Exil 03/11/2012 à 12h09

Viols, kidnappings et torture : le prix à payer pour fuir l’Erythrée

David Lagarde | Journaliste


Une réfugiée erythréenne prépare le repas dans un camp de réfugiés près de Kassala, au Soudan, en janvier (Ashraf Shazly/AFP)

Depuis 1998 et la guerre contre l’Ethiopie, Issaias Afeworki, président de l’Erythrée, a introduit un service militaire d’une durée indéfinie. Ainsi, lorsqu’un citoyen érythréen entre à l’armée lors de sa dernière année de lycée, il ne sait jamais s’il en ressortira un jour.

Selon les estimations de l’ONU, chaque mois, entre 2 000 et 3 000 personnes fuient le pays, principalement dans le but d’échapper à cette conscription forcée.

Mais pour les Erythréens, quitter leur territoire n’est pas une mince affaire et le sort qui les attend à l’étranger est parfois pire. A l’heure actuelle, entre 400 et 500 réfugiés érythréens seraient retenus en otage dans le Sinaï.

Sortir du pays, la mort au bout du chemin ?

La plupart des Erythréens qui vivent en exil sont des personnes jeunes qui ne supportaient plus de passer leur vie à l’armée [PDF]. Ils profitent en général des dix jours de permission qui leur sont accordés tous les six mois pour s’enfuir, ou, si l’occasion se présente, ils s’évadent de l’immense caserne de Sawa pour se rendre dans la région de Kassala, au Soudan.


Carte de l’exil des Erythréens, cliquez pour agrandir (HCR)

Une fois arrivés au niveau de la frontière, les candidats à l’exil doivent redoubler de vigilance. Les gardes-frontière érythréens ont pour ordre d’empêcher leurs concitoyens de quitter le pays et pour ce faire, ils n’hésitent pas à tirer pour tuer.

Ceux qui arrivent à quitter le pays sains et saufs arrivent en Ethiopie ou au Soudan. De là, ils vont tenter de rejoindre l’un des camps de réfugiés situé aux abords de la frontière.

Des lieux où les conditions de vie et de sécurité sont si déplorables que la plupart des exilés n’y font qu’une brève escale avant de reprendre la route vers le nord, en direction de Khartoum, la capitale soudanaise, et dans une moindre mesure vers l’Europe et Israël.

Laurie Ljinders est anthropologue. Elle mène depuis deux ans une étude [PDF] sur les trafics d’êtres humains et la torture dont les réfugiés Erythréens font l’objet sur la route d’Israël :

« Ces camps sont fondés par le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), mais l’ONU n’y assure pas de présence permanente. De plus, les réfugiés sont obligés de sortir du camp pour travailler ou ramasser du bois dont ils se servent pour cuisiner.

Etant donné qu’il n’existe pas de véritables services de sécurité pour assurer la protection des personnes qui y séjournent, ils sont particulièrement exposés aux risques de kidnapping. »

Une chasse aux réfugiés

A partir du milieu des années 2000, les réfugiés érythréens vont commencer à prendre la direction d’Israël. Face au nombre croissant de candidats au départ, un réseau de passeurs va se développer à l’échelle internationale autour de Bédouins du Sinaï et des membres de la tribu des Rashaïdas, originaires du Soudan et d’Erythrée.

Meron Estefanos est une journaliste et militante des droits de l’homme. Avec deux chercheurs de l’université de Tilburg (Pays-Bas), elle vient de publier un rapport [PDF] sur les trafics d’êtres humains qui se sont développés entre le Soudan et le Sinaï.

Meron Estefanos :

« Les Rashaïdas disposent de plusieurs passeports, ils se déplacent librement en Ethiopie, au Soudan et en Egypte. Ils connaissent parfaitement le désert, et avec leurs connexions avec d’autres tribus de Bédouins en Egypte, il leur est très facile de faire passer des réfugiés de la Corne de l’Afrique jusqu’au Sinaï. »

Jusqu’en 2010, en échange de 1 000 dollars, les Erythréens pouvaient rallier Israël en quelques semaines seulement. Mais au vu des conditions de vie devenant de plus en plus difficiles au sein de l’Etat hébreu, le nombre de candidats au départ va considérablement diminuer. Pour contrer ces importantes pertes économiques, les Rashaïdas se sont reconvertis dans le kidnapping de réfugiés.

Laurie Ljinders :

« Si beaucoup de kidnappings ont lieu dans les camps de réfugiés, les Erythréens se font aussi kidnapper au moment où ils sortent de leur pays. Dans ces régions frontalières, les Rashaïdas, aidés par des gardes-frontière soudanais, se livrent littéralement à une chasse aux réfugiés. »

Une première rançon de quelques milliers de dollars est alors exigée par les Rashaïdas. Lorsque les réfugiés peuvent payer, ils sont relâchés, mais ceux qui n’arrivent pas à se procurer la somme exigée sont revendus à des Bédouins égyptiens qui viennent au Soudan acheter des réfugiés par dizaines, avant de les ramener dans des camps de torture du Sinaï, où ils tenteront par tous les moyens de leurs extorquer des rançons pouvant s’élever jusqu’à 50 000 dollars.

Dans les camps de torture du Sinaï

Après un voyage de plusieurs milliers de kilomètres à travers le désert, les réfugiés arrivent dans le Sinaï où ils sont maintenus à proximité de la frontière israélienne. Enfermés dans des caves, des garages ou des containers enterrés à plusieurs mètres de profondeur, ils sont torturés jusqu’à ce que leurs proches payent la rançon exigée par les preneurs d’otages.

Plus ils tardent à payer, et plus leurs chances de sortir vivants de cet enfer s’amenuisent. Un travailleur social qui intervient auprès des victimes de ces trafics en Egypte a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.

« La majorité des otages passent de trois à six mois dans le Sinaï avant que leurs proches arrivent à réunir l’argent nécessaire pour payer leur rançon. Certains y restent jusqu’à huit mois ou un an, mais dans ces cas-là, ils sont tellement affaiblis qu’ils succombent souvent à leurs blessures quelques jours après avoir été libérés.

Tous les otages sont maintenus enchaînés les uns aux autres pour qu’ils ne puissent pas s’enfuir et les Bédouins les nourrissent à peine. Certaines victimes nous racontent qu’ils ont parfois passé plusieurs jours de suite sans manger. »

Afin d’obtenir les rançons exigées, les trafiquants appellent par téléphone les familles des otages restées en Erythrée ou vivant en exil à l’étranger pendant qu’ils se livrent à des séances de torture sur leurs proches.

« Chaque femme qui est passée par un camp de torture du Sinaï a été violée. Ils les violent collectivement et utilisent parfois des objets ou brûlent leurs parties génitales. Les hommes sont torturés quotidiennement, ils sont brûlés avec du plastique fondu, frappés sur la tête et sous la plante des pieds avec des bâtons. Parfois, les méthodes de tortures sont encore plus horribles.

Un groupe d’otages vient récemment d’arriver au Caire. Ils étaient détenus avec d’autres Erythréens qui, contrairement à eux, ne pouvaient pas payer l’intégralité de leur rançon à temps.

Les Bédouins leur ont cassé les bras en plusieurs morceaux avant de leur asperger les jambes d’essence pour les immoler. Ils ont survécu à leurs blessures, mais s’ils restent dans le Sinaï plus longtemps, en l’absence de soins, je ne vois pas comment ils pourraient survivre. »

Ils les torturent aussi psychologiquement :

« Je me rappelle d’un groupe d’otages qui est arrivé il y a déjà quelques mois au Caire. Tous les matins, les Bédouins les réveillaient avec une même chanson qu’ils diffusaient dans le camp avec le son à fond. Ils forçaient les otages à danser et à s’embrasser. Très souvent, ils les forcent à se frapper entre eux. Ce genre de jeux amuse apparemment beaucoup les Bédouins.

Après plusieurs mois passés dans ces camps de torture, les victimes gardent des séquelles psychologiques indélébiles. Quand ils arrivent au Caire, il y a plein de choses qui leur rappellent leur période passée en captivité. Quand ils entendent certaines musiques, qu’ils voient un pick-up semblable à ceux utilisés par les Bédouins pour les ramener du Soudan.

Même le visage des Egyptiens, la langue arabe, tout cela a tendance à les terroriser, ce qui rend le travail de reconstruction encore plus difficile. »

Le Caire plutôt que Tel-Aviv

Jusqu’en juin, date d’entrée en vigueur de la nouvelle loi israélienne sur les « infiltrations“, après avoir payé leur rançon, les réfugiés étaient amenés par les Bédouins au niveau de la frontière afin de passer en Israël.

Meron Estefanos :

‘Depuis deux mois, après versement de la rançon, nous exigeons des preneurs d’otages qu’ils amènent les victimes au Caire. Avec la loi sur les infiltrations, si elles entrent en Israël, elles vont se retrouver enfermées pour trois ans à Saharonim, peu importe les souffrances qu’elles ont subies dans les camps du Sinaï.

Avec l’aide de Bédouins égyptiens qui cherchent à mettre un terme à ce genre de trafics, nous les dirigeons maintenant vers Le Caire où des associations leur viennent en aide pour se soigner et obtenir le statut de réfugiés auprès du HCR.’

Selon l’employé d’une ONG égyptienne, au cours de l’année 2012, sept réfugiés se sont fait kidnapper au Caire dans des taxis et non loin du métro.

‘Il s’agit là d’une pratique nouvelle dont on ne connaît pas grand-chose. Il faut donc rester vigilant et renforcer les mesures de sécurité autour des réfugiés qui se trouvent au Caire. Le mieux pour les victimes de ces trafics serait qu’elles soient réinstallées dans un autre pays, loin de l’Egypte et des mauvais souvenirs qu’elles y associent et qui les handicapent grandement dans leur processus de reconstruction psychologique.’

Avec l’exode toujours plus important des Erythréens fuyant la dictature d’Issaias Afeworki, si les gouvernements soudanais et égyptien persistent à faire preuve d’un total immobilisme face aux trafics d’êtres humains qui ont lieu entre le Soudan et le Sinaï, les prises d’otages et la torture de réfugiés risquent fort de constituer une activité lucrative pendant encore plusieurs années pour les trafiquants de la région.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 12h28 le 03/11/2012
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Oui, la situation des Erythréens est atroce.
    Mais l’Erythrée seulement ?
    Réfugiés politiques ou économiques, pour tous ces horreurs sont habituelles partout dans le monde , en Afrique comme en Amérique du Sud...

  • LÉON.777
    LÉON.777
    Artiste
    • Posté à 12h42 le 03/11/2012
    • Internaute 194575
      Artiste

    Merci pour cet article qui glace le sang.

    • pablico
      pablico répond à LÉON.777
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 13h19 le 03/11/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      on peut se poser la question :

      avons nous fait exprès de naitre par hasard dans un pays qui ne vit pas cela ?

      on a vraiment de la chance, même si tout ne va pas pour le mieux... et dire que certains en rêvent en voulant tout déstructurer.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 12h46 le 03/11/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    « La question de la devise nationale reflétait des antagonismes profonds visibles dès l’indépendance de l’Érythrée. Tout à la fois instrument de souveraineté nationale et composante d’un projet de construction de l’Érythrée, le nakfa marquait rapidement le pas face au birr. Cette évolution soulignait le différentiel entre les deux économies et les maigres performances de l’économie érythréenne corsetée par le contrôle de l’État-parti. L’attitude éthiopienne se comprenait également au regard du comportement érythréen pendant des années : alors que la Banque centrale éthiopienne pariait sur une stabilisation et une réduction du marché noir, l’Érythrée menait une politique opposée pour obtenir des devises fortes. » précise l’intéressant article du CERISCOPE

    Deux articles complémentaires :

    « Erythrée : Pourquoi le pouvoir offre des kalachnikovs aux civils » : LIEN

    « En Erythrée, le président voit des traîtres partout » : LIEN

    Et enfin, un point de vue différent sur les enjeux géostratégiques de la région :

    « Tout ce que vous ne devriez pas savoir sur l’Erythrée (1/3) » : LIEN

    • Saul
      Saul répond à Le Renifleur
      visiteur
      • Posté à 13h25 le 03/11/2012
      • 173990
        visiteur

      sont vérolés tes liens...

      • Le Renifleur
        Le Renifleur répond à Saul
        loin d'ici
        • Posté à 13h45 le 03/11/2012
        • Internaute 136986
          loin d'ici

        Précise.

         
        • Saul
          Saul répond à Le Renifleur
          visiteur
          • Posté à 13h53 le 03/11/2012
          • 173990
            visiteur

          le dernier notamment : en cliquant dessus, aussitôt mon physionomiste s’est emballé « alerte ! alerte ! »

          • Le Renifleur
            Le Renifleur répond à Saul
            loin d'ici
            • Posté à 14h02 le 03/11/2012
            • Internaute 136986
              loin d'ici

            Bah c’est dommage parce que ces 3 pages d’analyses historiques sont argumentées et rédigées par un « natif » de cette région et vont plus loin que « la conquête de l’Ethiopie en 35/36. » pour reprendre tes propos :

            « Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman. »

            • Saul
              Saul répond à Le Renifleur
              visiteur
              • Posté à 14h20 le 03/11/2012
              • 173990
                visiteur

              oui j’ai pu lire malgré tout, d’ailleurs il confirme ce que je disais sur la naissance du sentiment national en Erythrée
               »Ce sentiment d’appartenance s’explique notamment par le fait que les Italiens, à l’inverse de nombreuses puissances impérialistes, avaient intégré le peuple érythréen au projet colonial sans distinction ethnique. « .
              Il explique aussi très bien cette rupture qu’a été le fascisme dans l’histoire coloniale italienne, on retrouve aussi ce sentiment chez les Somalis pour qui cette période à été un durcissement pour eux aussi de leur condition.

              Par contre je ne pige pas ta remarque sur “ma” conquête de l’Ethiopie, mon propos n’était pas de dire que c’était un point de départ (ce qui serait assez stupide ! la colonisation italienne étant antérieure, ainsi que la rivalité italo-abyssinienne), mais juste à titre d’exemple (les troupes coloniales érythréennes étaient parmi les “conquérants”, et se considéraient comme telles aussi)

              • Le Renifleur
                Le Renifleur répond à Saul
                loin d'ici
                • Posté à 14h31 le 03/11/2012
                • Internaute 136986
                  loin d'ici

                Cet article insiste sur l’influence, voire l’impérialisme américain dans cette partie du monde.

                Par contre, très peu de remarques concernant la présence française à Djibouti et aucune sur le rôle des chinois, voire de la Corée du Nord dans le fourniturage des armements locaux...

                L’influence des Pays du Golfe est également minimisé dans ce Monopoly qu’est la « Corne d’Afrique »...

                • Saul
                  Saul répond à Le Renifleur
                  visiteur
                  • Posté à 16h46 le 03/11/2012
                  • 173990
                    visiteur

                  ça me semble tout de même subjectif. Non pas sur la présence US dans la corne de l’Afrique, mais il semble surestimer la capacité de « nuisance » de l’Erythrée face à l’impérialisme américain. l’hostilité US semble plutôt dictée pour ne pas déplaire à l’allié éthiopien, l’Erythrée n’ayant aucune influence sur l’extérieur (même sur la Somalie, s’ils fournissent vraiment les shebabs, pas sur que ceux ci leur soient vraiment inféodés).
                  Sur Djibouti, c’est assez logique, la France est en train de se faire supplanter par les ricains dans ce pays, et du coup voit son rôle et prestige amenuisés. Sur les Chinois, c’est vrai que c’est assez étonnant (ils fournissent tout de même pas mal le Soudan), ainsi que le rôle des pétromonarchies.
                  Très bien vu pour le « Monopoly », ce coin est lui aussi l’objet d’un « Grand Jeu », mais ça tourne vite au foutoir là bas aussi...

              • Germana Samonà
                Germana Samonà répond à Saul
                35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)
                • Posté à 16h10 le 03/11/2012
                • Internaute 190077
                  35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)

                Il explique aussi très bien cette rupture qu’a été le fascisme dans l’histoire coloniale italienne, on retrouve aussi ce sentiment chez les Somalis pour qui cette période à été un durcissement pour eux aussi de leur condition.

                Premier numéro de la revue de racisme doctrinal fasciste. Le glaive romain sépare la « race aryenne » des éléments corrupteurs, juif et noir.

        7 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h45 le 03/11/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Viols, kidnappings et torture : le prix à payer pour fuir l’Erythrée »

    Je pensais que c’était dans ce merveilleux pays que les enfants avaient le talent inné - et la chance - de pouvoir apprendre à lire sans l’intervention d’un professeur.

    Voir le lien ► Lien

    Certains ne réalisent même pas dans quel Paradis ils ont la chance de vivre.

    • LÉON.777
      LÉON.777 répond à Yvon le Zébulon
      Artiste
      • Posté à 13h48 le 03/11/2012
      • Internaute 194575
        Artiste

      « Certains ne réalisent même pas dans quel Paradis ils ont la chance de vivre. »
      Et beaucoup sur ce site.
      Ceux qui braient comme des ânes à la « dictature » et à la « censure » en France...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à LÉON.777
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 15h28 le 03/11/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Ceux qui braient comme des ânes à la “ dictature ” et
        à la “ censure ” en France...
         »

        Si tu fais allusion à mes quelques protestations à ce sujet....

        ...sache que mon concept à moi va dans le sens d’une augmentation de nos libertés d’agir, mais aussi dans celui de la liberté d’expression.

        Tout ceux qui ne vont pas en ce sens, sont bloqués en « marche arrière ».

         
        • LÉON.777
          LÉON.777 répond à Yvon le Zébulon
          Artiste
          • Posté à 16h34 le 03/11/2012
          • Internaute 194575
            Artiste

          « Si tu fais allusion à mes quelques protestations à ce sujet.... »
          Je ne pensais pas à vous, mais à la bande de rigolos qui comparent constamment la France à une dictature ou règne la censure.

          • HSEHNAMAP
            HSEHNAMAP répond à LÉON.777
            Votre commentaire a été (...)
            • Posté à 01h08 le 04/11/2012
            • Internaute 132226
              Votre commentaire a été (...)

            Il n’y a pas de censure en France.
            Les journalistes disent ce qu’ils veulent.
            Pas de bol, tout ce qu’ils veulent dire c’est que les politiques néo-libérales, en plus d’être inévitables (vous comprenez, la mondialisation tout ça tout ça), sont en plus un grand bénéfice pour chacun des membres de notre société.
            Pas de bol.

        2 autres commentaires
      • A déménagé le 07-12-2012
        A déménagé le 07-12-2012 répond à LÉON.777
        non connue
        • Posté à 18h01 le 03/11/2012
        • Internaute 193008
          non connue

        C’est ça, on te dit « c’était pire sous Hitler » pour que tu la fermes et que rien n’avance !

    • balala
      • Posté à 14h54 le 03/11/2012
      • Internaute 3552

      L’article sur les tablettes concerne l’Ethiopie, voisine certes de l’Erythrée, mais très différente. Il suffit de voir l’évolution d’Addis Abeba au cours de la dernière décennie pour comprendre.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à balala
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 15h31 le 03/11/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Il suffit de voir l’évolution d’Addis Abeba au cours de la dernière
        décennie pour comprendre
         ».

        Evolution pour qui, au profit de qui, vis à vis de qui et de quoi ?
        Pour moi, ces Pays autrefois « berceau de l’humanité et de la civilisation »
        sont en mode « machine arrière ».... direction le Moyen-âge.

         
        • balala
          • Posté à 15h49 le 03/11/2012
          • Internaute 3552

          Au profit de tout le monde si on compare à la période Mengistu !
          Certains en profitent plus que d’autres, mais on voit apparaître une progression pour l’ensemble de la population. Il reste évidemment des zones de grande pauvreté, de misère, mais quand on connaît l’Ethiopie depuis les années 80, on ne peut pas parler de retour en arrière !
          Et surtout, on ne peut pas confondre comme vous le faites avec l’Erythrée dont il était question dans l’article !

        1 autres commentaires
    • migloo
      migloo répond à Yvon le Zébulon
      anarcho-élitiste de pacotille
      • Posté à 18h17 le 03/11/2012
      • Internaute 90438
        anarcho-élitiste de pacotille

      « Certains ne réalisent même pas dans quel Paradis ils ont la chance de vivre. »

      C’est bien vrai, ça fait vraiment du bien la souffrance des autres.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à migloo
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 11h06 le 04/11/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Cette phrase extraite de mon précédent post, était ironique.

        En Erythrée, une jeune fille encore vierge à 14 ans est une jeune
        fille qui courre plus vite que son papa ou que ses oncles.

        ( Inspirée d’une Colucherie )

  • Saul
    Saul
    visiteur
    • Posté à 13h43 le 03/11/2012
    • 173990
      visiteur

    Article très interessant, et effrayant !
    Le site CERESCOPE semble franchement excellent, leur relation des conflits de cette zone est très bien faite. Seul bémol, ils abordent très vite le sentiment identitaire notamment érythréen, mais sans approfondir. Il aurait été intéressant de montrer comment est née la nation érythréenne, comment ce sentiment national fut une création directe du colonialisme italien (les premières générations de dirigeants et combattants du FPLE étaient d’anciens askaris des troupes coloniales italiennes). Les Italiens ont façonné une identité spécifique à ce territoire pour la première fois unifié, et ainsi aux populations, rien que par le non « Erythrée » qu’ils ont donné, d’origine antique et qui désignait la Mer Rouge. Nom que les indépendantistes ont gardé.
    Sentiment « national » renforcé par l’antagonisme avec le voisin éthiopien, antagonisme qui date aussi de l’époque coloniale, notamment par la conquête de l’Ethiopie en 35/36.

    • PATRICK75015
      PATRICK75015 répond à Saul
      autodidacte droit social (...)
      • Posté à 16h08 le 03/11/2012
      • Internaute 113226
        autodidacte droit social (...)

      Selon Wikipedia :

      « Le nom Érythrée (pour l’État) vient du guèze, qui se prononce Ertra, à ne pas confondre avec la mer d’Érythrée, qui elle vient du grec, dont la signification est la “mer rouge”. Les grecs l’appelaient rouge, parce que le fond de la mer contenait de coraux de couleur rouge, orange, ce qui donne l’impression qu’elle est rouge ».

      • Saul
        Saul répond à PATRICK75015
        visiteur
        • Posté à 16h34 le 03/11/2012
        • 173990
          visiteur

        humm wiki, à manipuler avec des pincettes....
        Le nom « Erythrée » vient bien du grec antique (« Eruthros ») comme vous l’expliquez, et concernant le nom du pays, ce sont bien les Italiens qui l’ont baptisé ainsi en référence au nom antique que donnait les Grecs à la Mer Rouge (de mémoire, c’est même une proclamation royale d’Humbert 1er qui baptise ainsi cette colonie). Mode de l’antique que les Italiens ont appliqué aussi à leurs colonies de Tripolitaine et Cyrénaïque qu’ils ont baptisé du nom antique de « Libye ». Sans doute que dans la langue tigrinya, il y a un terme équivalent « Ertra », mais concernant le nom du pays, ça vient bien du nom colonial

         
        • PATRICK75015
          PATRICK75015 répond à Saul
          autodidacte droit social (...)
          • Posté à 16h58 le 03/11/2012
          • Internaute 113226
            autodidacte droit social (...)

          Merci bien ! Je n’explique rien. Je n’ai fait que citer. J’avoue que sans aucune connaissance sur le sujet je ne peux que me fier (et c’est bien volontiers que je le fais) qu’à « ceux qui savent »... sur Wikipedia ou Rue89. Et comme ceux qui savent ne disent pas tout à fait pareil, me voilà moi bien embarrassé pour ajouter à ma culture ! Cela dit, je pense que votre explication est plus solide que celle qui est en ligne sur Wikipedia. Je vous invite d’ailleurs à aller modifier cette page.

          • Saul
            Saul répond à PATRICK75015
            visiteur
            • Posté à 17h28 le 03/11/2012
            • 173990
              visiteur

            merci, je vais aller voir. Peut être que l’explication vient du fait que les populations locales ont intégré le nom « Erythrée » dans leur propre langue (d’où cet « Ertra ») ?

        2 autres commentaires
  • labrisure
    labrisure
    Personnage exceptionnel
    • Posté à 14h45 le 03/11/2012
    • Internaute 48949
      Personnage exceptionnel

    Ils ont pas Ryanair ?

  • irie9
    irie9
    vente
    • Posté à 17h11 le 03/11/2012
    • Internaute 112116
      vente

    Un des pires regimes au monde. Merci pour l article.

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 21h19 le 03/11/2012
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Cela va prendre du temps pour que l Afrique soit globalisee mais cela arrivera et ces histoires n existeront plus car le niveau de vie augmentera donc le niveau d ’etudes etc...etc... comme au temps des colonies mais en version politiquement correcte.

  • berkhan
    berkhan
    retraité européen
    • Posté à 11h45 le 04/11/2012
    • Internaute 158555
      retraité européen

    Chaque jour son lot d’infos horribles sur le comportement humain ! ! !
    Sortir l’info peut attirer l’attention et amener à une solution plus ou moins lointaine. L’info reste LE moyen de lutte contre l’inhumain quelque soit le degré de vilénie.

  • fredylol
    fredylol
    illusionniste
    • Posté à 12h23 le 04/11/2012
    • 184345
      illusionniste

    Monstruosité ordinaire des humains la pire entité sur terre .

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