Newsweek abandonne le papier et passe au tout-numérique

La une du dernier numéro de Newsweek, octobre 2012
Les grands journaux ne meurent jamais d’un seul coup. L’agonie de Newsweek, qui fut l’un des plus grands news magazines au monde, va connaître une étape de plus à la fin de l’année avec l’arrêt de son édition papier.
A son apogée, Newsweek était diffusé à plus de trois millions d’exemplaires par semaine, avait des bureaux et des envoyés spéciaux dans le monde entier. Avant de connaître un déclin de ses ventes et recettes publicitaires ces dernières années. En 2010, l’hebdomadaire américain est vendu 1 dollar symbolique à un milliardaire, avant de fusionner avec un site internet d’informations.
Dernier numéro le 31 décembre
Jeudi, Tina Brown, l’éditrice de The Daily Beast, le site qui avait fusionné avec Newsweek et tenté une relance du titre en détresse, a annoncé que le dernier numéro du magazine serait publié le 31 décembre. Avant son 80e anniversaire l’an prochain.
Le titre Newsweek ne disparaîtra pas pour autant, devenant un site d’informations payant :
« Newsweek Global, ainsi que sera renommée la publication entièrement numérique, aura une édition unique et internationale, destinée à un public très mobile et leader d’opinion [...].
Newsweek Global sera financé par des abonnements payants et accessible à des lecteurs électroniques sur les tablettes et le Web. »
Tina Brown l’assure :
« Nous engageons la transition de Newsweek, nous ne lui disons pas au revoir. »
Repris par Barry Diller, « pas un sentimental »
Mais cette stratégie, qui s’accompagne d’un plan de licenciements, a tout de la dernière chance avant disparition totale : The Daily Beast reste la priorité absolue de Tina Brown, une personnalité de la presse américaine qui a fondé ce site après avoir dirigé plusieurs publications prestigieuses comme le New Yorker et Vanity Fair.
D’autant que, comme le rappelle David Carr, le spécialiste des médias au New York Times, après la mort l’an dernier de Sidney Harman, le magnat de 92 ans qui avait sauvé Newsweek de la mort en 2010, l’ensemble The Daily Beast - Newsweek a été repris par le groupe géant de médias InterActiveCorp (IAC) de Barry Diller, qui n’est pas un tendre.
David Carr souligne que, dans une interview radiophonique, Barry Diller a lui-même déclaré qu’il n’était « pas un sentimental » en affaires, et que si une entreprise ne marche pas, il faut « vendre, essuyer les pertes, et passer à autre chose ». Newsweek est prévenu.
The Guardian aussi ?
Le hasard fait que le même jour, le quotidien britannique The Guardian a été contraint de démentir des rumeurs selon lesquelles il abandonnerait, lui aussi, le papier au profit du tout-numérique.
Le Guardian a certes un site et des applications mobile et tablette parmi les plus consultés au monde, il enregistre toujours 70% de ses revenus du papier, ce qui rendrait une transition brutale plus que problématique.
Comme l’écrit son directeur, Alan Rusbridger, sur Twiter, « numbers just don’t add », « le compte n’y est pas ».
Numbers for going digital only & junking print just don’t add up. So Telegraph has written the opposite of the truth.
— alan rusbridger (@arusbridger) Octobre 17, 2012
Rappelons qu’en France, France Soir a abandonné le papier pour le tout-numérique, puis le dépôt de bilan et la fermeture définitive, tandis que La Tribune a abandonné son édition papier quotidienne au profit d’un site web et d’un hebdomadaire papier.
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le cul entre deux chaises
le cul entre deux chaises
Le papier c’est trop chère c’est pas écologique
Et en plus cela voyage dans le temps, quand on écrit un truc dessus cela reste au contraire de ce qui est écrit sur internet qui peut être modifié ou effacé à tout moment.
Ils vont avoir du pain sur la planche les historiens dans 1000 ans quand tout ce qu’il restera de notre époque sera des factures edf et de téléphone, des cartes pokemon , des playboy des affiches publicitaires et des inscription NIKLABAC dans les cryptes et les galleries franciliennes.




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