« Warholien » 05/12/2012 à 11h41

« Ai Weiwei, Never Sorry » : portrait d’un artiste chinois dérangeant

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

A film by Rue89

Il y a un phénomène Ai Weiwei. L’artiste chinois « tweete », parle, crée, expose, provoque... Il dérange et agace le pouvoir chinois, bien entendu, mais aussi, souvent, ceux qui le défendent face à la répression de Pékin, mais ne le comprennent pas toujours.


Ai Weiwei et un policier chinois lors de sa bataille en faveur des victimes du Sichuan (DR)


« Ai Weiwei, Never Sorry », documentaire de Alison Kleyman

Un documentaire, « Ai Weiwei, Never Sorry », signé d’une jeune Américaine, Alison Kleyman, qui l’a suivi sur une longue période, avant et après sa détention pendant 81 jours l’an dernier, apporte un éclairage indispensable pour aller au-delà des clichés.

Le public français a réellement découvert Ai Weiwei cette année, avec sa première grande exposition parisienne, au Jeu de paume. Un parcours sur sa vie plus que sur son art, mais après tout, cet artiste conceptuel a fait de sa vie son œuvre principale.

« L’homme au doigt d’honneur »

Avec ce documentaire, on le découvre mieux dans son histoire, ses influences, sa complexité, et, pas assez sans doute, ses ambiguïtés et contradictions.

La bande-annonce de « Ai Weiwei, Never Sorry », de Alison Kleyman

Car « l’homme au doigt d’honneur », comme le résume la belle affiche du film, est le produit de plusieurs influences :

  • il est issu de ce qu’on appelle « l’aristocratie rouge », surtout après la désignation de Xi Jinping comme numéro un chinois. Ces « aristocrates » sont les enfants de dirigeants ou dignitaires de l’époque de Mao Zedong, à l’image du père d’Ai Weiwei, le grand poète Ai Qing, célébré puis banni au Xinjiang, la « Sibérie chinoise », à laver des latrines pour « dérive droitière ». Le jeune Weiwei a vécu cette époque cruelle ;
  • il a vécu à New York une partie des années 80, et s’est frotté à des artistes comme Andy Warhol et sa « Factory », s’est fait prendre en photo avec Allen Ginsberg, le poète de la Beat generation, a découvert les codes de l’art contemporain et ceux de la contestation politique ;
  • il a découvert avec délice la communication via Internet, qui a ouvert, en Chine, un espace de liberté relative sans précédent, malgré la censure et les interdits. D’abord sur son blog (aujourd’hui interdit), puis sur Twitter, Ai Weiwei est devenu le maître du « personal branding », la création d’une image numérique personnelle au service d’un message, d’un homme.

Dans l’intimité de « Maître » Ai Weiwei

Un ancrage profond dans la culture et l’histoire chinoise, les codes de l’art conceptuel et de la provocation jubilatoire, et enfin la maîtrise des outils de la communication moderne... Ajoutez-y un pouvoir autoritaire, héritier d’une tradition communiste... Agitez, et vous avez « Maître » Ai Weiwei.

C’est ce que montre bien ce documentaire d’Alison Klayman, qui porte un regard empathique sur son personnage, plus grand que nature, notamment au moyen d’interviews de grands témoins dont certains sont extrêmement pertinents, comme le correspondant en Chine du New Yorker, Evan Osnos, ou comme Hung Huang, elle-même issue de cette « aristocratie rouge », éditrice de magazines et qui connaît Ai Weiwei de très longue date.

Mais le film contient aussi des documents filmés dans l’initimité de l’artiste :

  • sur son travail artistique, notamment une explication lumineuse sur sa grande expo de la Tate Modern en 2010, éloge de l’individualisme dans un pays de culture politique collective ;
  • sur sa vie, avec une rencontre émouvante avec sa mère, ou la révélation d’un enfant caché avec une autre femme... ;
  • sur son « activisme », en particulier autour du séisme du Sichuan, en 2008, qui fit 70 000 morts, dont des milliers d’enfants ensevelis sous les décombres de leurs écoles, mal construites et qui n’ont pas résisté. Ai Weiwei s’est engagé pour leur mémoire et pour la vérité, entrant alors en confrontation directe avec l’Etat.

Capture d’écran du documentaire : Ai Weiwei et son fils au milieu des graines de tournesol de porcelaine de l’expo de la Tate Modern

Un pied dans le système

« Never Sorry » passe plus vite sur les ambigutés du personnage, et notamment sur le fait qu’il conserve, malgré sa dissidence, un grand pied dans le système. Lorsque je vivais à Pékin, au début des années 2000, j’avais été surpris d’apprendre qu’il participait à la conception du « Bird Nest », le stade olympique des JO de Pékin, ce monument à la gloire du pouvoir communiste. Il s’en est retiré avant les JO qu’il a finalement dénoncés.

Mais on le retrouve aujourd’hui dans un grand projet architectural pour nouveaux riches en Mongolie intérieure, incarnation des dérives de ce capitalisme sauvage chinois.

Est-ce que, à la manière justement d’un Warhol, son message ne serait pas : « J’emmerde le système et j’en profite autant que je peux ? » La question méritait d’être posée dans un tel film.

Le soutien d’un réseau de musées, d’artistes

A l’arrivée, on comprend pourquoi Ai Weiwei agace autant le pouvoir chinois, qui est aujourd’hui démuni pour faire face efficacement à ce phénomène.


Elton John et Ai Weiwei à Pékin (via Twitter)

Le mettre en prison ? C’est en faire un martyr disposant d’une gigantesque caisse de résonnance mondiale avec le réseau des musées, des galeries, des artistes, comme l’a montré la récente danse « Gangnam Style » menée par l’artiste Anish Kapoor en solidarité avec Ai Weiwei. Ou la récente sortie en sa faveur d’Elton John à Pékin.

Et Ai Weiwei n’est pas Liu Xiaobo, le dissident politique emprisonné, prix Nobel de la paix 2010, que l’on peut accuser de subversion. Même si l’artiste a signé la « Charte08 » en faveur de la démocratie, rédigée par Liu Xiaobo, il n’a ni l’ambition, ni la rigueur, d’un opposant politique. Sa subversion passe d’abord par son art, plus dur à coincer !

Le laisser en totale liberté, c’est prendre le risque de voir se développer un courant libertaire au sein de la jeunesse urbaine, inspirée par l’exemple d’un homme qui se moque des convenances au point de faire un « doigt d’honneur » à la Cité interdite et à son portrait de Mao, ou de dire, face caméra : « J’emmerde ma patrie. » On en a envoyé au goulag chinois pour moins que ça !

Aujourd’hui, Ai Weiwei n’a pas récupéré son passeport, mais, comme il le reconnaît dans une interview à France24 cette semaine, il est libre de ses mouvements en Chine. Et il a récupéré sa liberté de parole dont il ne se prive pas...

En finale de l’Oscar du documentaire

Alors Ai Weixei est-il un artiste génial ? Un déroutable dissident ? Un blogueur influent ? Un grand Chinois ? Un peu de tout, un personnage inclassable, impossible à vénérer sans nuances, ni à repousser d’un revers de la main.

Alison Klayman le rend attachant, drôle et grave, provocateur et réfléchi. Comme lorsqu’il constate que parmi tous ses chats, un seul a appris à ouvrir les portes en observant les humains. Mais que la principale différence entre les hommes et les chats, est que ces derniers ne savent toujours pas refermer la porte derrière eux.

Rien que pour ça, « Ai Weiwei Never Sorry » est un film à voir. Il a d’ailleurs été sélectionné parmi les finalistes de l’Oscar du meilleur documentaire, ce qui n’a pas dû passer inaperçu à Pékin...


Ai Weiwei a tweeté cette photo avec un Oscar hollywoodien (via Twitter)

  • 9144 visites
  • 29 réactions
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  • LaoJinHu
    LaoJinHu
    non-conventionné par la (...)
    • Posté à 14h01 le 05/12/2012
    • Internaute 161554
      non-conventionné par la (...)

    Il dérange Ai Weiwei, il dérange ... Mais qu’est-ce qu’il dérange ...

    • Domain
      Domain répond à LaoJinHu
      etudiant en droit
      • Posté à 14h04 le 05/12/2012
      • Internaute 192826
        etudiant en droit

      c’est ironique ?

    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à LaoJinHu
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 14h17 le 05/12/2012
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      Parce qu’il est dérangé ?

  • Kolyse
    Kolyse
    psychédélique
    • Posté à 14h28 le 05/12/2012
    • Internaute 124863
      psychédélique

    super article. Merci P.Haski.

  • Charles_Marx
    Charles_Marx
    huh ?
    • Posté à 15h12 le 05/12/2012
    • Internaute 160590
      huh ?

    N-ième tentative de nous faire passer une grosse vessie marchandisée pour une lanterne de la démocratie.

    Malgré les efforts continus de son meilleur agent commercial (Mr Haski, pour ne pas le nommer), espérons que les Français sauront accorder à cet artiste médiocre ce qu’il mérite, c’est à dire l« indifférence la plus totale.

    • la choukette
      la choukette répond à Charles_Marx
      libre penseur si possible
      • Posté à 15h46 le 05/12/2012
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      utopique,

      l’ensemble des médias et des intellectuels si conservateurs, s’empresseront de chanter les louanges de cet insipide personnage qui a le mérite de ne pas éclabousser par son talent (absent comme la plupart des artistes adoubés par nos institutions) la médiocrité de notre élite.

      une émission sur arte révèle d’ailleurs cette inquiétante tendance des nouveaux « artistes » adoubés par l’élite en place : ils sont inaptes, dépolitisés, intellectuellement paresseux et suffisant quand à leur manque de compétence manifeste.

      mais leur manque de talent à un avantage indéniable pour l’élite : ils occupent la place de ceux qui par leur talent véritable pourraient amener la population à réfléchir aux vrais problèmes.

      • Chucknorris
        Chucknorris répond à la choukette
        Étudiant
        • Posté à 19h03 le 05/12/2012
        • Internaute 195933
          Étudiant

        Quels sont ces artistes que vous invoquez ? Parce que là, vous démontez Weiwei, mais n’apportez pas de contre-exemple. Je reste d’accord avec vous sur le fond.

         
        • la choukette
          la choukette répond à Chucknorris
          libre penseur si possible
          • Posté à 11h09 le 06/12/2012
          • Internaute 90914
            libre penseur si possible

          des contre exemples au fait que les artistes mais aussi les intellectuels adoubés par les institutions sont inintéressants ?

          bah non j’en est pas, mais si vous en voyez ça m’intéresse, de voir une rareté pareil,

          par contre c’est sur qu’au niveau des intellectuels on est pas près de revoir Bourdieu se faire lyncher à la TV par une meute de journalistes cons cons

          • Chucknorris
            Chucknorris répond à la choukette
            Étudiant
            • Posté à 14h18 le 06/12/2012
            • Internaute 195933
              Étudiant

            Voilà donc un problème : on adoube aisément les artistes et intellectuels d’hier (pas tous, heureusement), et malgré ça, nous crions au scandale, nous invoquons le formatage par la société de consommation des artistes d’aujourd’hui qui selon vous ne rempliraient donc pas leur rôle, « faire réfléchir la population aux vrais problèmes ».
            Arrêtons un peu de voir le mal partout, qui sait, dans 30 ou 40 ans, ces artistes et intellectuels que vous dénigrez seront considérés comme stimulants pour la population qui les prendra en exemple dans ses revendications. Qui sait ?
            Alors oui, certains sont de purs produits de la société de consommation qui endors le peuple pour mieux le contrôler, mais je ne pense pas que tous le sont.

        2 autres commentaires
      • Racaille la Rouge
        Racaille la Rouge répond à la choukette
        zig-zag
        • Posté à 12h08 le 06/12/2012
        • 174747
          zig-zag

        Regardez l’histoire et vous verrez que majorité d’artistes de la Rome antique à 1939 ont été du coté du pouvoir,le coté artiste dissident est assez rare et fait partie d’une mythologie.

    • TienTien
      TienTien répond à Charles_Marx
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 17h55 le 05/12/2012
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      « Mr. Haski son meilleur agent commercial ».

      Hélas, mon grand coeur saigne à l’idée que le modeste salaire de notre cher Mr. Haski ne suffira jamais (même après toute une vie dédiée au journalisme) pour acquérir la moindre « oeuvre » du génial Ai WeiWei ! ! En effet, après avoir parcouru les sites spécialisés, j’ai constaté que ces génialissimes oeuvres se monnaient en centaines de milliers d’euro....Sniff !

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à TienTien
        non-conventionné par la (...)
        • Posté à 18h28 le 05/12/2012
        • Internaute 161554
          non-conventionné par la (...)

        Et si on lançait une collecte ?

      • Commmodore78
        Commmodore78 répond à TienTien
        • Posté à 10h50 le 06/12/2012
        • Expert 104402

        ne pleurez pas, je pense qu’il a du en acquérir quelques-unes lorsqu’il habitait en Chine. Et je pense que la moindre des choses serait que Weiwei lui en offre une petite pour bon et loyaux services.

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski répond à Commmodore78
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 13h49 le 07/12/2012
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          Votre dialogue est drôle. Je n’ai -hélas car effectivement ses oeuvres sont chères- aucune oeuvre d’Ai Weiwei chez moi, même si je l’ai pas mal fréquenté quand j’étais en Chine. Et je ne suis évidemment pas son « agent commercial » (il a une galerie, comme tout artiste sur le marché).

          Et je crains que le souhait d’indifférence de ses detracteurs ne soit voué à l’echec : c’est trop tard, l’expo du Jeu de Paume au printemps a été l’une des plus fréquentées de ce musée...

        1 autres commentaires
  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 16h39 le 05/12/2012
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Je me demande vraiment où s’arrête la hype et où commence le talent chez ce type.

    Cet article n’aide pas vraiment à faire la part des choses.

    • TienTien
      TienTien répond à J-B
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 17h58 le 05/12/2012
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Une dithyrambe sert rarement « à faire la part des choses » .

    • Racaille la Rouge
      Racaille la Rouge répond à J-B
      zig-zag
      • Posté à 12h10 le 06/12/2012
      • 174747
        zig-zag

      Peut-étre voir le film ?

  • Kolyse
    Kolyse
    psychédélique
    • Posté à 19h03 le 05/12/2012
    • Internaute 124863
      psychédélique

    C’est vrai que jeune Wei Wei a été faire zazen tibétain avec Allen Ginsberg (voir photo) ça c’est fort ! J’aime bien ce côté de Pierre Haski, qui est psychédélique à sa façon, inimitable. Je songe à un auteur d’acte sud, Luisa Futuranski (argentine) journaliste en Chine, auteur de Chinoiseries (une amie).

  • Kolyse
    Kolyse
    psychédélique
    • Posté à 19h10 le 05/12/2012
    • Internaute 124863
      psychédélique

    C’est vrai que Anish Kapoor dansant le gangwan syle vaut son pesant d’or :

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  • Kolyse
    Kolyse
    psychédélique
    • Posté à 19h24 le 05/12/2012
    • Internaute 124863
      psychédélique

    1983 : Allen Ginsberg et Wei Wei :

    Lien

    • plastic quidam of universe
      plastic quidam of universe répond à Kolyse
      J'en suis comme deux ronds de (...)
      • Posté à 10h56 le 06/12/2012
      • 183735
        J'en suis comme deux ronds de (...)

      Joli coup ! On va transformer l’essai pour ceux qui ont 2 mns à gagner...

      • Kolyse
        Kolyse répond à plastic quidam of universe
        psychédélique
        • Posté à 12h08 le 06/12/2012
        • Internaute 124863
          psychédélique

        merci l’ami, c’est super.

        Dommage qu’en France on tarde à traduire son dernier livre de poèmes posthume (jusqu’au dernier jour il a écrit !) d’où est extrait cette ballade :

        Lien

         
        • plastic quidam of universe
          plastic quidam of universe répond à Kolyse
          J'en suis comme deux ronds de (...)
          • Posté à 15h09 le 06/12/2012
          • 183735
            J'en suis comme deux ronds de (...)

          Ouais, ils ont été les derniers à traduire Hobsbawm aussi les frenchies.

        3 autres commentaires
  • aimable
    aimable
    plasticien
    • Posté à 16h31 le 06/12/2012
    • Internaute 70198
      plasticien

    Warholien Ai Weiwei, sans aucun doute, cette « bouteille “ chinoise en est la preuve, pour le cas ou nous aurions un doute.
    Au même titre que l’américain Warhol fut en son temps une vedette planétaire typique représentant de la puissance US de l’époque, Ai Weiwei à son tour représente l’actuelle domination chinoise, nation qui depuis 2011 est en tête du classement mondial d’achat d’oeuvres d’ art ( bien avant les USA !).
    En son temps la vieille Europe domina le marché avec le Ai Weiwei local que fut Picasso et ses frasques, puis toujours en Europe mais tendant déjà la main à l’Amérique, le pitre Dali fit son Ai Weiwei inspirant fortement Warhol, etc etc . A qui le tour et surtout quelle nation ... Mars peut-être.

    • Kolyse
      Kolyse répond à aimable
      psychédélique
      • Posté à 08h57 le 07/12/2012
      • Internaute 124863
        psychédélique

      Oui mais avant lui personne n’avait utilisé les réseaux sociaux et les nouvelles technologies : c’est ça que je découvre d’énorme (grâce à Pierre Haski). Ce Wei Wei c’est un combiné de Wharlold, Guy Debord, Magritte et SURTOUT de Marcel Duchamp ! La comparaison avec Dali me parle moins en revanche. D’ailleurs le fait que Anish Kappor soit wei wei-ien à fond montre à quel point Wei Wei a du génie et de la nouveauté. Art planétaire ! Never Sorry !

  • miktak
    • Posté à 17h35 le 07/12/2012
    • Internaute 28738

    un des personnages les plus désagréable que j’ai pu rencontrer dans la culture.

  • Kolyse
    Kolyse
    psychédélique
    • Posté à 16h50 le 08/12/2012
    • Internaute 124863
      psychédélique

    Je sors de la séance (Paris, Beaubourg), super ! Merci Pierre Haski. Un grand bonhomme ce Al Wei Wei.

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