La leçon d’Audrey Pulvar à Valérie Trierweiler : « Ne pas prêter le flanc à la critique »
A quelques jours d’intervalle, deux des plus célèbres journalistes de France ont accordé des interviews : Valérie Trierweiler, journaliste et compagne de président de la République, à Ouest France, et Audrey Pulvar, journaliste et compagne de ministre, au journal belge Le Soir.
La première, « tweeteuse » repentie et ex-future animatrice d’une émission sur la chaîne D8, a tenté de reconquérir l’opinion en regrettant son tweet et en annonçant qu’elle suspendait sa carrière dans l’audiovisuel. Elle ne s’attendait sans doute pas à ce que la seconde, tweeteuse désormais compulsive et future chroniqueuse sur D8, vienne flinguer son plan média.
L’interview d’Audrey Pulvar au Soir figurait en une du site ce samedi matin, comme quoi ces affaires de relations journalistes-hommes politiques en France intéressent au-delà de nos frontières. La nouvelle directrice de l’hebdomadaire Les Inrockuptibles y donne son avis sur l’attitude de sa consœur :
« Là où je ne suis pas tout à fait d’accord avec Valérie Trierweiler, c’est qu’elle veut à la fois être dans la photo et commenter la photo. Etre à la fois la Première dame, aux côtés du chef de l’Etat dans les voyages et les dîners officiels, mais en même temps journaliste et commenter l’actualité politique. Elle veut être à la fois juge et partie. »
Au passage, Audrey Pulvar revient sur l’affaire du tweet pour lequel Valérie Trieweiler (@valtrier sur Twitter) s’était excusée :
« Ce tweet, c’était une maladresse. On peut avoir ses opinions mais c’est quand même particulier : c’est Ségolène Royal, c’est l’ex de François Hollande, qui est Président... Ce n’est pas neutre. »
« La Bellevilloise, ça n’aurait pas dû se faire »
Sur la bande-son de l’interview diffusée sur le site web du Soir, Audrey Pulvar s’explique sur la contradiction qui pourrait lui être opposée entre ses propos et sa présence sur un podium aux côtés d’Arnaud Montebourg au soir de la primaire socialiste.
« J’essaye vraiment de ne pas prêter le flanc à la critique, c’est-à-dire de ne pas me mettre dans des situations qui pourraient prêter à confusion.
Il y a eu, si vous avez regardé un petit peu mon parcours, la soirée de la Bellevilloise, le soir de la primaire, où je me suis rendue. J’ai déjà raconté cent fois comment les choses se sont passées un peu malgré moi, mais bon, ça s’est fait et ça n’aurait pas dû se faire. »
Et qu’arriva-t-il ce samedi matin, après la parution de l’interview ? Audrey Pulvar explique sur Twitter que « la moitié de [sa] réponse est coupée » et qu’elle soutient Valérie Trierweiler.
« Léger raccourci de @lesoir, qui coupe-colle mes réponses sur @valtrier et leur donne un sens uniquement à charge qu’elles n’ont pas. Facile. »
Léger raccourci de @lesoir, qui coupe-colle mes réponses sur @valtrier et leur donne un sens uniquement à charge qu’elles n’ont pas. Facile.
— Audrey PULVAR (@Audrey_PULVAR) Octobre 6, 2012
« Je répète : les attaques à propos du Valtweetgate sont disproportionnées.Je ne suis pas tjours d’accord avec elle mais je soutiens @valtrier. »
Je répète : les attaques à propos du Valtweetgate sont disproportionnées.Je ne suis pas tjours d’accord avec elle mais je soutiens @valtrier.
— Audrey PULVAR (@Audrey_PULVAR) Octobre 6, 2012
« Faut pas croire tout ce que vous lisez ! »
Car si Valérie Trierweiler a déserté Twitter, Audrey Pulvar y est omniprésente, pour y promouvoir les articles des Inrockuptibles, mais aussi pour répondre aux polémiques qui la concernent, comme celle lancée par le magazine Technikart sur ses lunettes qui auraient coûté 12 000 euros.
« Après la Porsche de DSK, les lunettes d’@Audrey_PULVAR à 12 000 euros ? http://t.co/sEP3q4vr »
Après la Porsche de DSK, les lunettes d’@audrey_pulvar à 12 000 euros ? twitter.com/marjorielan/st…
— Marjorie Philibert (@marjorielan) Octobre 3, 2012
Ce qu’Audrey Pulvar dément.
« Mes lunettes n’ont pas coûté 12 000 €, c’est du grand n’importe quoi. Il ne faut pas croire tout ce que vous lisez ! »
@deborahguedj mes lunettes n’ont pas coûté 12 000 €, c’est du grand n’importe quoi. Il ne faut pas croire tout ce que vous lisez !
— Audrey PULVAR (@Audrey_PULVAR) Octobre 4, 2012
Heureusement, le 4 octobre, la journaliste avait pris soin de prévenir une autre polémique sur les stocks d’écailles ayant servi à fabriquer les lunettes.
« D’abord je ne suis pas une bobo, ensuite ce sont des stocks d’écailles datant de plusieurs années et autorisés par la loi. »
@chanamla d’abord je ne suis pas une bobo, ensuite ce sont des stocks d’écailles datant de plusieurs années et autorisés par la loi.
— Audrey PULVAR (@Audrey_PULVAR) Octobre 4, 2012
Comme dirait la journaliste à la fin d’un autre tweet annonçant un sujet des Inrockuptibles, « #hastalavistababy ».
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fée
fée
« deux des plus célèbres journalistes de France »
Hier, pour qu’un journaliste accède à la célébrité, il fallait soit qu’il ait des analyses brillantes, soit qu’il écrive particulièrement bien, soit qu’il dévoile d’importants faits jusqu’alors méconnus.
Aujourd’hui, il doit juste être marié à quelqu’un qui a du pouvoir politique ou économique...




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