Respect Mag 24/10/2012 à 17h15

Racisme(s), antisémitisme : même combat ?

Respect Mag"

Aurélia Blanc


Peut-on combattre tous les racismes sans distinction ? Faut-il s’attaquer à chacun selon ses spécificités ? Pourquoi distinguer l’antisémitisme du racisme ? Respect Mag ouvre le débat.


De gauche à droite, Antoine Beaufort, Maboula Soumahoro, Franco et Samy Debah, réunis par Respect Mag à Paris (Belka/Respect Mag)

Spécificités


Franco, porte-parole de la Brigade antinégrophobie (Belka/Respect Mag)

Franco, porte-parole de la Brigade antinégrophobie : Le système a longtemps empêché les descendants de colonisés de réfléchir par eux-mêmes. On a pensé le problème du racisme à notre place. La lutte antiraciste ne tenait pas compte des spécificités des différentes formes de racisme. Comme si un médecin donnait un seul médicament pour toutes les maladies... on ne soigne pas le cancer ou le sida de la même manière. Là, c’est pareil : on ne peut pas combattre efficacement le racisme si on ignore ses différentes causes. Donc, on s’est dit qu’il fallait apprendre à défendre nos intérêts, tout en participant à la lutte contre le racisme en général, et plus précisément contre le racisme d’Etat.


Maboula Soumahoro, civilisationniste (Belka/Respect Mag)

Maboula Soumahoro, civilisationniste : On assiste à une transformation des identités. Avant, on traitait ces questions de racisme en utilisant un binaire citoyens/étrangers. Mais les gens que l’on pensait étrangers sont devenus citoyens, ils ont réfléchi sur leurs identités et ne se sont pas laissés dominer par les organisations existantes, qui étaient d’abord franco-françaises. Ils se sont affirmés comme Français(e)s noir(e)s musulman(e)s ou autres.

Samy Debah, président du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) : L’islamophobie n’était pas réellement prise en compte par les organisations traditionnelles. Certaines ont contribué à l’amplifier, et une partie refuse même de reconnaître le terme « islamophobie ». C’est pour ça qu’on a créé le CCIF. Historiquement, les luttes spécifiques ont aussi permis de faire avancer le droit en général. Le combat féministe, par exemple, a fait progresser le droit des femmes, mais aussi le principe d’égalité dans toute la société.

Antoine Beaufort, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) jeunes : Il est très important de comprendre les causes et les conséquences de chaque problème. Mais on a un désaccord sur le terme « islamophobie », du moins sur la forme. La Licra se bat depuis des années au niveau international contre l’utilisation de ce terme. En France, l’islamophobie désigne les attaques contre les croyants, mais le terme est habilement utilisé par certains pays comme l’Iran pour dénoncer toute critique de l’islam. Nous, on veut garder la possibilité de critiquer une religion. Si quelqu’un vient nous voir quand il y a des croix gammées sur une mosquée, on est évidemment les premiers à intervenir, mais on parlera davantage de racisme antimusulman.


Samy : Une croix gammée sur une mosquée, c’est quoi pour vous ? 


Antoine : Un acte raciste.


Respect Mag : Et sur une synagogue ?

La rouelle
Etoffe de couleur jaune ou rouge, que les juifs étaient obligés de porter sur leurs vêtements au Moyen-Age.

Antoine : Un acte antisémite. On fait la distinction car, au regard de l’Histoire, le racisme et l’antisémitisme ne se sont pas construits de la même façon. Comme les juifs n’étaient pas reconnaissables, on a voulu les distinguer en leur mettant la rouelle (voir encadré), puis l’étoile jaune. On les a considérés comme des ennemis de l’intérieur, alors que le racisme s’attaque à l’ennemi de l’extérieur.


Mais aujourd’hui, dans beaucoup de pays européens, les citoyens musulmans incarnent la figure de « l’ennemi intérieur ».



Antoine Beaufort, président de la Licra jeunes (Belka/Respect Mag)

Antoine : En tout cas, il n’y a aucune hiérarchisation entre le racisme et l’antisémitisme.


Franco : Peut-être pas dans les actes, mais l’appellation même de lutte contre le racisme et l’antisémitisme crée une hiérarchie symbolique. D’un côté l’antisémitisme, de l’autre un ensemble où tout est mélangé... C’est une profonde négation de la spécificité des racismes. Soit on gomme les différences pour tous, soit on les reconnaît pour tout un chacun.



Samy Debah, président du CCIF (Belka/Respect Mag)

Samy : La communauté juive a eu beaucoup de mal à se faire entendre face à l’antisémitisme : c’est un combat d’un demi-siècle. De la même manière, aujourd’hui, les groupes discriminés doivent mener ce combat. Chaque année, lorsque le CCIF rend son rapport, on se demande où auraient été toutes ces personnes si notre collectif n’existait pas.

Elles n’auraient pas été voir le Mrap, la Licra ou la LDH, qui discutent encore de l’utilisation du terme islamophobie.

Antoine : Beaucoup de musulmans se sont tournés vers nous. Quand on est victime d’un acte raciste, on ne se pose pas la question, on va voir ceux qui peuvent nous soutenir.

Samy : Lorsqu’ils présentent leur plan d’action à l’Etat, la Licra, SOS Racisme, le Mrap ou la LDH ne devraient pas spécifier l’antisémitisme, mais considérer que leur programme combat tous les racismes. Par principe d’égalité.

Antoine : Mais l’antisémitisme a sa spécificité, puisqu’on a racialisé une religion.

Des mots sur les maux

Maboula : Je n’ai aucun problème avec la terminologie utilisée et la spécificité historique du racisme antijuif. Ce que je ne comprends pas, c’est la non-reconnaissance des autres. Les juifs, parce qu’ils ont vécu certaines choses, ont développé toute une pensée pour lutter contre ce qu’on a appelé l’antisémitisme, ce qui est logique. Pour les autres groupes, la question est justement d’inventer et de repenser des mots qui prennent en compte la spécificité de leur expérience. Et de faire en sorte que ces appellations soient acceptées comme l’a été l’antisémitisme.

Franco : Dans le dictionnaire, le terme « négrophobie » ne figure pas, ni aucun mot se rapportant au racisme antinoir. Et si vous ne nommez pas une chose, elle n’existe pas.

Samy : On revendique le droit de nommer ce qui nous concerne. Actuellement, on refuse aux victimes de dire de quoi elles sont victimes. Islamophobie ? Tu n’as pas le droit de l’utiliser. Acceptez que je puisse définir ce qui me concerne avec le terme que je juge le mieux adapté !

Convergences


La une du numéro 36 de Respect Mag, « 100% juifs de France »

Maboula : Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une cause commune. Même si, aujourd’hui, on n’appartient pas à un groupe discriminé, ce sera peut-être le cas demain. Les catégorisations discriminantes ne sont jamais rationnelles : elles sont toujours politiques. Or, la politique évolue. Aujourd’hui on s’attaque à l’islam ou aux Noirs, demain ça sera peut-être à ceux qui ont les yeux bleus. Alors, oui, les convergences sont souhaitables. Sont-elles possibles ? Je ne sais pas. Il existe de vraies divisions, parce que les revendications de chacun sont réellement méconnues.

Respect Mag, « 100% juifs de France »

92 pages d’interviews, enquêtes, portraits, analyses pour aborder le sujet « juifs de France » de manière totalement décomplexée et assumée. Et pour comprendre en quoi l’histoire et les parcours des juifs de France nous en disent long sur l’expérience minoritaire en France : « intégration », « diversité » ou « assimilation », visibilité, organisation communautaire, lutte contre les stéréotypes, enjeux du vivre et faire ensemble...

Avec Esther Benbassa, Pascal Boniface, Jean-Christophe Attias, Richard Prasquier, Sophie Ernst, Yvan Attal, Médine, Jonathan Hayoun, Ofer Bronchtein, Pauline Bebe, Samuel Ghiles-Meilhac, Bariza Khiari, Marc Knobel, Vincent Geisser...

Franco : Nous travaillons parfois avec la Licra, mais nous avons deux approches différentes. Il est sain que nous ayons des désaccords et que nous en discutions, sinon il n’y aurait pas de convergence possible. Il faut nous fédérer dans un mouvement commun, mais avec des gens qui savent, tous, de quoi ils parlent.

Samy : C’est dans le travail en commun qu’on arrivera à bout de tous les racismes. Mais il y a un minimum à exiger de toute organisation antiraciste : refuser absolument qu’on agresse ou discrimine une personne pour ce qu’elle est.

Antoine : Je crois qu’on est d’accord sur ce socle. On a un ennemi commun, on n’a pas forcément les mêmes méthodes, mais les espaces de discussion sont nécessaires.

Article extrait du nouveau numéro de Respect Mag « 100% juifs de France », en kiosque et sur RespectMag.com.

Publié initialement sur
Respect Mag
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  • 203 réactions
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  • Borice
    Borice
    Socialo-bonapartiste
    • Posté à 17h20 le 24/10/2012
    • Internaute 129480
      Socialo-bonapartiste

    y-a pas un truc pour les roux ?

    • ZAC1
      ZAC1 répond à Borice
      one for one
      • Posté à 18h53 le 24/10/2012
      • Internaute 186278
        one for one

      une teinture ? ?

    • Pivar
      Pivar répond à Borice
      Pyropygiste
      • Posté à 19h43 le 24/10/2012
      • Internaute 160918
        Pyropygiste

      Non au roux-cisme.

    • Allahuakbar
      Allahuakbar répond à Borice
      Croyant au retour de Hulk
      • Posté à 15h25 le 25/10/2012
      • Internaute 193993
        Croyant au retour de Hulk

      Je vous conseille l’épisode de South Park : Gingers : D (titre de mémoire)

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 17h29 le 24/10/2012
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    A bas les plombiers !

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à Schrödinger
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 18h32 le 24/10/2012
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      Mort aux cons !

    • kodiak
      kodiak répond à Schrödinger
      myope
      • Posté à 19h06 le 24/10/2012
      • Internaute 148655
        myope

      Et les chefs de gare !

      • Germana Samonà
        Germana Samonà répond à kodiak
        35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)
        • Posté à 17h27 le 25/10/2012
        • Internaute 190077
          35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)

        Molo, les chefs de gare ! : -)

  • Anaxagor
    Anaxagor
    Observateur
    • Posté à 17h36 le 24/10/2012
    • Internaute 88291
      Observateur

    Aujourd’hui on s’attaque à l’islam ou aux Noirs, demain ça sera peut-être à ceux qui ont les yeux bleus.

    C’est une farce ?
    ou habite cette dame ?

    Le « bientot » ca fait 20 ans que ça dure : les lycéens racketés à la sortie, les étudiants tabassés dans les manifs ou dépouillés dans les trains, ils le sont pour quoi à votre avis ?

    • hERVé 15
      hERVé 15 répond à Anaxagor
      etudiant en art et litterature (...)
      • Posté à 14h13 le 25/10/2012
      • Internaute 165713
        etudiant en art et litterature (...)

      +1 anaxogor
      ca ca les interess pas ici sur bisounours 89,
      par contre quand un islamiste vas en rpison la ces le drame,

      quand copé parle a juste titre du climat de rascime antiblanc sa les fait ttous rire et ces pourtant une verité que parlepas l’ article.
      dans trop de rue en france le blanc souchien sont mal vus alors que l es etranger font comme il veullent ! ! !
      a quand un grand observatoir sur le racisme antie blanc ?
      Je pose la question ? ?

      • Corellien
        Corellien répond à hERVé 15
        Mutin
        • Posté à 16h46 le 27/10/2012
        • 185166
          Mutin

        Hervé, vous voila de retour ! Ça faisait longtemps.
        Vous n’êtes plus boulanger, vous voila devenu « etudiant en art et litterature »
        J’espère que vous avez pris l’UE optionnelle « orthographe, syntaxe et accents », ça vous sera d’une grande utilité.
        Option « Histoire Européenne et mondiale des migrations » vous apporterait peut être un plus aussi sur votre rapport à l’étranger.
        Bon courage dans votre reconversion professionnelle.

  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 18h34 le 24/10/2012
    • Internaute 64085
      Curieux de tout

    « Antoine : Un acte antisémite. On fait la distinction car, au regard de l’Histoire, le racisme et l’antisémitisme ne se sont pas construits de la même façon. Comme les juifs n’étaient pas reconnaissables, on a voulu les distinguer en leur mettant la rouelle (voir encadré), puis l’étoile jaune. On les a considérés comme des ennemis de l’intérieur, alors que le racisme s’attaque à l’ennemi de l’extérieur.
 »

    Outre le fait que peindre une croix gammée sur une mosquée ou une synagogue n’implique nullement l’adhésion à des thèses racistes, le raisonnement du président de la LIC(R)A est particulièrement bancal.
    Les notions d’ennemis intérieur et extérieur sont interchangeables dans la rhétoriques de beaucoup de xénophobes (les juif/musulman pouvant être considérés par des xénophobes comme étrangers tout comme autochtones... c’est le cas de l’immigré polonais juif sans argent qui a cristallisé beaucoup de discours de haine ou du converti français musulman français qui est passé dans le camps de l’axe du mal).
    De même que des racistes patentés défendent encore de nos jours le concepts de « masque juif ». C’est d’ailleurs intellectuellement totalement aberrant d’amalgamer la rouelle, càd le symbole de la judéophobie religieuse traditionnelle au concept postérieur, bien plus moderne et pseudo-scientifique de l’existence d’une folklorique race juive. Sans oublier que le 4ème concile de latran a instauré ces distinctions vestimentaires au juifs mais aussi aux sarrasins.

    D’ailleurs quand le pdt de la LIC(R)A jeune déclare « Antoine : Mais l’antisémitisme a sa spécificité, puisqu’on a racialisé une religion. » pourrait il préciser qui est ou plutôt sont ce « on » ? Car il semble oublier que la racialisation de la religion au travers du judaisme ethnique se retrouve chez les antisémites mais également chez des philosémites.

    • Shire djavoon
      Shire djavoon répond à Zeki
      ایرونی
      • Posté à 18h42 le 24/10/2012
      • Internaute 106204
        ایرونی

      Comme l’a très bien dit le préfet Bonnet il n’y a pas très longtemps : l’utilisation du vocable « antisémitisme » est obsolète car les musulmans, majoritairement arabes sont sémites alors que deux tiers des juifs ne le sont pas !

      • Zeki
        Zeki répond à Shire djavoon
        Curieux de tout
        • Posté à 19h10 le 24/10/2012
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Le terme « antisémitisme » est effectivement impropre et traduit surtout le fantasme commun à nombre de groupes humains qui cultivent l’idée d’origines généalogiques aussi fantasmatiques que mythiques.

        Le terme « juif » (pour dire judéen) est tout aussi impropre car il fait référence à une identité nationale relative à l’antique judée (judée selon moi totalement mythique). Le terme israel a d’ailleurs été choisi à la place de judée probablment pour se reposer sur les empires chrétiens sans trop rappeler à l’opinion publique de l’époque juda iscariote.
        Sans rentrer dans les détails historiographiques qui invalident ces présentations, les termes « mosaisme » (sous groupe des religions abrahamiques) pour les croyances minoritaires basées sur les « révélations » de moïse, et « talmudisme », pour les majoritaires basées sur le talmud (dont l’écriture se serait terminée à la fin du Vème ou au début du VIème siècle de l’ère chrétienne, sont bien plus adaptée que le permanence de la référence à l’identité nationale de la judée. (Auxquels il faudrait ajouter , entre autres, le sabbataïsme et le frankisme du nom de 2 autres prophète auto-revendiqués que sont Sabbataï Tsevi ou Jacob Franck).

        Les mots sont importants et il semble que sur ce sujet la précision n’intéresse personne, pas plus qu’importe de savoir si un individu à qui l’on attribue des opinions « antisémites » tienne des propos racistes, haineux ou simplement critiques d’un individu ou d’un groupe d’individus juifs réels ou supposés. La volonté d’amalgamer la critique du sionisme (que ce soit sa politique ségrégationniste, belliciste ou simplement ses bases coloniales national-messianiques) au racisme anti-juif est un exemple de l’instrumentalisation de la réaction épidermique que provoque cette étiquette, dont l’agitation récurrente est tout sauf un hasard.

         
        • Shire djavoon
          Shire djavoon répond à Zeki
          ایرونی
          • Posté à 19h15 le 24/10/2012
          • Internaute 106204
            ایرونی

          Je n’aurais pas dit mieux !

        • Shire djavoon
          Shire djavoon répond à Zeki
          ایرونی
          • Posté à 19h15 le 24/10/2012
          • Internaute 106204
            ایرونی

          Je n’aurais pas dit mieux !

        • Nord
          Nord répond à Zeki
          Personnage de roman
          • Posté à 21h47 le 24/10/2012
          • Internaute 188005
            Personnage de roman

          « Le terme israel a d’ailleurs été choisi à la place de judée probablment pour se reposer sur les empires chrétiens sans trop rappeler à l’opinion publique de l’époque juda iscariote. »

          Euh ... non ! globalement ce que vous écrivez est très juste, mais là c’est irrecevable : on trouve des références à Ysrael dans la Genèse qui ne date tout de même pas de l’époque chrétienne ... Alors oui, effectivement il y a une controverse sur sa signification (nom d’un peuple ou l’un des noms de Dieu) mais en tout état de cause, il est bien antérieur à l’ère commune.

          Par ailleurs, vous faites fort bien de rappeler que le terme « antisémitisme » est inapproprié, puisque les sémites sont l’ensemble des peuples qui utilisent une langue sémitique. L’évolution a effectivement entériné l’acception quasi-anthropologique, mais c’est bien un linguiste, Ludwig von Schlözer, qui a forgé le terme sur la base du nom Sem, mais sans référence aux juifs, bien que l’Hébreux soit effectivement une langue sémite.

          Quant à parler de « races sémites », c’est à mon avis un abus de langage. Le Maltais est une langue sémite, mais les Maltais ne sont pas « sémites » par exemple.

          • Force Phasme
            Force Phasme répond à Nord
            moustachu
            • Posté à 23h17 le 24/10/2012
            • Internaute 166759
              moustachu

            C’est vrai que le choix d’Israël comme nom est assez curieux, c’était quand même le royaume concurrent impie qui s’est fait latter pour sa mécréance.
            J’avais lu je ne sais plus trop ou que le nom de Judée n’avait pas été retenu car les habitants de Judée auraient du s’appeler les Juifs, sans pour autant être Juif selon la définition religieuse.
            Ce qui est embêtant quand on a une grosse minorité non juive sur le territoire.
            Je sais pas ce que ça vaut mais c’est intéressant.

            • lifka
              lifka répond à Force Phasme
              • Posté à 14h25 le 25/10/2012
              • Internaute 37623

              Israël est dans la génèse le nom donné par Dieu à Jacob et voila quelques millénaires qu’on désinge les Juifs comme les enfants d’Israël en référence à Jacob. Raison pour laquelle le premier royaume Juif fondé par Saül (vers -1050 et jusqu’à -722) s’est intitulé non pas Judée, mais Royaume d’Israël. Le royaume de Juda étant né d’un schisme lié à des histoires d’impôt de ce premier Royaume postérieur à Salomon (vers -931 et jusqu’à -587).

              Le royaume de Juda ne rêgnait que sur 2 tribus (dont celle de Juda) tandis que le royaoume d’Israël en rassemblait 10.

              Le royaume d’Israël ne s’est pas « fait latter » pour sa mécréance, mais parce qu’il est envahi par l’Assyrie et sa population déportée (d’où la disparition des 10 tribus...).

              • Force Phasme
                Force Phasme répond à lifka
                moustachu
                • Posté à 14h38 le 25/10/2012
                • Internaute 166759
                  moustachu

                La mécréance est la justification théologique de la défaite d’Israël, et ça a bel et bien servit de repoussoir lorsqu’il a fallut fixer le dogme judaïque.

                • lifka
                  lifka répond à Force Phasme
                  • Posté à 17h32 le 25/10/2012
                  • Internaute 37623

                  Je me fiche un peu de la justification théologique qui amène certains à affirmer aussi que la Shoah serait due aux fautes des Juifs.

                  Et à mon avis, les fondateurs d’Israël s’en fichaient aussi !

                  • Force Phasme
                    Force Phasme répond à lifka
                    moustachu
                    • Posté à 20h21 le 25/10/2012
                    • Internaute 166759
                      moustachu

                    Ben c’est dans l’Ancien Testament, pas dans mein kampf.
                    La chute du royaume d’Israel est décrit comme un châtiment divin.

                    Sans bible et sans talmud, pas de peuple juif, alors les fondateurs avaient beau être socialiste et laïque....

                    • lifka
                      lifka répond à Force Phasme
                      • Posté à 20h57 le 25/10/2012
                      • Internaute 37623

                      peuple est une notion sociologique qui relève du sentiment d’appartenir à un peuple...

                      Ca ne signifie pas qu’on prend à la lettre tout ce qui est inscrit dans son mythe fondateur.

                      • Force Phasme
                        Force Phasme répond à lifka
                        moustachu
                        • Posté à 21h24 le 25/10/2012
                        • Internaute 166759
                          moustachu

                        Je n’ai pas dit le contraire.

                        Seulement, Israël le personnage est plus allégorique qu’autre chose, alors que le royaume d’Israël lui a bien existé mais n’avait rien avoir avec le judaïsme d’aujourd’hui qui est celui cristallisé chez les judéens en 700 et les briquettes avant JC.
                        Et pourtant, les fondateurs ont préféré se référer au personnage imaginaire, curieux non ?

                        Le sentiment d’appartenance juif est forcément d’essence religieuse. Sans la bibles et ses règles communautaires, la diaspora se serait assimilé sur ses terres d’accueil.
                        La circoncision, les interdit alimentaires, l’endogamie etc... c’est pas juste du folklore.
                        La Bible est un manuel de survie communautaire.
                        Plutôt efficace d’ailleurs.

                        • lifka
                          lifka répond à Force Phasme
                          • Posté à 23h34 le 25/10/2012
                          • Internaute 37623

                          Et pourtant, les fondateurs ont préféré se référer au personnage imaginaire, curieux non ?

                          Non, c’est une façon de dire que le pays ouvert sera ouvert à tous ceux qui se déclarent juifs, y compris les tribus perdues.

                          Le sentiment d’appartenance juif est forcément d’essence religieuse. Sans la bibles et ses règles communautaires, la diaspora se serait assimilé sur ses terres d’accueil.

                          Oui et non, les persécutions y ont aussi été pour quelque chose et ont renforcé le sentiment d’appartenance, en dehors de toute lecture biblique. Et ce n’est pas tant la Bible que le refus de céder à la pensée majoritaire. Sinon comment expliquez-vous la survie de ce peuple juif au cours du 19e et du 20e siècle alors que la majorité des Juifs sont soit des Juifs de Kippour, soit ne pratiquent pas du tout ? C’est qu’il y a un sentiment d’appartenance qui va bien au delà.

                          D’ailleurs si on parle de la Bible comme support, c’était une conception assez laïque de ce qui unissait le peuple : une histoire et des lois communes. A part une ou deux, la majorité des fêtes juives sont considérées comme « historiques ».

                          PS : l’endogamie n’est pas une obligation.

                          • Force Phasme
                            Force Phasme répond à lifka
                            moustachu
                            • Posté à 00h16 le 26/10/2012
                            • Internaute 166759
                              moustachu

                            Je ne crois pas qu’il suffise de se déclarer juif pour avoir la carte de membre. La rabbinat n’a pas son mot à dire par exemple ?
                            Et les tribus perdues, c’est qui aujourd’hui ?

                            « Sinon comment expliquez-vous la survie de ce peuple juif au cours du 19e et du 20e siècle ? »

                            Ben au bout de 25 siècle d’endogamie, rien de vraiment surprenant.
                            Le principe de base imprègne la mentalité collective, mais dépouillé de sa liturgie superflue.

                            Quoi que peut être pas si superflue que ça si l’on considère l’angoisse que provoque l’augmentation actuelle de l’assimilation dans la diaspora chez l’Agence Juive par exemple.

                            Mais peut être que se calmer un peu du coté conscience raciale n’est pas si mal finalement.
                            Se serait dommage que l’Europe s’y remette non ?

                            EDIT : J’ai failli oublier : la bible est un support assez laïque. LoL

                            • lifka
                              lifka répond à Force Phasme
                              • Posté à 02h34 le 26/10/2012
                              • Internaute 37623

                              Je ne crois pas qu’il suffise de se déclarer juif pour avoir la carte de membre.

                              Pour avoir la citoyenneté israélienne de droit, il faut être né d’une mère juive ou qui s’est convertie au judaïsme et qui n’est pas membre d’une autre religion.

                              Les tribus perdues, ce sont par exemple les Falashas d’Ethiopie, les Bnei Manasche d’Inde, les Lemba du Zimbabwe..... Il y en a aussi en Chine, au Pakistan ou en Afghanistan....

                              Mais peut être que se calmer un peu du coté conscience raciale n’est pas si mal finalement.

                              Il ne s’agit pas de conscience raciale. C’est vous qui y mettez de la race. Il s’agit de préserver la survie d’un peuple. Exactement comme les Indiens d’Amérique luttent pour leur survie.

                              Chaque fois qu’un peuple disparait, c’est une mémoire qui est perdue.

          • Zeki
            Zeki répond à Nord
            Curieux de tout
            • Posté à 00h49 le 25/10/2012
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            2-« Euh ... non ! globalement ce que vous écrivez est très juste, mais là c’est irrecevable : on trouve des références à Ysrael dans la Genèse qui ne date tout de même pas de l’époque chrétienne ... Alors oui, effectivement il y a une controverse sur sa signification (nom d’un peuple ou l’un des noms de Dieu) mais en tout état de cause, il est bien antérieur à l’ère commune. »

            Voici un extrait de’un texte en ligne sur le site de terre d’israel su l’aspet mythique de la question du nom :
            « (...) Le choix du nom “Israël” n’était pas évident.

            En effet, si on devait se rattacher à l’histoire, il fallait choisir le nom de “Judée”. Rappelons que pendant quelques siècles, il y eut deux royaumes en terre sainte, Israël et Juda. Israël disparut avec les dix tribus du nord et se dispersa parmi les nations, en perdant sa spécificité hébraïque. Seul survécut le royaume de Juda, englobant les tribus de Juda et de Benjamin, avec une partie des tribus de Lévi et de Shiméo’n, ancêtres du judaïsme actuel. En toute logique, l’Etat juif aurait dû se dénommer Judée ou Yéhoudah, fils aîné de Jacob-Yitsrael.

            Les deux noms Juda et Israël ont en fait des connotations différentes.

            Bien qu’ayant été dispersé à deux reprises après les destructions successives des deux Temples de Jérusalem (celui de Salomon et celui d’Hérode), Juda représente le peuple hébreu transformé en nation autonome avec des lois et des règles ayant duré plus de dix siècles. Sur le plan symbolique, Juda/Yéhoudah est la réverbération du divin sur terre (hod yah).(...) Lien

            Sur l’aspect historique, càd le choix du nom par ceux qui se proclameront donc israéliens, voici un lien vers une coupure de presse de intitulée “ Popular Opinion ”, dans The Palestine Post du 7 décembre 1947 Lien indiquant, entre autres, le choix préférentiel pour le nom “judée” des colons sionistes selon un sondage d’un journaliste de l’associated press.

            2-“Quant à parler de ‘ races sémites ’, c’est à mon avis un abus de langage. Le Maltais est une langue sémite, mais les Maltais ne sont pas ‘ sémites ’ par exemple.”

            L’utilisation contemporain du concept des races sur des bases linguistiques, géographiques ou généttiques et appliqués aux hommes est un abus de langage en général , mais appliqué à la diversité ethnique, religieuse et culturelle des juifs est particulièrement con. Avant la renaissance de la langue hébraïque par exemple, je doute qu’un grand nombre d’ashkénazes, qualifiées de sémites, parlent cette lange sémitique (le yiddish étant généralement leur langue maternelle) ou qu’ils aient grand chose en commun avec des turcs séfarades parlant ladino ou les samaritains de palestine... ce serait un peu comme amalgamer un indonésien et un algérien musulmans au prétexte que leur langue liturgique est l’arabe.

            • Saul
              Saul répond à Zeki
              visiteur
              • Posté à 04h41 le 25/10/2012
              • 173990
                visiteur

              Intéressant.
              juste une rectif (étonnant qu’ils aient fait cette erreur) : Juda n’était pas l’ainé d’Israël (c’était Ruben) mais son 4ème fils.

            • lifka
              lifka répond à Zeki
              • Posté à 15h26 le 25/10/2012
              • Internaute 37623

              Même quand vous citez, vous extrayez juste de votre citation la partie qui vous dérange et qui est pourtant la seule qui répond à la question posée.
              Mais puisque vous nous donnez vos sources, je poursuis donc votre première citation avec ce qui explique le choix d’Israël pour nom :
              Bien qu’éphémère en tant que nation, le territoire et le peuple « Israël » portent le nom du patriarche Jacob, père de Juda. Jacob-Israël a toujours lutté, (...) . Il représente l’universalité de la nation hébraïque et le sens de son nom semble déterminant. (...) Ainsi le choix du nom Israël qui a été fait, au détriment du mot Judée, a donné au nouvel Etat une signification à la fois plus large, plus universelle et plus dynamique

              Quant au « sondage » dont vous vous faites l’écho, il ne s’agit en fait que de personnes interrogées par un journaliste de l’Associated Press, dont on ne connait ni le nombre, ni les modalités de choix. Bref un genre de micro-trottoir qui n’a strictement rien de significatif.

              Avant la renaissance de la langue hébraïque par exemple, je doute qu’un grand nombre d’ashkénazes, qualifiées de sémites, parlent cette lange sémitique (le yiddish étant généralement leur langue maternelle) ou qu’ils aient grand chose en commun avec des turcs séfarades parlant ladino ou les samaritains de palestine...

              Une preuve de plus de votre immense ignorance.

              Outre que vous appelez « samaritains » les Juifs résidant en Palestine, ce qui démontre votre désir d’effacer la vraie communauté juive qui existait là-bas depuis les temps bibliques, TOUS les Juifs - ashkénazes ou séfarades - ne parlaient peut-être pas l’hébreu, mais TOUS (c’est à dire 99% des hommes et une bonne partie des femmes) le lisaient ou l’écrivaient. Et cela pour deux bonne raison :
              - Ils devaient être capables de lire les prières et la Thora en hébreu à la synagogue.
              - les différentes langues juives qu’il s’agisse du Ladino ou du Yiddish s’écrivent.... avec les caractères hébraïques.

              De nombreux documents administratifs étaient alors rédigés en hébreu (par exemple l’Etat civil ancien des 4 Carrières du Comtat Venaissin)

              Au point que même en France, on trouve encore au milieu du 19e siècle des gens qui signent en hébreu au bas des documents officiels, parce que c’est la seule langue qu’ils savent écrire.

              L’hébreux était aussi la langue dans laquelle les savants, les rabbins ou les commerçants juifs communiquaient entre eux d’une région à l’autre, et il a de tout temps existé une vaste littérature poétique hébraïque.

              Le travail de rénovation a surtout consisté à transformer une langue écrite littéraire en langue orale quotidienne et à le moderniser en inventant des nouveaux mots pour désigner des réalités contemporaines.

              • Zeki
                Zeki répond à lifka
                Curieux de tout
                • Posté à 23h43 le 25/10/2012
                • Internaute 64085
                  Curieux de tout

                1-« Même quand vous citez, vous extrayez juste de votre citation la partie qui vous dérange et qui est pourtant la seule qui répond à la question posée. »

                J’ai utilisé l’aspect le texte de terre d’israel pour l’abord mythologique d’israel concernant la distinction et même l’antagonisme entre les royaumes d’israel et de juda (dont descendraient les juifs à en croire la mythologie). J’aurais du copier-coller le contenu de toute la page alors que les détails théologiques n’apportent strictement rien à ma discussion avec nord ?

                Sachez que de mon point de vue, leur explication concernant l’aspect historique du choix du nom « pour une signification plus large, plus universelle et plus dynamique » venant de ceux qui ont exécuté le plan daleth, avec pour conséquence un nettoyage ethnique de la palestine, est une amusante blague. Quitte à adopter une posture universelle en incluant les mythiques « tribus perdues » avec le nom du patriarche jacob-israel pourquoi ne pas remonter au delà avec par exemple abraham, noah voire adam ?
                Si l’on utilise le nom d’un état plus mythique qu’antique, le choix entre israel et juda ne se pose pas d’un point de vue mythologique (au profit de royaume de juda ou judée). Mais si l’on souhaite une posture universelle avec le choix du nom israel, référence abusive par anachronisme à la monarchie unie qui dans la légende dura 100 ans, pourquoi ne pas remonter au pays de canaan ? Là plus de problème sémantique et un titre de propriété fictif que l’on peut à dessein faire remonter jusqu’à -3000 avant l’ère chrétienne)
                (Israël Finkelstein concluera d’ailleurs à ce sujet que les récits mythiques bibliques historiquement infondés aux bases archéologiques inexistantes de conquête de canaan par les proto-israélites vers -1200 étant une invention, que la version de l’entrée pacifique en vogue au début XXème n’étant guère plus sérieuse, son hypothèse concernant l’interprétation minimaliste biblique serait en fait une origine cananéenne aux proto-israélites)

                Car c’est de celà qu’il est question dans ces choix de mots, des discours théopolitiques qui tentent de légitimer une appropriation militarisée d’un lointain territoire étranger.

                2-Ensuite concernant l’article plus que le sondage, vous relevez un détail quand ma citation de l’article du palestine post (du nom de cette terre avant qu’on n’y invente l’état israélien) avait pour objectif de préciser au riverain nord que le nom n’était pas une chose si évidente que celà lors de l’invention de l’état d’israel (au dela de la citation dans les écrits mythologiques, et qu’il y a donc eu un choix à faire).

                3-« Outre que vous appelez “ samaritains ” les Juifs résidant en Palestine, ce qui démontre votre désir d’effacer la vraie communauté juive qui existait là-bas depuis les temps bibliques, »

                De un, c’est vous suivant votre traditionnelle lecture paranoïde du monde qui voulez lire dans « les samaritains de palestine » qu’il n’y AVAIT que des samaritains et pas de talmudistes etc.
                Il suffit de prendre l’exemple de Eliezer Yitzhak Perlman dit
                Ben-Yehuda, né à Luzhki (empire russe), et qui s’est installé en palestine ottomane en 1881 et considéré comme étant le premier locuteur natif de l’hébreu contemporain.

                D’ailleurs un peu de cohérence dans la lecture branlante et orientée de mes commentaires aurait du vous faire vous insurger contre mon usage du terme séfarade en turquie car il y avait également des mizrahims et des ashkénazes etc. (probablement parceque le vol du territoire turc n’est pas au programme sioniste...)

                Donc avant de vouloir voir un nouvel holocauste, cette fois ci sémantique, ou de dénoncer mon immense ignorance, relisez calmement et ne déduisez pas des exemples concrèts que je cite pour illustrer un point précis, des lois générales qui n’en sont pas. En deux mots, modérez votre fanatisme national-messianique, la discussion n’en sera que moins pire.

                3-« TOUS les Juifs - ashkénazes ou séfarades - ne parlaient peut-être pas l’hébreu, mais TOUS (c’est à dire 99% des hommes et une bonne partie des femmes) le lisaient ou l’écrivaient. Et cela pour deux bonne raison :
                - Ils devaient être capables de lire les prières et la Thora en hébreu à la synagogue. »

                Vous êtes sérieuse là ?
                Non seulement mes propos limpides sont inattaquables car je faisait explicitement référence à la langue PARLEE, en exprimant mes doutes, mais en plus votre réponse est difficilement défendable.

                De prime abord rien ne tient car vous sous-entendez en écrivant [« mais TOUS (c’est à dire 99% des hommes et une bonne partie des femmes) le lisaient ou l’écrivaient“] qu’il y aurait environ au maximum 1% d’illétrisme chez les ‘juifs’ (quelquesoit le groupe) avant la renaissance hébraique ! ! !
                C’est aussi insensé que dire que TOUS les chrétiens savaient lire et écrire le latin sans tenir compte du distingo entre clercs et laics.
                C’est d’ailleurs en contradiction flagrante avec le concept de judaisme ethnique, indispensable au sionisme pour ne pas faire sombrer ce pays plus vite que la natalité des orthodoxes l’y pousse, dans une conception théocratique extrême), qui comme les lois de nuremberg, considère un homme qui n’a jamais mis les pieds dans une synagogue ou ouvert un torah comme juif sur la base de ses origines familiales.

                Je ne tiens absolument pas à entamer un débat, ou plutot une séance d’injures lifkaienne avec une fanatique telle que vous, mais de rapides recherches devraient vous permettre de corriger cette représentation simpliste et politisée de l’hébreu lu par TOUS les juifs. (d’ailleurs à quoi pouvaient donc bien servir les oulpan en raisonnant par l’absurde ?)

                • lifka
                  lifka répond à Zeki
                  • Posté à 02h21 le 26/10/2012
                  • Internaute 37623

                  1- on a compris. Ce sue disent les « sionistes » n’est vrai que quand ça correspond à vos fantasmes, mais pas quand àa n’y correspond pas.

                  2- idem

                  3- je n’ai fait que vous citer :

                  doute qu’un grand nombre d’ashkénazes, qualifiées de sémites, parlent cette lange sémitique (le yiddish étant généralement leur langue maternelle) ou qu’ils aient grand chose en commun avec des turcs séfarades parlant ladino ou les samaritains de palestine...

                  Pourquoi donc mettre en parallèle les ashkénazes, les juifs turcs et.... les samaritains de Palestine, et pas les Juifs de Palestine si ce n’est pour cacher que cela existait ?

                  votre 2e 3 : en effet, il n’y avait pratiquement pas d’illettrisme dans le monde juif ancien - du moins parmi ceux de sexe masculin - où la schuhl était au centre de la vie et où l’étude et l’érudition était au sommet de la hiérarchie sociale. D’autant que la religion juive oblige à lire les textes, pas seulement à les réciter. Tout jeune qui fait sa barmitzva doit être capable de lire la paracha du jour sans faute.

                  Selon Jacob Barnaï (Les Juifs d’Espagne : histoire d’une diaspora, 1492-1992, Liana Levi, 1998, p.394-408), il n’y avait aucun analphabète dans la communauté juive de Salonique au 16e siècle, et les yechivot de Salonique étaient si réputées qu’elles étaient fréquentées par les Juifs de tout l’Empire ottoman mais aussi par des élèves venus d’Italie comme d’Europe de l’Est

                  en 1905-1907, seulement 2% des conscrits juifs en France étaient illettrés ou n’ont pas terminé leurs études primaires.

                  • Zeki
                    Zeki répond à lifka
                    Curieux de tout
                    • Posté à 14h20 le 26/10/2012
                    • Internaute 64085
                      Curieux de tout

                    1-Non, ce ne sont pas les sionistes qui mentiraient plus que d’autres, c’est une question de mythes nationalistes, comme les français et les gaulois ou les nazis et les aryens.
                    Il faut être prudent concernant la réécriture de l’histoire par les nationalistes dans un objectif politique. C’est tout. Et pour le coup parler d’universel pour une idéologie ségrégationniste et ethnodiffférencialiste, c’est d’une ironie sans limite.

                    2-Est ce une façon de reconnaitre que ma réponse concernant le choix du nom était valable ?

                    3-« Pourquoi donc mettre en parallèle les ashkénazes, les juifs turcs et.... les samaritains de Palestine, et pas les Juifs de Palestine si ce n’est pour cacher que cela existait ? “

                    C’est déjà mieux de m’interroger que de fantasmer sur mes opinions non exprimées. J’ai choisi ces exemples car ils illustraient l’immense diversité des individus regroupés sous le vocable ‘juif’.

                    4-‘en effet, il n’y avait pratiquement pas d’illettrisme dans le monde juif ancien - du moins parmi ceux de sexe masculin -’

                    Sans même aborder la question des personnes appelées juifs, en vertu du judaisme ethnique, qui n’ont jamais mis les pieds dans une synagogue ou ouvert une torah ou un talmud, c’est déjà autre chose que le 99% d’individus dits juifs sachant lire et écrire l’hébreu... mais c’est encore selon bien loin du compte. D’ailleurs que faites vous du fait que je faisais explicitement référence à la langue PARLEE, en exprimant mes doutes ?

                    • lifka
                      lifka répond à Zeki
                      • Posté à 16h59 le 26/10/2012
                      • Internaute 37623

                      1- C’est sur que la réécriture arabe ou palestinienne de l’histoire que vous gobez comme du petit lait est bien meilleure et pas du tout idéologique.

                      2 Non, si vous savez le sens de « idem » ça veut dire même réponse que ci-dessus : Ce que disent les « sionistes » n’est vrai que quand ça correspond à vos fantasmes, mais pas quand ça n’y correspond pas. Et par la même occasion de me foutre de votre gueule.

                      3- sauf que justement les Samaritains ne se reconnaissent pas comme Juifs, et ils ne l’ont jamais été par les Juifs, même si l’Etat d’Israël les qualifie comme tels. Donc il est clair que parler d’eux et pas des Juifs qui vivaient en Palestine depuis les temps bibliques avait un sens.

                      4- non c’est exactement la même chose à partir du moment où vous parliez de « avant la renaissance de l’hébreu », c’est à dire avant la fin du 19e siècle. Et je vous rappelle ma phrase :

                      TOUS les Juifs - ashkénazes ou séfarades - ne parlaient peut-être pas l’hébreu, mais TOUS (c’est à dire 99% des hommes et une bonne partie des femmes) le lisaient ou l’écrivaient. Et cela pour deux bonne raison :
                      - Ils devaient être capables de lire les prières et la Thora en hébreu à la synagogue.

                      Parlé ou pas, l’hébreu écrit était bel et bien une langue lue et comprise par tous les hommes Juifs (et pas seulement les prêtres comme le latin) et qui permettait des échanges entre communautés lointaines.

                      Si les caractères hébraïques servaient à rédiger des textes en Yiddish ou en ladino, c’est bien parce qu’ils étaient déchiffrables par le plus grand nombre, ce que n’étaient pas les caractères latins. Exactement comme l’est le fait de signer en caractères hébraïques.

                      Mais je constate que vous ne rigolez plus sur le fait qu’il n’y a pas ou presque d’illettrisme chez les Juifs ?

                      Et je n’ai même pas relevé vos propos puants sur le judaïsme ethnique et Nuremberg. Ils méritaient juste qu’on tire la chasse par dessus. Mais vous êtes coutumier du fait.

                      • Zeki
                        Zeki répond à lifka
                        Curieux de tout
                        • Posté à 17h24 le 26/10/2012
                        • Internaute 64085
                          Curieux de tout

                        1-Un exemple de mon adhésion à « la réécriture arabe ou palestinienne de l’histoire que vous gobez comme du petit lait est bien meilleure et pas du tout idéologique. »
                        Vraiment je suis curieux et extrêmement amusé d’avance... allez y que je me pisse dessus en me roulant par terre une fois de plus.

                        2-Vous ne savez pas lire ou quoi ?
                        Je ne distingue pas les sionistes des autres nationalistes dès qu’il s’agit de s’inventer une glorieuse origine mythique sensée justifier leur politique injustifiable.

                        3-Vous vous enfoncez dans vos délires en interprétant avec votre boite à fantasme paranoide des propos pourtant clairs qui ont en plus été précisés. Délirez autant que vous voulez avec vos justifications théologiques pour votre chère colonie, mais de grace essayez au moins de ne pas transformer mes propos en ne tenant pas compte de l’explicite pour inventer de l’implicite.
                        Vos sous-entendus n’ayant aucun sens je n’épiloguerai pas sur votre pilpoul avec les conceptions identaires des uns par rapport aux autres basés sur la concurrence sectaire ou paroissiale.

                        4-Ecoutez je me fous des contorsions que vous ne cessez de fournir pour justifier et défendre votre entreprise coloniale militariste et ségrégationniste adorée.
                        J’ai fais mention de langue PARLEE. Vous me répondez sur l’écrit davantage de fadaises. Soyez honnête pour une fois, ça vous changera.

                        5-« Mais je constate que vous ne rigolez plus sur le fait qu’il n’y a pas ou presque d’illettrisme chez les Juifs ? »
                        Oh non mon pauvre ami... je n’ai simplement ni le temps à perdre ni l’envie d’en perdre avec un individu capable de tenir des propos aussi ineptes. Vos digressions qui visent à cacher le fait que vous n’avez aucune réponse à mes arguments écrits (et non ceux fantasmés que vos pouvoir médiumiques vous permettent de lire à la source, dans mon cerveau voire avant même que j’ai pu y penser).
                        Sachez bien que c’est de mon point de vue toujours aussi drolatique de lire que 99% des hommes juifs lisaient et écrivaient l’hébreu dans le monde. Vraiment très drole... hors sujet... mais très drole !

                        6-« Et je n’ai même pas relevé vos propos puants sur le judaïsme ethnique et Nuremberg. Ils méritaient juste qu’on tire la chasse par dessus. Mais vous êtes coutumier du fait. »

                        Bien sur, je suis coutumier du fait que le judaisme ethnique commun aux nationalistes racistes philosémites sionistes et antisémites nazis est une réalité qui vous défrise. Les sionistes ont même tenté de faire du paralèlle idéologique sionisme-nazisme rentrer dans la définition des actes antisémites !
                        Pas de bol, c’est intellectuellement indéfendable, mais avec encore un sérieux lavage de cerveau ce sera peut être un jour admis par une masse ignorante élevée aux poncifs judéomaniaques.

                        • lifka
                          lifka répond à Zeki
                          • Posté à 19h51 le 26/10/2012
                          • Internaute 37623

                          Vous cachez le chat mais vous en laissez traîner la queue. Votre vocabulaire immonde et vos citations suffisent à trahir d’où vous parlez, quelles sont vos inspirations et qui vous fournit aimablement vos sources. Ca ne s’invente pas.

                          Je ne vais donc pas passer encore des heures à argumenter

        • Saul
          Saul répond à Zeki
          visiteur
          • Posté à 23h30 le 24/10/2012
          • 173990
            visiteur

          @ Zeki, Nord, Force Phasme

          je ne pige pas trop cette discussion sur le nom même « Israël »
          S’ils avait décidé de s’appeler « Judée », ça veut dire qu’ils ne se reconnaissaient que comme descendant de la tribu de Juda...
          Or les Juifs se disent descendant de Jacob, qui fut nommé « Israël » après sa lutte avec Dieu.
          Jacob/Israël qui eut 12 fils (dont Juda) dont descendent les « 12 tribus d’Israël », c’est à dire les Juifs, que l’on appelle aussi « enfants d’Israël »...
          ce n’est pas que le nom du pays, mais avant tout celui de l’’ancêtre commun de tous les Juifs...

          • Force Phasme
            Force Phasme répond à Saul
            moustachu
            • Posté à 08h26 le 25/10/2012
            • Internaute 166759
              moustachu

            Tout dépend de si l’on prend Juda et Israël comme le nom des personnages bibliques ou comme le nom des royaumes.

            Ca parait quand même plus logique de prendre le nom des royaumes. A part l’Arabie Saoudite, je ne vois pas trop d’autres pays qui tirent leur nom d’un personnage historique.

            Pour ce qui est de la filiation, d’après ce que j’ai compris de la bible, les juifs actuels sont bien les descendants du royaume de Juda, puisqu’ Israël s’est écarté des prescriptions divines, s’est métissé et a été détruit.

            D’ailleurs, Judaïsme, ca veut bien dire ce que ça veut dire.

          • lifka
            lifka répond à Saul
            • Posté à 15h37 le 25/10/2012
            • Internaute 37623

            Toute cette discussion n’a qu’un seul but : délégitimer Israël et par la même occasion les Juifs et l’idée même de l’antisémitisme.

            C’est un grand classique du nouvel antisémitisme qui passe par le biais de la sémantique : en effaçant le mot ou en brouillant son sens, on efface l’objet lui-même ou on pratique un transfert de victimes ou d’histoire : les arabes deviennent les nouvelles victimes de l’antisémitisme dont les Juifs n’auraient même plus le droit de se réclamer.

            On fait de même en brouillant l’usage de mots comme nazis, camps de concentration, déportation, apartheid.... L’idée là est d’effacer l’image du Juif comme victime pour le transformer en nouveau nazi dont les Palestiniens sont les nouveaux Juifs....

            Parallèlement, avec le même jeu sur les mots, on efface les Juifs de l’histoire du Proche Orient : Jésus devient par exemple « Palestinien ».

            Bref tout un rituel de pinaillage linguistique qui est ressorti à chaque occasion afin de bien le faire entrer dans la tête. Et ça finit par marcher, parce que ça séduit les ignorants.

            • Saul
              Saul répond à lifka
              visiteur
              • Posté à 16h03 le 25/10/2012
              • 173990
                visiteur

              oui, c’est très orwellien.

        • lifka
          lifka répond à Zeki
          • Posté à 14h06 le 25/10/2012
          • Internaute 37623

          Bien, après avoir rayé le terme « antisémite » du dictionnaire, quoi de plus naturel que d’en rayer le terme « juif » ! Et même voilà que vous rayez quelques siècles d’histoire.

          Exit donc les Romains qui ont - si je ne m’abuse - bel et bien envahi la Judée, ce sur quoi nous avons des témoignages écrits....

          Le terme israel a d’ailleurs été choisi à la place de judée probablment pour se reposer sur les empires chrétiens

          Vous enfilez décidément les âneries historiques. Il semble vous échapper que le nom Israël est celui qui a été donné selon la Bible par Dieu à Jacob ; Et depuis, le peuple qu’il a fondé est connu comme la nation biblique constituée est connue sous le nom des « enfants d’Israël » ou « Israélites ».

          La première mention d’Israël apparaît sur la stèle de Mérenptah vers 1200 av. J.-C. D’après cette stèle qui célèbre la paix entre l’Égypte de Merneptah et Canaan, Israël apparaît comme une population du pays de Canaan qui habitait dans une partie de la Cisjordanie centrale.

          — Stèle de Mérenptah.

          Réécriture de l’histoire quand tu nous prend... Jusqu’où va le négationnisme !

          Quoi qu’il en soit, c’est vraiment très gentil à vous de dire aux Juifs comment ils devraient se désigner. Mais permettez aux gens que cela concerne de se désigner comme ils l’entendent... et de nommer leur pays comme ils l’entendent.

          Personne ne débat de la logique du mot « arabes » pour désigner des populations aussi diverses que celles de l’Algérie ou celles de l’Egypte, ni de celle du mot « musulmans » pour désigner tous les tenants de l’islam aussi divers que les sunites, les salafites et j’en passe.

          Donc laissez-nous décider de comment on souhaite être nommés.

          pas plus qu’importe de savoir si un individu à qui l’on attribue des opinions « antisémites » tienne des propos racistes, haineux ou simplement critiques d’un individu ou d’un groupe d’individus juifs réels ou supposés.

          En ce qui vous concerne en tout cas, beaucoup sur ce forum savent à quoi s’en tenir. Et votre rhétorique bien huilée sur la critique d’Israël ou du sionisme vaut ce que vaut celle de Dieudonné quand il accuse sur la TV iranienne les « sionistes » d’avoir.... assassiné Jésus !

          • Zeki
            Zeki répond à lifka
            Curieux de tout
            • Posté à 14h41 le 26/10/2012
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            Le terme I.si.ri.ar de la stèle de merneptah fait référence à israel (pas la biblique mythique ni la moderne réelle), jezreel ou encore autre chose ?

            PS : je n’interdis à personne de s’appeler comme il le souhaite mais ne comptez pas sur moi pour souscrire comme un bigot halluciné à une lecture théologique hasardeuse de données historiiographiques vagues et lointaines.

            • lifka
              lifka répond à Zeki
              • Posté à 18h27 le 26/10/2012
              • Internaute 37623

              Comme je ne suis pas comme vous un spécialiste de la lecture des hiéroglyphes, je me fie à ce sur quoi s’accordent les archéologues :

              Lien

              Lien

              Il y aurait même une mention encore plus ancienne :
              Lien

              La stèle de Mérenptah (Mineptah), appelée aussi stèle de la Victoire ou encore stèle d’Israël

              (...) La stèle est particulièrement connue pour contenir, dans la strophe finale, la première mention supposée d’Israël (ou plutôt, des Israélites) hors contexte biblique, c’est également la seule mention d’Israël connue dans les textes égyptiens.

              (...) La mention d’Israël se trouve à la 27e ligne (l’avant dernière), dans une liste des peuples de Canaan vaincus par Mérenptah. Elle est constituée de hiéroglyphes à valeur phonétique que Flinders Petrie interprète comme israr et de hiéroglyphes à valeur déterminatives qui désignent des peuples (l’homme et la femme) étrangers (le bâton de jet). Il ne s’agit donc pas de la mention d’un état ni d’une ville, mais plutôt d’un peuple cananéen qu’on identifie généralement aux proto-Israélites.

              Lien

              Mais vous avez peut-être des sources qu’ils n’ont pas ?

              PS : je n’interdis à personne de s’appeler comme il le souhaite mais ne comptez pas sur moi pour souscrire comme un bigot halluciné à une lecture théologique hasardeuse de données historiiographiques vagues et lointaines.

              Vous souscrivez pourtant comme un bigot halluciné à bien d’autres lectures théologiques de l’histoire....

              • Zeki
                Zeki répond à lifka
                Curieux de tout
                • Posté à 19h27 le 26/10/2012
                • Internaute 64085
                  Curieux de tout

                1-Avant d’avoir besoin d’entrer dans un énième débat stérile je vous invite à mieux lire les sources que vous prétendez m’opposer :

                « ...la première mention SUPPOSEE d’Israël... »

                Les difficultés d’interprétation de ce court passge changent beaucoup de choses et expliquent pourquoi il y a autant de débats possibles autour de cette stèle par des archéologues egyptologues qui se révèlent être moins scientifiques que des apotre de la lecture théohistorique qu’elle soit minimaliste ou maximaliste (comme Frank Yurco, Joseph Davidovits, Manfred Görg, Peter van der Veen et Christoffer Theis plus proche de thologiens que d’archéologues qui pensent que les textes religieuses sont des sources historiques fiables). C’est la raison pour laquelle petrie avait déclaré juste après sa découverte « Won’t the reverends be pleased ? » en réponse à la confirmation que spiegelberg fera de son intuition.
                Ici Lien , Hasel fait un peit résumé des débats relatifs à la traduction qui ne peut être formellement arrêtée d’où le « supposé ».

                2-« Vous souscrivez pourtant comme un bigot halluciné à bien d’autres lectures théologiques de l’histoire.... »

                Lesquelles ma chère fondamentaliste sioniste ?
                (c’est la deuxième fois de suite que je vous pose la question, donc j’espère bien qu’à un moment vous me montrerez en quoi je me rapproche d’individus tels que vous avec autre chose que des accusations péremptoires produites à la chaine et lancées à la volée).

                • lifka
                  lifka répond à Zeki
                  • Posté à 20h08 le 26/10/2012
                  • Internaute 37623

                  Aussi négationniste pour ça que pour le reste.

                  Mais comment s’étonner.

        31 autres commentaires
      • Saul
        Saul répond à Shire djavoon
        visiteur
        • Posté à 22h07 le 24/10/2012
        • 173990
          visiteur

        Sur le sens littéral, vous avez raison, mais « antisémitisme » a avant tout une définition historique.
        Non seulement par le fait de la 2ème guerre tout ça, mais du fait même des inventeurs de ce néologisme de l’époque : Inventé à la fin du 19ème siècle par les (pas encore) antisémites de l’époque, ceux ci avaient pour but, avec ce mot, de se démarquer de l’antijudaïsme traditionnel, et y inclure une dimension raciale et non plus religieuse dans leur « combat ».
        Et par antismémitisme, ils entendaient bien exclusivement « antijuifs ».

         
        • Onecinikiou
          Onecinikiou répond à Saul
          Employé
          • Posté à 05h12 le 25/10/2012
          • Internaute 145209
            Employé

          Une question qui m’interloque Saul, si vous le voulez bien, concernant la notion même d’antisémitisme, au sens non pas littéral mais justement usuel et « historique » du terme.

          En effet cette notion se rattache historiquement à l’antipathie ou à la détestation des « Juifs », au sens qu’ils se sentent appartenir à un même peuple, homogène, ce que l’on peut légitimement assimiler à du tribalisme ou de l’etho-tribalisme ; et non à la critique, fusse-t-elle radicale, qui concerne le judaïsme (et que l’on peut donc rapporter à de l’anti-judaïsme), auquel appartiennent cette fois les « juifs », au sens de communauté de croyants ayant réalisé une profession de foi déterminée.

          Mais là est le point d’achoppement : du point de vue d’un non-juif, cette dichotomie n’a pas lieu d’être puisque précisément l’une et l’autre de ces notions d’appartenance identitaire sont confondues par le fait même que les instances religieuses juives n’ont pas seule légitimité de définir qui appartient au peuple des Juifs (et non des juifs), au nom, ce qui est incontestable, d’une matrilinéarité elle-même d’essence toute religieuse.

          Puisque justement les non-juifs, a fortiori les non-croyants, étant extérieurs à cette réalité philosophique et pratique, non logiquement pas – eux – à se soumettre à ce diktat imposé par le dogme et l’orthodoxie religieux juif, au même titre qu’ils se refusent à prétendre la Genèse comme l’horizon indépassable de nos connaissances actuelles, historiques et anthropologiques.

          Ainsi donc, par déclinaisons successives, un non-juif conséquent (en cela qu’il est conscient de ce fait cohérent), ne peut définitivement être catalogué ou suspecté d’antisémitisme, puisque ce concept fait explicitement référence à un corpus religieux auquel lui-même n’est aucunement soumis. C’est le point central de la présente démonstration.

          Ce qui ne veut pas dire pour autant, et déjà pour celui-là, que la judéité ne soit ni artificielle ni irréelle, puisqu’en réalité est juif celui qui ne peut être que de confession juive (en tant qu’ayant fait profession de foi, et uniquement cela), et ne peut recouvrir en toute logique que cette caractéristique irréductible. En revanche, celles qu’en font les instances religieuses juives, et par voie de conséquence l’État d’Israël, sur la base d’une définition strictement biblique, n’ont certainement pas lieu d’être reprise pour les non-juifs.

          Ainsi donc, pour ces derniers, juif athée = oxymore. Comme de pareil, le problème que pose la dualité intrinsèque au mot juif (avec et sans majuscule) est dissout, pour ne laisser place qu’à ce second terme et par voie de conséquence, cette seconde définition.

          Or selon celle-ci, par un renversement de paradigme étonnant, les non-juifs ne peuvent plus être accusés ou suspectés d’être antisémites (seulement et éventuellement « judéophobe », ce qui n’est pas la même chose vous en conviendriez, et explicitement autorisé par nos corpus tant législatif que constitutionnel), et en miroir de ce postulat seuls les juifs le peuvent, puisque seuls ceux-ci sont soumis à cette (première) définition contraignante.

          Ou alors j’attends que l’on me démontre rigoureusement le contraire. M. Finkielkraut peut-être, détenteur de la chaire de philosophie à l’école polytechnique, et qui se revendique lui-même juif athée ?

          • Force Phasme
            Force Phasme répond à Onecinikiou
            moustachu
            • Posté à 08h33 le 25/10/2012
            • Internaute 166759
              moustachu

            ...Donc l’antisémitisme n’existe pas ?

            Pfiou, nous voilà tiré d’affaire. Il était temps.

            • Onecinikiou
              Onecinikiou répond à Force Phasme
              Employé
              • Posté à 09h04 le 25/10/2012
              • Internaute 145209
                Employé

              Je vous confirme que raisonnablement cette notion ne recouvre strictement aucun sens ni aucune réalité pour un non-juif, et, comme il a été dit, a fortiori pour un non-croyant. C’est d’une logique formelle.

              • Force Phasme
                Force Phasme répond à Onecinikiou
                moustachu
                • Posté à 09h15 le 25/10/2012
                • Internaute 166759
                  moustachu

                Il se trouve que concrètement, cette notion a des effets bien palpable.
                L’étymologie ne peut pas grand chose contre des faits établis.

                Des gens se définissent comme Juifs et sont considérés comme tel par le reste de la population. C’est suffisant, je pense pour dire que les juifs existent.
                Existe t’il une animosité particulière à leur égard ?
                Oui.
                C’est ce que l’on appelle l’antisémitisme.
                Pas besoin de se contorsionner dans tous les sens pour nier l’évidence.

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