Témoignage 11/11/2012 à 18h36

Pour moi, médecin, le numerus clausus a organisé la désertification

Yves Mandroux | Médecin généraliste

Alors que plusieurs catégories de médecins appellent à la grève ce lundi, notamment pour préserver leur liberté de choix d’installation, Yves Mandroux, généraliste depuis 37 ans en Ardèche, répond à la récente tribune d’un étudiant en médecine sur Rue89.


Un médecin et son stéthoscope (Alex E Proimos/Flickr/CC)

J’ai commencé mes études de médecine en 1966. J’ai suivi un cursus universitaire « normal », sans concours, avec un examen de passage chaque année, pendant six ans. J’ai soutenu ma thèse en 1975, j’ai fait mon service militaire, et je me suis installé comme généraliste libéral en milieu rural l’année d’après, strictement conventionné. Presque 37 ans plus tard, je travaille toujours à Villevocance (Ardèche).

Making of

Yves Mandroux a voulu réagir au témoignage publié le 30 octobre sur Rue89 d’un étudiant de médecine qui répondait aux idées reçues sur les déserts médicaux, les dépassements d’honoraires ou les études payées par l’Etat. « Il est caractéristique de l’état d’esprit des nouveaux médecins », blâme Yves Mandroux.

Pour ce médecin généraliste, la desertification s’expliqué par le concours issu du numerus clausus : « Il a changé le recrutement des étudiants en médecine : classes sociales élevées et désir de profit. »

E. Brouze

Je me considère comme un privilégié : revenus plus que décents, style cadre supérieur, métier bien sûr passionnant. Je n’ai pas de voiture de sport italienne ou allemande, ni de résidence secondaire, ni de yacht. Je n’ai jamais eu la crainte du chômage, seulement celle, quotidienne, de faire une faute professionnelle et de mettre en danger un de mes patients.

Issu d’une famille de « moyens fonctionnaires », j’ai choisi cette voie pour « servir » et parce que j’avais des comptes à régler avec la souffrance et la mort.

Nous étions 1 000 étudiants en première année, nous n’étions que 300 en dernière et cela sans concours. Parce que certains abandonnaient en route : études trop dures, trop longues, impossibilité de supporter de disséquer des cadavres ou bien difficulté à être face à un humain malade, par exemple.

Numerus clausus

Les pouvoirs publics ont estimé en 1971 que la santé coûtait trop cher, et que le meilleur moyen pour diminuer ces frais était de réduire le nombre des médecins, ceci à l’aide de deux mesures :

  • instauration du numerus clausus (NC) pour l’entrée en faculté de médecine ;
  • création de la Mesure d’incitation à la cessation d’activité (Mica), de 1988 à 2003.

Le NC institue un concours d’entrée, qui est basé sur un programme qui n’a pas grand-chose à voir avec le but des études envisagées (mathématiques et physique de haute volée, accumulation de détails inutiles), nécessitant un bachotage intensif et le recours à des cours privés complémentaires fort onéreux. Cela contribue à la sélection sociale du recrutement, d’autant plus qu’il est hors de question que des enfants de prolétaires puissent doubler ou tripler une première année avant d’éventuellement réussir ce concours.

En 1971-1972, le nombre d’étudiants admis en deuxième année était de 8 588 ; il était de 3 500 en 1992-1993. Depuis, on augmente doucement, pour arriver, théoriquement, bientôt à 8 000.

Ils ont organisé la pénurie de médecins

Le Mica instituait une allocation de remplacement pour les médecins qui choisissaient d’abandonner le métier avant l’âge de la retraite (65 ans). 9 000 médecins en ont profité !

Ainsi le NC et le Mica ont organisé la pénurie de médecins, d’où la fameuse désertification tant à la mode aujourd’hui, mais aussi la modification du recrutement en favorisant l’accès des enfants des classes aisées qui ont les moyens financiers et le temps. Même si ce métier ne les passionne pas, ils le feront et chercheront à le rentabiliser au maximum. D’où l’explosion des dépassements indécents d’honoraires.

A ma connaissance, aucun gouvernement depuis 1971 n’a sérieusement réfléchi à toutes ces conséquences, ni cherché à y remédier, si ce n’est en « important » en masse des médecins de nationalité étrangère (sous-payés dans les hôpitaux).

J’ajouterais une mention spéciale sur la féminisation de la profession (plus de la moitié des étudiants en médecine sont des étudiantes). Ces personnes sont, logiquement, plus intéressées par des spécialités « tranquilles », à horaires allégés, ou par des emplois salariés (médecine du travail, ou scolaire…). Ceci fausse bien entendu la notion de NC en tant que critère de renouvellement des médecins de terrain.

Dépassements d’honoraires : des libéraux

Pour ce qui concerne les fameux dépassements d’honoraires, certains médecins estiment que leur travail vaut plus cher que celui de leurs confrères. Fort bien, cela les regarde et regarde les patients qui les consultent. C’est la loi de l’offre et de la demande.

Mais par là même, ils se comportent comme de purs libéraux, et je pense que les assurances sociales ne doivent pas du tout participer à cet état de chose, et ne doivent rien rembourser. On ne demande pas le remboursement des frais chez l’architecte, l’huissier, le notaire ou l’avocat...

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  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 19h19 le 11/11/2012
    • Internaute 47359
      Retraité

    Le conventionnement devrait être lié à l’installation dans les zones où il manque de médecins pour un temps déterminé ’5 ans ?). je rappelle que les études sont gratuites au contraire aux USA GB ( plus de 10000 euros par an) et bien d’autres pays.

    • XIV
      XIV répond à tlaloc
      Étudiante
      • Posté à 22h09 le 11/11/2012
      • Internaute 138334
        Étudiante

      Pas tout à fait, en médecine, vous pouvez soit étudier seul, soit vous inscrire à une prépa externe, qui donne des compléments de cours et propose des concours blancs. Or, ces prépas coûtent très, très chers elles sont donc réservées à une élite et c’est très difficile de faire sans.

      Bien sur, les facs, notamment grâce aux étudiants en deuxième année, proposent elles aussi un enseignement annexe et des concours blanc, le Tutorat, qui est gratuit et de mieux en mieux organisé, justement minimiser l’importance des prépas. Mais, il faut être honnête, les prépas restent encore prépondérantes.

    • Brachamul
      Brachamul répond à tlaloc
      Multi-Taskeur
      • Posté à 03h42 le 12/11/2012
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      « Je rappelle que les études sont gratuites au contraire aux USA GB ( plus de 10000 euros par an) et bien d’autres pays. »

      Votre parallèle est erroné, étant donné que c’est également le cas pour la plupart des autres matières enseignées à l’université en France. On ne demande pas aux étudiants en droit, en LEA, en psycho ou en je-ne-sais-quoi de faire du service publique.

      Le manque de médecin est une évidence, le concours tel qu’il existe est une absurdité, et le numerus clausus est trop faible. Cependant, peu de gens savent que la raison avancée contre l’augmentation du numerus clausus n’est pas la crainte d’une baisse de niveau, ou d’un trop grand nombre de médecins, non : le problème est que les internes sont déjà très nombreux dans les hôpitaux. Ainsi, les pouvoirs publics ont peur que le système ne soit pas capable d’absorber une augmentation drastique du nombre d’internes.

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 19h39 le 11/11/2012
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Article clair, net et precis de la part de quelqu’un qui connait son sujet . Dans mon entourage j ai un medecin et un chirurgien. le medecin a decide de s installer au milieu de nul part en France car les couts d installation et de vie y sont minimes et meme negligeables avec en plus la garantie d’avoir des clients . Quant au chirurgien il joue dans une autre division, il est officiellement base a Londres mais passe 1 semaine sur 4 dans le golfe. Il faut de tout pour faire un monde.

    • arg
      arg répond à kakoulite
      • Posté à 23h18 le 11/11/2012
      • Internaute 25486

      article un peuu court sur tous les plans .......
      les deserts médicaux sont avant tout des deserts tout court ( pas d’hopital , pas de poste , pas de boulangerie , pas de crêche , pas de gendarmerie , pas de banque , .....)
      ensuite la féminisation est de 66 % au moins et oui, les femmes ne veulent plus de cette vie de dingue ,libre à l’auteur de faire sa vie comme il l’entend mais ce n’est pas à lui de l’imposer aux autres
      enfin , sur les compléments d’honoraires , toujours libre à lui de considérer que c’est une bonne rémunération, il faut juste rappeler que elle n’a pas évolué depuis 30 ans pour de nombreuses spécialités et que ce qui lie le medecin au patient , c’est une convention , rien de plus rien de moins et que initialement il n’y avait pas de convention ( et les medecins se faisient payer bien mieux qu’aujourd’hui et les patients se faisaient soigner ....)

      pour terminer sur sa reflexion sur les « assurances sociales » il devrait aller au bout de son raisonnement , : par exemple , est il normal que la société prenne en charge le mec qui s’est foulé la cheville lors de son match de foot du week end ?

      • TienTien
        TienTien répond à arg
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 07h56 le 12/11/2012
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        Je connais plein d’endroits AVEC boulangerie, gendarmerie, poste, banqueS, etc...qui sont quand même de vrais déserts médicaux ! J’ignore comment vous voyez la France « profonde », mais le scandale est bien réel...

         
        • OAO
          OAO répond à TienTien
          Ce qui ne se voit pas
          • Posté à 16h57 le 12/11/2012
          • Internaute 82674
            Ce qui ne se voit pas

          Je connais des villes de plus d’un million d’habitant où trouver un gynécologue ou un ophtalmologue est très difficile. Il y a un manque de médecins, ce n’est pas en les enlevant de force là où il y en a tout juste assez que vous allez améliorer la situation.

        1 autres commentaires
  • Phoskito
    Phoskito
    commentateur de sites web
    • Posté à 19h40 le 11/11/2012
    • Internaute 114960
      commentateur de sites web

    Le numerus clausus, c’est un effet direct de la capture du système de réglementation de la profession par ceux que ce système est censé réglementer. Moins de médecins formés signifiait moins de concurrence, donc la liberté de faire n’importe quoi : dépassements d’honoraires incontrôlés, possibilité de s’installer là où on veut puisque la rareté fait que tous les médecins peuvent en vivre n’importe où, absence d’émulation puisque les patients n’ont pas le choix...

    Ce qui est étonnant, c’est que personne depuis 1971 ne se soit dit qu’il faudrait moins de chômeurs et plus de médecins en France. Après tout, un docteur en médecine n’est JAMAIS au chômage. Même s’il n’exerce pas la médecine, il peut bosser pour l’industrie pharmaceutique, faire de la recherche, voire se reconvertir dans tout autre chose. On parle d’une formation de haut de niveau, pluridisciplinaire, incluant de l’expérience professionnelle et managériale.

    Pour justifier qu’on n’ait pas supprimé le numerus clausus, on peut tenter plusieurs arguments. On peut dire qu’il faut garantir la qualité des médecins. Mais qui peut dire que les X premiers candidats d’une année sont aptes et pas les suivants ? C’est évidemment aberrant. Soit ils ont le niveau, soit ils ne l’ont pas, la barre de réussite est indépendante du nombre de candidats. Une autre justification serait que le coût des études de médecine est tel que le système d’enseignement ne peut le supporter. C’est déjà un peu plus raisonnable, comme argument. Mais un chômeur coûte sans doute plus cher à la nation qu’un étudiant en médecine. On peut même supposer qu’un médecin supplémentaire rapporte à la Nation : meilleure santé publique, gains en termes d’aménagement du territoire, concurrence donc efficience économique, amélioration générale du niveau d’éducation, mobilité sociale accrue, etc.

    Pour ma part, je ne vois pas trop l’intérêt de ce système, si ce n’est pour préserver les rentes des médecins en place. C’est peut-être pour cela qu’il n’existe pratiquement nulle part ailleurs qu’en France.

    • OAO
      OAO répond à Phoskito
      Ce qui ne se voit pas
      • Posté à 17h01 le 12/11/2012
      • Internaute 82674
        Ce qui ne se voit pas

      Aux USA, le système est très fermé également, et il est notamment très difficile pour un médecin étranger de s’installer. Les rentiers de situation se protègent de la concurrence.

      Répétez après moi : la réglementation protège quasiment toujours des rentiers. La pédagogie commence par la répétition. La réglementation protège quasiment toujours des rentiers. La loi Royer, idem. Les plans locaux d’urbanisation, idem. La réglementation protège quasiment toujours des rentiers.

  • Kewan
    Kewan
    Breton d'adoption
    • Posté à 19h55 le 11/11/2012
    • Internaute 52730
      Breton d'adoption

    Merci d’exprimer la pensée des médecins plus anciens.
    Je note cependant deux lieux communs qui sont à nuancer :

    Le premier : « mathématiques et physique de haute volée, accumulation de détails inutiles » : il y a dix ans, il n’y avait déjà plus de maths en P1 dans certaines facs et 20% de la note était constituée des sciences humaines (philo, histoire de la médecine, etc.). ça n’a pas trop du revenir. (témoignage d’étudiants en PACES en cours demandé, SVP.)

    Le deuxième, et le plus répandu chez les vieux médecins (oui, désolé, pour moi vous êtes un vieux médecin, sans rancune ? j’ajoute que je ne parle bien évidemment pas de vous personnellement mais de votre génération de médecins.)
    « Ces personnes sont, logiquement, plus intéressées par des spécialités “ tranquilles ”, à horaires allégés, ou par des emplois salariés (médecine du travail, ou scolaire…) »
    Vu la désaffection générale des futurs médecins pour les spécialités à horaires exigeants, ce ne sont pas QUE les femmes qui n’en veulent pas. Beaucoup de jeunes médecins hommes sont dans ce cas. C’est une évolution globale. Vous voulez savoir pourquoi ?
    - leurs conjoints travaillent. Dans votre génération (très masculine), souvent, vos épouses géraient la maison, les enfants, parfois le secrétariat et la compta (pour les libéraux). Ces tâches là sont partagées entre les conjoints, désormais. Donc on a moins de temps médical. Tiens, d’ailleurs, dans les 1000 de départ qui n’étaient pas les 300 de la fin lors de vos études, combien de femmes passées au foyer ?
    - Nous avons côtoyé vos enfants (ceux de la génération précédente de médecins) et ils nous ont tous dit : « Papa, on l’a pas vu souvent le soir avant d’aller nous coucher ». On ne veut pas recommencer ce schéma.
    - Comme vous l’avez dit, vous avez bénéficié d’un certain ascenseur social en vous lançant dans la médecine. Comme vous l’avez dit, les jeunes médecins actuels sont issus de milieux aisés (d’autant plus qu’il vaut mieux être à l’abri du besoin pour réussir ses études de médecine, études gratuites, c’te blague, parlez-en à nos parents). Il n’y a donc plus d’avantage « ascenseur social » à devenir chirurgien ou anesthésiste... Cet attrait là a disparu.

    Quant au numerus clausus... Tous les professionnels de terrain ont dit depuis 20 ans qu’il nous mettra dans la mouise à l’horizon 2010. On y est.

    Petite question : quel est votre point de vue à propos du mode de rémunération des médecins de ville ? Faut-il abandonner le paiement à l’acte ?

    • XIV
      XIV répond à Kewan
      Étudiante
      • Posté à 22h01 le 11/11/2012
      • Internaute 138334
        Étudiante

      J’étais en PACES sur l’année 2010 / 2011, à Saint Quentin en Yvelines, et, je peux vous dire que les maths n’ont pas disparues.
      Aujourd’hui, on fait des « biostatistiques », en clair ce sont des states pures et surtout dures. Pour la physiques, c’est pareil, on en bouffe pas mal. Après, on a pas eu de « philo » (inutile puisque le concours n’est qu’une suite de QCM) en revanche, on avait Histoire de la médecine, questionnement sur l’éthique...
      Quant à « l’accumulation de détails inutiles » c’est tout à fait exacte, le but de la PACES n’est pas de comprendre ou de maîtriser, mais d’apprendre, concrètement, on pourrait nous faire « étudier » (je le mets entre guillemets parce que pour moi, étudier signifie autre chose que se formater bêtement) les sciences ou nous dire d’apprendre par coeur le Larousse, ça reviendrait au même.

      • Kewan
        Kewan répond à XIV
        Breton d'adoption
        • Posté à 22h26 le 11/11/2012
        • Internaute 52730
          Breton d'adoption

        J’y vois une forme de régression... Il y a 10 ans dans une petite fac de province, la majorité du concours était sous forme de questions rédactionnelles. C’est plus subtil et moins abrutissant que des QCM.
        10% du total des points étaient une dissertation de philo (appliquée à la médecine). Un peu de physique, mais adaptée à la biologie, et surtout anatomie/physiologie/histologie/ biologies diverses (cellulaire, moléculaire, biochimie...). Au total, même si c’était du bachotage stupide, les grandes lignes nous restent dans la tête et nous sont encore utiles en pratique quotidienne.

         
        • MaThiEu_89
          MaThiEu_89 répond à Kewan
          petit chimiste
          • Posté à 14h20 le 12/11/2012
          • Internaute 138409
            petit chimiste

          j’étais en PACES il y a deux ans (je fais parti de la promo qui a inauguré la réforme)
          on avait au programme :
          1er semestre
          - Chimie/Génétique/Biochimie coef10
          - Biologie/Embryologie/Histologie coef 10
          - Biophysique coef6
          - Biostatistiques (des statistiques et de l’épidémiologie) coef4
          2nd semestre
          - Biophysique coef4
          - Anatomie coef4
          - Initiation à la connaissance du médicament (en gros des bases de pharmaco et un peu de législation sur la prescription et la délivrance de médicaments) coef4
          - Santé, société, humanité : un fourre-tout regroupant des cours de myco/bota (« l’homme et son environnement »), de la psychologie médicale, un peu de sociologie, de la santé publique, de l’éthique médicale ... coef10
          - ainsi qu’une UE supplémentaire en rapport avec le concours choisi (médecine, odontologie, maïeutique, pharmacie) coef10

          Tout sous forme de QCM, sauf une grosse partie des Sciences humaines sous forme d’une composition écrite

          lien
          (le lien date un peu)

          Selon les facs quelques enseignements ou quelques coefficients peuvent varier mais dans les grandes lignes c’est cela.
          Il était aussi question d’une possible réorientation en fin de 1er semestre pour ceux ayant des résultats trop faible à l’issue du concours de janvier (le concours est en deux parties, janvier et mai/juin), ceci afin de diminuer le taux d’échec en fin de 1ère année. En tout cas c’est ce qu’on nous a dit, ce n’était pas encore en place quand j’étais en PACES.

          Voilà j’espère vous avoir aidé :)

        1 autres commentaires
  • Fantomax
    Fantomax
    génie du mal
    • Posté à 19h59 le 11/11/2012
    • Internaute 157606
      génie du mal

    Généraliste en Ardèche, c’est sûr qu’on n’a pas intérêt à choisir le secteur 2...

    (ce qui n’est d’ailleurs plus possible depuis une vingtaine d’années de toute façon)

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 20h00 le 11/11/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    En plus c’est impoli, un humérus clausus.

  • LG240
    • Posté à 22h46 le 11/11/2012
    • Internaute 23978

    Enfin ! Merci de cette tribune.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 23h03 le 11/11/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Pour les dépassements d’honoraire, vous occultez l’impact des mutuelles qui favorisent ce genre de pratiques.

    Si le remboursement des mutuelles était limité au tarif conventionné,
    d’une part les cotisations mutuelles diminueraient
    et d’autre part, les médecins pratiquant le dépassement d’honoraires se raréfieraient.

    • arg
      arg répond à Pierrrrre
      • Posté à 23h23 le 11/11/2012
      • Internaute 25486

      absolument pas : les tarifs ayant 30 ans de retard sur la réalité , de nombreux actes ne seraient plus pratiqués , le matériel serait antique et au final , les gens iront faire la queue à l’hopital public surchargé......

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à arg
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 10h16 le 12/11/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « les tarifs ayant 30 ans de retard sur la réalité , de nombreux actes ne seraient plus pratiqués »

        ► c’est un autre problème,
        sachant qu’à 20 consultations par jour,
        un généraliste ne dépassant pas le tarif sécu
        se fait 23 000 euros par mois,
        moins 5000 de frais,
        divisé par 2 pour cotisations et congés payés,
        ce qui lui laisse un net de 9000.... 4500 s’il se contente de 10 consultations par jour.

         
        • OAO
          OAO répond à Pierrrrre
          Ce qui ne se voit pas
          • Posté à 17h10 le 12/11/2012
          • Internaute 82674
            Ce qui ne se voit pas

          Je ne sais pas comment vous calculez, mais chez moi, avec une base de travail de 20 jours / mois, j’ai 23*20*20=9200. Les 4500 sont plutôt atteints avec cette base de 20 consultations par jour, ce qui est un rythme plutôt conséquent pour un médecin faisait consciencieusement son travail.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à OAO
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 17h15 le 12/11/2012
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            ► Vous avez raison..
            J’ai le calcul mental qui a du se déneuroniser et s’emballer
            J’ai du faire 20 fois 50 au lieu de 20 fois 20...

        2 autres commentaires
  • romme
    romme
    Salarié
    • Posté à 00h13 le 12/11/2012
    • Internaute 89958
      Salarié

    Enfin, un peu de bon sens. Supprimons donc le numerus clausus et toutes cette réglementation tarifaire qui n’empêche pas les dépassements toujours plus scandaleux.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h30 le 12/11/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Le numérus clausus est une écluse doctrinale qui ne garantie ni la qualité des pratiquants ni la stabilité économique du système de santé. Le numérus clausus perd d’ailleurs de sa pertinence lorsqu’on se met au niveau européen parce qu’il y a l’obligation de reconnaissance des diplômes des autres pays, alors qu’aucun contrôle ne peut s’exercer sur la délivrance de ces diplômes et alors même qu’il n’y a pas de numérus clausus dans ces pays. La France, à l’heure de l’Europe est encore sous la houlette idéologique des lobbys de santé et des syndicats de médecins.

    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à padiran
      loin d'ici
      • Posté à 07h00 le 12/11/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      « et des syndicats de médecins. » et/ou de l’Ordre des Médecins ?

      « L’Ordre considère que l’augmentation du numerus clausus national n’est pas la solution. En revanche, il soutient que celle-ci passe par la répartition régionale des postes ouverts à l’examen classant national déterminée en fonction des besoins de santé de la population avec une nécessaire adaptation des moyens de formation donnés à l’Université. »

      LIEN

      • padiran
        padiran répond à Le Renifleur
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 09h12 le 12/11/2012
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Ah oui, j’avais oublié cet archaïque brontosaure. Il est évident que cet ordre veut imposer « sa » réforme pour protéger « ses » intérêts.

         
        • OAO
          OAO répond à padiran
          Ce qui ne se voit pas
          • Posté à 17h09 le 12/11/2012
          • Internaute 82674
            Ce qui ne se voit pas

          L’ordre est phagocyté par de vieux médecins. Ces mandarins ne risquent pas de se voir imposer une mobilité géographique, donc ils poussent en ce sens. Comme toujours, les gens jugent aussi et surtout pour leurs propres intérêts.

          • padiran
            padiran répond à OAO
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 17h18 le 12/11/2012
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Il faut que tout bouge pour que rien ne change Le Guépard écrit par Giuseppe Tomasi, prince de Lampedusa
             » « Nous fûmes les guépards, les lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et les hyènes ; et tous , guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre ».

        2 autres commentaires
  • poulpe rose
    poulpe rose
    etudiant
    • Posté à 09h29 le 12/11/2012
    • Internaute 120277
      etudiant

    Un vrai casse tête que le coût de la santé car il faut savoir que la cata d aujourd hui a effectivement été générée par des décisions absurdes qui ont été prises il y a grosso modo une trentaine d années . Sous pretexte que plus il y a de médecins, plus il y a de dépenses, les élites de l époque ( de tous les bords d ailleurs ), bien soutenues par les différents corporatismes d un milieu on l on est on ne peut plus soumis et conformiste , ont décidé d en réduire le nombre et de réorganiser de telle façon les études médicales qu on en arrive à ce que certaines n aient plus d autre choix que d accoucher ni chez elles, ni à l hôpital ...un peu comme l état des lieux actuel, une sorte de no man ’s land ! Les Vieux mandarins qui se permettent de donner des leçons alors qu ils sont à l origine de cet état de fait, c est à gerber ! Les agités du scalpel qui après avoir si bien opéré des patientes avec du Pip viennent pleurer contre les limitations des dépassements d honoraires, c est juste pitoyable et médiocre et on a envie de dire aux jeunes dont les revendications sont bien légitimes, que leur lutte vaut mieux qu une récupération par les plus rapaces de leurs aînés .

  • laetitiames
    laetitiames
    Etudiante
    • Posté à 14h10 le 12/11/2012
    • 183171
      Etudiante

    Défendons la santé pour tous ! Les site mesopinions.com a une pétition sur ce sujet, elle mérite d’être consultée et même signée ! Je vous laisse le lien pour que vous jetiez un oeil Pétition mesopinions.com

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