Arrêt sur images 30/11/2012 à 10h16

DSK, gaz de schiste : du destin différencié des scoops du New York Times

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Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

C’est la nouvelle de la nuit. Une nouvelle qui était attendue dans la fièvre par des millions, des dizaines de millions d’hommes et de femmes sur la planète. « Vont-ils y parvenir ? » se demandait-on. Les concessions réciproques ne seront-elles pas trop douloureuses ? Les pessimistes en sont pour leur pessimisme. C’est fait, ou presque. L’épilogue d’un long et douloureux feuilleton. Un épilogue certes encore incertain, dont l’impact réel reste à mesurer, mais une avancée réelle. Je ne veux évidemment pas parler de cette péripétie diplomatique, mais bien de la vraie, la seule nouvelle qui compte : DSK et Nafissatou Diallo, selon le New York Times, seraient parvenus à un accord à l’amiable.

Cela doit être vrai, puisque c’est le New York Times qui le dit. Le New York Times, tout de même, fleuron du journalisme anglo-saxon, dont les investigations bouleversent souvent la scène politique américaine, et mondiale. Souvent, mais pas toujours.

Gaz de schiste : l’enquête passée inaperçue

Une enquête du New York Times, par exemple, est passée sacrément inaperçue l’an dernier. C’est une enquête sur l’exploitation des gaz de schiste, publiée en juin 2011. Le journal y pointait, non pas comme tout le monde le caractère polluant de cette exploitation, mais son caractère possiblement non rentable.

Oui, vous avez bien lu : pour toutes sortes de raisons (les cours du gaz sont trop bas, les Américains ne sont pas outillés pour exporter leur gaz, la durée de vie des puits est brève), il n’est pas certain que l’exploitation des gaz de schiste soit rentable. Le nombre de puits aux Etats-Unis, par exemple, a été divisé par deux dans le courant de l’an dernier. Nous vous l’expliquons en détail ici, avec force chiffres.

Qu’attendent les journalistes économiques ?

Mais alors, demanderez-vous, tous ces mirifiques reportages télé sur l’Eldorado des gaz de schiste en Pennsylvanie ou dans l’Ohio, sur le retour de la croissance, la création de dizaines de milliers d’emplois, la manne de bienfaits qui se déverse sur les heureux riverains, tout cela ne serait donc qu’intox et compagnie ? Oui et non.

A court terme, les retombées économiques sont évidentes sur les secteurs concernés, et les télés ont le museau collé sur l’immédiat. Mais ce pourrait bien être une bulle économique, au destin comparable à celui de la bulle Internet du début du siècle. Ce pourrait. Ce n’est pas certain. L’analyse sérieuse, chiffrée, reste à faire.

Mais alors, insisterez-vous, qu’attend la grande presse, celle qui dispose de bataillons de journalistes économiques rompus au maniement des chiffres, qu’attend-elle pour se pencher sur le sujet ? Excellente question.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • Autist Hulk Reading
    Autist Hulk Reading
    Autist Reading Fan
    • Posté à 11h18 le 30/11/2012
    • Internaute 195540
      Autist Reading Fan

    Quoi ! ? Vous voulez faire travailler les journalistes ? Qu’ils aillent enquêter et arrêtent d’opiner du chef devant leur pc ! ? Mais c’est salissant « ailleurs » non ? Et comment ils vont pouvoir faire les malins comme dans les rues de paris avec leur carte de presse ? Ya pas beaucoup de minettes qui se baladent à côté des puits de gaz de schiste ça c’est sûr ! Puis en plus ça déplairait certainement à leurs patrons actionnaires des mêmes entreprises qui vendent ces forages...

    Puis si en plus vous leur demandez de vérifier les informations que leurs chefs leur demandent de diffuser... Si on peut plus faire confiance aux chefs maintenant où va t’on ? C’est un chef, c’est lui paye et grassement bien souvent quand on fait ce qu’il nous dit sans lui poser de questions, la vérité sort de sa bouche il n’y a aucune nécessité de vérifier, puisqu’il dit que c’est vrai et sinon nous ferons en sorte que cela le soit. J’ai pas fais ce boulot pour faire le héros hein !

    « J’appelle journalisme tout ce qui aura moins de valeur demain qu’aujourd’hui. » André Gide

  • CitizenSim
    CitizenSim
    Au monde
    • Posté à 10h48 le 30/11/2012
    • Internaute 114259
      Au monde

    « qu’attend la grande presse, celle qui dispose de bataillons de journalistes économiques rompus au maniement des chiffres, qu’attend-elle pour se pencher sur le sujet ? »

    La « grande presse » n’attend rien parce que, comme le rappelle Serge Halimi dans un récent billet, « Des moulins à paroles dans un studio coûtent moins cher que des équipes de reporters au Proche-Orient. », au Proche-Orient ou ailleurs...

    • Racaille la Rouge
      Racaille la Rouge répond à CitizenSim
      zig-zag
      • Posté à 11h28 le 30/11/2012
      • 174747
        zig-zag

      Deja si on pouvait avoir une interview politique du maire de Paris,de son bilan,de son action ,de la taxe du grand Paris(10 euros en 2011,13 euros en 2012)Du prét qui va étre fait à des département limitrophe,pourquoi les vieux ont des boites de chocolats dégueu.et les services sociaux des boites carrément périmés,la présence des marques de luxe dans les musée,les pinces-fesse qui bloquent tous Paris aux heures de pointes,es-ce que notre maire ne serait pas LVMH,le BTP etc....Bon y a deja de quoi faire ici et pas trés loin.......

  • super_lapin
    super_lapin
    couillon de la classe moyenne
    • Posté à 11h02 le 30/11/2012
    • Internaute 135884
      couillon de la classe moyenne

    « L’épilogue d’un long et douloureux feuilleton »

    Bof, les feuilletons, ça s’essouffle.
    Qui a regardé la dernière saison de Lost ? Personne.
    Qui veut suivre la fin du feuilleton DSK-Diallo ? Personne.

    Là, on se régale avec le feuilleton Copé-Fillon, mais on sent déjà que la 2éme saison sera vachement moins bien.

  • Zééva
    Zééva
    Dieu est mort !
    • Posté à 11h15 le 30/11/2012
    • Internaute 191780
      Dieu est mort !
    • Karavi
      Karavi répond à Zééva
      obsolescence programmée ((
      • Posté à 03h53 le 01/12/2012
      • Internaute 113192
        obsolescence programmée ((

      Non, les travaux du permis du bassin d’Alès qui étaient prévus n’ont pas commencé car nous sommes des milliers et des milliers d’opposants.
      Pour l’instant, les projets de prospection sismique ont été suspendus par Mouvoil grâce à la mobilisation.
      La société Mouvoil veut tout simplement faire passer des hydrocarbures non conventionnels pour du conventionnel.
      Le 9 octobre a eu lieu la rencontre entre les représentants de l’opposition à mouvoil et D Batho, au ministère du DD...
      D’après la circulaire du 21 septembre 2012, si les travaux prévus ou réalisés laissent apparaître que l’objectif visé concerne la roche mère, ils seront abrogés, conformément à la loi du 13 juillet 2011.
      Donc, si le gouvernement tient parole, ces permis devraient être reconnus non conventionnels et abrogés.
      Mais vu la pression et la détermination des industriels et politicards vermoulus, nous restons sur nos gardes...
      Ce recul est peut-être une stratégie de leur part pour endormir et affaiblir les mouvements d’opposition en même temps qu’ils continuent leurs campagnes néfastes de désinformations et de tromperie du bon peuple...

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 11h17 le 30/11/2012
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Si on laisse entre parenthèses le facteur écologique, vous décrivez simplement une bulle spéculative autour des gaz de schiste.
    Les US sont plus ou moins spécialisés dans ces ruées vers l’or...

    Mais une bulle n’est qu’un dysfonctionnement passager du marché. Elle n’implique pas une réelle absence de rentabilité au long terme.

    L’éclatement de la bulle internet, en 2000, a laissé énormément de gens sur le carreau.
    Il n’empêche qu’aujourd’hui vous-même, ainsi que des dizaines (centaines ?) de millions d’autres personnes, vivez de ce secteur d’activité.

    La rentabilité ne se décrète pas. Elle s’évalue dans une conjoncture spécifique, forcément évolutive.

    Les gaz de schiste restent rentables hors des US (où ils finiront par le redevenir, une fois la bulle passée).
    Et là on enlève les parenthèses mises autour du facteur écologique.

    • Zééva
      Zééva répond à J-B
      Dieu est mort !
      • Posté à 11h22 le 30/11/2012
      • Internaute 191780
        Dieu est mort !

       ; o)

    • Autist Hulk Reading
      Autist Hulk Reading répond à J-B
      Autist Reading Fan
      • Posté à 11h23 le 30/11/2012
      • Internaute 195540
        Autist Reading Fan

      « Mais une bulle n’est qu’un dysfonctionnement passager du marché »

      Je dirais plutôt : » Mais une bulle n’est qu’un dysfonctionnement de plus du marché. »

    • yt75
      yt75 répond à J-B
      • Posté à 15h12 le 30/11/2012
      • 172880

      Dans ce cas, si avéré, ça n’est pas vraiment une bulle spéculative au sens bulle internet sur les actions, mais plus « direct » :
      - importante hype ou propagande autour du shale gaz & oil comme nouvel eldorado
      - Afflux de capitaux d’investissements permettant de camoufler la réalité des couts opérationnels ou rentabilité de l’affaire
      - Sortir au bon moment en remerciant tous les « épargnants » venus gonfler la bulle …
      (avec prise de bénéfices principalement pour les intermédiaires financiers et quelques « execs » des sociétés d’extractions, voir par exemple :
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      Différent au sens où le « produit » de l’affaire est un bien tangible, et les capex ramenés sont directement utilisé pour « faire tourner la machine », voir aussi :
      Lien

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à J-B
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 15h57 le 30/11/2012
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      On ne peut pas parler de rentabilité quand ce qu’on met en face c’est la ressource en eau potable.
      Les forages ne durent qu’un temps, mais ils salopent les nappes phréatiques durablement.
      Qu’est-ce que vous faites quand il reste un derrick qui rouille dans votre jardin et des robinets que vous ne pouvez plus ouvrir ? Vous faites un procès à Total pour qu’il vous indemnise ? Le gaz de schiste est un trésor

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 11h37 le 30/11/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    Le gaz de schiste serait donc du Gaz de shit ?

    Question d’orthographe ou d’idéologie ?

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 12h04 le 30/11/2012
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    « A court terme les retombées économiques sont évidentes »... NON !
    C’est de la propagande.
    Les retombées ne sont absolument pas évidentes pour la seule raison qu’on ne sait ni dans quelle quantité, ni de quelle qualité, serait le gaz de schiste en France.
    Personne ne le sait.
    Une seule chose est certaine : les compagnies de forage ont besoin de faire des trous. Elles se foutent qu’il y ait ou pas du pétrole ou du gaz. Elles ont seulement besoin de convaincre qu’on fasse des forages. Une fois que les trous sont faits, elles peuvent changer de coin.
    Mais en attendant elles nous chantent que nous sommes assis « sur un trésor » !
    Et il y a assez de gens cupides, jusqu’au gouvernement, pour croire à l’existence de ce trésor.

    • piflechien
      piflechien répond à C. Creseveur
      animal domestique
      • Posté à 18h52 le 01/12/2012
      • Internaute 42424
        animal domestique

      Si le seul outil que vous avez est un marteau, tout va ressembler à un clou.

  • yt75
    • Posté à 12h39 le 30/11/2012
    • 172880

    A noter un autre article du new york times sur les gaz de schistes d’octobre 2012 :
    Lien
    Et à ce sujet :
    Lien

    Sur le shale oil cette fois, étude détaillée de Rune Likvern(Norvégien je crois) sur the oil drum :
    Lien
    Avec ce complément sur les aspects financiers :
    Lien

    Sinon à propos de :
    « Mais alors, insisterez-vous, qu’attend la grande presse, celle qui dispose de bataillons de journalistes économiques rompus au maniement des chiffres, qu’attend-elle pour se pencher sur le sujet ? Excellente question. »

    De l’ironie dans ce « bataillon » je suppose, mais elle pourrait au moins (la grande presse, ou moins grande d’ailleurs), donner plus la parole aux experts indépendants comme par exemple les membres d’ASPO (ou quelqu’un comme Rune Likvern ci dessus)

    Lien

  • yt75
    • Posté à 12h49 le 30/11/2012
    • 172880

    « Mais alors, insisterez-vous, qu’attend la grande presse, celle qui dispose de bataillons de journalistes économiques rompus au maniement des chiffres, qu’attend-elle pour se pencher sur le sujet ? Excellente question. »

    Sans mouliner les chiffres eux mêmes (n’exagérons rien) il y a par exemple aujourd’hui et demain la conférence ASPO USA à Austin au texas :
    Lien

    Avec en particulier Tad Patzek, chairman of the Department of Petroleum & Geosystems Engineering at The University of Texas at Austin.

    Voir ce qu’il pense des derniers chiffres de L’AIE :
    Lien
    (derniers chiffres rappelons le plus oprtimistes que les plus optimistes de l’EAI (agence fédérale Américaine))
    Pourquoi ne pas interviewer ce monsieur par skype par exemple ?

    Et sinon texte de Bataille (Georges) sur l’énergie :

    « Essentiellement la richesse est énergie, l’énergie est la base et la fin de la production »

    Lien

  • John Merrick
    John Merrick
    pachyderme que ça
    • Posté à 13h50 le 30/11/2012
    • 179410
      pachyderme que ça

    Il m’en souvient... qu’une personne avait déclaré lors de je ne sais quelle présidentielle, que le scandale des grands patrons possédant des groupes de presse devait finir.

    Elle fut balayée par les rouleaux compresseurs PS - UMP, dont on voit bien la géniale efficité en termes d’évolution de la société depuis la nuit des temps.

    C’était Bayrou, et malgré le fait que je n’apprécie pas maintes de ses positions, celle-ci avait le mérite d’être courageuse et nécessaire.

  • inspecteur crouton
    • Posté à 14h12 le 30/11/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    $ 6 billions ? ? The most expensive blow job in the world !

    (ça fait moins blaireau en anglais)

  • Seingalt
    Seingalt
    amateur professionnel
    • Posté à 16h14 le 30/11/2012
    • Internaute 166244
      amateur professionnel

    On peut quand même se dire que si les gaz de schistes ne sont pas rentables parce qu’ils font baisser le prix du gaz, alors ils sont globalement rentables (pour l’économie dans son ensemble) puisqu’ils font baisser le prix du gaz.

  • Corrado DeLuca
    Corrado DeLuca
    Riverain vigilant
    • Posté à 16h16 le 30/11/2012
    • Internaute 192570
      Riverain vigilant

    « Le journal y pointait, non pas comme tout le monde le caractère polluant de cette exploitation, mais son caractère possiblement non rentable. »

    « Possiblement » n’existe pas en français. On doit dire « éventuellement » (ou « potentiellement » s’il s’agit d’une quasi-certitude).
    De plus, dans cette phrase, je pense qu’il est plus approprié de dire « le caractère polluant de cette méthode d’exploitation ».

    Sur le fond, je ne vois pas ce que cet article du NY Times a de choquant. Dans le même ordre d’idée, certains mouvements américains militant pour l’abolition de la peine de mort insistent plus sur le coût financier du processus de condamnation à mort que sur l’immoralité de cette sentence. Histoire de toucher les gens là où ça fait (le plus) mal (i.e. au porte-feuille) afin d’achever de les convaincre.

  • emiboot
    emiboot
    Mammifère
    • Posté à 18h34 le 30/11/2012
    • Internaute 81944
      Mammifère

    « Mais ce pourrait bien être une bulle économique, au destin comparable à celui de la bulle Internet du début du siècle »
    La pollution à très long terme des nappes phréatiques et des sols en plus, tout de même. Donc un coût certain en santé publique, pour la collectivité, qui ferait plus ressembler ça à la ’bulle’ de l’amiante qu’à la bulle internet. (quoique que ces 2 bulles là étaient, au moins, peu inflammables)

    « Ce pourrait. Ce n’est pas certain. L’analyse sérieuse, chiffrée, reste à faire. »
    Surtout quand AUCUN géologues ou prospecteurs dignes de ce nom ne peut vous assurer à 100% que nous avons effectivement du gaz de schistes en sous sol, en France. Il se pourrait que nous en aillant. Se pourrait.

    C’est le début de l’irresponsabilité programmée, ce buzz médiatico-financier autour des GdS : un peu comme avec les OGM.
    Après tout, il se pourrait qu’un jour les OGM servent à dépolluer et poussent sans pack-chimie additionnelle dans des sols pauvres et peu propices. Mais quelle entreprise a ’intérêt’ à faire ça ?

  • yt75
    • Posté à 18h55 le 30/11/2012
    • 172880

    « 
    News Release : ASPO-USA Urges Energy Department to Confront Risks of Oil Crisis
    ASPO-USA | October 9, 2012

    FOR IMMEDIATE RELEASE
    October 9, 2012

    Representatives of the Association for the Study of Peak Oil & Gas USA (ASPO-USA) are urging the U.S. Department of Energy (DOE)—including its data and analysis branch, the Energy Information Administration (EIA)—to fully recognize the risks facing U.S. oil supply and the threat of a near-term oil crisis. ASPO-USA is calling for DOE and EIA to critically examine these risks and properly inform decision-makers and the public about the consequences for the economy, national security, and the environment.

    Exuberant Forecasts for Increased Oil Production in North America Based on Misrepresentation of Data

    In a letter to Energy Secretary Steven Chu and EIA Administrator Adam Sieminski, ASPO-USA said that DOE and EIA must maintain an independent, unbiased, and prudent perspective amidst a barrage of industry and media hype about a new era of oil abundance. The letter points to overly optimistic forecasts from industry and media sources for increased oil production in North America and cites evidence that such claims are overstated and based on misrepresentation of the data. “They confuse oil in the ground with actual supply delivered to the market, they overstate the potential of technology, and understate the increasing cost and difficulty of extracting new oil,” said Jim Baldauf, ASPO-USA president and co-founder.

    Tightening Competition for Global Oil Exports Increases Risks for Near-Term Oil Crisis

    The letter goes on to highlight that the United States remains very dependent on imported oil. Competition for oil exports on the global market is rapidly increasing, however, as demand in emerging economies grows and oil-exporting countries increase their domestic consumption. “Since 2005, China and India have consumed an increasing share of a declining volume of oil exports,” noted Jeffrey Brown, ASPO-USA vice-president and an independent geologist who tracks oil export trends. “If we extrapolate current trends, China and India alone would consume 100% of global net oil exports by 2030,” Brown added.

    “We have to face the reality that more drilling at home will not significantly address our vulnerability to a global oil supply crisis,” said ASPO-USA Executive Director Jan Lars Mueller, “a dramatic reduction in national oil consumption is a wiser and cheaper path to energy security and oil ‘independence’.’

    # # #

    The Association for the Study of Peak Oil & Gas USA is non-profit, non-partisan research and education organization dedicated to helping America understand and adapt to a new energy reality, where oil is becoming increasingly more costly and difficult to extract from the Earth, and oil supply may not meet soaring global demand. Lien

    Lien

  • LienRag
    • Posté à 23h56 le 30/11/2012
    • Internaute 34767

    Paul Jorion dit carrément que la mansuétude américaine envers Goldman Sachs s’explique par le rôle de discret « bras armé » du gouvernement que cette banque joue, notamment dans la manipulation à la baisse des prix du pétrole...

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