Diam’s vue d’Arabie saoudite : c’est la faute aux catholiques
Nouvellement installé à Riyad, en Arabie Saoudite, après avoir été embauché par une grande agence de publicité, je m’adapte tout doucement.
Même rituel tous les matins en arrivant au bureau une heure avant les autres : une grande tasse de café et la lecture des feuilles de chou locales (en anglais) .
Des lectures assez lassantes, d’ailleurs, puisqu’il s’agit toujours pour ces titres de présenter les visiteurs venus s’adresser au roi et d’aligner les investissements en milliards de dollars pour le développement du royaume. A croire qu’ici, les millions ne sont pas une option et que les princes de l’or noir ne s’intéressent aux nombres à neuf zéros et plus.
Quelle ne fut pas ma surprise ce samedi en tombant sur un visage familier, dans mon numéro de la Saudi Gazette : Diam’s-de-son-voile-vêtue en page 4.
Sans même lire le titre de l’article, je me doute bien de quoi il s’agit, cette histoire d’interview qu’on nous a servie à toutes les sauces dans les médias français la semaine dernière.
Ça ne m’étonne pas vraiment : cette « success conversion » devrait en ravir plus d’un en Arabie Saoudite. Je lis quand même l’article pour voir la tournure que pourrait bien prendre cette histoire sous la plume d’une « sœur » (la journaliste est une femme).
Rien de bien intéressant au début, et puis un mot me surprend :
« A l’âge de 15 ans, Diam’s a fait une tentative de suicide quand ses parents catholiques ont engagé une procédure de divorce traumatisante. »
Je passe sur le fait que j’ignorais cet élément biographique, mais la méthode me frappe : vouloir enjoliver cette histoire pour les lecteurs saoudiens, en mettant une tentative de suicide sur le dos d’un divorce de parents catholiques...
Je ne suis ni catholique, ni musulman. Je commence surtout à trouver ça fatiguant d’avoir à lire partout des gens qui tirent sur les autres communautés et religions, que ce soit dans un article de la Saudi Gazette, dans la saga “pain au chocolat” de Jean-François Copé, dans les conflits confessionnels en Syrie ou encore dans la haine intercommunautaire silencieuse mais néanmoins grandissante au Liban.
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Bisounours de combat
Bisounours de combat
« Je commence surtout à trouver ça fatiguant d’avoir à lire partout des gens qui tirent sur les autres communautés et religions »
C’est le principe même de la religion, ils ne peuvent pas s’entendre entre eux sinon cela ferait tomber leurs croyances de fait, ils se tirent entre eux afin de déterminer quel est le meilleur dieu à choisir pour la planète, c’est pas sympa ça ?
Ils font ça pour notre bien ces gens là, c’est vrai nous autres pauvres athées perdus n’iront pas au paradis ou autres, dommage quel formidable endroit cela semble être ! On retrouve les gens qu’on aime, c’est blanc, c’est beau c’est calme on y sera bien ya pas à dire, enfin on retrouvera tous les gens qui sont morts et même que ça nous a fait beaucoup de tristesse quand ça leur est « tombé dessus » mais ouf il y a le paradis on est sauvé, on peut baiser avec 70 vierges même si on a bien bossé pour le « boss » et-c...
Si à force de se casser les uns les autres ils pouvaient disparaître...




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