L’Hebdo 29/10/2012 à 16h23

Peter W. Singer, l’homme qui murmurait à l’oreille des militaires américains

L’Hebdo"

Cyberguerre, drones, privatisation des armées, usages militaires de l’imprimante 3D : rencontre avec Peter W. Singer, spécialiste du futur de la guerre.


Peter W. Singer en Virginie, en novembre 2010 (Miller Center/Flickr/CC)

(De Washington) Avec sa chemise un peu trop large, son costard légèrement trop grand, ses cheveux courts, son sourire en coin et sa cravate serrée, Peter W. Singer passerait en cette fin de mois d’août pour un universitaire fraîchement débarqué de sa campagne et perdu dans les couloirs de la Brookings Institution – l’un des think tanks les plus anciens à Washington DC et de ceux qui comptent dans la capitale américaine.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’homme n’a rien d’un débutant puisque, à 38 ans, il dirige depuis 2006 l’Institut de réflexion sur la défense du XXIe siècle de la Brookings. Mieux encore, il y a neuf ans, il fut le plus jeune chercheur à entrer dans la vénérable institution washingtonienne et, aujourd’hui, il est considéré aux Etats-Unis et plus largement dans le monde anglosaxon – étrangement, ses livres ne sont pas traduits en français – comme l’un des meilleurs spécialistes du futur de la guerre.

Redouté pour son indépendance d’esprit et parce qu’il aurait, dit-on, le talent rare de parler à l’oreille des militaires américains. Comme d’autres à celle des chevaux...

« Je ne fais jamais de concessions »

La comparaison le fait sourire, alors que cet auteur à succès, dont la plume noircit notamment les pages « opinion » du New York Times, ferme la porte de son petit bureau qui donne sur la très passante avenue de Massachusetts, au centre de la capitale américaine.

« Disons que je n’ai pas peur de donner mon avis. Et que cela intéresse nos militaires », souligne celui que le magazine Foreign Policy a classé dans la liste des 100 principaux penseurs [PDF] de notre temps :

« Mais je ne fais jamais de concessions. Ni aux politiques, ni aux militaires, ni aux milieux académiques. »

Un exemple ? Dernièrement, il a fusillé le rapport [PDF] sur l’avenir du complexe militaro-industriel américain de Stephen Fuller. Ce professeur d’économie de l’université George Mason, près de Washington DC, y expliquait que plus d’un million d’emplois sont menacés par les futures coupes de l’administration Obama dans le budget de la défense : quelque 500 milliards de dollars d’économie ces dix prochaines années dans un budget qui a englouti, rien qu’en 2011, 711 milliards de dollars.

Singer n’a alors fait qu’un bond sur sa chaise en lisant le document de Mason. « Je ne pouvais pas laisser passer de tels mensonges basés sur aucune analyse sérieuse, qui affirmaient sans preuve que l’Etat du Delaware allait perdre 65 emplois. Et pourquoi pas 35 ou 90 ? », lance Singer, qui a travaillé comme coordinateur dans la task force « politique de défense » du candidat Obama en 2008.

« Aucun journaliste n’a même osé questionner le travail de Fuller, pourtant payé par l’Association américaine de l’industrie aérospatiale (AIA) qui défend les intérêts des constructeurs d’avions de chasse et de drones notamment. »

Pourquoi un tel aveuglement ? Parce qu’il fallait à tout prix lancer un débat politique, même avec de faux chiffres et des informations fallacieuses. Que les médias sont des entreprises privées qui vivent de la publicité, notamment de l’armement. Et que, aux Etats-Unis comme ailleurs, qui paie commande, ironise le jeune chercheur.

« Plus libre qu’un journaliste »


« Corporate Warriors : The Rise of the Privatized Military Industry » de Peter W. Singer

Et lui, dont le poste dépend aussi de financements extérieurs ?

« A la Brookings, on est immunisé contre toute influence négative. Financière ou politique... C’est ce qui m’intéresse ici. Je me sens beaucoup plus libre qu’un journaliste. »

Et ça se sent dans le ton de ses trois livres. Ecrits avec talent, minutie et humour, ils sont critiques, ironiques, mais font mouche à chaque fois.

La raison en est simple : ils ont une longueur d’avance. Singer fut ainsi un des premiers chercheurs à se pencher sur la privatisation des armées et ses dérives (« Corporate Warriors : The Rise of the Privatized Military Industry », Cornell University Press, 2003).

A l’époque, personne ou presque ne parlait des Halliburton (premier fournisseur de l’armée américaine) ou Academi (ex-Blackwater, société militaire privée).

Résultat : l’ouvrage, tiré à l’origine à 500 exemplaires, a connu de nombreuses rééditions et traductions. Il a désormais passé la barre des 40 000 ventes.

Drones et autres robots


« Wired for War » de Peter W. Singer

Puis, ce fils d’un ancien officier de l’armée américaine, membre du JAG (Judge Advocate General’s Corps, soit la justice militaire américaine), s’est attaqué à l’épineux problème des enfants soldats (« Children at War », Pantheon, 2005) avant de s’atteler aux questions juridiques, techniques et politiques posées par les drones et autres robots sur le champ de bataille (« Wired for War », Penguin, 2009).

Et son prochain ouvrage ? « Je planche depuis plusieurs mois sur la cyberguerre. Une vraie spécialité américaine », plaisante-t-il. Vraiment ?

« Il est évident que nous sommes derrière le virus Stuxnet qui a attaqué les infrastructures nucléaires iraniennes. Mais là, je sèche encore. Je suis trop occupé depuis quelques mois par un projet lancé ce printemps en partenariat avec le département de la Défense. »

Son nom ? NeXTech, qui n’est autre qu’un espace de réflexion sur les nouvelles technologies de la guerre. Ainsi, Singer invite à des ateliers des experts militaires bien sûr, mais aussi des historiens, des chercheurs en sciences politiques, des scientifiques de tous domaines, des juristes, des patrons d’industrie ou des membres d’ONG. Leur objectif : identifier les technologies existantes qui feront faire un bond au monde comparable à celui provoqué par l’apparition des ordinateurs individuels dans les années 1980.

« Peu de monde avait compris ce que les PC allaient changer dans notre mode de vie. Ni l’armée, ni les groupes des droits humains. Il n’y a pas eu de réflexion. Nous avions une technologie, mais nous ne savions pas trop quoi en faire. Et je ne vous parle même pas de nos politiciens dont certains ne savent même pas utiliser un ordinateur ou un smartphone.

Avec NeXTech, nous voulons anticiper les changements à venir et réfléchir déjà aujourd’hui aux conséquences politiques ou légales de ces armes. »

Construire des armes à la maison

Et devinez quoi ? Au-delà de la robotique qui devrait aboutir à une miniaturisation à l’extrême des drones – vive les mouches tueuses –, de l’intelligence artificielle qui permettra aux armes de prendre seules des décisions, des lasers qui remplacent déjà les bombes, des armes biologiques comme les virus faits sur mesure, c’est l’impression 3D qui a retenu l’attention des futurologues de NeXTech.

« Grâce à cette technologie récente et en plein boom, nous pouvons déjà construire nos armes à la maison. Ce qui n’était plus possible depuis l’époque de Guillaume Tell. Des plans du fusil M16 sont déjà téléchargeables sur le Net. Cela pose des tas de questions sur le contrôle des armes aux frontières qui n’est plus possible. »

Les chaînes logistiques seront également bouleversées. Il ne sera par exemple plus nécessaire de passer par la case « usine » pour fabriquer des pièces de rechange pour les avions. Peter W. Singer note :

« Imaginez qu’un de vos F/A-18 tombe en panne sur un porte-avions perdu dans l’océan Pacifique. Aujourd’hui, il vous faudra des semaines pour fabriquer et acheminer la pièce en question. Cela vous coûtera des centaines de milliers de dollars alors que, avec l’impression 3D, c’est quasiment instantané. Un soldat sur le terrain pourra ainsi “imprimer” sa nouvelle arme ou un drone. Mais cela vaudra aussi pour les terroristes qui, du coup, seront plus difficilement contrôlables. »

Des applications médicales et humanitaires

Un peu « téléportation à la “Star Trek” » tout de même, cette affaire ? Pas plus que le sous-marin ou l’avion au début du XXe siècle. « A l’époque aussi, tous les spécialistes affirmaient que ces armes ne seraient jamais utilisables militairement. Et pourtant... », lâche Singer, qui a servi de consultant « militaire » pour le prochain « Call of Duty : Black Ops 2 », jeu vidéo qui emmènera les joueurs faire la guerre en 2025.

« L’armée US a déjà déployé en Afghanistan des laboratoires mobiles dotés d’impression 3D. »

Pour lui, cette nouvelle techologie va modifier profondément notre manière de consommer. « Nous reviendrons à une production de proximité. » Elle pourra aussi être utilisée sur le terrain humanitaire, imagine le futurologue :

« C’est une réponse possible à une situation de catastrophe après un tremblement de terre, lorsque les routes et les infrastructures sont détruites. Cela prend des semaines, des mois à remettre en état. Au lieu d’envoyer du matériel sur place, il suffira de l’imprimer. En peu de temps, on peut fournir des outils, des pièces pour réparer les réseaux électriques ou télécoms... On divise massivement le temps de reconstruction. »

Et on ne parle même pas des applications médicales. Il est déjà possible aujourd’hui de répliquer à l’identique des fémurs, des articulations du genou ou des mâchoires. Copier un cœur ou des poumons ne serait plus qu’une question de temps...

Dettes et sécurité nationale

Mais revenons sur le champ de bataille... et les défis de l’armée américaine, qui restera encore de nombreuses années le gendarme du monde, prévoit le directeur de l’Institut de la défense du XXIe siècle à la Brookings :

« Nous avons 16 000 milliards de dollars de dettes. L’enjeu de notre sécurité est là. Ce n’est pas jouable à long terme. Il faudra économiser. Revoir notre rôle dans le monde. »


Des militaires américains écoutent un discours d’Obama à Fort Stewart, le 27 avril 2012 (David Goldman/AP/SIPA)

Bien sûr, les Etats-Unis devront aussi se frotter à terme à une Chine en pleine expansion militaire – et ce n’est pas le Japon, qui s’oppose à Pékin pour le contrôle des îles Senkaku/Diaoyu, qui dira le contraire. Peter W. Singer admet :

« C’est un vrai souci. D’autant que les USA et la Chine se regardent en chiens de faïence depuis quelques années. Une guerre n’est pas inévitable. Mais la course actuelle aux armements et une mauvaise estimation de la conjoncture pourraient aboutir à la même situation explosive qu’avant la Première Guerre mondiale. »

Des questions que Singer aimerait voir aborder lors de la campagne présidentielle actuelle. Or, rien n’est dit ou presque au sujet du futur de la sécurité américaine « alors que nous sommes en guerre depuis douze ans... », s’énerve-t-il presque.

« Des robots ont remplacé les ouvriers »

Autres sujets absents : l’indépendance énergétique ou l’état de l’économie américaine qui traverse une restructuration « historique » :

« Etonnamment, nos entreprises créent plus de richesse qu’il y a dix ans. Elles sont plus puissantes, plus solides aussi. Or dans le même temps, elles n’arrivent plus à créer des emplois, notamment de bas niveau et le chômage augmente. »

Pourquoi ?

« Simplement parce que des robots ont remplacé les ouvriers. Prenez l’exemple de nos usines d’automobiles qui étaient en faillite en 2009. Aujourd’hui, grâce notamment à l’intervention de l’administration Obama, elles vendent plus de véhicules qu’avant cette grave crise. Or, Detroit [le berceau de l’automobile américaine, ndlr] ne sera plus jamais Detroit. Les emplois perdus ne seront plus recréés. »

L’école, pas la guerre

Au total, sept millions de postes peu ou pas qualifiés ont disparu ces dernières années aux Etats-Unis, estime Peter W. Singer, qui ne voit qu’une seule solution pour inverser la tendance : renforcer l’éducation qui ne devrait pas être un business, mais un droit.

« L’accès aux universités ruine nos jeunes. Après leurs études, ils doivent rembourser plusieurs dizaines de milliers de dollars. Un non-sens si on pense que la formation a toujours été la force de frappe des Etat-Unis. »

Encore un point qui n’est pas débattu au cours de cette campagne décevante, entre un Obama très – trop – défensif et un Romney « souvent malhonnête intellectuellement », regrette le directeur de l’Institut de réflexion sur la défense du XXIe siècle de la Brookings.

« Au lieu d’envoyer les Américains à la guerre, il faut les envoyer à l’école se former. »

Car c’est à l’école que le futur d’un pays se façonne, estime Singer. Pas sur les champs de bataille.

Publié initialement sur
L'Hebdo
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  • 48 réactions
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  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 16h46 le 29/10/2012
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    - « Au lieu d’envoyer les Américains à la guerre, il faut les envoyer à l’école se former. »

    - Faites l’école, pas la guerre !

    • Féline
      Féline répond à Waldeck
      fée
      • Posté à 19h33 le 29/10/2012
      • Internaute 111221
        fée

      D’un autre côté, le peuple le plus cultivé du monde au début du 20ème siècle, c’étaient les allemands.

      Acquérir des connaissances et apprendre à résoudre ou rationaliser une problématique, ça n’a malheureusement jamais empêché personne de s’en servir pour le pire...

      • Racaille la Rouge
        Racaille la Rouge répond à Féline
        zig-zag
        • Posté à 10h00 le 30/10/2012
        • 174747
          zig-zag

        Oui voir hier sur Arte info un reportage qui montrait une énorme manif au Pakistan pour dénoncer l’envoie de drone dans les vallées d’une région isolée et qui tuent avec peu de discernement à la recherche de talibans.Ces gens ont tous vu des membres de leurs famille tués sous leurs yeux.Ils racontent leurs bourdonnements et la terreur permanente.Ils ne sont méme pas en guerre avec les USA ! Si on ne légifère pas sur ce sujet quiconque contraria les propriétaires de drone pourra voir intervenir ces tueurs anonymes !

         
        • LienRag
          • Posté à 16h49 le 30/10/2012
          • Internaute 34767

          Les drones ne visent pourtant que des militants radicaux...
          Définition du militant radical selon l’armée américaine (validée par la présidence) : tout mâle agé de plus de 16 ans se trouvant dans les vallées visées...

        • Rhesus K
          Rhesus K répond à Racaille la Rouge
          outrée l'outre!
          • Posté à 06h55 le 02/11/2012
          • Internaute 194199
            outrée l'outre!

          Ah, les drones privés, comme on va s’amuser avec nos milices de quartiers, quand la ’force’ règnera.. mieux qu’un jeu video en réalité virtuelle, la version ’balles réelles’, vous emmènera dans les profondeurs de l’(in)existence.

        2 autres commentaires
      • Biloo
        Biloo répond à Féline
        Citoyen éveillé.
        • Posté à 14h10 le 30/10/2012
        • Internaute 141342
          Citoyen éveillé.

        C’est la qu’intervient la différence entre culture et éducation. Si l’école apporte l’instruction et la culture, il faut une éducation pour apprendre à s’en servir. Il n’y a aujourd’hui aucune éducation en France, ni populaire, ni étatique d’ou la possibilité d’éventuelles dérives et la facilité de manipulation de l’opinion publique. (même si je pense qu’elle apprend à résister de mieux en mieux)

      • Garde-Chiourme
        Garde-Chiourme répond à Féline
        Etudiant. CQFD.
        • Posté à 16h18 le 31/10/2012
        • Internaute 136535
          Etudiant. CQFD.

        Ahem, ce n’est pas aussi simple ; sur quoi vous vous appuyez pour dire que c’était le « peuple le plus cultivé du monde » ? Vous parlez de la Vienne de Freud, Klimt et Zweig qui n’a pas survécu à la guerre ?

        Selon moi le futur se construit aussi bien sur les champs de bataille que dans les écoles ; et très souvent les écoles ont servi à préparer les horreurs de la guerre. Je suis bien d’accord que le savoir et l’intelligence n’apaisent en rien la belligérance ; la seule chose qui rend pacifiste c’est la guerre, probablement.

         
        • Rhesus K
          Rhesus K répond à Garde-Chiourme
          outrée l'outre!
          • Posté à 07h05 le 02/11/2012
          • Internaute 194199
            outrée l'outre!

          « ...a Vienne de Freud, Klimt et Zweig qui n’a pas survécu à la guerre ? “

          Oh l’étudiant, faudrait voir à s’y mettre, il faut étudier un peu la philo, la musique, les sciences en général et on va en rencontrer des allemands, et plus qu’à leur tour.. ! Et ça continue, de 1945 à aujourd’hui, un peuple en constante invention, pas qui se regarde le ventre, comme le peuple français, imbu de son histoire, et incapable de plus rien faire que préserver ses chers fils-à-papas en se disant, ’on est les meilleurs c’est tout,’ incapable d’apercevoir que le monde a quitté Paris. Quand la France a abdiqué. Contre les allemands justement.

          • Garde-Chiourme
            Garde-Chiourme répond à Rhesus K
            Etudiant. CQFD.
            • Posté à 10h53 le 02/11/2012
            • Internaute 136535
              Etudiant. CQFD.

            Quand ai-je dit le contraire ?

            Et sinon, arrêtez vraiment avec votre obsession des étudiants ; ça devient limite malsain à force.

        2 autres commentaires
  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 16h44 le 29/10/2012
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    ... quand on pense que la meilleure armée du monde (en coût) se fait rétamer par des guerriers chaussés de sandales faites avec de vieux pneus ou par des insurgés en haillons sur des pick-up rafistolés ou que leurs renseignements ultra-secrets sont piratés par des hackers boutonneux, on a des doutes sur ces penseurs en sciences militaires.

    • gwinver
      gwinver répond à Waldeck
      • Posté à 19h36 le 29/10/2012
      • Internaute 157645

      quelque soit sa valeur militaire, quasiment aucune armée n’a gagné contre des insurgés qui se fondent dans la population civile, c’est tout simplement impossible si on a des scrupules à massacrer la moitié de la population civile.

      • TienTien
        TienTien répond à gwinver
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 21h13 le 29/10/2012
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        Les « scrupules » ne proviendraient-ils pas du simple fait que les « guerres » menées par l’Empire sont exclusivement à sens unique, c-à-d décidées unilatéralement par le dit Empire, sans la moindre ennemi officiel ?
        Il fut possible d’écraser Dresde, Hambourg et Tokyo sous un déluge de bombe car le contexte était clairement différent.

         
        • gwinver
          gwinver répond à TienTien
          • Posté à 22h57 le 29/10/2012
          • Internaute 157645

          « ennemi officiel »
          ah vous regrettez Hitler à qui quand même, on pouvaitdéclarer la guerre alors que les terroristes style Al Qaïda, c’est pas le même standing ?

        1 autres commentaires
  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 17h07 le 29/10/2012
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    « Au lieu d’envoyer les Américains à la guerre, il faut les envoyer à l’école se former. »

    Et pas seulement les américains...
    Les fabricants et les marchands d’armes sont les maitres du monde.
    Les populations sont mitraillées d’armes à fragmentation, les enfants sautent par milliers sur des mines et des munitions du siècle dernier, les splendides armements généreusement remis aux « rebelles » lybiens et syriens qu’il faut appeler désormais « terroristes » depuis qu’ils se sont permis de traverser les frontières , d’occuper le Nord-Mali y commettant forces crimes et exactions, etc...
    Les généraux américains commencent à s’en inquiéter : « a-t-on donné ces armes aux “bons” rebelles » ? ».Demandons à BHL, il nous éclairera.
    Maintenant, c’est un peu tard et le lobby de l’armement ne lâchera pas.

    « le futur de la sécurité américaine »... Il est bien temps de s’en préoccuper.
    Et le futur de la sécurité du monde ? Ce sera quoi et quand ?

  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 17h11 le 29/10/2012
    • Internaute 64085
      Curieux de tout

    J’aime bien son discours, certes idéologiquement orienté, mais dont le peu que j’ai pu en lire ici sonne juste, en particulier sur la menace de la dette publique...

    « America’s highest-ranking military official thinks the U.S. has bigger security problems than al-Qaeda, suicide bombers and an increasingly deadly nine-year war.

    “Our national debt is our biggest national security threat,” said Admiral Mike Mullen, Chairman of the Joint Chiefs of Staff, at a “Tribute to the Troops” breakfast sponsored by The Hill on Thursday morning, according to two staffers at the gathering. He also noted a troubling trend – that veterans from Afghanistan and Iraq are becoming homeless at four times the rate the country witnessed in the wake of Vietnam.
    ... » Lien ou Lien

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 17h16 le 29/10/2012
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Singer, c’est une machine à découdre ?

    • Waldeck
      Waldeck répond à flixp
      Le désenchantement, c'est (...)
      • Posté à 17h17 le 29/10/2012
      • Internaute 36864
        Le désenchantement, c'est (...)

      -« Singer, c’est une machine à découdre ? “

      - Excellent !

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 17h16 le 29/10/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Le seul problème de l’armée américaine, c’est l’imbécilité des politiques US.
    L’US army est souvent le seul moyen diplomatique utilisé par ses gouvernants. Elle gagne plein de combats mais leurs prix politiques sont autant de défaites.
    Elle est moderne, suréquipée mais elle n’a plus d’armées constituées identifiées lui faisant face, elle ne sait pas faire avec des guerillas ou des groupes d’individus.
    Et surtout elle est au seul service de l’économie américaine et de ses besoins, de son industrie de l’armement comme de ses multinationales.

  • bobzogu
    bobzogu
    prof
    • Posté à 17h35 le 29/10/2012
    • 182392
      prof

    Je croyais que le sujet de l’article était la guerre du futur. Finalement, il dit que :
    « Au lieu d’envoyer les Américains à la guerre, il faut les envoyer à l’école se former. »
    Donc, le futur de la guerre c’est l’école ? Ou peut être que je n’ai rien compris.
    Ah si ! La puissance d’un pays ne repose pas sur son armée mais sur ses cerveaux.
    J’ai bon là ?

  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 17h40 le 29/10/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Contre la chine ils ne se battent pas seulement contre une technologie mais aussi contre une culture millénaire et une photocopieuse n’y pourra pas grand chose.

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 17h42 le 29/10/2012
    • 181210
      Juif errant

    « alors que nous sommes en guerre depuis douze ans... »
    Depuis 150 ans serait plus juste...

    Ici, on se contente d’avoir mené des pacifications dans les contrées lointaines, plus récemment d’aide humanitaire aux peuples sous le joug de dictateurs ou de pantins en couverture de Paris-Match auxquels nos politiques font des courbettes et empochent des commissions sur la vente de panoplies destinées à soumettre ces même peuples.
    Des guerres tout ce qu’il y a de plus coloniales dans les deux cas.
    Mais, y’a pas photo, on est loin derrière...

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 17h45 le 29/10/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    « C’est un vrai souci. D’autant que les USA et la Chine se regardent en chiens de faïence depuis quelques années.

    Et...

    “Il ne peut pas y avoir deux tigres sur la même colline”
    Deng Xiaoping

  • Salam Halec
    Salam Halec
    Plumitif
    • Posté à 18h00 le 29/10/2012
    • 178452
      Plumitif

    <<....En peu de temps, on peut fournir des outils, des pièces pour réparer les réseaux électriques ou télécoms... On divise massivement le temps de reconstruction. »
    •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
    Il y a près d’un siècle certains disaient la même chose, la machine remplace l’homme au centuple.
    Et depuis ? ....un petit aperçu du bilan : ...
    .....deux guerres mondiales, le nombre de chômeurs qui progresse depuis des décennies, la pauvreté et la faim dans le monde en pleine croissance, les conflits s’allument sur toute la planète comme les bougies le soir de Noël sur le sapin, surproduction de produits inutiles, etc...

    Et alors on gagne quoi ?

    • kakoulite
      kakoulite répond à Salam Halec
      Intermediation & Imprecation
      • Posté à 18h52 le 29/10/2012
      • Internaute 126452
        Intermediation & Imprecation

      « La pauvrete et la faim dans le monde en pleine croissance » ... dans les pays en pleine croissance les populations n ’ont jamais de leur histoire autant etees si bien soignes ou eduquees qu’ a l’ heure actuelle et que les conflits contemporains sont moindre qu il y a une centaine d’ annees ou le sport national dans beaucoup d’ endroits etait de s’etriper sans aucunes remontees d’informations.
      Remontez le temps et allez faire un tour dans l Afrique du 19eme ou meme l Europe du 19eme...et vous aurez l impression de non seulement vivre chez les sauvages mais que des conflits comme l Afghanistan ou l Irak ne sont que des ’accrochages’. La globalisation permets au monde d’avancer et ce que certains n’ont pas compris et ne risque pas de comprendre est que cela se fera avec ou sans eux.

      • Salam Halec
        Salam Halec répond à kakoulite
        Plumitif
        • Posté à 07h16 le 30/10/2012
        • 178452
          Plumitif

        Les lois qu’une mécanique infernale nous impose permet à la machine économique de tourner, mais elles sont hélas incontournables !
        Chose que nous nous refusons d’admettre et nous en ferons toujours les frais !
        Lire cet article
        ••••••••••••••••••••••••••••••••••••
        Citation partielle de :
        Lien
        << Quel bilan tirez-vous, quarante ans après la publication du rapport de 1972 ? >>
         » D’abord, le titre n’était pas bon. La vraie question n’est pas en réalité les limites à la croissance, mais la dynamique de la croissance. Car tout scientifique comprend qu’il y a des limites physiques à la croissance de la population, de la consommation énergétique, du PIB, etc. Les questions intéressantes sont plutôt de savoir ce qui cause cette croissance et quelles seront les conséquences de sa rencontre avec les limites physiques du système.
        Pourtant, l’idée commune est, aujourd’hui encore, qu’il n’y a pas de limites. Et lorsque vous démontrez qu’il y en a, on vous répond généralement que ce n’est pas grave parce que l’on s’approchera de cette limite de manière ordonnée et tranquille pour s’arrêter en douceur grâce aux lois du marché. Ce que nous démontrions en 1972, et qui reste valable quarante ans plus tard, est que cela n’est pas possible : le franchissement des limites physiques du système conduit à un effondrement.
        Avec la crise financière, on voit le même mécanisme de franchissement d’une limite, celle de l’endettement : on voit que les choses ne se passent pas tranquillement. »

  • TienTien
    TienTien
    impavide devant les ruines de (...)
    • Posté à 17h59 le 29/10/2012
    • Internaute 86881
      impavide devant les ruines de (...)

    Sous la présidence d’un prix nobel (pas de majuscule) de la paix, les drones US seraient, selon certaines sources, responsables de la mort de près de 10.000 civils de tous âges dans des pays ( Yemen, Pakistan, etc...) auxquels les USA n’ont PAS déclaré la guerre. Des villages entiers ont été écrabouillés sans que cela émeuve nos bons démocrates...

    • gwinver
      gwinver répond à TienTien
      • Posté à 20h07 le 29/10/2012
      • Internaute 157645

      on est d’accord que le prix Nobel à Obama, c’était une idiotie sans nom
      par contre croire qu’on fait une guerre sans toucher aux civils est vraiment naïf...

      • TienTien
        TienTien répond à gwinver
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 20h58 le 29/10/2012
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        Merci du renseignement !
        J’attends vos informations éclairées sur l’officialisation -autrefois appelé « déclaration » - des guerres USA vs Pakistan, USA vs Yemen, etc...

         
        • gwinver
          gwinver répond à TienTien
          • Posté à 22h54 le 29/10/2012
          • Internaute 157645

          Pour vous une guerre c’est forcément sans toucher aux civils et en plus, il faut la déclarer officiellement

          décidemment vous êtes très restrictif...

        1 autres commentaires
  • Autist. Reading
    Autist. Reading
    Anti TSCG
    • Posté à 18h08 le 29/10/2012
    • Internaute 191933
      Anti TSCG

    Associez-vous aux activités de l’Entente Internationale des travailleurs et des peuples pour la coordination du combat pour l’indépendance du mouvement ouvrier international, contre la guerre et l’exploitation !
    Lien

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 18h38 le 29/10/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► C’est parti...

    Les médias de gauche ont pour consigne de faire diversion sur les problèmes rencontrés (ou provoqués) en France par notre gouvernement en faisant dans l’anti américanisme et dans le « ailleurs c’est bien pire que chez nous »

    Par exemple, demain soir sur la 5, « les naufragés du rêve américain »
    afin de faire oublier les illusions du lendemain de notre propre élection présidentielle.

    Et ça ne fait que commencer,
    nous aurons droit régulièrement à une piqûre de rappel.

    • flixp
      flixp répond à Pierrrrre
      Aboyeur
      • Posté à 18h50 le 29/10/2012
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      Et hier il y avait la légende de Beowolf sur France 4

    • Dede11
      Dede11 répond à Pierrrrre
      Desinformaticien
      • Posté à 18h59 le 29/10/2012
      • Internaute 98311
        Desinformaticien

      Oui, cela me fait penser aux temps du gnome, tout est bon pour nous enfumer.

      François III ou Gnome I, c’est pareil, vive la sociale.

    • A Pied
      A Pied répond à Pierrrrre
      Prof
      • Posté à 07h49 le 30/10/2012
      • 174047
        Prof

      Donc, on ne devrait parler QUE de la France, QUE de ce qui va mal en France et QUE de ce qui va mal en France a cause de la gauche, tout le temps. Super ouvert et interessant comme information.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à A Pied
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 11h31 le 30/10/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « on ne devrait parler ...... QUE de ce qui va mal en France a cause de la gauche »

        ► Si au moins on le faisait juste un tout petit peu....

  • Ruskoff
    Ruskoff
    palefrenier
    • Posté à 18h40 le 29/10/2012
    • 181108
      palefrenier

    Triste monde tragique... heureusement qu’ils savent bien parler de liberté, de droit de l’homme, de bonheur de l’humanité...

  • perdiogène
    perdiogène
    communiste optimiste
    • Posté à 18h45 le 29/10/2012
    • Internaute 142019
      communiste optimiste

    L’EMPIRE EMPIRE ! quel camelot ce singer,le remede universel c’est l’imprimante 3D

  • HSEHNAMAP
    HSEHNAMAP
    Votre commentaire a été (...)
    • Posté à 19h17 le 29/10/2012
    • Internaute 132226
      Votre commentaire a été (...)

    « “ C’est une réponse possible à une situation de catastrophe après un tremblement de terre, lorsque les routes et les infrastructures sont détruites. Cela prend des semaines, des mois à remettre en état. Au lieu d’envoyer du matériel sur place, il suffira de l’imprimer. En peu de temps, on peut fournir des outils, des pièces pour réparer les réseaux électriques ou télécoms... On divise massivement le temps de reconstruction. ” »

    Et la matière première pour l’impression, elle viendra d’où ?

    • Force Phasme
      Force Phasme répond à HSEHNAMAP
      moustachu
      • Posté à 19h43 le 29/10/2012
      • Internaute 166759
        moustachu

      Pff, on s’en fout, ça n’est qu’un détail technique.

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 20h45 le 29/10/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Car c’est à l’école que le futur d’un pays se façonne, estime Singer. Pas sur les champs de bataille.

    Pour une fois, ça surprend, de lire quelque chose de sensé sous la plume d’un consultant militaire.

    Pendant qu’il y est il devrait aussi murmurer à l’oreille des militaires américains, qu’investir des sommes égales au PIB d’un tas de pays moyens et courir après l’illusion technologique de la guerre tout hitech, pour se faire latter par des va-nu-pieds armés de fusils d’assaut et de bombes improvisées avec des boîtes de conserve, jusqu’à fixer les troupes US dans leurs casernements, comme en Irak et en Afghanistan, c’est coûteux pour un résultat dérisoire.
    Et on ne parle même pas du Viet-Nam.

    On dirait que les militaires US sont en retard d’une guerre et attendent de pied ferme, le couillon suicidaire qui viendra les défier en rase campagne dans une guerre conventionnelle.
    A moins bien sûr qu’ils n’envisagent une explication virile quoique correcte avec les Chinois.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    voyageur à domicile
    • Posté à 22h20 le 29/10/2012
    • Internaute 6095
      voyageur à domicile

    Oulala, ce type est non seulement glaçant, mais très douteux.

    Que fait-il à part discréditer ses contradicteurs (avec l’aide très complice du journaliste : « Pourquoi un tel aveuglement ? Parce qu’il fallait à tout prix lancer un débat politique, même avec de faux chiffres et des informations fallacieuses. ») ?

    Et s’absoudre d’avance, lui, des mêmes soupçons, sans même se donner la peine de fournir le moindre élément concret, ( « à la Brookings, on est immunisé contre toute influence négative. Financière ou politique... ») ? Ben tiens ! Conseiller d’Obama quand même, mais bon...

    Le côté hagiographique de l’article ( « et ça se sent dans le ton de ses trois livres. Écrits avec talent, minutie et humour, ils sont critiques, ironiques, mais font mouche à chaque fois. ») n’arrange rien.

  • non renseigné
    non renseigné
    ici et maintenant
    • Posté à 20h29 le 29/10/2012
    • Internaute 188652
      ici et maintenant

    L’imprimante 3D pour faire la guerre et réparer après ? N’oublions pas qu’une imprimante 3D nécessite des matières premières, de l’énergie et quelqu’un qui s’y connaisse un peu. C’est une micro-usine mobile et polyvalente, mais pas la panacée universelle.
    Par exemple, si vous avez une imprimante 3D industrielle sur un porte-avion pour fabriquer des pièces de rechange à la demande, il vous faut pas mal de métaux coûteux et une machine capable de les plier, les faire fondre et réaliser d’autres opérations complexes. De plus, il vous faut aussi plusieurs techniciens pour la maintenance, un programmateur, au moins un ingénieur pour vérifier que le bousin fait ce qu’on lui demande correctement, etc. Et bien sur, il vous faut une machine spécialisée par type de travail (pièces de précision, électronique, pièces composites, etc) à moins de claquer une fortune dans une machine universelle qui ne fabriquera qu’une pièce à la fois. En face, les méchants fabriqueront 100 fois plus de kalach’ dans le même temps. Et eux n’emploient pas des mercenaires, ils sont bénévoles et motivés.
    Enfin bon, l’imprimante 3D est à la mode, donc même les galonnés encravatés en parle. Si le flot de pognon que les bidasses déverseront produit le même effet qu’avec internet ou le GPS, ça me va. Et puis, ça serait marrant de voir des GI Joe fabriquer des munitions en pissant dans leur imprimante de campagne :)

  • loulou Ferrary
    loulou Ferrary
    punk situ
    • Posté à 21h14 le 29/10/2012
    • Internaute 167345
      punk situ

    « Et on ne parle même pas des applications médicales. Il est déjà possible aujourd’hui de répliquer à l’identique des fémurs, des articulations du genou ou des mâchoires. Copier un cœur ou des poumons ne serait plus qu’une question de temps... »

    Pour les GI de l’US Army of course !
    Pour les autres, qu’ils crèvent ! ! !

  • Jean-Jacques Louis
    • Posté à 21h44 le 29/10/2012
    • Internaute 2277

    Utiliser une imprimante 3D pour fabriquer des pièces ! Jamais rien lu d’aussi con.

    Vous pourrez peut-être « imprimer » des statues de pièces mais je voudrais qu’on m’explique comment vous allez imprimer une partie en inox 316Ti, une autre en arséniure de galium et les paliers en sulfure de molybdène ? Il va vous falloir de sacrés toners !

    Sans compter que certaines pièces ne mesurent que quelques nanomètres. Faudra une drôle de résolution ?

    Et les recuits, les trempés et autres traitements de surface, c’est comment ?

    Quant à dire que les robots vont remplacer les humains dans les usines automobiles, il a lu ça en reprenant dans une poubelle un journal des années 80. Il y a trente ans que Renault a fermé des usines en en robotisant d’autres. Leur directeur de l’époque, Pierre Bézier était un précurseur, lui, pas un farceur pour série américaine comme ce Singe(r).

    « Le té, l’équerre, la règle, le compas, le pistolet, le trusquin, le ciseau, le bédane, la gouge, le grattoir, la lime, le rifloir, la plane, le wastringue, le réglet, le rapporteur, la sauterelle, le niveau et le pied à coulisse devraient faire place à la servo-commande, à la machine-outil et, par-dessus tout, à l’ordinateur. »
    Ça, c’est en 1983 que Bézier l’a écrit. Et il faisait déjà de très belles sculptures avec les machines CAD/CAM de ses usines.

    Ce serait donc un Français qui aurait inventé et utilisé l’imprimante 3D il y a trente ans. Vous trouverez tout ça dans son bouquin sur les courbes et surfaces. Je l’avais mais, comme tous les bons livres, un étudiant me l’a piqué.

  • VasquezPepitoMr
    VasquezPepitoMr
    lapin compris
    • Posté à 22h00 le 29/10/2012
    • 183583
      lapin compris

    D’après les chercheurs qui ont mis au point l’impression 3D, il est encore impossible de réaliser systèmes mécaniques même s’ils sont simples à moyen terme. Certes on peut aujourd’hui imprimer des prothèses mais ces dernières sont des objets forts peu élaborés (au passage, un organe est autrement plus complexe qu’un fémur). Alors le soldat qui veut retaper son F16 au milieu du pacifique va devoir attendre encore un moment avant de redémarrer son engin.

  • Fantomiald
    Fantomiald
    Robin des Bois légal
    • Posté à 09h56 le 30/10/2012
    • Internaute 81539
      Robin des Bois légal

    « Au lieu d’envoyer les Américains à la guerre, il faut les envoyer à l’école se former. »

    Et c’est le meilleur expert en guerre qui vous le dit !

  • 0173dom
    0173dom
    retraité
    • Posté à 11h18 le 30/10/2012
    • Internaute 111751
      retraité

    sur un système 3D actuel, la résistance mécanique de la matière fabriquée n’a (pour l’instant) rien à voir avec un matériaux usiné dans la masse dont les liens moléculaires font cette résistance (efforts à la compression, traction, cisaillement), aujourd’hui cela s’apparente plus à du collage, et avant de reconstituer ces liens moléculaires qui se créent lors de la fusion du matériaux ? ... mais, pourquoi pas après-demain ? ?

  • Anaximandre
    Anaximandre
    Sous la voûte étoilée
    • Posté à 20h05 le 31/10/2012
    • Internaute 61809
      Sous la voûte étoilée

    la candeur des américains ne cessera de m’étonner.
    Nation jeune, donc experts jeunes, voire jeunots. Serait-ce là le summum de la pensée stratégique ?
    Je doute fort qu’un homme de 38 ans, sans aucune expérience du métier des armes, sans mettre en doute le bon fonctionnement de son cerveau, soit qualifié pour édicter des consignes stratégiques aux officiers généraux.
    Ici, dans notre vieille Europe, nous pouvons voir à la télévision quelqu’ « expert » en stratégie militaire, qui n’a en tout et pour tout qu’assisté à une série de conférence à l’IHEDN aux côté des professionnels de la chose. Ces experts ne se permettraient en aucune façon de tenter d’orienter la stratégie de leur pays.

    J’ose la comparaison entre un général français ou britannique, qui aligne bien souvent deux à trois diplômes de l’enseignement supérieur, en complément d’une trentaine d’années d’expérience, avec ce blanc bec américain.

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