« Carnage social » 16/11/2012 à 11h28

Steffi, 65 ans, travailleuse précaire brisée par le « modèle allemand »

Marine Marck | Rue89

Après son licenciement, Steffi, Allemande résidant en Lorraine, a découvert que la politique sociale de son pays était bien moins protectrice que celle de la France.


Une femme attend dans le couloir d’une Bundesagentur für Arbeit, le Pôle emploi allemand, à Berlin, le 29 mars 2012 (Markus Schreiber/AP/SIPA)

(De Moselle) Steffi (le prénom a été modifié), la soixantaine, est allemande. Célibataire, elle réside depuis le début des années 1990 à Grosbliederstroff, un petit village de Moselle. Elle parcourt tous les matins la dizaine de kilomètres la séparant de Sarrebruck, en Allemagne, où elle exerce la profession de comptable dans une agence de voyage.

Elle est classée dans la catégorie des travailleurs transfrontaliers atypiques : elle réside à « l’étranger », mais rejoint son pays natal tous les jours pour y travailler. Jusqu’en mars 2009.

Les nouveaux propriétaires de son agence ont décidé il y a trois ans d’« externaliser » le service de comptabilité – comprendre : licencier ses employés. Crise économique, explosion des réservations de voyage par Internet... Il faut tailler dans le tas pour survivre.

Après 40 ans passés dans la même entreprise, Steffi se retrouve au chômage, désemparée :

« Pendant les sept mois de préavis, j’ai travaillé en sachant que j’allais me faire virer. Tous les autres se sont mis en maladie. Moi, j’ai bossé jusqu’au dernier jour pour la boîte qui allait me licencier.

Et puis je me suis retrouvée à la maison, en ne sachant pas quoi faire. J’avais des tas de livres sur l’art, que je me promettais de lire depuis des années sans trouver le temps. Là, j’avais le temps, mais plus l’envie. »

Cinq propositions d’emploi en deux ans

Sans perspective d’emploi immédiate, Steffi doit s’inscrire dans une agence pour l’emploi. En tant qu’Allemande résidant en France, elle a le choix : effectuer les démarches dans son pays d’accueil ou d’origine. Elle décide de s’adresser à la Bundesagentur für Arbeit (BA), l’agence pour l’emploi allemande, malgré les désavantages :

  • en Allemagne, les chômeurs de plus de 55 ans n’ont droit qu’à un an et demi d’allocations chômage, contre trois ans en France ;

  • en Allemagne, les impôts étant retirés à la source, les allocations chômage sont calculées sur la base du salaire net. Steffi est imposée en France, mais la BA a calculé ses allocations comme si elle payait ses impôts en Allemagne. En clair, l’agence pour l’emploi a déduit des « impôts fictifs » de son salaire. Résultat : des allocations bien inférieures à celles que Steffi aurait perçues en France.

Steffi était consciente des sacrifices financiers auxquels elle consentait. Mais selon sa sœur, la décision semblait rationnelle :

« Steffi pensait qu’en s’inscrivant dans son pays d’origine, elle aurait des formations plus adaptées, plus d’opportunités d’emploi. Surtout qu’elle doutait de se voir proposer un poste en Allemagne depuis le Pôle emploi français. Elle a renoncé à beaucoup d’argent [près de 500 euros mensuels selon elle, ndlr] et à de nombreux mois d’allocation chômage dans l’espoir de retrouver un travail plus rapidement. »

Malheureusement pour Steffi, sa prise de risque ne sera pas récompensée :

« En deux ans, la Bundesagentur für Arbeit m’a fait cinq propositions. Rien dans mes compétences. »

« Je voulais que ça s’arrête »

Steffi ne se décourage pas. Elle épluche les journaux à la recherche de petites annonces, elle compulse les sites spécialisés, elle rédige plus d’une centaine de lettres de motivation et envoie des candidatures spontanées aux entreprises qui l’intéressent, elle suit des formations... Sans succès :

« Je recevais des réponses polies, me disant qu’il n’y avait pas de travail pour moi. Dans mon désespoir, je me suis inscrite dans une agence d’intérim. Contrairement à la France, les intérimaires sont très mal payés en Allemagne, mais je voulais travailler. »

Ces deux ans sont, en plus, marqués par une bataille judiciaire épuisante. En Allemagne, l’indemnisation de licenciement n’est pas automatique, elle s’obtient devant le tribunal. Selon la loi, les employés ont droit à un demi-mois de salaire par année travaillée. Avec 40 ans d’ancienneté, Steffi aurait dû toucher 20 mois de salaire. Une douce illusion :

« Mon employeur a plaidé la crise. Il a expliqué qu’en payant la totalité de mon indemnité de licenciement, il mettait son agence en danger. Le juge a proposé un arrangement : quatre mois de salaire. J’ai accepté tout de suite, parce que je n’en pouvais plus, je voulais que ça s’arrête.

Mon ancien employeur ? Il a demandé à réfléchir ! Lui, il me proposait deux mois d’indemnité. Deux mois, pour 40 ans de services ! »

L’Allemagne la prive d’allocations chômage

Fin 2010, une mauvaise chute, elle se brise le poignet. Elle craque :

« J’ai été en arrêt maladie pendant un an. A cause de ma main, mais surtout parce que j’étais en dépression. J’étais finie. Mes nerfs ont lâché. Je n’en pouvais vraiment plus. Tout était tellement désespérant, tellement décourageant... »

Sa voix se brise. Elle cherche un mouchoir, essuie ses larmes.

Son assurance maladie prend le relais des allocations chômage pendant son arrêt. En novembre 2011, elle fait signer un certificat d’aptitude au travail :

« J’ai décidé de postuler aux mini-jobs à 400 euros par mois. L’Agence pour l’emploi pense que ça permet de remettre un pied dans le monde du travail. Il paraît que certains ont un vrai poste au bout. Moi, je voulais juste travailler. J’aurais fait n’importe quoi pour travailler. »

Lorsqu’elle souhaite renouveler son inscription au Pôle emploi allemand, elle apprend qu’elle ne touchera plus les allocations chômage. Un règlement européen, intervenu en mai 2010, pendant sa convalescence, impose aux frontaliers de réclamer les allocations dans le pays où ils habitent. Steffi raconte :

« Normalement, j’avais encore droit à trois mois d’allocation, mais ils n’ont rien voulu entendre. J’étais à leur merci. J’ai commencé par râler, puis je me suis résignée. J’ai fait transférer mon dossier à Pôle emploi en France. »

Nouvel échec. Steffi n’a pas droit aux allocations chômage en France, car elle ne s’est pas inscrite à Pôle emploi dès la perte de son travail. Elle ignorait qu’elle devait signaler son licenciement à son pays de résidence :

« Personne ne me l’a dit, nulle part. L’Agence pour l’emploi allemande connaissait ma situation, elle aurait dû me prévenir. »

« Vive la France ! »

En décembre 2011 et janvier 2012, Steffi ne touche plus rien : aucune aide, aucune allocation. Elle n’a même plus d’assurance maladie. Les yeux rougis, elle explique avec difficulté :

« J’ai vécu grâce à ma famille : ma sœur, mon beau-frère, ma mère. Le crédit pour mon appartement, je l’ai payé avec mes économies. Heureusement. »

Sa sœur s’emporte :

« Et si elle n’avait pas eu de famille pour la soutenir, si elle n’avait pas eu de logement, elle aurait fait comment ? Au bout d’un moment, tu perds tout, tu te retrouves sous un pont, tu vis dans la rue ! »

En janvier, des voisins français conseillent à Steffi de demander de l’aide en France : à la Caisse d’allocations familiales et à la Caisse primaire d’assurance maladie. Elle est assurée, provisoirement. Un soulagement :

« Je ne savais pas que tout le monde avait droit à une couverture sociale. J’avais envie de hurler “Vive la France !”. »

Un peu requinquée, elle décide de réclamer à l’Allemagne ses trois mois d’allocations chômage. Elle entre en contact avec le Comité de défense des travailleurs frontaliers de la Moselle (CDTFM), une association créée en 1973, qui lutte pour les droits des travailleurs frontaliers mosellans et allemands. Sur les quelque 23 000 actifs qui traversent la frontière chaque jour, plus de 10 000 sont affiliés au CDTFM.

Le Comité accepte de l’aider. Son avocat envoie une lettre à « Bruxelles », au service de coordination de la Sécurité sociale et des Affaires sociales, qui analyse les problèmes rencontrés par les citoyens européens.

La réponse est claire : « Oui, l’Allemagne devrait payer. » Le CDTFM transfère le courrier à la Bundesagentur für Arbeit. La réaction est quasi-immédiate : Steffi touchera, rétroactivement, les allocations refusées quelques mois plus tôt. Elle ressent la nouvelle comme une véritable victoire :

« Le fait que je puisse toucher mes droits, je le dois à cette association française. Ses membres s’engagent de manière totalement désintéressée pour les personnes en difficulté. Et si l’Agence pour l’emploi allemande avait refusé de payer, le Comité aurait assumé les frais d’avocat pour mener une action en justice à mon bénéfice. »

Des cas comme celui de Steffi, le Comité de défense des travailleurs en traite des centaines chaque année. Les permanences hebdomadaires, dans la ville de Sarreguemines, sont bondées. Des dizaines de personnes viennent requérir les conseils des bénévoles de l’association.

« L’Allemagne qui résiste à la crise ? Un mythe »

Arsène Schmitt, syndicaliste et président du CDTFM, affirme que la crise a engendré des situations dramatiques dans la région frontalière Moselle-Sarre :

« Nous nous battons, nous dénonçons cette Europe du capital, cette machine de guerre contre les travailleurs. C’est un carnage social en ce moment, on est en train de détruire nos acquis, nos droits, nos retraites. »

Et ces difficultés ne sont pas propres aux travailleurs français. Les Allemands aussi sont durement touchés, regrette Arsène Schmitt dans un rire désabusé :

« L’Allemagne va bien ? Pas du tout ! Les médias relaient des informations qui ne tiennent pas debout. Cinq à six millions de personnes travaillent pour des mini-salaires de 400 euros. On parle de pauvreté dans la vieillesse, de retraités qui doivent chercher des jobs pour survivre, de travail précaire.

L’Allemagne qui résiste à la crise ? C’est un mythe. En tout cas pour les travailleurs. »

Outre-Rhin, on a fait face à la crise avec plus de réussite, certes. Mais les classes moyennes et les ouvriers ont assumé les conséquences d’une politique sévère. Près de 7 millions de personnes ont un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure. Et 20% des salariés des PME allemandes se débrouillent avec moins de 10,36 euros horaires.

Du travail, enfin

Entre-temps, Steffi a retrouvé un emploi de comptable. Au début, c’était un mini-job à 400 euros, mais elle a demandé à son employeur de lui accorder un mi-temps. Aujourd’hui, elle travaille 20 heures par semaine. Son salaire est très inférieur à ce qu’elle gagnait il y a trois ans, mais elle s’en satisfait. Elle se dit « heureuse », « reconnaissante » envers son employeur.

On la sent encore fragile, prête à craquer. Sa voix n’est pas très assurée quand elle évoque ses difficultés, ses mauvaises expériences :

« C’était dur pour les nerfs. Pas seulement pour moi, mais pour toute ma famille. Je suis brisée. Trois ans après, quand je repense à la manière dont je me suis fait jeter, à ce que j’ai dû traverser...

A l’Agence pour l’emploi allemande, quand je me suis inscrite, j’ai été traitée comme une moins que rien. Par la suite, j’ai eu de la chance, mes conseillers étaient avenants. En France, j’ai toujours été bien reçue.

Mais ces mois ont été terribles. J’étais assise à la maison, je ne faisais rien. J’étais gênée de toucher des aides, j’avais honte, mais je devais les accepter pour vivre. »

« Un chômeur seul, son monde s’écroule »

Aujourd’hui, elle reconnaît avoir retrouvé une certaine indépendance. Elle n’est pas tout à fait sortie de la galère pour autant. Elle doit encore « se battre jusqu’à la retraite, à 65 ans et six mois », avec son petit salaire. « Une chance que je sois déjà si vieille ! », rit-elle.

Pendant toute la durée de l’entretien, sa sœur reste à ses côtés. Elle complète ses propos quand Steffi hésite, s’emmêle, s’émeut. Steffi, d’ailleurs, sait qu’elle peut compter sur elle. Elle en a conscience, la plupart des personnes en difficulté n’ont pas un tel soutien :

« Je ne meurs pas de faim, je pars tous les ans en vacances payées par ma sœur. Mais un chômeur tout seul, son monde s’écroule. En Allemagne, tu n’as même pas de tarifs préférentiels pour les chômeurs comme en France, tu ne peux plus rien te permettre. Tu es isolé socialement. »

Malgré – ou grâce à – ses nombreux travailleurs désemparés, au chômage ou accrochés à des mini-jobs, l’Allemagne affiche un taux de chômage envié par l’ensemble de la zone euro : moins de 7% de la population active. En fait, elle compte tellement peu de chômeurs qu’elle annonçait, l’année dernière, un plan de restructuration inédit : la suppression de 10 000 postes au sein de son Agence pour l’emploi, d’ici à l’horizon 2015.

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  • Jean-----Marc
    Jean-----Marc
    Situation : plait-il ???
    • Posté à 11h41 le 16/11/2012
    • Internaute 194996
      Situation : plait-il ???

    Très bon ce papier ! Merci. Un lecteur :)

    • pablico
      pablico répond à Jean-----Marc
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 18h33 le 16/11/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      moralité du papier :
      l’herbe n’est pas toujours plus verte dans le champ d’à côté, malgré le panneau publicitaire qu’il y a au milieu du pré.

  • Tezka
    Tezka
    ex étudiant des chinois du FBI
    • Posté à 12h05 le 16/11/2012
    • Internaute 122782
      ex étudiant des chinois du FBI

    Ah, enfin un peu de vérité sur ce magnifique « modèle allemand ».

    Manque plus qu’à expliquer que le modèle allemand se base sur une concurrence déloyale (les ajustements du gouvernement Shröder) envers ses « partenaires » européens et qu’il s’agit là d’une impasse pour l’UE.

    L’UE est un échec et l’euro n’est pas viable. Il n’y a pas de paix en europe vu que nous sommes en guerre économique les uns avec les autres. Quand à l’euro, à moins d’une harmonisation totale des fiscalités ET l’organisation de transferts (impôts dans les pays riche afin de financer les pays pauvres), le maintien d’une monnaie unique est impossible. Or chaque pays veut conserver ses avantages (quand ils en ont) et refuseront l’harmonisation.

    L’UE d’aujourd’hui, c’est un peu comme si en France, l’Alsace instaurait un SMIC à 800 €, les Bouches-du-Rhône baissait fortement le taux d’imposition sur les sociétés, que l’Héraut se transforme en paradis fiscal et que l’on supprime l’ensemble des transferts entre les régions. Combien de temps avant que certaines régions deviennent exsangues pendant que d’autres amassent des tas d’or ?

    • watashi_baka
      watashi_baka répond à Tezka
      ...
      • Posté à 12h18 le 16/11/2012
      • Internaute 47330
        ...

      On ne peut pas dire que l’euro ne marche pas, avec des monnaies nationales ce serait bien pire, on se prendrait des taux d’inflation à 10% pour payer nos dettes, ce qui serait tout aussi mauvais.

      Par contre ce qu’il faut faire c’est une harmonisation fiscale et des transfère, c’est exactement ce que les Français refuse et ce que les Allemands poussent

      • Tezka
        Tezka répond à watashi_baka
        ex étudiant des chinois du FBI
        • Posté à 12h42 le 16/11/2012
        • Internaute 122782
          ex étudiant des chinois du FBI

        J’ai bien ri, merci.

        L’euro ne marche pas car avoir une monnaie unique dans une zone avec des économies divergentes le tout sans harmonisation de fiscalité, sans transfert et sans mesures de protectionnisme, ça ne peut pas fonctionner. C’est impossible. D’ailleurs on voit bien aujourd’hui que là où certaines pays membre de l’euro vont plutôt bien, d’autres vont de plus en plus mal.

        Quand à penser que les Allemands poussent à l’harmonie fiscale, il faut vivre au pays des bisounours pour croire à cette fable. Aucun gouvernement ne le veut, le gouvernement allemand sait très bien que les autres gouvernements le refuseront et, ne voulant plus passer pour le pays responsable des crises européennes, ils font du théâtre. Pour tout vous dire, les allemands seraient les premiers perdants à l’harmonisation en europe, ils le savent et n’en veulent pas.

        edit : quand à la remarque sur l’inflation, cette dernière a la remarquable qualité de taper uniquement sur l’épargnant et surtout sur les rentiers, contrairement à l’austérité qui préserve le rentier et s’acharne sur le travailleur. Faut arrêter de croire les merdias quand ils vous disent que l’inflation c’est le mal (bizarrement les merdias appartiennent à des rentiers).

         
        • A déménagé le 07-12-2012
          A déménagé le 07-12-2012 répond à Tezka
          non connue
          • Posté à 15h54 le 16/11/2012
          • Internaute 193008
            non connue

          Et les merdias ménagent la Merdef.

        • gazette
          gazette répond à Tezka
          Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
          • Posté à 17h48 le 16/11/2012
          • Internaute 189500
            Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

          « faut arrêter de croire les “‘merdias’” ?

          lol

          réponse à Steffi : “Les médias relaient des informations qui ne tiennent pas debout.”
          C’est vrai que ça tient difficilement debout ; -)

        2 autres commentaires
      • tlaloc
        tlaloc répond à watashi_baka
        Retraité
        • Posté à 20h36 le 16/11/2012
        • Internaute 47359
          Retraité

        harmonisation fiscale les allemands font semblant de le vouloir avec à chaque étape avis de la Cour Constitutionnel de Karlsruhe.

    • simla
      simla répond à Tezka
      desperate housewife
      • Posté à 01h12 le 17/11/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      Tout à fait ! Aucune harmonisation ni fiscale ni autre...j’ai entendu hier un économiste dire que les anglais avaient « sataniquement » modifié le traité de Maastricht avec une formule : à l’unanimité à la place de la majorité pour les votes ! ! ! !

      Ce qui fait que ce n’est pas encore pour demain un bloc européen unitaire et solidaire !

    • Eden
      Eden répond à Tezka
      Allosexuel polyglotte
      • Posté à 01h14 le 17/11/2012
      • Internaute 14568
        Allosexuel polyglotte

      Article caricatural. Le cas de Steffi est un pataquès transfrontalier, un cas complètement exceptionnel dû à sa situation particulière. Il suffirait qu’elle ait une adresse en Allemagne pour avoir droit en gros à un peu moins de 400 euros par mois, plus l’assurance maladie 100% et le loyer (charges et chauffages compris) intégralement pris en charge par l’Etat. Soit pour un loyer charges / chauffage compris de 420 euros environ 800 euros hors revenus complémentaires éventuels. Pas le paradis bien sûr mais probablement un peu mieux que le RSA en terme de logement. On peut dire ce qu’on veut du modèle allemand mais tout salarié précaire / travailleur pauvre à droit à des compléments versés par l’état et s’en tire au final avec plus ou moins le Smic (pour un locataire). Sinon, l’Etat est tenu de fournir un logement décent à tous les citoyens et de reloger immédiatement (le jour même) les personnes expulsés, par ex. pour loyers impayés. Le phénomène des familles relogées pendant des mois dans des hôtels pourris et des logements insalubres est pour ainsi dire inconnu en Allemagne, et le système social fonctionne plutôt bien - le logement social es souvent intégré dans les villes, rien à voir avec la ghettoïsation géographique classique dans les grandes agglomération françaises.

  • watashi_baka
    • Posté à 11h57 le 16/11/2012
    • Internaute 47330
      ...

    2-3 remarques sur le modèle Allemand,

    Les mini-job à 400 € sont un vrai scandale car les travailleurs ne cotisent plus à la retraite (pour le chomage je suis pas sur), Par contre en Allemagne l’aide au logement paye directement (tout) le loyer au propriétaire, ce qui garantit à un locataire pauvre de ne pas se retrouver à la rue, et évite les histoires de cautions à n’en plus finir à la Française.

    Les salaires bruts des gens qualifiés sont plus élevés qu’en France, mais les impots aussis. Par contre pour les travailleurs non qualifiés il n’y a pas de SMIC d’où des employés payé 5 € de l’heure.
    Une bonne partie de la solidarité avec les pauvres est délégué aux églises, qui prélèvent elles même l’impot pour ça.

    C’est le cout du « plein emploi à l’allemande » plutôt que d’avoir des chomeurs pauvre sans perspective, on a des travailleurs à mi-temps pauvre et sans perspective.
    Précisons aussi qu’il est mal vu de vivre de l’aide sociale voir l’exemple du président du parti pirate allemand qui a été viré de son parti car il vivait de l’aide sociale pour consacrer son temps au parti (et donc pas chercher un vrai boulot)

    Par contre, ça a sauvé les petit riche, et un ingénieur ou un docteur touche encore un salaire décent (alors qu’en France on voit des cadres touché moins de 2000 € brut par mois)

    C’est aussi important de prendre en compte les Steffi et autres précaire allemands, qui ont la rigueur depuis 10 ans et ne voient pas pourquoi on devrait baisser leurs aides pour les donner aux Grecs, bon ils se seraient sortis les doigs il y a 10 ans on n’en serait pas là.

    • kevangel
      kevangel répond à watashi_baka
      Chercheur
      • Posté à 13h27 le 16/11/2012
      • Expert 24356
        Chercheur

      Ce qu’il faut voir quand on compare les modèles, c’est aussi le cout de l’immobilier. En France, le cout de l’immobilier est prohibitif alors qu’en Allemagne il est beaucoup plus faible. Il vaut mieux vivre avec 800€ par mois à Berlin qu’avec 1000€ par mois à Paris.
      Par ailleurs, il y a bien sur des pauvres en Allemagne, mais pas de SDF comme en France (sauf les clandestins qui ne peuvent pas bénéficier des aides sociales). Il faut donc tout prendre en compte.

      • jb07
        jb07 répond à kevangel
        En zone tampon franco-germanique
        • Posté à 14h14 le 16/11/2012
        • Internaute 187470
          En zone tampon franco-germanique

        Pour le coût de la vie en Allemagne, il ne faut pas exagérer. Certes, l’immobilier coûte moins cher qu’à Paris, mais Paris n’est pas la France, et globalement, l’immobilier est cher en Allemagne. La preuve, il y a pas mal d’allemands dans mon lotissement. Ils ne peuvent plus payer leurs impôts sur le revenu en France, d’après ce qu’ils m’ont dit, mais ils restent. Parce qu’ils ne pourraient pas s’offrir en Allemagne ce qu’ils ont ici.

        Idem pour les supermarchés. Personne dans mon coin ne court faire les courses en Allemagne. C’est à peu près pareil, sauf pour quelques secteurs comme l’ameublement ou l’électro-ménager (pourquoi ? ? Mystère). Je vais de temps en temps au Praktiker à Saarbrücken (magasin de bricolage), mais on voit beaucoup d’allemands au Leroy-Merlin du coin.

        PS : J’habite pas très loin de Steffi.

         
        • kevangel
          kevangel répond à jb07
          Chercheur
          • Posté à 14h57 le 16/11/2012
          • Expert 24356
            Chercheur

          « Ils ne peuvent plus payer leurs impôts sur le revenu en France, d’après ce qu’ils m’ont dit, mais ils restent. »

          L’impot sur le revenu en Allemagne est beaucoup plus haut qu’en France (au moins le triple). Pour le reste, la vie courante est plutot moins chère, sauf le pain. Question : vos voisins travaillent-ils en Allemagne ou en France ?
          Pour l’immobilier, si on compare des villes de tailles et de taux de chomage égales, il est nettement plus bas en Allemagne. Après, la Moselle est sans doute un des départements les moins chers de France et la Sarre pas la région la moins chere d’Allemagne. En tout cas, l’immobilier est de loin ce qui plombe le plus le pouvoir d’achat !

          • jb07
            jb07 répond à kevangel
            En zone tampon franco-germanique
            • Posté à 15h10 le 16/11/2012
            • Internaute 187470
              En zone tampon franco-germanique

            Mes voisins travaillent en Allemagne, ils font donc 25 km aller et 25 km retour tous les jours.

            Pour les prix en Moselle, ils oscillent entre très bas dans les « trous perdus » et bien chers près des grandes villes (allez donc voir à Thionville !). La proximité de l’Allemagne et surtout du Luxembourg fait considérablement monter les prix.

            Pour le reste de la vie courante, c’est kif-kif de mon point de vue. En tout cas, si je vais en Allemagne, c’est parce que Saarbrücken est la seule grosse ville à proximité et j’ai plus de choix. Mais je n’y vais pas pour le prix.

        • c.d.g.
          c.d.g. répond à jb07
          ami d un pingouin nommé Tux
          • Posté à 15h00 le 16/11/2012
          • Internaute 83383
            ami d un pingouin nommé Tux

          ca depend quand les allemands qui vivent vers chez vous ont achete.
          Il y a 15 ans j aurai probablement pu m acheter une maison ou j ai grandi (bouches du rhone) avec un salaire francais sans devoir m endetter comme un fou

          Maintenant c est meme pas la peine d y penser. C est aussi cher qu a Francfort mais au niveau salaire c est pas comparable (disons que je gagnerai en France au moins 30 % de moins tout en travaillant nettement plus)

          • jb07
            jb07 répond à c.d.g.
            En zone tampon franco-germanique
            • Posté à 15h18 le 16/11/2012
            • Internaute 187470
              En zone tampon franco-germanique

            Non, ça ne dépend pas de l’époque de l’achat. Il y a une grosse maison pas loin que des allemands cherchaient à vendre depuis longtemps. Ca vient de partir (un peu mois de 400 kE). Encore des allemands ; -)

            Ceci dit maintenant qu’ils ne peuvent plus payer leur impôts sur le revenu en France, ça va peut-être se calmer un peu.

            • c.d.g.
              c.d.g. répond à jb07
              ami d un pingouin nommé Tux
              • Posté à 15h18 le 16/11/2012
              • Internaute 83383
                ami d un pingouin nommé Tux

              « les allemands ne peuvent plus payer leur impôts sur le revenu en France »
              meme s ils resident en France, ils faut qu ils paient en RFA maintenant ?
              ca va leur faire tout drole car c est nettement plus !

              • jb07
                jb07 répond à c.d.g.
                En zone tampon franco-germanique
                • Posté à 16h04 le 16/11/2012
                • Internaute 187470
                  En zone tampon franco-germanique

                C’est ce qu’on m’a dit ici récemment. J’ai pas de référence de réglementation à donner, donc à prendre avec des pincettes.

        • Hurleur
          Hurleur répond à jb07
          sans
          • Posté à 15h07 le 16/11/2012
          • Internaute 189289
            sans

          J’habitte aussi dans le coins , et je peux te dire que des queues de 30 min pour certains produits j’en ai déjà fait en Allemagne , pas sur tout , mais encore une foi globalement tu es gagnant.
          (typiquement , les couches , la lessive les produit d’entretient , le porc etc par contre les pâtes sont plus cheres)

          Ensuite niveau immobilier , on n epeux pas comparer l’Est mosellan et le Saarland , vu que les un vont travailler chez les autres , en gros plus on s’eloigne du bassin d’emploi moins l’immobilier est cher.

        • Lionel06
          Lionel06 répond à jb07
          Dessoucheur
          • Posté à 21h14 le 16/11/2012
          • Internaute 30683
            Dessoucheur

          Je rentre juste d’Allemagne et je peux vous certifier que les prix dans les supermarchés allemands ou la restauration sont beaucoup moins élevés qu’en France à produit comparable.

          Je n’en sais rien pour les villes frontalières de la France mais prenez Munich, Berlin ou Dresde, la différence est clairement manifeste.

        8 autres commentaires
      • leo8375
        leo8375 répond à kevangel
        retraité
        • Posté à 14h23 le 16/11/2012
        • Internaute 143478
          retraité

        Pas de SDF en Allemagne !
        sornettes .... j’espère que ce n’est une conclusion de recherche parce qu’alors, il faut y aller voir. Mais ils se planquent, pour avoir une quelconque ils ils doivent se présenter dans des centres, ils ne peuvent pas avoir d’affaires personnelles (réduites à 1 sac ). Bien sûr ils boivent moins pour la bonne raison qu’on ne leur donne aucun argent dont ils puissent disposer librement.

      • huutaa
        huutaa répond à kevangel
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 14h49 le 16/11/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        hausse de 7 % des prix immobiliers

        Selon la Deutsche Bundesbank, « la croissance économique s’est accompagnée d’une hausse notable sur le marché du logement ». Les prix de vente immobilière en Allemagne ayant progressé de 7 % en 2011 dans les grandes villes allemandes de plus de 500.000 habitants, soit une progression deux fois plus importante qu’en 2010. Une première depuis la chute du Mur en 1989 !

        Ayant affiché jusqu’ici des prix immobiliers très bas par rapport à la moyenne européenne, Berlin est elle aussi rattrapée par la fièvre de l’immobilier.
        Les night-clubs mis à mal

        Dans la métropole allemande, ce boum de l’immobilier s’est traduit par un fort développement des projets immobiliers dans le centre-ville, au grand damne, entre autres, des night-clubs dont plusieurs ont dû mettre la clé sousla porte. Berlincompte 300 clubs, qui font d’elle l’un des berceaux de la musique électronique.

        « L’espace libre que les artistes, les créatifs, les clubs obtenaient ces dernières années pour une bouchée de pain va se payer cher », analyse Luz Leichsenring, de la Commission des clubs.
        Les raisons de la hausse

        Dans le court terme, la Bundesbank ne prévoit aucun ralentissement de la hausse des prix immobiliers, pour trois raisons :

        l’amélioration constante du marché de l’emploi,
        des perspectives favorables concernant l’évolution des revenus,
        une demande qui dépasse considérablement l’offre.

        Si certains observateurs voient se profiler le spectre d’une bulle immobilière en Allemagne, les banquiers allemands estiment quant à eux que la hausse actuelle est tout à fait normale.

         
        • kevangel
          kevangel répond à huutaa
          Chercheur
          • Posté à 14h58 le 16/11/2012
          • Expert 24356
            Chercheur

          Une hausse de 7% sur ce qui est à la base moitié prix, ca reste toujours moins cher !

          • huutaa
            huutaa répond à kevangel
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 15h16 le 16/11/2012
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            Pour quel salaire ? pour quel type de contrat de travail ? Pour quel coefficient multiplicateur entre entre loyer et salaire ?
            Je me demande dans quel monde vous vivez, certainement pas en Allemagne.

            • Hurleur
              Hurleur répond à huutaa
              sans
              • Posté à 15h16 le 16/11/2012
              • Internaute 189289
                sans

              Simplement comparer les prix de ce site
              Lien
              avec ceux de celui-ci
              Lien
              Ce sont 2 villages de taille équivalente dependant du meme bassin d’emploi et avec surement un taux de chomage équivalent.
              L’immobilier est surcoté en France cela n’a rien de nouveau.

              • huutaa
                huutaa répond à Hurleur
                Même pas avec des pincettes.
                • Posté à 15h21 le 16/11/2012
                • 183774
                  Même pas avec des pincettes.

                Vous raisonnez en absolu, quel intérêt ?
                Quelle est votre connaissance du quotidien allemand ?

                • Hurleur
                  Hurleur répond à huutaa
                  sans
                  • Posté à 15h39 le 16/11/2012
                  • Internaute 189289
                    sans

                  Désoler , c’est un exemple concret .
                  Je vis a 7 km de l’Allemagne et 3 du Luxembourg, j’ai bossé 10 ans avec des collegues allemand , je fais la motié de mes course chez eux et a la pisicine aussi .
                  Je croise aussi le matin beaucoup de gens qui vont bosser en Allemagne.
                  Bref , ma connaissance de l’Allemagne n’est pas parfaite mais sur les prix de l’immobilier , et ceux des produits du quotidien , kevangel a raison , en moyenne c’est moin cher.
                  On dirait quand même que cela vous dérange que tous les pays ne surcotent pas leur immobilier...
                  Je ne dis pas que c’est le paradis sur terre , juste qu’apparament ils s’en sortent un peux mieux que nous.

                  • huutaa
                    huutaa répond à Hurleur
                    Même pas avec des pincettes.
                    • Posté à 15h55 le 16/11/2012
                    • 183774
                      Même pas avec des pincettes.

                    Je vis en Allemagne. Je vois depuis trois les immeubles refaits et vidés de leurs occupants, je vois aussi la disparition d’une partie de la population qui émigrent vers la périphérie.
                    La montée en gamme des voitures qui sont garées, les sdf dont le nombre grossi, le ballet des personnes qui récupèrent les bouteilles consignées.
                    L’Allemagne est au début du processus de la constitution de sa bulle immobilière, Berlin en est au début du processus de gentrification. Pour beaucoup les choses vont mal, chose que les valeurs absolues, parcellaires et comparatives sont incapables de montrer. Désolé pour les répétitions.

                    • Hurleur
                      Hurleur répond à huutaa
                      sans
                      • Posté à 16h23 le 16/11/2012
                      • Internaute 189289
                        sans

                      Je ne nie pas tous cela , je dis juste que chez nous c’est la meme chose , voir pire.
                      La bulle immobilleire depuis combien de temps on se la tape ici ? Paris ?
                      Encore une foi , je n’ai jamais dit que le modele allemand etait bien , dans aucun post . J’affirme juste que le notre est au moin aussi pourrit , et que c’est cela qu’il ne faudrait pas perdre de vue.

                      • huutaa
                        huutaa répond à Hurleur
                        Même pas avec des pincettes.
                        • Posté à 21h44 le 16/11/2012
                        • 183774
                          Même pas avec des pincettes.

                        Jusqu’à présent le modèle francais permettait d’amortir. Je ne dis pas que ce n’est pas pire chez nous mais le propos n’est pas là.
                        L’Allemagne ressemble plus à la société anglo saxone avec un modèle social en lambeaux depuis Hartz iV. La déflagration de la crise en Allemagne risque d’avoir d’autres retentissements que le effets en France jusqu’en 2007. Les changements sont toujours en accélération, le salarié allemand est totalement démunis.
                        La société allemande n’a jamais été pensée et a toujours vécue sur modèle hors crise.
                        Comparaison n’est pas concours.

            • kevangel
              kevangel répond à huutaa
              Chercheur
              • Posté à 19h20 le 16/11/2012
              • Expert 24356
                Chercheur

              Ben si justement. Et j’ai vécu en france avant, du coup je vois la différence.

        9 autres commentaires
      • simla
        simla répond à kevangel
        desperate housewife
        • Posté à 01h16 le 17/11/2012
        • Internaute 164811
          desperate housewife

        Exactement ! Et on n’en parle pas assez ! Le coût de l’immobilier a doublé en dix ans en France, a baissé en Allemagne et, de plus, il y a eu beaucoup de constructions de logements, les offres excèdent la demande (sans doute à cause de la démographie stagnante)...

        De plus, ai-je lu, les loyers sont très encadrés et des pénalités pour les propriétaires qui abusent !

        Dommage que ce type d’info ne soit pas relayé plus souvent par les médias ! ! ! !

        Aucune question de ce type lors des conférences de presse....pourquoi ?

  • Kimouss
    Kimouss
    Plombier polonais au Water Gate
    • Posté à 12h03 le 16/11/2012
    • Internaute 37458
      Plombier polonais au Water Gate

    Super article... Si la plupart pouvaient être de la même veine...

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 12h04 le 16/11/2012
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    « en Allemagne, les chômeurs de plus de 55 ans n’ont droit qu’à un an et demi d’allocations chômage, contre trois ans en France »
    Et elle choisi l’ Allemagne.
    Une comptable qui ne sait pas compter jusqu’à trois

    • jb07
      jb07 répond à DiaboloSatanas
      En zone tampon franco-germanique
      • Posté à 14h35 le 16/11/2012
      • Internaute 187470
        En zone tampon franco-germanique

      Elle ne savait probablement pas.

      Ici, près de la frontière Allemande, il y a pas mal d’allemands. Mais ils s’intègrent peu : beaucoup de français dans le coin parlent l’allemand. Du coup, ils ignorent le plus gros de leur droits en France, se contentant de payer les quelques taxes en vigueur ici (foncier, habitation).

      Pour eux la Moselle, c’est encore un peu l’Allemagne (c’est un allemand qui me la sortie celle-là).

    • Pili pili
      Pili pili répond à DiaboloSatanas
      Piment d'oisif
      • Posté à 00h25 le 17/11/2012
      • Internaute 188535
        Piment d'oisif

      Mais quand tu comptes en Allemand, ça donne envie de travailler..

  • Percy Schramm
    Percy Schramm
    Reaktionär
    • Posté à 12h06 le 16/11/2012
    • Internaute 190966
      Reaktionär

    Le modèle allemand est bon pour ceux qui peuvent avoir un CDI, c’est à dire 1/3 des salariés allemands. Pour les autres, la réalité de Steffi est celle de nombreuses autres personnes qui sont dans ce « halo du chômage », ni véritablement chômeurs (et donc non comptabilisés comme tels), mais pas vraiment travailleurs (car à 400€ par mois...).
    L’Allemagne n’est pas belle que les Francais le croient et cet article témoigne d’une réalité du marché allemand. Ca fait du bien de lire un article qui dit les choses dans ce qu’elles ont de véridiques.

    • c.d.g.
      c.d.g. répond à Percy Schramm
      ami d un pingouin nommé Tux
      • Posté à 12h31 le 16/11/2012
      • Internaute 83383
        ami d un pingouin nommé Tux

      1/3 des salaries me semble un peut exessif. Les mini job c est pas les 2/3 des allemands
      Surtout que la notion de CDD/CDI comme en france n est pas le probleme. on a des gens en CDI qui sont sous payes (cf l article 8.5 €/h)
      Par contre, vivant en RFA, dire que l allemand vit plus mal que le francais c est n importe quoi. Il n y a pas de SDF ici

      • Horas
        Horas répond à c.d.g.
        éternel étudiant
        • Posté à 13h17 le 16/11/2012
        • Internaute 96908
          éternel étudiant

        « Il n y a pas de SDF ici » ! ! Enorme ca me rappelle le « il n’y a pas d’homosexuels en Iran » de Ahmadinejad ! !

         
        • kevangel
          kevangel répond à Horas
          Chercheur
          • Posté à 13h29 le 16/11/2012
          • Expert 24356
            Chercheur

          C’est pourtan vrai. L’Allemagne ne subventionne pas les rentiers propriétaires comme la France. Et les plus pauvres ont leur loyer qui est entièrement payé par l’Etat.

          • huutaa
            huutaa répond à kevangel
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 14h36 le 16/11/2012
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            ALLOCATION DE LOGEMENT

            Une allocation de logement (wohngeld) peut être servie au locataire ou au propriétaire d’un logement occupé par ce dernier lorsque la capacité financière des intéressés n’est pas suffisante pour couvrir le montant des loyers ou des remboursements d’emprunts.

            Le montant et l’octroi de l’allocation sont déterminés à partir des ressources totales du ménage, du nombre de membres du ménage et du montant du loyer (ou du montant des charges de propriétaire).

            L’allocation de logement est, en règle générale, servie pour une période de 12 mois, susceptible d’être renouvelée (le bénéficiaire doit refaire la demande lui-même).

            L’allocation de logement n’est pas servie aux titulaires du minimum individuel aux demandeurs d’emploi (grundsicherung für arbeitsuchende /arbeitslosengeld II) ou de prestations garanties minimum. En effet, l’aide au logement est imputée sur ces prestations.

            La demande de l’allocation doit être déposée auprès du bureau des allocations de logement de la commune, de la ville ou du district de résidence.Lien

            Selon les chiffres publiés par la Fédération européenne des Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri (FEANTSA ), la France est de loin la plus mauvaise élève pour l’accueil de personnes sans-domicile fixe : près de 33 000 personnes entrent ainsi dans la catégorie « Sans-abri » qui regroupe les personnes « vivant dans la rue » et « hébergement d’urgence ». Rapporté à la population française, cela donne un taux de 52 SDF pour 100 000 habitants, bien loin devant l’Espagne (26), la Belgique et l’Allemagne (22) et l’Angleterre (19). La Pologne (16) et la Finlande font meilleure figure. myeurop

          • Horas
            Horas répond à kevangel
            éternel étudiant
            • Posté à 15h33 le 16/11/2012
            • Internaute 96908
              éternel étudiant

            Donc il n’y a pas de sans papiers en allemagne ? Vous n’êtes pas serieux ?

        • whitenigga
          whitenigga répond à Horas
          trololo !
          • Posté à 13h30 le 16/11/2012
          • Internaute 83781
            trololo !

          Balkany a dit ca de la france aussi, c’est assez énorme.
          Doit pas y avoir de drogués non plus en allemagne :)

        • gazette
          gazette répond à Horas
          Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
          • Posté à 18h11 le 16/11/2012
          • Internaute 189500
            Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

          « Il n’y a pas de sida en Chine » Information officielle de 1998.

        • Boarisch
          Boarisch répond à Horas
          CRA
          • Posté à 18h34 le 16/11/2012
          • Internaute 110156
            CRA

          Il y a effectivement peu de SDF en Allemagne lorsque l’on compare avec la France.

        6 autres commentaires
      • Percy Schramm
        Percy Schramm répond à c.d.g.
        Reaktionär
        • Posté à 16h19 le 16/11/2012
        • Internaute 190966
          Reaktionär

        Je ne dis pas que si 1/3 des Allemands sont en CDI, les 2/3 ont des mini-jobs... Tout simplement des CDD ou du travail intérimaire. A côté du CDI il n’y a pas que le travail précaire.

        Vous vivez donc encore en RFA en 2012 (pays qui a disparu depuis quelques années si ca ne vous a pas échappé), c’est peut-être pourquoi vous ne voyez pas les SDF en Allemagne. Vous vivez peut-être (sans en sortir) dans les beaux quartiers, car des SDF, il y en a.

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