En remportant plusieurs Etats-clés dont l’Ohio, le président américain s’est assuré une nouvelle victoire, qu’il a annoncée lui-même sur Twitter. Les démocrates gagnent au passage quelques sièges au Congrès.
Réélu sans contestation possible, tant aux voix qu’en nombre de Grands électeurs, Barack Obama a célébré sa victoire devant une foule en liesse à Chicago, en vantant l’esprit « combatif » de l’Amérique, mais aussi en tendant la main à l’opposition républicaine qui reste majoritaire au Congrès.
Le Président sortant, qui a réussi le tour de force d’être le seul dirigeant d’un pays frappé par la crise à obtenir sa réélection, a rendu hommage à son rival, Mitt Romney, et a promis de « s’asseoir à table » avec lui pour discuter de la manière de faire avancer les dossiers.
Barack Obama sait que, malgré sa réélection, il aura en effet besoin de faire des compromis avec une majorité républicaine à la Chambre des représentants s’il veut faire avancer les choses. Un contraste avec la politique étrangère sur laquelle il aura les mains plus libres, comme le souligne le chercheur Justin Vaïsse dans une interview à Rue89.
Dans cette campagne d’abord marquée par une débauche d’argent sans précédent (plus d’un milliard de dollars dépensés de chaque côté), Obama l’a emporté par une combinaison de charisme personnel, affaibli mais pas disparu, et surtout de diabolisation de son rival républicain qui s’y prêtait bien, notamment sur le plan économique.
La principale leçon de ce vote est que les Américains, dans leur (petite) majorité, ont préféré la voie d’un Etat modeste mais existant pour assurer les solidarités (l’Obamacare) et la cohésion, plutôt que le super individualisme que prônent les républicains, avec encore moins d’Etat, et un chacun pour soi mis à mal par la crise.
La carte des résultats montre toutefois que le pays est profondément divisé cultuellement et politiquement. Obama est un président que de nombreux Américains ont encore du mal à trouver « légitime ».
Même si, pour les prochaines quatre années, les Etats-Unis auront à leur tête un homme qui incarne le pays dans toutes ses diversités, comme il l’a fièrement proclamé dans son discours de victoire.
Un pays optimiste malgré les épreuves qu’il traverse. Vu d’Europe, c’est pas mal...
Pierre Haski
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fée
fée
Personnellement, je préfèrerais que Mitt Rommey gagne cette élection.
Je ne pense pas du tout que sa politique soit meilleure que celle de Barack Obama et je ne l’apprécie pas plus que ce dernier. Sur tous les sujets importants, qu’importe qui gagne, il n’y aura aucune différence entre la politique américaine du premier et celle du second.
Alors, pourquoi est-ce que je voudrais la victoire de Mitt Rommey ?
Tout simplement parce que, comme les français n’aiment pas les républicains, alors quand c’est un républicain qui est à la tête des États-Unis d’Amérique, les français ont majoritairement tendance à contester le leadership américain et notre soumission à leur politique internationale, alors que, quand c’est un démocrate, pour exactement la même politique internationale, les français refusent beaucoup plus la soumission de la France aux USA, ce qui pèse sur les décisions de nos dirigeants.
Il suffit par exemple de comparer nos réactions entre le dossier irakien et le dossier libyen...




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