dignité ou tout autre euphémisme aseptisé que vous préférez employer).

    Je précise aussi que je suis fondamentalement contre l’avortement et contre la peine de mort. Au nom de l’immoralité de mettre fin (ou d’aider à mettre fin) à une vie humaine autre que la sienne.

    Je m’attends à en prendre plein la gueule de la part de pratiquement tous les autres riverains, mais veuillez au moins reconnaître que je suis entièrement cohérent avec moi-même.

    • Domain
      Domain répond à Corrado DeLuca
      etudiant en droit
      • Posté à 23h20 le 18/12/2012
      • Internaute 192826
        etudiant en droit

      Personnellement je ne comprends pas du tout votre position. Qu’est-ce que l’immoralité selon vous ?

      • Corrado DeLuca
        Corrado DeLuca répond à Domain
        Riverain vigilant
        • Posté à 01h14 le 19/12/2012
        • Internaute 192570
          Riverain vigilant

        Ben, il me semble que c’est pourtant clair, cher monsieur.

        Que ce soit dans le cas de l’euthanasie, de l’avortement ou de la peine de mort, on ne doit pas mettre fin à la vie d’un autre être humain (ni l’aider à mettre fin à sa vie).

        Pour vous, ce n’est pas clair comme de l’eau de roche ?

         
        • Pafacil
          Pafacil répond à Corrado DeLuca
          citoyen
          • Posté à 15h53 le 19/12/2012
          • Internaute 52870
            citoyen

          Pour moi, c’est loin d’être clair comme de l’eau de roche.
          Disons plutôt que ma vision de l’acte morale diffère de la vôtre et la mienne m’apparaît également comme une évidence (mais je conçois que d’autres en aient une différente).

          Personnellement, je pense qu’il y a des cas où s’interdire de donner la mort / retirer la vie par principe est faire preuve (à mon avis, donc avec ma morale, j’en suis conscient) de moins d’humanité que le contraire.

          Du coup, au nom de ma morale, j’accepte l’avortement (suivant les règles établies qui me semblent bonnes) et appelle de mes vœux le droit à l’euthanasie et le suicide assisté dans des cas bien définis (j’aimerais idéalement un certain nombre de situations dans lesquels cela pourrait être demandé, et ensuite, un fichier avec les gens qui l’acceptent pour eux, ce qui ne remet donc jamais en cause ceux qui y sont opposés, position que je respecte tout à fait).

          NB : je suis contre la peine de mort suivant ce même principe humaniste (car ici, on retire la vie à qqn qui n’est pas consentant... et en capacité de l’être).

          Ce qui compte à mes yeux, c’est de prendre en compte l’être humain (et je ne mets pas au même niveau un fœtus de qq jours, semaines avec un être humain né, viable et vivant).

          Les deux positions sont cohérentes (la vôtre et la mienne) même si différentes. Mais les deux se justifient (même si forcément, je préfère la mienne, et vous la vôtre, le contraire serait étonnant).

          • Corrado DeLuca
            Corrado DeLuca répond à Pafacil
            Riverain vigilant
            • Posté à 02h00 le 20/12/2012
            • Internaute 192570
              Riverain vigilant

            Cher Monsieur Pafacil, je salue la cohérence de votre pensée, même si elle est à l’opposé de la mienne.

            Je voudrais préciser cependant que les gens comme moi qui s’opposent à l’euthanasie n’ont pas moins d’humanité ou de compassion que vous. (Franchement, vous croyez vraiment que ça m’amuse que des gens gravement malades souffrent le martyre ?)

            Chacun a le droit de se mettre fin à ses jours dans son coin s’il en a envie. Cependant, les cas où les gens ne sont pas en mesure d’accomplir cet acte eux-mêmes (ex. : personnes tétraplégiques etc.) ne justifie pas à mes yeux qu’on doive instituer un droit à ôter la vie à ceux qui ne le peuvent pas eux-mêmes. Ce serait la porte ouverte à tous les abus.

            Jean Leonetti, l’auteur de la loi qui porte son nom, l’a bien résumé un jour à la TV, en disant : « Les malades incurables en grande souffrance doivent pouvoir bénéficier des médicaments ou des traitements nécessaires pour soulager leurs douleurs, même à des doses pouvant entraîner la mort. Mais aller plus loin serait dangereux pour l’humanité. »

            Et quand je vois que la sécurité sociale dans tous les pays développés se réduit progressivement à peau de chagrin et que les soins médicaux sont de plus en plus privatisés...

            Quand je lis sur Rue89 que les gens sont de plus en plus nombreux à sombrer dans la misère au point de devoir choisir entre se nourrir, se chauffer et se soigner...

            Quand je me souviens que Francis Mer, le ministre des finances de Chirac il y a une dizaine d’années, déclarait littéralement qu’ « il faudrait supprimer la dernière année de la vie car c’est elle qui coûte le plus cher [à l’Etat] »... (S’il disait ça pour rigoler, ce n’est pas drôle du tout.)

            Quand je vois qu’il y a quelques années en Belgique, des patients ont été euthanasiés alors qu’ils ne souffraient que de pathologies psychiatriques sans aucune souffrance physique et que cela n’a pas ému grand-monde et certainement pas l’opinion publique belge...

            Quand je lis dans la presse que le fameux Dr Bonnemaison a donné la mort à certains de ses patients sans même leur demander leur avis ni consulter leurs familles, et que beaucoup de gens l’érigent néanmoins en héros...

            Quand je vois que dans certains pays anglo-saxons, il y a des militants célèbres du « droit de mourir dans la dignité » (comme Jacob Appel, Peter Singer, Julian Savulescu, Francesca Minerva...) qui prônent ouvertement l’euthanasie des bébés malformés ou gravement malades (et ce, même sans l’accord des parents, comme le préconise ce cinglé de Jacob Appel) en appelant cela pudiquement « post-birth abortion » et que de surcroît ces sinistres individus ont de plus en plus de partisans de leurs idées abjectes...

            Eh bien avec tout ça, voyez-vous, Messieurs-dames, je me dis que Monsieur Leonetti a sans doute raison quand il dit « qu’aller plus loin serait dangereux pour l’humanité »...

        • Domain
          Domain répond à Corrado DeLuca
          etudiant en droit
          • Posté à 18h09 le 19/12/2012
          • Internaute 192826
            etudiant en droit

          Vous faites de la vie humaine une fin en soi, ce n’est pas mon cas. Je suis pour la peine de mort, pour l’avortement et pour l’euthanasie.

          Votre opinion n’engage que vous.

        3 autres commentaires
  • inspecteur crouton
    • Posté à 20h04 le 18/12/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    Aux USA ils sont sacrément en avance. L’euthanasie ils l’ont déjà mise en place depuis longtemps. Sur les enfants en plus.

  • Xahendir
    Xahendir
    étudiant
    • Posté à 20h24 le 18/12/2012
    • Internaute 169622
      étudiant

    Moi je ne comprends pas pourquoi il faut à tout prix que ça soit une maladie létale qui va tuer lentement et dans d’atroces souffrances pour qu’on envisage d’aider une personne à mourir plus vite.

    Et tous les gens qui estiment que, même s’ils ne vont pas mourir à petit feu dans d’atroces souffrances, leur vie ne va plus valoir le coup d’être vécu ? Avec, par exemple : la personne qui apprend qu’elle a une maladie du cerveau qui va lui faire tout oublier, la personne qui une fois à la retraite apprend qu’elle ne pourra pas consacrer ses journées à la lecture car elle est en train de devenir aveugle, l’artiste « vocal » qui apprend qu’il va être muet ....

    Tous ces gens là sont condamnés à se pendre ou à se tirer une balle dans la tête et à laisser leurs proches trouver le cadavre et nettoyer les taches ?

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    Graveur
    • Posté à 22h46 le 18/12/2012
    • Internaute 187223
      Graveur

    Mais,l’euthanasie existe depuis longtemps en France,et l’omerta aussi

    • islamiste
      islamiste répond à jeanletanneur15
      Don't panic, I'm not me ...
      • Posté à 00h51 le 19/12/2012
      • Internaute 83149
        Don't panic, I'm not me ...

      Exact, je vis en ce moment cette expèrience avec un parent hospitalisé. Les médecins veulent en finir, sans prononcer le mot euthanasie. Avec des arguments qui changent chaque jour car le mensonge fait partie de l’argumentaire.

      Heureusement qu’on a un amie chirurgien qui a annulé l’euthanasie voulut par le corps médical et non par la famille.

      Je pense donc aux familles qui se retrouvent sans moyens face au corps médical qui a des objectifs de rentabilités ...

      Malheureusement ce n’est pas des blagues

      • Pafacil
        Pafacil répond à islamiste
        citoyen
        • Posté à 16h01 le 19/12/2012
        • Internaute 52870
          citoyen

        L’inverse existe aussi et ça n’est pas moins terrible (on maintient qqn en vie malgré les souffrances... car on ne peut pas toujours les éviter... et il n’y a pas que des souffrances physiques même si de l’extérieur, c’est celles qui paraissent le plus évidentes).

        En tous cas, j’espère que si je suis dans le même cas, pour moi et les miens, on aura avancé sur le sujet et j’aurai pu me mettre sur une liste de ceux qui « acceptent l’euthanasie ».
        L’avantage d’une liste positive (sont sur la liste que ceux qui sont d’accord pour l’euthanasie à leur encontre), c’est que par défaut, on ne la pratique pas sur les gens qui ne le souhaitent pas.

         
        • Corrado DeLuca
          Corrado DeLuca répond à Pafacil
          Riverain vigilant
          • Posté à 01h15 le 20/12/2012
          • Internaute 192570
            Riverain vigilant

          « L’avantage d’une liste positive (sont sur la liste que ceux qui sont d’accord pour l’euthanasie à leur encontre), c’est que par défaut, on ne la pratique pas sur les gens qui ne le souhaitent pas. »

          Oui, mais justement, même si une telle liste positive était mise en place, le corps médical n’en aurait probablement rien à secouer.
          Puisque le riverain « islamiste » vous a dit que « Heureusement qu’on a un amie chirurgien qui a annulé l’euthanasie voulut par le corps médical et non par la famille. Je pense donc aux familles qui se retrouvent sans moyens face au corps médical qui a des objectifs de rentabilités. »

        1 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à jeanletanneur15
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 11h53 le 19/12/2012
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      « — Comment se porte le vieux ? demanda Étienne.
      — Il est toujours bien doux et bien propre. Mais la caboche s’en est allée complètement… On ne l’a pas condamné pour son affaire, tu sais ? Il était question de le mettre chez les fous, je n’ai pas voulu, on lui aurait fichu son paquet dans un bouillon… »

      Germinal, 1885...

  • djinette
    djinette
    l'ouie n'a pas dieux
    • Posté à 00h15 le 19/12/2012
    • Internaute 63560
      l'ouie n'a pas dieux

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Le modèle suisse semble le plus pertinent. Et il est désolant de voir à quel point notre société est arriérée sur ce sujet et bien d’autres. . Ce débat démontre l’inertie de ce pays sur un peu près tout, pour raison morales plus douteuses que sensées.

    Hollande n’ a d’ avis sur rien , il est plus sympa que la droite mais aussi nul que Sarkozy pour le changement . Le changement dans notre société n’est qu’un mythe depuis des décennies . C’est une société gouvernée b en sillons fermer . Depuis 1981 , plus rien n’a bouger dans cette société . Pire elle régresse vertigineusement depuis les années 2000. . Elle n’arrive plus à produire d’innovation et des situations utiles pour les gens .. Nos gouvernants politique économique,, éthique ,n’ont pas l’ imaginations pour transformer nos vie , pire ils bloquées façon consternante les innovations sociétale et culturelle.
    Sur les sujets sociétale comme l’euthanasie ou d’autres droits sur sa vie cela devrait être légal depuis longtemps dans un pays évoluer et laïque ´ c’est à dire déconditionné des morales religieuses. .
    Les seigneurs avait droit de vie ou de morts sur leurs sujets , est ce que cela à tellement changer ?

  • hermoye
    hermoye
    Chef d'entreprise
    • Posté à 02h33 le 19/12/2012
    • Internaute 196392
      Chef d'entreprise

    Quel hypocrisie !
    Dans état laïque, comme la France, ce genre de question devrait être résolue depuis longtemps, et sans la moindre influence de considérations religieuses.
    Le suicide assisté est adapté dans certains cas, certains cancers en phase terminale par exemple. Mais comment un patient inconscient, ou conscient mais paralysé (cf. le cas de Vincent Humbert qui a tristement défrayé la chronique il y a quelques années) pourrait-il s’administrer lui-même le breuvage qui met fin à ses souffrances ? Il lui reste donc la loi française actuelle, sur l’euthanasie passive, qui le laisse mourir à petit feu...
    Les politiques français font des lois stupides, puis ils s’étonnent lorsque leurs plus illustres représentants s’expatrient ici, en Belgique !

    • Hjok
      Hjok répond à hermoye
      étudiant
      • Posté à 03h46 le 19/12/2012
      • 178704
        étudiant

      laïc.
      Le paralysé conscient ne peut de toute façon pas demander l’euthanasie en bonne et due forme, donc c’est un non-argument.
      Quant à l’appliquer à quelqu’un en état d’inconscience, c’est un meurtre au mieux, un assassinat dans la plupart des cas.

      • hermoye
        hermoye répond à Hjok
        Chef d'entreprise
        • Posté à 13h02 le 19/12/2012
        • Internaute 196392
          Chef d'entreprise

        « Le paralysé conscient ne peut de toute façon pas demander l’euthanasie en bonne et due forme, donc c’est un non-argument. »
        –> Ah bon, pourquoi ? Ce n’est pas parce qu’un patient est paralysé qu’il n’a aucun moyen de communication.

        « Quant à l’appliquer à quelqu’un en état d’inconscience, c’est un meurtre au mieux, un assassinat dans la plupart des cas. »
        –> C’est pour cela que la loi belge permet une déclaration anticipée, laissant la liberté individuelle à chacun de décider l’attitude médicale à adopter si un jour il se trouve dans cet état.
        S’il est avéré que l’état d’inconscience est permanent ou mènera à de lourds séquelles en cas de réveil, le choix individuel, par déclaration anticipée ou par consultation de l’entourage et décision médicale doit primer sur les considérations philosophiques.

      • Pafacil
        Pafacil répond à Hjok
        citoyen
        • Posté à 16h10 le 19/12/2012
        • Internaute 52870
          citoyen

        La réalité est parfois un peu moins belle que la théorie.
        J’espère que qqn « m’assassinera » dans un pareil cas, selon vos mots.

        Employer des mots violents (tel « assassinat »), ça clôt le débat un peu vite mais ça n’en rend pas la réalité plus douce (et pour l’avoir vécu, qu’est-ce que j’aurais aimé que l’on puisse éviter les dernières semaines de souffrances à l’un de mes (très) proches... même si la décision aurait été très dure à prendre car en tant que proche, on veut toujours croire au miracle, ce qui peut être vu comme une certaine forme d’égoïsme).

        Pour résoudre le problème, comme dit hermoye, il suffit d’une liste positive.
        On s’inscrit sur une liste où on valide le fait qu’en des cas bien spécifiques, on préfère l’euthanasie à l’acharnement thérapeutique ou le laisser mourir.
        Ainsi, ceux qui pour des raisons qui leur sont propres y sont opposés, ne seront jamais « assassinés ».

        C’est le même principe que pour le don d’organes (sauf que pour celui-ci, à mon avis, on devrait renverser la condition : si je suis contre le don, je note mon nom au fichier, comme au Canada, mais par défaut, je suis considéré « pour »).

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 07h33 le 19/12/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    Pierre Bérégovoy ?

  • Captainhaddock
    Captainhaddock
    Certainement réactionnaire. (...)
    • Posté à 09h03 le 19/12/2012
    • Internaute 119416
      Certainement réactionnaire. (...)

    J’ai toujours pensé que l’être humain devrait avoir deux droits fondamentaux inaliénables : celui de savoir d’où il vient (la vérité sur sa conception et sa naissance) et celui de pouvoir décider s’il veut continuer à vivre ou non. Enfin, nous avons l’air d’avancer dans le domaine de la fin de vie. Il est tout de même étonnant de voir que pour donner le feu vert à une personne qui souffre, n’en peut plus de douleur et veut partir, il faut des dossiers, des études psychologiques et des délais assez vertigineux.
    Bien sûr, il faut être certain que la demande n’est pas faite en l’air et sur le coup d’une déprime passagère. Mais franchement, la société prend toutes les précautions dans un cas comme la fin de vie et aucune lorsqu’il s’agit du principe de précaution en ce qui concerne notre santé. On vit tout de même complètement à l’envers. On laisse les fabricants continuer à nous empoisonner avec les produits et conservateurs de nos aliments (et j’en oublie) parce que le côté économique de la chose est le plus important, et on est ultra précautionneux pour une personne qui sait ce qu’elle veut et dont on sait que c’est la fin. Il faudra qu’on m’explique.

  • Iletvilain
    Iletvilain
    Bretagne
    • Posté à 11h13 le 20/12/2012
    • Internaute 188970
      Bretagne

    Solution détournée : attraper une maladie nosocomiale !
    Euthanasie et maladies nosocomiales

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