Pure player 05/12/2012 à 16h37

Le site d’information Owni est sur le point de fermer

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89


Capture d’écran de la page d’accueil d’Owni, le 5 décembre 2012 (Owni)

Selon nos informations, un plan de licenciements important est en préparation, et le site d’information Owni n’existera plus dans sa forme actuelle d’ici peu.

Le fonds d’investissement Avenport, qui contrôle la boîte depuis le printemps dernier, souhaite transformer le site en agence qui vendra des applications à des médias et des entreprises. Une activité classique de prestataire, plus facile à rentabiliser.

Pour cela, la société fusionnera avec la revue Usbek & Rica, dont le fondateur est Jérôme Ruskin. Un site vitrine sera peut-être conservé.

Dix-sept salariés, dont onze journalistes

Ce mardi, questionné par la rédaction, le président de la société, Didier Adès, a confirmé à demi-mot cette réorganisation accompagnée d’un plan de licenciements. Actuellement, la société compte dix-sept salariés dont onze cartes de presse. Les journalistes ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés et trouvent le comportement de la direction opaque.

Les postes conservés en priorité seront ceux des développeurs et des designers. Il pourrait ne rester qu’un ou deux journalistes. Un salarié :

« C’est la rédaction qui va y passer, mais on ne sait pas encore dans quelles proportions. Beaucoup de gens trouvent cette évolution logique, vu ce que coûte la rédaction et l’absence de business plan. On l’attendait depuis longtemps. »

La démission du directeur de la publication

Guillaume Dasquié, directeur de la publication, refuse lui ce plan : il a annoncé, en conférence de rédaction, sa démission. Mais il a dit qu’il ne partirait qu’une fois le plan de licenciements négocié et validé.

En mai dernier, quatre ans après sa création, la société 22 Mars avait annoncé la scission de ses activités en deux sociétés autonomes.
D’un côté, Owni, site d’information spécialisé dans le « data journalism » (journalisme de données), placé sous la responsabilité de Guillaume Dasquié.
Les activités de création d’applications pour tablettes avaient, de leur côté, été regroupées au sein de la société Tactilize.
  • 38939 visites
  • 63 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Señor Oulqo
    Señor Oulqo répond à kestucroa
    Gros con de droite
    • Posté à 07h10 le 06/12/2012
    • Internaute 195938
      Gros con de droite

    La meilleure preuve c’est que ce compte va disparaître dans les heures qui viennent ; -)

     1 autres commentaires
  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 10h14 le 06/12/2012
    • 173412
      expatrie

    Toujours patients les fonds d’investissement !
    Je me demande pourquoi ils n’achetent pas plutot des casinos, il faut payer des impots sur les benefices peut-etre ?
    En tout cas pour ceux qui croient que les investisseurs investissent, le reveil est dur !

  • Grève de l'hygiène
    Grève de l'hygiène
    Y a qu'les gens sales qui s' (...)
    • Posté à 10h22 le 06/12/2012
    • Internaute 193785
      Y a qu'les gens sales qui s' (...)

    Triste nouvelle, et en même temps, quand je lis « le fonds d’investissement qui contrôle souhaite » je me dis qu’il n’y avait pas grand chose à espérer…
    Je reste persuadé que le modèle économique choisi par Schneidermann ou Plenel reste le seul viable aussi bien sur un plan économique que purement étique…

  • Personnel
    Personnel
    Non situé
    • Posté à 11h04 le 06/12/2012
    • Internaute 195815
      Non situé

    Aux ânes qui acquiescent au premier post stupide de alldress99 :

    Lire ça par exemple, posé et brillant (et ce n’est pas ce qui manque les papiers posés et brillants sur Reflets.info, même si chez Reflets.info il y a aussi des choses plus « rock and roll », comme la VRAIE VIE que Reflets.info reflète quoi...
    Lien

     ;)

    Ah, Owni, autant vous faites des choses super souvent, autant parfois je vous trouve faiblards. Le truc sur Cyberguerre récent, c’est pauvre, très pauvre, et si à la papa, par exemple. Et puis je ne comprends pas les liens sortants dans le papier, c’est quasi autiste...

  • Autist Hulking
    Autist Hulking
    Autist Reading
    • Posté à 20h33 le 06/12/2012
    • Internaute 195619
      Autist Reading

    Heureusement, il reste Informations Ouvrières.

  • jmtlg
    jmtlg
    na
    • Posté à 09h07 le 07/12/2012
    • Internaute 195395
      na

    « Actuellement, la société compte dix-sept salariés dont onze cartes de presse. Les journalistes ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés et trouvent le comportement de la direction opaque »

    Je ne vais pas vous le cacher : Vous m’énervez vraiment avec ce genre de petites phrases.
    Quel est l’intérêt de différencier les journalistes et les « autres salariés » ?
    En quoi cette précision a ne serait-ce qu’une once d’utilité ?

    Les journalistes seraient plus significatifs ? Ils seraient différents, meilleurs, à considérer alors que les « autres non » ?

    Pour quoi ne pas avoir plutôt dit, par exemple, « dix-sept salariés dont trois informaticien » (ou je ne sait quoi) ?

    Ca peut sembler vraiment anecdotique, ridicule, futile de relever ce genre de phrase, mais pour moi ça reste symptomatique de cette auto-glorification permanente de la part des journalistes : un besoin compulsif d’être « à part », des gens « différents » des autres.
    Comment s’étonner ensuite que votre profession (enfin celle de journaliste) soit devenue aussi critiquée, si ce n’est méprisée ?

    Et oui, ça me gonfle. Vraiment.

    • Personnel
      Personnel répond à jmtlg
      Non situé
      • Posté à 11h32 le 07/12/2012
      • Internaute 195815
        Non situé

      Très pertinent comme remarque.

    • Salaves
      Salaves répond à jmtlg
      Métallo
      • Posté à 18h49 le 07/12/2012
      • Internaute 5988
        Métallo

      Ils ne sont pas les seuls dans ce cas-là. En fait c’est assez banal.
      Je suis dans le secteur de la Recherche où pratiquement la moitié des personnels ne sont pas des chercheurs, mais jamais les journalistes comme les politiques ne tiennent compte de cette réalité. Aujourd’hui que le dossier de la précarité est d’actualité dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, c’est uniquement des chercheurs précaires dont il est question alors que la majorité des précaires ne sont pas des chercheurs. Le terme « travailleur de la Recherche » n’est pas encore entré dans les mœurs et vu le sentiment de supériorité des chercheurs (que l’on retrouve dans leur syndicat corporatiste et majoritaire) et leur besoin de reconnaissance par la société de leur excellence, je crains que les choses ne changent pas de sitôt.

    • Señor Oulqo
      Señor Oulqo répond à jmtlg
      Gros con de droite
      • Posté à 16h37 le 08/12/2012
      • Internaute 195938
        Gros con de droite

      Tiens, vous découvrez le corporatisme. Votre indignation est bien naïve.

      De plus, les journalistes se moquent bien d’être la profession la moins respectée du public, derrière même les politiciens. En effet, comme les politiciens, ils ont l’argent de l’état et de grands groupes industriels pour les subventionner et garantir leur survie économique générale. Du coup, l’avis du public leur importe peu.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2