Explicateur

07/10/2012 à 15h50

Qu’est-ce qu’on attend pour réformer la taxe d’habitation ?

Les taux moyens 2011 
de la taxe d’habitation
La carte représente les taux moyens 2011 de la taxe d’habitation, plus c’est foncé, plus c’est élevé. En cliquant, vous obtiendrez le taux maximum dans chaque département.
Une erreur, un ajout ? | Source des données (PDF) | Données (Fusion table) | Carte par Martin Untersinger.
Martin Untersinger | Journaliste Rue89

En France, quel est le seul impôt qui n’a pas été réformé depuis 40 ans ? La taxe d’habitation, qui est encore calculée avec des données datant de 1970. Explications.

Appli
1

Comment la taxe d’habitation est-elle calculée ?

Comment lire la carte ?

Devant la difficulté d’accéder aux valeurs locatives à l’échelle nationale (voir plus bas), nous avons décidé d’utiliser les données à notre disposition, à savoir la moyenne départementale des taux d’imposition.

Plus le département est coloré d’une couleur foncée, plus le taux moyen que ses communes pratiquent est élevé. L’occasion pour vous de comparer votre taux d’imposition au taux moyen de votre département. Lorsque vous cliquez, vous accéder également au taux le plus élevé pratiqué dans le département.

La base de la taxe d’habitation est constituée de ce qu’on appelle la valeur locative des bâtiments. C’est cette valeur qui n’a (presque) pas bougé depuis 1970. Elle est censée représenter la valeur que l’on pourrait tirer de la location d’un bien, et à ce titre doit refléter la valeur d’un quartier et la qualité du logement.

Là-dessus, les communes (éventuellement les intercommunalités) fixent un taux (voir carte ci-dessus), qui, combiné à cette valeur locative (et aux abattements éventuels) aboutit à la taxe d’habitation.

Alors certes, l’administration applique annuellement un coefficient rectificatif à cette valeur locative, pour tenir compte de l’évolution des loyers. Mais il est départemental et affecte tous les logements sans distinction.

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Un constat d’iniquité partagé

En effet, d’une ville à l’autre, d’un quartier à l’autre parfois, le montant de la taxe d’habitation peut être extrêmement variable.

Certains quartiers de Paris, autrefois insalubres ou presque, ont une valeur locative cadastrale très faible, alors qu’ils sont aujourd’hui habités par des populations plutôt aisées. Certaines cités construites dans les années 60, « tout confort » pour l’époque, ont à l’inverse une valeur très élevée. Une iniquité criante.

Selon François Marc, sénateur (PS) du Finistère, concernant les locaux professionnels (il a consacré un rapport à ce sujet), « les différences sont parfois considérables, certains paient 100% à 150% de plus que ce qu’ils devraient, d’autres 80% à 100% de moins ».

Le constat est unanime. Dans un rapport de la Cour des comptes de 2009 sur la fiscalité locale, par exemple.

« L’absence de révision des bases et les défaillances de l’actualisation par les services produisent un classement des biens immobiliers sans rapport avec la réalité et peu équitable. »

Voir le document

(Fichier PDF)

Dans le rapport sénatorial, remis au début de cet été par MM. Marc et Jarlier :

« La révision des valeurs locatives cadastrales reste une nécessité au regard de la justice fiscale et un souhait partagé des élus locaux et de l’administration fiscale qui en attendent aussi bien une réappropriation de la connaissance de leur territoire, d’éventuelles recettes supplémentaires, une crédibilité retrouvée vis-à-vis des contribuables et, à plus long terme, de nouvelles avancées de la péréquation entre collectivités territoriales. »

Lors de la campagne présidentielle, il y avait aussi consensus sur la nécessité de cette réforme.

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Les sous et le risque politique

Mais alors qu’est-ce qui bloque ? Le premier obstacle est d’ordre financier : il faudrait envoyer des agents de la Direction générale des finances publiques (DGFip) un peu partout sur le territoire pour tout réévaluer. Thierry Ducasse, de la CGT Finances publiques :

« Le problème c’est celui de la faisabilité technique de cette réforme par les services. La DGFip a été touchée par des restructurations et des coupes d’effectifs. »

L’autre obstacle sur la voie de la réforme, c’est le risque de « choc fiscal ». Cela induirait un véritable chambardement des impôts locaux, même si des mécanismes de lissage seraient sans doute prévus. Ce que confirme François Marc :

« Les élus savent que quand on prend des décisions fiscales, ceux qui sont contents ne leur amènent pas de fleurs, et les autres se manifestent bruyamment et avec leur bulletin de vote. »

Joël Laus, du syndicat Solidaires finances publiques, abonde :

« Les impôts locaux n’ont pas été réformés parce que cela faisait un gros glissement de valeur locative d’une minorité de la population à la majorité. »

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Une réforme à peine amorcée

Au départ, la valeur locative devait être revue tous les trois ans. Vœu pieux, « pour des raisons financières », nous explique Thierry Ducasse :

« Il y a eu une première tentative en 1990, une réforme des valeurs locatives de l’ensemble des locaux et habitations. Ces travaux ont duré deux ans, tous les agents de la DGFip (à l’époque Direction générale des impôts) sont partis sur le terrain. La DGI a soumis ces travaux au Parlement en 1992, mais les transferts de charges étaient assez énormes, même au sein d’une même commune. »

La loi de finances rectificative pour 2010 a lancé le chantier de réévaluation des valeurs locatives... mais uniquement pour les locaux commerciaux. Pour les locaux d’habitation, rien n’est enclenché mais une expérimentation pourrait débuter en 2016, selon Marc.

En terme d’ampleur, ces deux réformes n’ont rien à voir : on compte « seulement » trois millions de locaux professionnels en France, contre 33 millions de locaux d’habitation.

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Des données inaccessibles

Afin de travailler sur ce sujet, j’ai essayé d’obtenir les données des valeurs locatives cadastrales au niveau national. La Direction générale des finances publiques, qui certifie ne pas avoir accès à ces informations, renvoie vers la Direction générales des collectivités locales (ministère de l’Intérieur), qui dément elle aussi disposer de la moindre donnée. Même discours du côté de leurs ministres de tutelle, l’Intérieur et Bercy.

J’ai donc décidé de demander officiellement à Bercy l’accès à ces données, en vertu de la loi du 17 juillet 1978, qui oblige toute administration à communiquer les données publiques dont elle dispose.

Le ministère dispose désormais d’un délai légal d’un mois. Si je n’ai pas de nouvelles d’ici là, je saisirai, conformément à la loi, la Commission d’accès aux documents administratifs.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • ornito
    ornito
    lecteur
    • Posté à 16h11 le 07/10/2012
    • Internaute 120339
      lecteur

    Vous parlez d’une bande de révolutionnaires, chez Rue 89. Revoir les bases ? C’est tout le principe de la taxe d’habitation qui est une absurdité ! Seulement, on n’y touche pas car, avec les « exfiltrations fiscales » intra-européennes, c’est la seule chose qu’il reste aux gouvernements pour taxer les exilés.

    • Tom-
      Tom- répond à ornito
      • Posté à 17h06 le 07/10/2012
      • Internaute 9410

      D’accord avec Ornito.

      A titre expérimental, les bases locatives ont été réévaluées dans une partie du centre ville de ma commune, Charleville. Me demandez pas les chiffres, ils ne sont pas plus disponibles pour vous que pour moi.

      Il s’agit d’un centre ancien. Les valeurs locatives ont donc fait un bond. Or la situation est l’inverse de celle que vous décrivez pour Paris.
      Une bonne partie des ménages les plus fortunés ont quitté largement ce centre pour aller vivre en périphérie où ils peuplent des lotissements pavillonnaires avec jardin. Les bailleurs sociaux, appuyés par la Mairie ont profité de ce mouvement pour acheter de vieux immeubles qu’ils ont converti en HLM dans un soucis de mixité sociale.
      Le centre ancien, ce sont également de petites co-propriétés dégradées à la limite du taudis, habitées par des retraités, parfois au minimum vieillesse. On a chaque année plusieurs incendis dramatiques dans ce genre d’immeuble.

      Pour résumer la situation, cohabitent dans ce centre où les valeurs locatives ont été réévaluées,
      1) des foyers qui ont les moyens d’un loyer élevé et d’une forte taxe d’habitation qui sont en train de devenir propriétaires en périphérie rurbaine et louent dans des immeubles anciens refaits à neuf en attendant,
      2) des locataires HLM récements installés (dans les 10 dernières années) qui n’ont pas les moyens de cette hausse
      3) des personnes agées à la limite du minimum vieillesse, voire en dessous.

      Cette réévaluation s’est avérée être une catastrophe. Elle a accéléré le départ des ménages « fortunés » vers la périphérie, ce qui diminue les ressources fiscales de la commune, augmente ses charges de centralité (transports collectifs ou voirie, par exemple). Dégradé la valeur réelle du foncier, dissuadé la politique de mixité sociale, plombé le budget des petits vieux qui eux, ne peuvent pas partir.

      Deuxième point. Les Ardennes, mon Département est en marron très foncé. Celà tient entre autres choses au fait que l’UMP nous a soumis à un dispositif expérimental (encore un !) d’exonération de cotisations sociales, d’impôt sur les sociétés et d’imposition locale des entreprises, non compensées pour les collectivités locales. Département et communes sont donc obligées de se rattrapper sur les habitants.
      L’exile fiscal, la concurrence fiscale entre territoirs se fait aussi à l’intérieur de l’exagone et tout le monde y perd !

      • Monard
        Monard répond à Tom-
        • Posté à 07h35 le 08/10/2012
        • Internaute 19095

        Oui mais le plus souvent c’est l’inverse : vous avez des logements sociaux construits dans les années 70 , dont on considérait à l’époque que c’était le top au point de vue confort dont la TH est plus élevé que celles concernant des petits pavillons avec jardin .
        Lesquels à l’époque était rustres , sans confort , avec WC au fond du jardin .
        Depuis les choses se sont complétement inversées : ceux qui ont rachetés ces pavillons ont introduit le confort , les salles de bain etc et même aménagés les combles ce qui double les surfaces habitables .
        Et dans mon patelin il y a une omerta sur ce sujet .
        Pourtant des notables paient très peu de TH dans des quartiers recherchés .
        Il y a donc de la justice fiscale à rétablir mais il faut le faire avec précaution car trop de gens sont concernés . Et ça dépasse largement le clivage droite / gauche .

         
        • Tom-
          Tom- répond à Monard
          • Posté à 17h41 le 08/10/2012
          • Internaute 9410

          La question fiscale dans les faits dépasse le clivage droite gauche parce que les collectivités locales sont sous une telle pression qu’elles n’ont d’autre choix d’ajuster la recette fiscale à la contrainte des budgets.
          Mais lorsqu’on en vient à ce qu’il conviendrait de faire, c’est une toute autre chanson. La droite ne rêve que de payer moins d’impôts.

          Sur ce que vous dites à propos de ces appart’ qui étaient modernes dans les années 70, je suscrits. Si on voulait ajuster en finesse la valeur locative, on ferait un tel travail de dentelière que ça en deviendrait absurde. C’est pour ça qu’il vaut mieux plaider pour une fiscalité proportionnellle en fonction du revenu à assiette très large, et très fortement progressive.

          • Monard
            Monard répond à Tom-
            • Posté à 07h09 le 09/10/2012
            • Internaute 19095

            Ca ne résoud rien : un proprio peut avoir un pavillon à valeur élevé et payer moins qu’un locataire logement social .

            Et ce ne sont pas les revenus qui corrigent cette inégalité puisque le proprio ne paie pas de loyer .

            Maintenant je ne prétends pas qu’il faut assommer les proprios : certains ont fait des sacrifices pour accéder à la propriété , d’autres ont été chanceux et ont bénéficié de période faste .

            La justice fiscale consiste dans le fait qu’ils se doivent de payer des TH un peu plus élevées que le locataire social dont les ressources sont a priori modestes et contrôlée.

            • Tom-
              Tom- répond à Monard
              • Posté à 13h03 le 09/10/2012
              • Internaute 9410

              Propriétaire ou locataire, la question n’est pas là puisque les deux payent cette taxe de la même manière. Les propriétaires, en revanche payent la taxe foncière. Sur le principe, je suis d’accord avec votre idée que les propriétaires aient une contribution spécifique, mais c’est déjà le cas.

              J’ai dans le centre ville de ma commune des personnes qui sont sous le seuil de pauvreté, sans pour autant être exonérées de TH. Elles sont propriétaires. Elles vivent dans des copropriétés du centre villes et n’ont plus les moyens d’en assurer l’entretien. C’est comme ça que chaque année, ça ne rate pas, il y a un appartement ou un immeuble qui brûle faute de respect des normes de sécurité.

              En dehors de la fiscalité locale qu’il faut totalement réformer, je crois aussi qu’il faut arrêter d’inciter les gens à devenir propriétaires.

        3 autres commentaires
      • Hasta...
        Hasta... répond à Tom-
        Dirlo de Mutu
        • Posté à 09h04 le 08/10/2012
        • Internaute 168188
          Dirlo de Mutu

        « Une bonne partie des ménages les plus fortunés ont quitté pour aller vivre en périphérie où ils peuplent des lotissements pavillonnaires avec jardin. »

        Euhhhh, ami Carolo je mettrai un bémol à ton affirmation. La Nomenklatura Carolo-Macérienne , s’installe rarement dans des lotissements, elle préfère le calme bucolique des villages alentours qui se vident des ses habitants, faute de travail. Elle y fait donc exploser le prix des terrains constructibles, ce qui permettra à termes à cette bande de privilégiés, de vivre entre « gens de bonne compagnie ».

         
        • Tom-
          Tom- répond à Hasta...
          • Posté à 17h54 le 08/10/2012
          • Internaute 9410

          La nomenklatura ?
          Le Maire habite une maison de ville dans le quartier de Montcy. Le premier Adjoint un apport’ près de Charles Boutet, la deuxième adjointe loue du côté du Cours Briand, le Président de la CCI habite un pav’ à côté de la Place d’Arches et le chef de l’opposition et Conseiller Général UMP est à Paris. Un Conseiller Général de gauche est à Mohon, l’autre à côté de la Pref. Le dernier CG habite Villers dont il est Maire, et pas au Gros Caillou. Je sais pas où sont le Préfet et le Président du tribunal. Probablement dans un logement de fonction du côté de la Porte de Bourgogne.
          La Nomenklatura, comme vous dites, elle habite en ville. Pas dingue...

          Ces coquets lotissements, ils se remplissent dans les villages allentours. Sêcheval, Lumes, Aiglemont. Allez faire une ballade, ça respire le bien être (tout en étant vraiment très moche). C’est le haut du panier, mais pas la nomenklatura.

          • Hasta...
            Hasta... répond à Tom-
            Dirlo de Mutu
            • Posté à 07h46 le 09/10/2012
            • Internaute 168188
              Dirlo de Mutu

            Le terme » nomenklatura » est utilisé ici, hors de son contexte historique et ne sert, qu’à désigner la petite bourgeoisie locale.

            • Tom-
              Tom- répond à Hasta...
              • Posté à 12h42 le 09/10/2012
              • Internaute 9410

              Alors on est d’accord.

        3 autres commentaires
    • Julien de Prabère
      Julien de Prabère répond à ornito
      Citoyen
      • Posté à 14h52 le 09/10/2012
      • Internaute 193527
        Citoyen

      Effectivement, 89 c’est une vieille affaire, la révolution reste à faire pour revoir les bases mais surtout les taux de nos impôts locaux

  • nono le simplet
    nono le simplet
    gauchiste placide
    • Posté à 16h38 le 07/10/2012
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    l’INSEE estime le nombre de logements à 32.5 millions en France, effectivement c’est énorme ...
    mais ... régulièrement sont effectués des recensements où théoriquement tous les foyers sont visités ... on pourrait, peut être, compléter cette visite aux occupants par celle des locaux ... on pourrait même compléter par une étude, même brève et succincte des éléments concernant l’isolation, le chauffage, l’électricité ... au lieu de passer 5 à 10 mn passer une demi heure voire plus ...
    ce qui donnerait une base de données autre que statistique sur de nombreux éléments ...
    mais, évidemment, ça demande une volonté politique avec un important travail en profondeur, sans savoir exactement quel sera le résultat ...

    et pour ça, le changement c’est pas pour tout suite :))

    • curieux22
      curieux22 répond à nono le simplet
      dernière marche avant le saut
      • Posté à 16h56 le 07/10/2012
      • Internaute 192553
        dernière marche avant le saut

      A toutes fins utiles, les agents de la DGFIP ne sont pas habilités à « visiter » les locaux. Les évaluation s’établissent sur la base d’une déclaration qui permet de classer le local dans une catégorie par comparaison avec un « local de référence » qui sert de base à la fixation de la valeur locative au mètre carré.
      La révision des propriétés bâties de 1970 a duré plusieurs années, entrainant l’embauche de milliers d’agents. Il va sans dire que çà a coûté très cher. C’est la raison pour laquelle on a plus procédé que par actualisations annuelles qui n’entrainaient aucune modification sensible de la répartition de la taxe.
      Il est évident que la valeur locative, en tant que mesure de la faculté contributive des personnes, est inexacte. D’autant que le lien avec le loyer n’est pas du tout évident.
      C’est donc une réforme de fond qu’il faut engager mais les gouvernements successifs ont toujours reculés.
      Il est vrais que le fiasco ruineux de la taxe professionnelle est passé par là et que la situation économique nous a mené dans une impasse d’où il sera difficile de se tirer.

    • Taladris
      Taladris répond à nono le simplet
      Ancien observateur
      • Posté à 18h57 le 07/10/2012
      • Internaute 141499
        Ancien observateur

      Sauf qu’on a abandonné le recensement exhaustif de la population et qu’on se contente aujourd’hui d’un échantillon.

      De plus, les agents employés pour les recensements sont généralement des étudiants ou des chômeurs et peu de formation est nécessaire à leur tâche. Pour réévaluer la valeur locative d’un bien, il faudrait une formation bien plus importante.

      Et passer d’un entretien de 10 minutes à 30 minutes, cela veut dire tripler le nombre d’agents.

      • nono le simplet
        nono le simplet répond à Taladris
        gauchiste placide
        • Posté à 19h05 le 07/10/2012
        • Internaute 9767
          gauchiste placide

        ou tripler le temps ou la durée du travail et former les agents ...
        mais c’est vrai, je rêve d’un monde où on s’intéresse à chacun et à tous et non à une tranche sociale issue d’un sondage ou d’un échantillon représentatif ...

         
        • Taladris
          Taladris répond à nono le simplet
          Ancien observateur
          • Posté à 05h37 le 08/10/2012
          • Internaute 141499
            Ancien observateur

          Si l’échantillon est représentatif de la population, il contiendra des représentants de toutes les tranches sociales ;).

          • nono le simplet
            nono le simplet répond à Taladris
            gauchiste placide
            • Posté à 06h05 le 08/10/2012
            • Internaute 9767
              gauchiste placide

            et s’il est représentatif de la tranche ? :)))
            ma phrase est pourtant claire, pour une fois :))

        2 autres commentaires
  • avaroa avaroa
    • Posté à 16h38 le 07/10/2012
    • Internaute 51355
      AS

    En somme on nous dit une fois de plus,
    1- que les plus aisés ne paient pas les impôts les plus élevés
    2- que les contribuables ont financé un rapport sur la fiscalité locale pour confirmer ce que nous savons déjà

    La Cour des comptes travaille inutilement donc ...à l’évidence dans nos démocraties il vaut mieux être injuste avec le plus grand nombre ...ça a au moins le mérite d’être clair !

  • hyver
    hyver
    en reconversion professionnelle
    • Posté à 16h48 le 07/10/2012
    • Internaute 80167
      en reconversion professionnelle

    C’est drôle, après avoir été étudiante boursière (400euros de bourse), et aujourd’hui apprentie avec 730 euros par mois, je ne trouve toujours pas le moyen de demander une exonération. 730 euros par mois, rattachée au foyer fiscal de mes parents...Come on.... !

    • obvious
      obvious répond à hyver
      bouzeu rêveur
      • Posté à 18h48 le 07/10/2012
      • Internaute 129617
        bouzeu rêveur

      ben te met pas sous le regime fiscal de tes parents...
      exonération de la taxe d’habitation et une aide au logement plus forte est en place pour les apprentis.
      par contre, pas de ppe possible et taxe d’ordure ménagère obligatoire.
      pis ca leur fera des economies d’impots a tes parents.

      • hyver
        hyver répond à obvious
        en reconversion professionnelle
        • Posté à 20h49 le 07/10/2012
        • Internaute 80167
          en reconversion professionnelle

        On m’avait déjà donné la solution de me déclarer seule, mais au final, je n’y gagne pas tant.Le soucis, c’est que je me suis mal exprimée : je suis sous le régime fiscal de ma mère seulement (qui ne gagne pas une fortune). Avec trois enfants à charge, moi j’y gagnerais 500 euros , mais elle en perdrait beaucoup plus avec un enfant en moins. On s’arrange comme on peut....

        Si tout était réévalué, justice serait faite : ceux qui pènent à payer leur loyer et factures n’habitent pas les quartiers chics...et ceux qui roulent sur l’or n’habitent pas non plus les HLM.

        C’est de la pur logique non ?

         
        • obvious
          obvious répond à hyver
          bouzeu rêveur
          • Posté à 07h26 le 08/10/2012
          • Internaute 129617
            bouzeu rêveur

          ben non, je réitère...

          avec ton salaire en plus du sien, sachant qu’il s’agit d’un rattachement d’enfant majeur, vous y perdez plus si tu reste attachée que si tu fais ta décla seule...

          700€/par mois en plus jouent plus sur les aides que de passer de 3 à 2 à charge, surtout si elle ne paye pas d’impots.
          en plus tu oublies les 50€ en plus de caf en sup par mois auquels se rajoute les aides à la mobilité des études, ect...
          si ta mère gagne - de 1500€/ mois, faites les calculs, j’te l’dis !

        1 autres commentaires
  • kestucroa
    • Posté à 16h55 le 07/10/2012
    • Internaute 111844

    « La base de la taxe d’habitation est constituée de ce qu’on appelle la valeur locative des bâtiments. C’est cette valeur qui n’a (presque) pas bougé depuis 1970 »....

    .... sauf qu’elle est réévaluée chaque année

    Moi ce qui me tue dans ces impôts locaux, c’est le fric que prend chaque année le ministère des finances pour « frais de confection du rôle », ça devient énorme par rapport au reste.

    • curieux22
      curieux22 répond à kestucroa
      dernière marche avant le saut
      • Posté à 17h02 le 07/10/2012
      • Internaute 192553
        dernière marche avant le saut

      L’état se fait simplement payer de sa prestation. Le prix en est transparent, puisqu’il figure sur les avis d’impôt.
      Si vous préférez, les sommes peuvent être recouvrées directement par les collectivités locales. Il faudra embaucher et trouver des locaux et ... assoir l’impôt.
      En ce moment, l’état fait le travail pour les divers échelons, mais s’il faut que les mairies, les départements et les régions organisent leur propre administration fiscale, on va droit dans le mur. Çà va coûter un max, beaucoup plus cher que les frais évoqués pour une efficacité douteuse.

      • kestucroa
        kestucroa répond à curieux22
        • Posté à 17h22 le 08/10/2012
        • Internaute 111844

        Prestation imposée.
        C’est de l’abus de faiblesse

    • Taladris
      Taladris répond à kestucroa
      Ancien observateur
      • Posté à 19h03 le 07/10/2012
      • Internaute 141499
        Ancien observateur

      « ... sauf qu’elle est réévaluée chaque année »

      Sauf que, si j’ai bien compris l’article, la réévalution se fait de manière mécanique (en gros, prise en compte de l’inflation ou de l’évolution des prix de location de logement) au niveau départemental, et ne tient absolument pas compte des dynamiques locales (cf. exemple des HLM des années 60 devenus vétustes ou quartiers rénovés). En 40, même avec cette réévalution annuelle, il est clair que la valeur locative et le taux d’imposition ne veulent plus dire grand chose.

    • salengro
      salengro répond à kestucroa
      quand le verbe se fait chair, (...)
      • Posté à 21h33 le 07/10/2012
      • Internaute 107017
        quand le verbe se fait chair, (...)

      il s’agit de frais de gestion, laquelle ne concerne pas que la confection des rôles, l’Etat jouant un peu aussi celui de banquier en avançant chaque mois aux entités locales les sommes que ces dernières ont voté, et se substituant à elles quant au recouvrement, amiable et/ou contentieux, endossant par là les risques de non valeurs, sans oublier aussi les compensations de certaines réductions décidées par les localités

      • kestucroa
        kestucroa répond à salengro
        • Posté à 17h36 le 08/10/2012
        • Internaute 111844

        Moi si j’étais une commune, je demanderais le détail.
        Imaginons mon village (2 600 habitants et 750 assujettis au foncier bâti - je ne parle même pas de la taxe d’habitation, payée par un plus grand nombre). Cette année, j’ai 60 euros de frais de gestion. Si les 750 autres assujettis ont les mêmes, on arrive à 45 000 euros ; c’est à dire à ce que chaque minuscule commune comme la mienne puisse se payer un agent à ne s’occuper que du foncier bâti à temps plein et toute l’année (moins ses RTT et congés payés ! ! !)
        Personnellement, je pense qu’il y aurait beaucoup plus de performance et pour moins cher, si la mairie pouvait prendre en charge cette chasse gardée (par la loi) de l’Etat.
        Faut parfois essayer de remettre les choses en perspective
        C’est la centralisation administrative qui plombe nos comptes ; c’est surtout là, à mon avis qu’il y a des économies d’échelles à faire.

         
        • salengro
          salengro répond à kestucroa
          quand le verbe se fait chair, (...)
          • Posté à 18h27 le 08/10/2012
          • Internaute 107017
            quand le verbe se fait chair, (...)

          « C’est la centralisation administrative qui plombe nos comptes ; c’est surtout là, à mon avis qu’il y a des économies d’échelles à faire »

          eh bien...s’agissant du transfert de compétences de l’Etat vers les départements s’agissant de la gestion des TOS, on recherche encore l’économie d’échelle : D
          D’ailleurs, il ne me semble pas que cette notion s’aborde de manière descendante (division d’une grande structure vers des plus petites) ; au contraire, ce faisant c’est une démarche menant plutôt à la multiplication des moyens humains et matériels...bref exactement l’inverse, ce que le privé semble avoir bien assimilé puisque plus prompt aux fusions qu’aux scissions.

          « Moi si j’étais une commune, je demanderais le détail. »
          ben moi en tant qu’administré (certes privilégié) je demande plutôt le détail des prévisions budgétaires de ma Commune, car là est la source dont découlent les montants qui nous sont demandés en matière de fiscalité directe locale.

          Elle est bien jolie, cette histoire de révision des valeurs locatives cadastrales, mais si pour une Commune donnée elle devait aboutir globalement à une baisse tandis que cette dernière en attendait les mêmes produits, elle augmentera les taux, de même s’agissant des autres intervenants, dont on peut appréhender le nombre en fonction des colonnes figurant sur le détail de nos impôts locaux.

        1 autres commentaires
  • sobriquet
    sobriquet
    Courageux anonyme
    • Posté à 17h02 le 07/10/2012
    • Internaute 26884
      Courageux anonyme

    Tenez-nous au courant de la suite de votre démarche !

  • Coucoucestmoi89
    Coucoucestmoi89
    Contre la censure de 89
    • Posté à 17h10 le 07/10/2012
    • Internaute 193288
      Contre la censure de 89

    On comprend pourquoi les réformes sont difficiles en France !

    « Selon François Marc, sénateur (PS) du Finistère, concernant les locaux professionnels (il a consacré un rapport à ce sujet), “ les différences sont parfois considérables, certains paient 100% à 150% de plus que ce qu’ils devraient, d’autres 80% à 100% de moins ”. »

     ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    Moi j’aimerais bien payer 100 % de moins que ce que je devrais...

    Merci à François Marc, un sénateur PS qui en a dans le ciboulot, et qui se met plus de 11 000 euros par mois dans les poches pour ses bons et loyaux services.... Si on lui proposait « 100% de moins » que ce qu’il gagne en écrivant des conneries ?

    • yabon
      yabon répond à Coucoucestmoi89
      Cyborg marxien en service
      • Posté à 18h11 le 07/10/2012
      • Internaute 98602
        Cyborg marxien en service

      On doit 10000.
      On paie 20000 : on paie 100% de plus
      On paie 5000 : on devrait payer 100% de plus d’où, sans doute, la formule « payer 100% de moins » peu heureuse.

      Mais bon, vaut mieux lire le rapport.

  • balala
    • Posté à 17h34 le 07/10/2012
    • Internaute 3552

    Le choc fiscal serait tel, et amènerait à expulser de chez eux des habitants n’ayant pas les moyens de payer la taxe d’habitation rectifiée et pourtant justifiée.
    Le seul moyen réaliste d’arriver à quelque chose de cohérent et juste consisterait à prendre son temps et à procéder à ces révisions à chaque mutation. Cela mobiliserait moins d’agents qu’une révision d’un seul coup, et permettrait d’arriver à une solution équitable : à l’entrée dans de nouveaux locaux, les nouveaux occupants (locataires ou propriétaires) seraient informés de la nouvelle base d’imposition.

    • samailloute
      samailloute répond à balala
      retraité
      • Posté à 18h26 le 08/10/2012
      • Internaute 53497
        retraité

      Je crois que c’est ce qui se fait déjà ! j’en suis à ma deuxième maison ’occasion’ donc ancienne à rénover et les deux fois le fisc en à profiter pour réévaluer mes taxe de plus de 100 %.
      Maintenant vu les taxes et les services, j’ai l’impression d’habiter une favella pour milliardaire.

      • balala
        balala répond à samailloute
        • Posté à 19h12 le 08/10/2012
        • Internaute 3552

        C’est ce qui se fait lorsqu’il y a des déclarations de travaux. En l’absence de travaux extérieurs il n’y a pas de réévaluation.

  • yabon
    yabon
    Cyborg marxien en service
    • Posté à 17h58 le 07/10/2012
    • Internaute 98602
      Cyborg marxien en service

    La Poll Tax a fait tomber Thatcher. Nous, nos gouvernements vivent avec depuis 40 ans, donc. Vous parlez d’un peuple révolutionnaire !

    Ceci dit, sa réforme était dans le programme de Jospin en... 2002.

  • zergo
    zergo
    globe-trotters
    • Posté à 17h54 le 07/10/2012
    • Internaute 122010
      globe-trotters

    Cet impot devrait être proportionnel au nombre d’habitant d’un foyer !
    Un célibataire devrait payer moins qu’une famille déjà avantagée par le quotient familial et les allocations et réductions d’impôts.
    D’autant qu’une famille consomme plus de services publics de la commune et polluent bien plus en déchets et eaux usés et déplacements urbains en voiture qui contribuent aux bouchons polluants (1 voire 2 diésel par foyer).
    Avec la politique de l’empreinte carbonne, il est urgent pour la planète de rétablir l’équilibre en leur demandant des efforts et cela passe par l’impôt.

    • loloetalex
      loloetalex répond à zergo
      De plus en plus en colère
      • Posté à 18h19 le 07/10/2012
      • Internaute 79845
        De plus en plus en colère

      Sauf qu’un célibataire va proportionnellement avoir une empreinte carbone plus élevée qu’un couple avec enfants. Par exemple, tous les deux vont chauffer la salle de bain. Les uns pour quatre, l’autre pour un.
      J’ajouterai ensuite que certes les familles « touchent » de l’argent via les différents biais que vous citez mais ça n’empêche que d’après les diverses études, chaque enfant représente 10% de pouvoir d’achat en moins. Et ne je parle pas du fait que ces enfants vont payer la retraite du célibataire.

      • Orev33
        Orev33 répond à loloetalex
        sarkophobeassumée
        • Posté à 10h23 le 08/10/2012
        • Internaute 172263
          sarkophobeassumée

        Pas d’accord avec votre 1er argument : vous parlez de consommation de chauffage. Certes. Et pour les lessives, la consommation d’eau et les ordures ménagères ? Votre raisonnement ne tient plus. Un célibataire a de fait une empreinte carbone moindre qu’une famille moyenne composée de 4 personnes. Quant à votre dernière phrase, elle me fait rire ...jaune. « ...ces enfants vont payer la retraite du célibataire » : vous plaisantez ? Suis pas sûre d’avoir une retraite quand j’atteindrai l’âge requis.... En revanche, je paye un max actuellement de par mon statut de célibataire.

         
        • Lionel06
          Lionel06 répond à Orev33
          Dessoucheur
          • Posté à 12h02 le 08/10/2012
          • Internaute 30683
            Dessoucheur

          Vous oubliez de diviser les consommations, les ordures ménagères et l’empreinte carbone totale par le nombre de personnes par famille.
          C’est pourtant le B.A.BA...

          • Orev33
            Orev33 répond à Lionel06
            sarkophobeassumée
            • Posté à 12h38 le 08/10/2012
            • Internaute 172263
              sarkophobeassumée

            Je parle en terme de foyer et non de personnes.

        2 autres commentaires
    • Boutauvent
      Boutauvent répond à zergo
      Testeur de temps libre
      • Posté à 18h34 le 07/10/2012
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      La constitution de la république dit que chacun doit contribuer (...) en fonction de ses capacités.
      A bon entendeur...

  • kikine51
    kikine51
    conseiller
    • Posté à 18h26 le 07/10/2012
    • Internaute 192565
      conseiller

    j’ai vu ma taxe d’habitation doublée, car elle se base maintenant sur les revenus du domicile, alors si vous avez le malheur d’avoir un enfant qui
    a un salaire et qui habite chez vous et bien vous aurez la surprise

    • tangi
      tangi répond à kikine51
      perplexe
      • Posté à 22h37 le 07/10/2012
      • Internaute 49400
        perplexe

      C’est assez étonnant, le montant de la taxe = valeur locative (théorique) * taux voté par la commune (même s’il y a tout un tat d’abattement et d’exonération qui font que le calcul n’est finalement pas si simple)

      Elle est donc indépendante des revenus, contrairement à ce qui est souvent pensé, même si les dégrèvements possibles sont plus ou moins liés.
      Vous êtes sur que le doublement n’est pas dû à autre chose ? ça vaudrait franchement le coup de vérifier auprès des impôts. Pour être un peu de la partie, je vous assure que les erreurs arrivent...

      • balala
        balala répond à tangi
        • Posté à 23h07 le 07/10/2012
        • Internaute 3552

        L’augmentation due à l’arrivée d’un salaire supplémentaire vient probablement de ce que ce nouveau salaire vous fait sortir des faibles revenus qui vous permettaient de bénéficier précédemment d’abattements !

      • samailloute
        samailloute répond à tangi
        retraité
        • Posté à 18h34 le 08/10/2012
        • Internaute 53497
          retraité

        « Vous êtes sur que le doublement n’est pas dû à autre chose ? “
        Me concernat, je suis sure que si, mais je ne sais pas quoi et n’arrive pas à le savoir. Comme toujours les loi successives et contradictoires permettent aux agents public de faire ‘selon leur bon vouloir’....comme en Tunisie et on sait déjà comment ça va se terminer.
        Je rencontre de plus en plus de gens qui en ont marre de l’injustice et de l’arbitraire.

    • -Candide-
      -Candide- répond à kikine51
      Jardinateur
      • Posté à 01h19 le 08/10/2012
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      Vous avez globalement raison mais la démagogie est passée par là.
      A cela s’ajoute un effet pervers de la décentralisation qui pousse les pouvoirs locaux a grappiller l’argent où ils peuvent.

      Le principe de l’impôt proportionnel (TVA) et progressif (IR) sont là pour atténuer les écarts sociaux entre les riches et les pauvres et permet une redistribution aux plus nécessiteux.
      Le problème de la taxe d’habitation (en dehors des frais réeellement dus, comme les poubelles, etc.) et qu’elle se surajoute aux impots précédents avec une inégalité de traitement à revenus égal.

      Mr. A gagne 100k€ par an et décide de se loger pour 35k€ par an,
      Il sera considéré comme un riche et sera surtaxé sur son logement.
      Mr B. gagne 100k€ par an, et décide de ne se loger que pour 25€ par an. Les 10k€ économisés lui permettent une fois par an d’aller à Gstaat en hiver et aux Seychelles l’été.

      Par rapport à MR B qui n’est pas surtaxé sur ses dépense de vacances, Mr A est surtaxé par ce qu’il a décidé de consacrer plus d’argent dans son logement que sur ses vacances.
      Cherchez l’erreur.

      La taxe d’habitation, à partir du moment où elle couvre des frais réel est légitime. Mais quand elle se substitue ou se rajoute aux impôts généraux elle devient absurde et inégalitaire.

      • salengro
        salengro répond à -Candide-
        quand le verbe se fait chair, (...)
        • Posté à 13h05 le 08/10/2012
        • Internaute 107017
          quand le verbe se fait chair, (...)

        bon...
        déjà pour ce qui est des ordures ménagères, on n’en trouve nulle trace sur sa taxe d’habitation : c’est sur la foncière, et s’agissant alors d’une taxe OM, je vous prie de croire que dans le meilleur elle est inégalement répartie entre eux...lorsqu’elle correspond effectivement aux dépenses supportées par la Commune ou l’EPCI pour ce service (il serait grand temps qu’elle disparaisse au profit d’une redevance, laquelle a, elle, l’obligation de lien avec le service rendu.
        Du reste, ces deux taxes couvrent des frais réels (ce qui ne signifie pas justifiés), étant souvent les ressources essentielles de fonctionnement des établissements publics locaux (ce ne sont pas des impôts d’Etat). L’hypothèse de leur suppression peut toujours être envisagée, mais demeure incomplète si l’on n’aborde le sujet de savoir par quoi les remplacer.

  • incassable
    incassable
    internaute
    • Posté à 19h03 le 07/10/2012
    • Internaute 102970
      internaute

    je ne vois pas ou la réforme est difficile. L’état sait déjà quel appartement vous occupez.
    L’an dernier, après avoir emménagé, on m’a appelé sur mon portable pour confirmer que j’ai bien la place de parking numéro 57 dans la résidence.

    Il suffit de taxer au m² et de ne plus se prendre la tète avec le fait d’avoir l’eau courante ou pas, un balcon, etc ...
    Aujourd’hui le luxe ce n’est pas d’avoir les toilettes chez soi au lieu de les avoir dans le couloir, mais d’avoir 20m² par membre de la famille.

    • islands
      islands répond à incassable
      Ilien
      • Posté à 11h39 le 08/10/2012
      • Internaute 151030
        Ilien

      Bien d’accord ! Mais pour ca il faudrait apprendre a faire simple quand on n’a plus les moyens de faire complique, et apparemment nos enarques ne sont pas formes a ce genre de logique. C’est pourtant dommage : si cet impot etait simplifie, cela contribuerait en outre a favoriser la mixite sociale (a loyer egal, certains choisissent leur logement en fonction de la TH), et meme en nivelant la base vers le bas, je suis pret a parier qu’au final, ce serait plus d’argent dans les caisses de l’Etat.

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