Nawaat 23/10/2012 à 13h12

Un an après le vote du 23 octobre, la joie absente en Tunisie

Nawaat"
Lilia Weslaty | Nawaat.org


L’hémicycle de la Constituante à Tunis (Thierry Brésillon)

(De Tunis) A 7 heures du matin, j’étais déjà debout. J’étais excitée à l’idée de voter pour la première fois de ma vie. Une joie « citoyenne » que des millions de Tunisiens ont ressentie il y a de cela un an, le 23 octobre 2011.

Ambivalence tunisienne
Journaliste au site indépendant tunisien Nawaat.org, Lilia Weslaty confie ici ses souvenirs et ses espoirs, un an après les élections à l’Assemblée constituante tunisienne, échéance qui devait marquer la fin de ses travaux, ce qui n’est pas le cas. Un texte republié avec l’accord de son auteur, qui nous a semblé bien résumer l’ambivalence tunisienne à l’heure de cette échéance ratée, quand tant d’incertitudes marquent la vie politique dans la Tunisie post-Ben Ali. Pierre Haski

Après la chute du dictateur Ben Ali, nos espérances en Tunisie, nous citoyens, étaient grandes. On voulait une nouvelle Constitution où les principes d’un Etat de droit, des droits de l’homme et surtout des revendications de la révolution tunisienne entamée le 17 décembre 2010, « travail, liberté et dignité », soient le fondement de notre nouvelle République.

Les élus se sont engagés à un an de travail, pas plus, sauf le Congrès pour la République (CPR), parti du président Moncef Marzouki, qui a estimé qu’il faudrait au moins trois ans pour parfaire nos lois constitutionnelles.

Reconnaître le travail des élus du peuple

Au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC), les députés ont travaillé avec acharnement. Contrairement aux séquences amputées des séances plénières qu’on voit circuler sur Internet et dans les médias, il faudra reconnaître le travail acharné des élus du peuple que j’ai côtoyés.

Toujours en déplacements, en réunions, en discussions, travaillant plus de huit heures par jour, même pendant les jours du mois de ramadan où ils rentrent tard – à peine une heure avant la rupture du jeûne pour retravailler jusqu’à 3 heures du matin –, les députés tentent de résister à la pression du travail colossal qu’ils doivent effectuer et aux critiques tous azimuts qu’ils reçoivent de la part des citoyens et des médias.

L’exemple hilarant de l’article 28

Par ailleurs, il faut dire les choses telles quelles : la majorité des députés ne sont pas aptes à écrire une Constitution. C’est comme si on avait demandé à une voiture quatre chevaux de rouler à 250 km/h pendant une année entière.

Certes, actuellement, plus de 191 articles ont été écrits. Cependant, il faudra tous les revoir grâce à un tribunal constitutionnel, un organe qui devra être créé au plus tôt pour contrôler la constitutionnalité des lois et leur conformité aux principes de droit.

Ainsi, l’exemple hilarant de l’article 28 muté en l’article 21 où Ennahdha positionne la femme en tant que « complément de l’homme » n’a rien de constitutionnel et devra sauter tôt ou tard. Pareil pour le projet de « Conseil supérieur islamique » proposé par le parti islamiste où la notion discriminatoire sur le plan religieux est évidente.

Un retard qui tombe à pic pour l’opposition

Actuellement, outre la création du tribunal constitutionnel, les projets et propositions de lois gouvernementaux, partisans et associatifs des trois instances à créer (des médias, de l’ordre judiciaire et des élections) sont débattus en commission par les députés.

Les trois présidents – de la République, du gouvernement et de l’ANC – ont proposé récemment les dates du 23 juin 2013 pour les élections législatives et la présidentielle et le 7 juillet 2013 pour le second tour de la présidentielle. Il est donc évident que la promesse du 23 octobre 2012 où devaient se terminer les travaux de l’ANC n’a pas été respectée.

Ceci risque donc d’offrir aux politiciens de l’opposition, qui convoitent les sièges au sein du gouvernement, un alibi pour le dissoudre.

La scène politique divisée


A Tunis, pour le premier anniversaire de la révolution (Pierre Haski/Rue89)

Récemment, la montée du nouveau parti Appel de la Tunisie (Nidaa Tounes) de l’ex-ministre Béji Caid Essebsi, destourien (à l’époque de Bourguiba) et RCDiste (sous Ben Ali), a divisé la scène politique en deux :

  • une partie qui soutient la troïka (partis qui gouvernent la Tunisie actuellement : Ennahdha, CPR et Ettakatol) ;
  • une autre qui soutient l’Appel de la Tunisie.

Néanmoins, une troisième voie commence à se faire voir, celle de partis de gauche appelée Front populaire. Le 7 octobre, un grand meeting de cette coalition de douze partis et d’indépendants a été organisé à Tunis.

Obligés de voter pour la peste ou la choléra

Des milliers de Tunisiens sont venus y assister. Les slogans brandis réclamaient démocratie, égalité, citoyenneté et toutes les valeurs républicaines universellement reconnues. Le hic, c’est que ce Front populaire même contient des staliniens voire des partisans du dictateur Bachar el-Assad (parti Baas en Tunisie).

Ainsi, sur le plan politique, cette année mouvementée risque d’aboutir à des résultats disparates lors des prochaines élections et où certains seront obligés de voter pour la peste ou la choléra.

Le contexte fragile – des heurts entre citoyens se multiplient un peu partout dans les villes tunisiennes, les extrémistes religieux, appelés en langage abusé « salafistes », participent aux troubles à l’ordre public – augmente le sentiment d’insécurité chez le citoyen lambda.

Par contre, l’esprit de défi et de la révolution est encore présent, surtout chez la nouvelle génération.

Les citoyens ont enfin la hache à la main

Les associations et la société civile en Tunisie sont très actives et chaque jour, des conférences de presse, des assemblées, des réunions de discussions, des actions citoyennes sont organisées. En voyant les informations de l’extérieur, un étranger pourrait croire que le pays sombre dans le chaos, pourtant quand on est sur le terrain, on se rend compte que certes, la structure de la dictature ne s’est pas encore effondrée mais que les citoyens ont enfin la hache à la main, celle de la plume et de la liberté d’expression pour la faire tomber.

En parallèle, le soutien inconditionnel de l’Union européenne et de l’Occident en général pour faire réussir la transition démocratique en Tunisie est bien tangible à travers les accords signés avec le gouvernement tunisien.

Récemment, la commission européenne a adopté un nouveau programme d’une valeur de 25 millions d’euros visant à renforcer l’Etat de droit et appuyer la transition démocratique en soutenant les processus de réforme de la justice et du système pénitentiaire, conformément aux normes européennes et internationales.

Face à la montée des groupes religieux extrémistes et pour assurer sa propre sécurité, l’Union européenne a intérêt à soutenir le berceau de la révolution tunisienne.


Femmes à Sidi Bouzid (Thierry Brésillon)

Quoique l’on n’a toujours pas remédié à la cause pour laquelle a éclaté ce mouvement révolutionnaire qui a bouleversé le monde en 2011. En effet, le travail informel explose à tous points de vue en Tunisie et l’encadrement de la jeunesse active, qui constitue une grande tranche de la société, n’est toujours pas à l’ordre du jour pour le gouvernement Jebali.

Pas de joie ce 23 octobre

En conclusion, la date du 23 octobre 2012, commémorative du premier exercice effectif de la démocratie, ne sera pas fêtée dans la joie, notamment après la publication d’un enregistrement audio d’une conversation à huis clos entre le chef du gouvernement Hamadi Jebali (Ennahdha) et l’ex-Premier ministre Béji Caid Essebsi où aucun des deux ne semblent être sur le chemin d’une vraie réforme du système en Tunisie.

Il est vrai que la volonté politique manque mais celle du peuple, appauvri et qui n’a plus à rien à perdre, risque de perpétuer une deuxième révolution. Entretemps, l’exercice de la citoyenneté, où on apprend jour après jour que les droits et libertés ne peuvent tomber du ciel mais doivent s’arracher, est en cours.

Les priorités pour la construction de la Tunisie sont à mon humble avis réparties en trois axes :

  • d’abord la justice, indépendante du pouvoir exécutif ;
  • ensuite l’éducation qui nécessite une réforme approfondie ;
  • et enfin le règlement du travail informel.

Car, comme le disait le savant tunisien du XIIIe siècle Ibn Khaldoun dans son livre « Al Muqaddima » (« Prolégomènes ») :

« La justice est la base de la vie en communauté. »

Cette formule dite, il y a de ça sept siècles, est encore d’actualité. Si les politiciens continuent dans le sens de leurs calculs restreints à leurs intérêts personnels et non au bien commun, ils se feront tout simplement « dégager ».


« Vive la Tunisie libre et démocratique », slogan dans une avenue de Tunis (Pierre Haski/Rue89)

Publié initialement sur
http://nawaat.org/portail/
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  • Pivar
    Pivar
    Pyropygiste
    • Posté à 14h30 le 23/10/2012
    • Internaute 160918
      Pyropygiste

    Comme pour le tremblement de terre en Italie, ’faut faire un procès à ceux qui prévoyaient des lendemains chantant youplaboum pour la Tunisie.

    Je plaisante bien sûr. ’Suffit juste de dire qu’ils sont mauvais.

    • Bad Lieutenant
      Bad Lieutenant répond à Pivar
      Bisounours de combat
      • Posté à 17h21 le 23/10/2012
      • Internaute 190065
        Bisounours de combat

      j’ai beau lire et relire plusieurs fois et je ne vois rien...Bravo !

  • Pal@din
    • Posté à 14h32 le 23/10/2012
    • Internaute 193863

    Les Tunisiens peuvent remercier leurs compatriotes qui vivent en France
    Vote

  • faded yasser
    faded yasser
    pour la justice
    • Posté à 14h35 le 23/10/2012
    • Internaute 155078
      pour la justice

    Et dire que les semblables de ces energumènes ont été imposés par Sarko, l’OTAN et leurs amis à la tete du pouvoir en Libye et Hollande -Fabius veulent nous imposer ces barbus à la tete du pouvoir en Syrie. Les islamistes ont été toujours créés , financés, armés et soutenus par le colonialisme, l’impérialisme et les services secrets déviés dans l’objectif de freiner et de saboter les aspirations de démocratie, progrés, souvranité, independence,justice et liberté de leur peuples

    • Tom Roger
      Tom Roger répond à faded yasser
      Classe moyenne
      • Posté à 14h45 le 23/10/2012
      • Internaute 194075
        Classe moyenne

      C’est un peu facile de rejeter la faute encore et toujours sur l’occident. Les tunisiens en France ont voté majoritairement et individuellement pour les islamistes.

      • faded yasser
        faded yasser répond à Tom Roger
        pour la justice
        • Posté à 15h01 le 23/10/2012
        • Internaute 155078
          pour la justice

        Ceci n’empeche que le néoconservateur Sarko et son ami sioniste BHL ont détruit la Libye pour introner ces barbus terroristes. Et ceci n’empeche que le soit disant socialiste Fabius a deversé une serie d’invectives et de propos haineux contre le peuple syrien et contre son president. Avec tous les problèmes que nous vivons et les crises qui nous secouent , Fabius le marchand de l’art et 1er responsable des morts du sang infecté s’est spécialisé à attaquer la syrie et l’Iran

         
        • Tom Roger
          Tom Roger répond à faded yasser
          Classe moyenne
          • Posté à 15h51 le 23/10/2012
          • Internaute 194075
            Classe moyenne

          Nous sommes donc d’accord que si l’occident joue un rôle dans certains conflits il n’est pas responsable de tout ce qui ne va pas dans le monde musulman. Un peu d’autocritique sociétale et cultuelle peut être salutaire ...

        1 autres commentaires
      • Léon777
        Léon777 répond à Tom Roger
        Artiste
        • Posté à 16h29 le 23/10/2012
        • Internaute 191909
          Artiste

        « C’est un peu facile de rejeter la faute encore et toujours sur l’occident. »
        C’est pour cela qu’il le fait...

    • Léon777
      Léon777 répond à faded yasser
      Artiste
      • Posté à 15h42 le 23/10/2012
      • Internaute 191909
        Artiste

      Hors Sujet.
      Sympa votre propagande mais le sujet c’est la Tunisie.

  • beerootfr
    beerootfr
    retraité baroudeur
    • Posté à 15h05 le 23/10/2012
    • Internaute 40978
      retraité baroudeur

    Si ça peut adoucir l’amertume, en France il n’aura fallu que 6 mois pour que le « réenchantement du rêve français » soit passé de vie à trépas.

  • Dorian Liscouet
    • Posté à 15h43 le 23/10/2012
    • Internaute 194159
      reknf
  • FDCraie
    FDCraie
    Censuré.
    • Posté à 16h25 le 23/10/2012
    • Internaute 121689
      Censuré.

    « Il est vrai que la volonté politique manque mais celle du peuple, appauvri et qui n’a plus à rien à perdre, risque de perpétuer une deuxième révolution. »

    Perpétrer ?

    La justice est une priorité sans nul doute, faut il encore qu’elle ne soit pas divine...

  • pecu
    pecu
    retraité
    • Posté à 16h47 le 23/10/2012
    • Internaute 140471
      retraité

    Cela s’appelle les lendemains qui déchantent. Mais peut-il en être autrement ? Renverser un dictateur et organiser des élections est un début. Mais l’avènement de la démocratie ne se réduit pas à cette équation. C’est le fruit d’un long cheminement pas toujours pavé de roses.

  • Rose.Arno
    Rose.Arno
    Enseignante
    • Posté à 19h12 le 23/10/2012
    • Expert 136988
      Enseignante

    La joie absente ?

    Allons, allons, nul besoin de libations frivoles.
    De longues prières, la sagesse religieuse qui recouvre le pays de son voile protecteur, les femmes à la maison et les hommes au café, les sociétés de demain n’ont pas besoin d’autre chose pour accéder à la sérénité.

    Bon, une petite lapidation de temps en temps si on tient vraiment à égayer les choses....

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 20h28 le 23/10/2012
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Il faut qu ils trouvent leurs marques mais pourquoi partir de rien pour creer une constitution ? Pourquoi ne pas en prendre une qui tienne la route comme celle de n importe quel pays stable et faire un copie colle avec peut etre quelque ajustement a la sauce locale . La constitution US tiens sur une feuille A4 ..pas besoin d en mettre des tartines et puisque que le Maghreb a une histoire commune avec l Europe ils devraient envoyer des groupes de consultants visiter des constitutionnalistes de differents pays afin d en sortir une synthese.

  • amyr dhawy
    amyr dhawy
    Etre humain ordinaire
    • Posté à 23h48 le 23/10/2012
    • Internaute 189167
      Etre humain ordinaire

    Sécrétion biliaire
    Médiocre article d’une piètre « journaliste ». Médiocre pour au moins deux raisons : 1)- L’article est un conglomérat de « matériaux » disparates que la « journaliste » a échantillonnés selon son humeur biliaire et taciturne et sa nature pessimiste négative. 2)- Avec ces « briques », ces « pierres » et ces « bûches » ramassées dans la poubelle de l’histoire, madame a construit son « château » lugubre en mélangeant quelques vérités anodines avec beaucoup de « semi-vérités », des contre-vérités et surtout en choisissant le sophisme et l’altération comme « architecture ». Piètre, la journaliste, car en se présentant « hors cadre » idéologique, politique et surtout populaire, elle s’est trouvée totalement éjectée et déconnectée de cette Tunisie et de son peuple. Madame est triste taciturne, déprimée pour une unique raison : La BELLE Tunisie n’a pas voulu et ne voudra jamais de sa « laïcité » à la française : « Journaliste qui a pour rêve que la Tunisie devienne le pays le plus respectueux des Droits de l’Homme au monde », lit-on en bas de l’article. Quand on fait pareil « rêve », c’est le cauchemar certain, d’où les sécrétions biliaires de l’auteure. « Le soutien inconditionnel de l’Union européenne et de l’Occident en général pour faire réussir la transition démocratique en Tunisie est bien tangible à travers les accords signés avec le gouvernement tunisien. Récemment, la commission européenne a adopté un nouveau programme d’une valeur de 25 millions d’euros visant à renforcer l’Etat de droit et appuyer la transition démocratique en soutenant les processus de réforme de la justice et du système pénitentiaire conformément aux normes européennes et internationales », dixit Lilia Weslaty. D’abord, ce « soutien de l’Union européenne et de l’Occident en général » n’est ni « inconditionnel » ni « pour faire réussir la transition démocratique en Tunisie », mais quand on est « la voix de son maître », on se suffit de lécher et de gémir.
    1)- « La date du 23 octobre 2012, commémorative du premier exercice effectif de la démocratie, ne sera pas fêtée dans la joie », prophétise Lilia. Elle admet clairement que ce 23 octobre termine « une année du premier exercice effectif de la démocratie », donc, la démocratie existe en Tunisie et elle est en marche et seuls les salafistes « laïcs », « bourguibiens », « rcdistes », « ben aliens », « ugttistes » et extrémistes de « gauche », de « droite » et de « centre » n’en veulent pas, mais combien représentent-ils du peuple tunisien ?
    2)- « Des heurts entre citoyens se multiplient un peu partout dans les villes tunisiennes, où les extrémistes religieux appelés en langage abusé “salafistes” participants aux troubles à l’ordre public, augmente le sentiment d’insécurité chez le citoyen lambda », se « lamente » Lilia, la Pauvre ! Ainsi, donc, il n’y a que ces « extrémistes religieux appelés en langage abusé “salafistes‘’ qui saccagent, brûlent, bloquent les routes, ferment les usines et s’entretuent pour rien et n’importe quoi ! C’est la litanie du discours médiatique occidental que tout ‘journaliste’ vide et déconnecté, ou génétiquement menteur et hypocrite, ou encore endoctriné et aveuglé, importe et ressasse.
    3)- ‘Ainsi, sur le plan politique, cette année mouvementée risque d’aboutir à des résultats disparates lors des prochaines élections et où certains seront obligés de voter pour la peste ou la choléra’, re-prophétie liliane. ‘ La peste et le choléra ’ sont, d’après l’experte ‘Appel de la Tunisie (Nidaa Tounes) et la Troïka’, admettons. La journaliste montre une petite ‘lueur d’espoir ’ pour nous les citoyens ‘lamda’ comme elle nous qualifie. Pour éviter, donc, ‘la peste et la choléra’, voici ‘une troisième voie commence à se faire voir, celle de partis de gauche appelée Front Populaire’ ! Ouf, on l’a échappé de peu, marchons, donc dans cette ‘ voix’ surtout que ‘les slogans brandis réclamaient démocratie, égalité, citoyenneté et toutes les valeurs républicaines universellement reconnues’, la ‘laïcité à la française’, le ‘rêve’ de Lilia ! Concrétisons ! Ces gens de la ‘ 3ème voix ’ valent mieux qu’Essebsi et ses figures de traîtres et mieux que cette Trïka fissurée et beaucoup mieux que ces corbeaux lugubres, ces ‘extrémistes religieux appelés en langage abusé salafistes’. Votons ‘ 3ème voix ’ et vive la ‘démocratie universelle’ ! Non, attendez, svp, Lilia nous met en garde : ‘le hic, c’est que ce Front Populaire même contient des Staliniens voire des partisans du dictateur Bachar Al Assad (parti Baas en Tunisie)’ ! Mais, c’est le sida, là. Tous les chemins menant vers les urnes sont bel et bien bloqués comme ceux de gouvernorats de Beni Hilal, ssuf un, un tout petit sentier que seule Lilia connaît. Cherchons et cherchons bien : pour quelle formation politique existante ou à venir, nous guide la grande penseuse-politologue-sociologue etc.. ?
    4)- Ce 23 Octobre doit remplir de fierté, de joie et d’optimisme tous les vrais tunisiens et tunisiennes. C’est la date de la PREMIRE REPUBLIQUE dans l’histoire du pays et il doit être commémorer comme Fête de la République et ‘dégager’ le 25 juillet car c’est la date d’un putsch policier commis par Bourguiba avant l’existence de la République. Aujourd’hui, la liberté d’opinion et d’expression est une réalité qui n’existe pas en Occident. ‘Entre temps, l’exercice de la citoyenneté, où on apprend jour après que les droits et libertés ne peuvent tomber du ciel mais doivent s’arracher, est en cours.’, constate Lilia Weslaty. On est donc sur la bonne voix mais on doit être très attentifs et très vigilants car les loups, les chacals, les hyènes et les serpents tous les déraciné(e)s) rôdent et font tout pour faire avorter le processus du vrai changement. Ces bêtes maléfiques sont aussi bien dans le gouvernement et l’administration que dans l’opposition, mais les plus vénéneuses sont dans les médias et l’Ugtt.
    Alors, nous ne dirons pas ‘bonjour tristesse’ mais ‘lève-toi aube de la transformation’. Nous dédions un pot de ‘color tout’ à Lilia Weslaty et ses semblables puissent-ils retrouver un peu de couleur sur leurs visages et dans leurs cœurs.

  • matsu
    matsu
    watashi baka ja nai !
    • Posté à 10h21 le 24/10/2012
    • 183181
      watashi baka ja nai !

    La « joie » ?
    En terre d’islam ? ? ?

  • joachim31
    joachim31
    GRRRRR!!!!!
    • Posté à 00h55 le 25/10/2012
    • 174871
      GRRRRR!!!!!

    Le voile se lève sur les voiles qui se baissent.

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