Tribune 18/11/2012 à 11h23

Privé à but non lucratif : un autre hôpital est possible

Bertrand Guillonneau | Chirurgien urologue

Tribune

En ce moment où l’on parle des dépassements d’honoraires immodérés (déraisonnables, inacceptables ?) de certains professeurs des universités et où se discutent les dépassements d’honoraires autorisés (raisonnables, acceptables ?) pour les médecins libéraux en secteur 2, il me semble opportun de rappeler que cette problématique ne concerne pas tous les médecins, et par conséquent tous les patients, loin s’en faut.

Je souhaiterais rappeler qu’il existe en France un autre système hospitalier, privé mais à but non lucratif, répondant entièrement à la mission de service public, dans lequel aucune activité privée, aucun dépassement d’honoraires n’est pratiqué et dont tous les bénéfices, quand il y en a, sont intégralement réinvestis dans l’hôpital.

Ces structures vivent financièrement sur le « tarif Sécu », grâce aux cotisations de madame et monsieur Tout-le-monde affiliés au régime de la Sécurité sociale : ce sont les Etablissement de santé privés d’intérêt collectif, dits Espic selon l’acronyme actuel (on disait auparavant les PSPH pour « Participant au service publique hospitalier »).

Des médecins salariés par éthique

Ce système hospitalier est multiple dans sa nature, regroupant différentes structures hospitalières sans relation directe entre elles et souvent même en concurrence, mais issues d’une même philosophe universaliste :

  • certaines de la tradition religieuse de la fin du XIXe siècle (les fondations religieuses) ;
  • d’autres de la tradition syndicale de l’entre-deux-guerres (les centres mutualistes) :
  • d’autre enfin de la révolution scientifique médicale de la deuxième moitié du XXe siècle (comme les centres de lutte contre le cancer).

Ces structures ont la particularité de regrouper des pôles d’excellence médicaux, chirurgicaux et médico-techniques dotés des technologies de pointe, que nous envient souvent les systèmes hospitaliers publics et privés, animés par des médecins et des chirurgiens de grande valeur et d’expérience qui ont choisi de s’engager dans une médecine où, justement, la question des honoraires ne se posait pas.

Tous ont accepté d’être salariés et de renoncer à tout dépassement d’honoraires, et ce ne sont pas pour des motifs politiques – on y trouve certainement autant de médecins de droite ou de gauche qu’ailleurs – mais bien pour des raisons d’éthique, je n’ose pas dire morales, et pour la qualité du travail qui y est réalisée.

Le patient s’étonne de ne rien payer à la sortie

Les hôpitaux privés à but non lucratif, dans lesquels j’ai toujours exercé et travaillé que ce soit en France ou aux Etats-Unis, répondent à la triple mission de soin, d’enseignement et de recherche.

Ils représentent 15% de la capacité hospitalière française, à comparer aux 60% pour le secteur public et aux 20% pour le secteur privé lucratif. C’est donc le moins « lourd » en terme de lits, et par conséquent le moins visible, souvent oublié des statistiques officielles mais aussi des patients.

Qui sait que l’hôpital dans lequel il entre est un « privé à but non lucratif » ? Pour le CHU ou la clinique, la distinction est aisée, mais pour le troisième, le patient ne sait pas, et s’étonnera tout juste qu’il ne doive rien payer à sa sortie...

Pourtant, et pour reprendre les conclusions d’une publication de l’Institut Montaigne de 2005 « Hôpital : le modèle invisible », ces hôpitaux à but non lucratif ont une activité identique à celle du secteur public en ce qui concerne la « lourdeur » des pathologies prises en charge avec, pour la chirurgie, une productivité supérieure et un meilleur ratio qualité-coût.

C’est bien l’homme malade qui est au cœur de leur mission humaniste. Ce qui fait tenir ces hôpitaux, c’est justement l’envie de démontrer, aux pouvoirs publics comme aux patients, l’excellence et la justesse de ce choix singulier de pratiquer une médecine où la question de l’argent ne se posera pas.

La modestie est une qualité

Ces hôpitaux ne sont pas plus en concurrence avec le système à but lucratif, qu’il soit public ou privé, car il y aura toujours des patients pour qui la relation d’argent avec leur médecin, quelles qu’en soient les raisons et respectable en soi, sera importante voire déterminante dans le choix du praticien à qui ils font confiance ou de la structure où ils seront soignés.

Dont acte, mais ce n’est pas dans les hôpitaux privés à but non lucratif qu’une prise une charge plus rapide ou plus experte est possible en « passant » par les détours d’une consultation privée.

Dans une période où des voix s’élèvent pour encadrer ces systèmes et éviter leur dérive, il me semble nécessaire de rappeler cette troisième voie hospitalière française qu’au fond caractérise au mieux leur modestie. Et de rappeler à tous les patients qu’en médecine, la modestie est d’abord une qualité.

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  • çaimoi
    çaimoi
    retraité
    • Posté à 11h31 le 18/11/2012
    • Internaute 97843
      retraité

    entierement d’accord,moi je suis soigné pour un giste « aux forcilles » hélas menacé,il est absolument necessaire de preserver ces hopitaux,et comme il est dit personne ne vous demande rien,l’accueil est toujours tres bon et les médecins tout en étant compétents restent modestes.

  • stan_caiman
    stan_caiman
    marxiste tendance groucho
    • Posté à 11h38 le 18/11/2012
    • Internaute 78259
      marxiste tendance groucho

    Le problème de ces établissements PSPH est qu’ils sont en déficit chronique et qu’ils doivent être renfloué régulièrement par l’état car les tarifs opposables sont hors de toute réalité économique.

    • .666
      .666 répond à stan_caiman
      Juif errant
      • Posté à 12h14 le 18/11/2012
      • 181210
        Juif errant

      C’est vrai, on est en économie libérale...
      Quand les représentants de l’état veulent la fin d’activités de service public, ils les rendent déficitaires.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h50 le 18/11/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Privé à but non lucratif : un autre hôpital est possible »

    « PRIVÉ » et à but « non lucratif » ?
    Excusez moi, je suis pris d’une quinte de toux associée à un éclat de rire !

    ( je laisse un peu se reposer mon diaphragme avant de réagir vraiment )

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Yvon le Zébulon
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 12h08 le 18/11/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      A moins qu’il ne s’agisse d’un hôpital spécial où tous les laboratoires du monde seraient invités à faire leurs expériences en double aveugle, sur une clientèle de patients à qui on n’aurait pas dit qu’ils serviraient de cobayes.

      C’est vrai que dans ce cas là, « les soins » pourraient être prescrits gratuitement

    • alberich
      alberich répond à Yvon le Zébulon
      fumiste
      • Posté à 14h09 le 18/11/2012
      • Internaute 84604
        fumiste

      Tout le tissu associatif par ex. est privé à but non lucratif. Pour info « à but non lucratif » signifie tout simplement que l’entité ne peut pas distribuer des dividendes à des actionnaires mais rien ne l’empêche de réaliser des bénéfices ne serait-ce que pour son autofinancement.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à alberich
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h09 le 19/11/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « rien ne l’empêche de réaliser des bénéfices ne serait-ce
        que pour son autofinancement
        .

        Dites plutôt : “provisions pour investissements”.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h07 le 18/11/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Le patient s’étonne de ne rien payer à la sortie

    Les hôpitaux privés à but non lucratif, dans lesquels j’ai toujours exercé et travaillé que ce soit en France ou aux Etats-Unis, répondent à la triple mission de soin, d’enseignement et de recherche ».

    J’avais vu juste !
    Des laboratoires utilisant directement l’humain au lieu des animaux (menacés).

    Je ne sais pas si on doit remercier ces initiateurs géniaux de l’enculage.
    Ne me dites pas que c’est une idée de Gauche : je ne vous croirais pas !

    Chaque fois que le capitalisme propose une idée, il faut se poser une question :
    « où es donc bien caché le loup, dans cette magouille » ?

    • alberich
      alberich répond à Yvon le Zébulon
      fumiste
      • Posté à 14h02 le 18/11/2012
      • Internaute 84604
        fumiste

      Revenez sur terre Yvon, vous croyez qu’en CHU les protocoles de soins ne sont pas expérimentés sur les patients ? Il y a bien un moment où il faut passer du labo in vitro sur l’humain in vivo et tenter également de nouvelles techniques.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à alberich
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 18h42 le 18/11/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Je sais que des protocoles de soins ont lieu sur les patients...
        ...mais jamais à leur insu.

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à Yvon le Zébulon
      médecin U.E.
      • Posté à 19h03 le 19/11/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      Comme s’il n’y avait pas de crétins à gauche ou qu’elle était plus propre ! C’est ridicule ! Si vous pensez que la CGT, « de gauche », est propre et désintéressée (voir les CE), vous êtes un innocent ! La gauche a toujours défendu l’hôpital public, moins performant, plus cher, plus gaspilleur, plus privilégié et ...plus syndiqué, avec le maire, président de C.A. (vive le cumul !), des administratifs à la pelle, la « réuninonite chronique », des inutiles embauchés en pré-électoral et c’est bien là que les honoraires les plus excessifs ont lieu ! Personne n’ose mettre son nez dans les affaires de l’A.P.H.P., zone de non-droit !

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à MIKY STOUFFS
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 21h17 le 19/11/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        D’avord, dans un premier temps, commencez par vous calmer...

        Ensuite,
        Profitez du fait que la Gauche soit au pouvoir pour consulter.
        ( vous semblez en avoir bien besoin )

        Si la Droite revient, vous n’aurez pas assez de biftons pour vous soigner

         
        • MIKY STOUFFS
          MIKY STOUFFS répond à Yvon le Zébulon
          médecin U.E.
          • Posté à 00h49 le 20/11/2012
          • Internaute 170502
            médecin U.E.

          Je suis retourné chez moi, je préfère ; ah oui ! Je ne suis pas français, ni « de droite », ni « de gauche », ni du centre qui est, parait-il, à droite ? ? ? ?

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à MIKY STOUFFS
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 09h32 le 20/11/2012
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Si vous êtes Belge, vous n’êtes pas mieux loti pour autant !

            Uns blague pour changer :

            Terrible accident en Belgique ►
            Un hélicoptère de la compagnie Belge « plat pays rotors » de Namur, s’est écrasé dans un cimetière.
            Les sauveteurs ont déjà extrait 650 morts des décombres.

            • MIKY STOUFFS
              MIKY STOUFFS répond à Yvon le Zébulon
              médecin U.E.
              • Posté à 10h05 le 20/11/2012
              • Internaute 170502
                médecin U.E.

              Je ne suis pas Belge mais je connais bien : la situation est plus simple : le pays n’est pas étendu et la densité de la population est plus importante : on ne peut pas parler de désert avec un accès plus facile au secteur conventionné (équivalent du secteur 1), partout (sauf en prothèses dentaires). Il y a eu des condamnations pour honoraires abusifs. À quelques rares exceptions, il n’y a pas de cliniques privées et ailleurs les suppléments, tarifés (et transparents) par l’institution, sont liés à la demande expresse d’une chambre particulière. Par contre la pression sur les honoraires et le remboursement des médicaments sont semblables. On l’oublie souvent mais les difficultés budgétaires sont très proportionnelles au chômage, évidemment.

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à MIKY STOUFFS
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 10h29 le 20/11/2012
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                « On l’oublie souvent mais les difficultés budgétaires sont très proportionnelles au chômage, évidemment. »

                Les mauvaises conditions de travail peuvent également être à la source de la multiplication des troubles de toute sortes.
                Le stress notamment, perturbe bien des organismes !

                Il faudrait peut-être voir ce problème sous cet angle là....
                car un pays où on vit mal est un pays déjà malade dans l’âme
                ( les absentéïsmes témoignent de ce mal-être au quotidien )

                • MIKY STOUFFS
                  MIKY STOUFFS répond à Yvon le Zébulon
                  médecin U.E.
                  • Posté à 11h08 le 20/11/2012
                  • Internaute 170502
                    médecin U.E.

                  Là, on dévie complètement du sujet.

                  • Yvon le Zébulon
                    Yvon le Zébulon répond à MIKY STOUFFS
                    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                    • Posté à 11h28 le 20/11/2012
                    • Internaute 65781
                      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                    C’est vrai qu’on dévie un peu du sujet...
                    ...mais des gens heureux ne sont guère malades.

                    D’ailleurs l’inverse est également vrai.
                    Les « malades » sont souvent des gens malmenés par la vie
                    ( en tout cas, c’est plus fréquent ds ce sens que ds l’autre )

                    Si la médecine était un peu plus « préventive » en ce Pays,
                    la Sécurité Sociale ne serait sûrement pas en déficit !

        6 autres commentaires
  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 12h26 le 18/11/2012
    • Internaute 29241
      Observateur.

    « Qui sait que l’hôpital dans lequel il entre est un “ privé à but non lucratif ” ? ». C’ est une très bonne question qui induit la réponse : peu le savent. Dans les faits, le patient ne choisit pas lui-même son hôpital ou le régime juridique de ses soins : on se rend à l’ hôpital par obligation et -pour faire simple- sur ordonnance. Je pense que la dérive mercantile de l’ hôpital -et de la médecine de ville- s’ explique aussi par la méconnaissance d’ un système complexe et obscur qui permet à ses acteurs d’ enfumer le patient transformé en client : la santé est devenue une marchandise comme les autres à l’ insu des patients : là où autrefois il se serait révolté de ne pas accéder également aux soins financés par ses cotisations sociales il est aujourd’ hui devenu un client qui constate son insolvabilité qui est de sa responsabilité. Il faudrait pouvoir remettre sur pied le service public sans avoir à créer d’ offres alternatives dont l’ existence sert d’ alibi au développement du secteur lucratif qui invoque l’ existence d’ un choix pour le patient. Un peu à la façon dont l’ encadrement des dépassements d’ honoraire a servi non pas à protéger le patient mais à légaliser des pratiques mercantiles jusqu’ alors illégales bien que non sanctionnées.

    • DoctahT
      DoctahT répond à Albufera
      Etudiant
      • Posté à 13h50 le 18/11/2012
      • Internaute 95828
        Etudiant

      Le système privé à but non lucratif n’est pas un alibi pour les cliniques lucratives. Il s’agit souvent d’hôpitaux très utiles, où le patient ne paye jamais de dépassement d’honoraires (contrairement aux CHU, ce qui est un comble..), où les listes d’attente sont souvent plus courte que dans le public, et qui permettent des soins de qualité. Et malgré l’absence de dépassement d’honoraires les médecins y sont plutôt bien payés (comme quoi le salariat ne serait pas une si mauvaise chose). Ces établissements s’inscrive le plus souvent dans une lignée humaniste qu’elle soit laïque (établissements mutualistes) ou religieuse (l’ordre des camilliens par exemple)

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à Albufera
      médecin U.E.
      • Posté à 20h33 le 19/11/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      - Le patient choisit librement son médecin, y compris le spécialiste, les cliniques et hôpitaux n’étant pas « ouverts », le spécialiste travaille dans l’institution où il a un contrat
      - La dérive mercantile de l’hôpital : vous avez été chercher ça où ? Dans le fait que les hôpitaux seraient rémunérés suivant l’activité réellement effectuée ? Ça vous choque ? Même si l’état a dû rallonger pour combler les trous ? Et même si le privé coûte moins cher pour faire plus ? Donc pour vous un hôpital sert d’abord à donner de l’emploi ?
      - Un « système complexe et obscur » : à qui la faute ? Qui a inventé un « D.I.M. » (médecin purement administratif qui doit traduire pour la sécu et encoder les pathologies, diagnostics et actes médicaux parce que plus personne, à la sécu, ne comprend un rapport médical) ? Qui a inventer la télé-transmission qui permet de transférer de la sécu au médecin toute la charge administrative du remboursement des malades ?
      - qui permet d’enfumer : vous avez déjà vu le tarif affiché d’un avocat ? d’un architecte ?
      - La santé, une marchandise comme les autres ! Le fisc vous demande des tiers provisionnels, chez le boucher, vous payez avant de recevoir votre paquet, en vacances, vous payez un acompte : votre médecin vous demande des honoraires avant la consultation ? (Mentez, mentez ! Il en restera toujours quelque chose !)
      - la suite est incompréhensible mais par la sécu, le malade ne rembourse pas SES soins par SES cotisations mais les conséquences de sa maladie par les cotisations des bien-portants qui travaillent !
      - il faudrait pouvoir remettre sur pied le service public sans avoir à créer d’offres alternatives dont l’existence sert d’ALIBI au développement du secteur LUCRATIF qui INVOQUE l’existence d’un choix pour le patient : dans votre cas, un seul traitement : un aller simple pour la Corée du Nord ! Le tout étatique est impayable, cela a été prouvé en URSS comme au Royaume Uni ! Et si vous n’aimez pas la liberté de choix, n’en dégoûtez pas les autres au nom de dogmes stupides !
      - l’encadrement des dépassements d’honoraires : si on parle de médecine libérale, c’est l’encadrement qui n’est pas indiqué ! Toute tentative de médecine « sociale » a toujours dû être subsidiée EN PLUS des honoraires de la sécu et l’hôpital ne fait pas exception !
      - des pratiques « mercantiles » jusqu’alors illégales (c’est faux !)

      Maintenant, s’il vous plaît, ayez le courage de faire la somme de tous les administratifs : ministériels, administratifs du ministère de la santé, toutes les caisses de sécurité sociales, avec les bureaux et les antennes, l’HAS, les ARS, ARH, SROS, l’Urssaf etc...etc... et dites-moi combien de parasites charognards vivent sur le compte de cette cagnotte de ceux qui travaillent réservée, soi-disant, à ceux qui sont malades pour payer leurs soins et vous verrez que l’obésité administrative française est une ineptie impayable par les temps qui courent mais, comme par hasard, de cela, pas un mot dans votre commentaire : c’est bien connu : l’administration est indispensable et ne coûte rien !

  • Otis Redding
    Otis Redding
    Cigarettes and coffee
    • Posté à 12h26 le 18/11/2012
    • Internaute 195243
      Cigarettes and coffee

    Amenez le goudron et les plumes !

  • tArTeL¤RdRe
    tArTeL¤RdRe
    click toride
    • Posté à 12h44 le 18/11/2012
    • Internaute 192571
      click toride

    les établissement de soins de suite et de réadaptation qui sont bien juteux doivent être publiques.

    • DoctahT
      DoctahT répond à tArTeL¤RdRe
      Etudiant
      • Posté à 13h52 le 18/11/2012
      • Internaute 95828
        Etudiant

      Et non les soin de suite et de réadaptation ne sont pas rentables pour l’hôpital publique ! Ils s’agit de soins longs et mal côtés dans les barèmes de la sécu

      • tArTeL¤RdRe
        tArTeL¤RdRe répond à DoctahT
        click toride
        • Posté à 14h18 le 18/11/2012
        • Internaute 192571
          click toride

        oui c’est par pur philantropie que le privé à un quasi monopole.

         
        • DoctahT
          DoctahT répond à tArTeL¤RdRe
          Etudiant
          • Posté à 16h03 le 18/11/2012
          • Internaute 95828
            Etudiant

          C’est faux ! Il n’y a pas de monopole du privé pour les SSR

        • MIKY STOUFFS
          MIKY STOUFFS répond à tArTeL¤RdRe
          médecin U.E.
          • Posté à 19h11 le 19/11/2012
          • Internaute 170502
            médecin U.E.

          Non, c’est parce que c’est géré, et pas par des fonctionnaires ! (Non, je ne suis pas « de gauche », ni « de droite », d’ailleurs, mais j’ai travaillé 16 ans en France « au tarif » de la sécu !

        2 autres commentaires
  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 12h46 le 18/11/2012
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    J’ai un peu de mal avec la notion de « privé à but non lucratif », mais je suis tout à fait en accord avec cette vision de la médecine qui me semble être la véritable mission, et le véritable sens de la médecine dans la société.
    On aimerait presque que l’article soit suivi d’une liste d’établissements !

  • Otis Redding
    Otis Redding
    Cigarettes and coffee
    • Posté à 13h19 le 18/11/2012
    • Internaute 195243
      Cigarettes and coffee

    « le système à but lucratif, qu’il soit public ou privé »

    Le public n’est jamais à but lucratif.

    J’espère qu’il raconte moins de carabistouilles à ses patients.

    • alberich
      alberich répond à Otis Redding
      fumiste
      • Posté à 14h07 le 18/11/2012
      • Internaute 84604
        fumiste

      Les EPIC sont publics et à but lucratif.

      • Otis Redding
        Otis Redding répond à alberich
        Cigarettes and coffee
        • Posté à 14h45 le 18/11/2012
        • Internaute 195243
          Cigarettes and coffee

        Non.

        Leur but n’est pas le partage des bénéfices.

         
        • alberich
          alberich répond à Otis Redding
          fumiste
          • Posté à 14h59 le 18/11/2012
          • Internaute 84604
            fumiste

          Évidemment qu’il n’y a pas partage vu qu’il y a un seul « actionnaire ».

          • Otis Redding
            Otis Redding répond à alberich
            Cigarettes and coffee
            • Posté à 15h20 le 18/11/2012
            • Internaute 195243
              Cigarettes and coffee

            Il y a surtout que personne ne se sucre, l’activité de l’établissement est limitée au service public qu’il a pour mission de gérer. Ainsi, il ne peut pas employer ses biens et son patrimoine à d’autres activités, sauf si celles-ci concourent, même indirectement, au service public qui lui est confié. De même, il ne peut accepter que des dons correspondant à sa mission.

            Bref, il n’y a pas de but lucratif.

            • alberich
              alberich répond à Otis Redding
              fumiste
              • Posté à 15h38 le 18/11/2012
              • Internaute 84604
                fumiste

              Par ex. quand la SNCF a versé en 2012 230 millions à l’Etat il s’agit bien d’un bénéfice distribué.

              Qu’elle verse 230 millions à un actionnaire ou 230 € par action à un million d’actionnaire on est dans le même schéma d’activité lucrative.

              Et ne parlons pas d’EDF et GDF lorsque ceux-ci étaient encore des entreprises publiques.

              • Otis Redding
                Otis Redding répond à alberich
                Cigarettes and coffee
                • Posté à 16h09 le 18/11/2012
                • Internaute 195243
                  Cigarettes and coffee

                « Le ministre chargé des transports, Thierry Mariani, a confirmé mercredi cette information. Interrogé sur France 2 sur le versement de ce dividende record, le ministre a répondu : “C’est une bonne nouvelle”. Et il a précisé : “Même si d’un côté on reçoit 230 millions, de l’autre côté on en sort beaucoup plus. Ces dividendes compensent à peine ce que l’on donne pour maintenir les trains dans les villes moyennes en France, pour les trains d’équilibre”. »
                Lien

                Super lucratif...

          • Otis Redding
            Otis Redding répond à alberich
            Cigarettes and coffee
            • Posté à 15h24 le 18/11/2012
            • Internaute 195243
              Cigarettes and coffee

            Pour info « à but non lucratif » signifie tout simplement que l’entité ne peut pas distribuer des dividendes à des actionnaires mais rien ne l’empêche de réaliser des bénéfices ne serait-ce que pour son autofinancement.

        5 autres commentaires
  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 13h49 le 18/11/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Re : clinique privée à but lucratif ou non ? ?

    Messagepar betina le 08 Jan 2012 08 : 50
    Je viens de débuter l’expérience,debut d’une dispo du public il y a qqes mois..je suis ds un etb privé à but non lucratif..en déficit,je ne le savais pas bien sur..Moins de materiel qu’à l’hopital,moins d’examens,moins de presence medicale..Une partie administative plus complexe.Et moins de marge de manoeuvre pr prendre des initiatives,relations med/ide bcp plus hierarchisée qu’à l’hopital.
    Seul avantage,repos nocturnes st respectés plus de fin de poste soir et reprise le lendemain aux aurores..en general.
    Moins de vacances,moins de primes,moins de personnel bref je réintegre dès que je peux le public,le sentiment de faire du n’importe quoi ds le travail..
    Tente d’avoir le maximum de renseignements sur les etbs avt que de signer,legitime on te presentera tjs la vitrine« pimpante » du service,ce qu’il y a caché derriere est parfois plus que décevant.
    Mais d’experience cela me permet retrospectivement de realiser que le public malgré ses inconvenients permet encore un travail au moins « cadré » et avec un minimum de materiel... !

  • Irfan
    • Posté à 15h15 le 18/11/2012
    • Internaute 30779

    Merci de cette tribune rafraichissante !
    Je n’ai été opéré qu’une fois, et n’ai rien eu à payer en effet, à part un chèque d’une dizaine d’euros pour l’anesthésie je crois.
    Mon médecin généraliste ne fait aucun dépassement, travaille jusqu’à 21h cinq ou six jours sur sept, et est d’une gentillesse et d’une écoute remarquables (en contrepartie, il faut savoir qu’on peut attendre 1h ou 2 dans sa salle d’attente, mais ça me va).

    Il y a beaucoup de praticiens de la médecine en France qui se vivent ainsi, des soignants plutôt que des spécialistes d’un métier hautement rémunérateur. Tant mieux, et j’espère que la chose perdurera longtemps.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    voyageur à domicile
    • Posté à 13h36 le 19/11/2012
    • Internaute 6095
      voyageur à domicile

    « Privé à but non lucratif »

    La meilleure que j’ai entendue depuis longtemps : -D ! M. Guillonneau voudrait-il contrôler combien de ses collègues mandarins font payer des suppléments juteux à leurs clients pour avoir l’honneur d’être soignés de leurs propres mains dans leurs propres cabinets privés, et non par des subalternes anodins, dans des lieux publics plus ou moins bien famés ?

    Si vous voulez, j’ai des noms...

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à Le Yéti
      médecin U.E.
      • Posté à 20h40 le 19/11/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      Ben oui : quand je fais une photo de ma belle-mère, elle ne demande pas le tarif de Kate Moss et quand je bois un coca dans une boîte de nuit, ce n’est pas 3€ !

  • Tiny Buchler
    Tiny Buchler
    Cosmonaute
    • Posté à 22h55 le 18/11/2012
    • 178129
      Cosmonaute

    Un petit mot pour rappeler que les médecins ne font pas tourner les Espic sans aide. Merci à tous les autres employés modestes et géniaux, qui assument des tâches souvent difficiles sans attendre de lauriers en retour.
    Et merci pour l’article, une alternative est possible. Encourager le développement de ces structures est une excellente initiative.

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à Tiny Buchler
      médecin U.E.
      • Posté à 19h21 le 19/11/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      Tout à fait d’accord avec vous, la rémunération des infirmiers (res) est scandaleusement basse, en France.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 08h44 le 19/11/2012
    • 173412
      expatrie

    ESt ce que je me trompe ou ces hopitaux ont des activites relativement limitees ? Le probleme principal de l’hopital public est qu’il s’occuppe de therapies lourdes et cheres qui ne peuvent etre accomplies ailleurs faute de personnel forme et d’equipement. Les cliniques sont moins cheres pour loger des malades par exemple qui sont transportes a l’hopital pour etre traites.
    Comme le systeme des impots, le systeme de sante francais a probablement besoin d’une reforme en profondeur surtout apres le long sejour de la droite dure au pouvoir qui a ferme les structures publiques et finance l’achat de gros equipement pour des structures privees. Sans evaluation des chiffres de soins etc... et du coup reeel diffcile de se prononcer. Un constat important pourtant il existe certainement 2 types de medecins, ceux qui sont pour le service public et ceux qui sont pour s’enrichir (parce qu’ils le valent), peut-etre que les seconds pourraient se debrouiller tout seuls, pas de remboursement de la secu pour eux ! Les ressources de l’etat pourraient etre consacrees aux premiers pour leur donner les moyens d’etre efficaces. Les CHU ont aussi une vocation de formation autant de medecin que d’infirmieres, cette partie la est souvent occultee quand on compare public et prive.

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à the ghost
      médecin U.E.
      • Posté à 20h59 le 19/11/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      Oui, vous vous trompez ! Allez voir Montsouris à Paris qui a été en avance sur les CHU plus d’une fois, c’est mutualiste !

      La droite a fermé des hôpitaux de petite taille : à juste titre si on considère qu’ils n’étaient plus capables d’investir suffisamment en matériel de pointe, en ce qui concerne les maternités, il semblerait qu’il y avait plus de risque dans les petites, pour le reste, la taille n’est pas une garantie de qualité (voir la chirurgie cardiaque à Metz). Par contre, garder un patient du 4ième âge en contact avec sa famille et éventuellement avec du personnel connu présente des avantages malheureusement in chiffrables (et donc « invendables »).

      Ce n’est pas le médecin qui est remboursé, c’est le patient ! C’est pour ça qu’ils cotisent et pas à l’état mais à la sécu : d’où l’effet du chômage sur les cotisations ! L’état doit compenser pour 3 millions de chômeurs ! Avant de donner les ressources de l’état au service public, il conviendrait de prouver que le public est plus efficace et moins cher : partout où cela a été essayé, ce fut la catastrophe ! Le communisme, c’est comme Sarkozy : on essayé et ça a foiré ! Laissez tomber l’idéologie !

  • Eliott
    • Posté à 10h58 le 19/11/2012
    • Internaute 24550

    Les PSPH sont effectivement entre le public et le privé.

    Maintenant tout n’est pas aussi idyllique que l’écrit l’auteur. Restriction de budget dans les services, consigne de ne pas pratiquer certains examens car ils ne sont pas rentables...

    Concernant le pôle d’excellence, hormis quelques instituts, le reste est du niveau des établissements privés, qui sont pas trop mauvais dans les pathologies simples, mais dès que cela ce complique mieux vaut aller dans les CHR CHU.

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à Eliott
      médecin U.E.
      • Posté à 23h18 le 19/11/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      Ne vous faites pas d’illusions ! Les hôpitaux seront aussi rétribués à l’activité, même si on a triché, jusqu’ici, par des « rallonges » pour « services spécifiques » (obligation d’accueil et services de gardes). D’autre part, même le privé lucratif peut être, sous conditions, PSPH : il y a un avantage : les urgences peuvent être une porte d’entrée à la clientèle ! De plus en plus de « grands groupes » rachètent des cliniques (souvent aux environs de 100 lits) appartenant historiquement à des médecins, parce que fondées par eux. Ces grand groupes peuvent avoir une gestion moins médicale et plus comptable que les médecins ! ! ! Mais l’investissement

  • Eliott
    • Posté à 10h59 le 19/11/2012
    • Internaute 24550

    Les PSPH sont effectivement entre le public et le privé.

    Maintenant tout n’est pas aussi idyllique que l’écrit l’auteur. Restriction de budget dans les services, consigne de ne pas pratiquer certains examens car ils ne sont pas rentables...

    Concernant le pôle d’excellence, hormis quelques instituts, le reste est du niveau des établissements privés, qui sont pas trop mauvais dans les pathologies simples, mais dès que cela ce complique mieux vaut aller dans les CHR CHU.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h14 le 19/11/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Il y a de ces choses qui n’ont pas vocation à être « à but lucratif ».

    Comme la sécurité civile,
    la santé publique,
    l’école publique,
    la gendarmerie et l’armée

    ...dans le cas contraire, ça sera la porte ouverte à tous les abus.

    On pourrait par exemple louer « nos flics » à des privés pour leur protection,
    ou facturer la recherche d’enfant disparu aux familles déjà éplorées.

  • gg_tk
    gg_tk
    Hippie chevelu
    • Posté à 15h40 le 19/11/2012
    • Internaute 153553
      Hippie chevelu

    Les patients sont remboursés par la sécu, mais l’hôpital est dirigé par ses employés... c’est une sorte de service public autogéré, en fait ? : D La SCOP de l’hôpital ?

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