Enquête 04/10/2012 à 13h33

Dossier médical personnel : gâchis et conflit d’intérêts à tous les étages

Sophie Caillat | Journaliste Rue89

Il devait faire faire des économies à la Sécu. Mais depuis 2004, le dossier médical partagé a déjà englouti 210 millions d’argent public. Stop ou encore ?


Capture d’écran du site du dossier médical personnel

« Le dossier médical personnel (DMP) est une illustration du mal français : d’abord on confie à des technocrates la conception de projets compliqués. Ensuite, on essaie de les appliquer dans la réalité. Enfin, on se rend compte qu’il aurait déjà fallu interroger les gens sur le terrain. »

C’est Pierre Le Coz, philosophe et président du Comité de prévention des conflits d’intérêts à l’Agence national de sécurité sanitaire (Anses) qui fait ce constat accablant.

Réponse téléphonée

Au service communication, on nous indique que Jean-Yves Robin, le directeur de l’Asip, n’a pas souhaité répondre à ma demande d’interview. On me dit ensuite que mes questions « semblent très orientées ». Puis, sur mon insistance à avoir un bilan, on me répond :

« Il convient de déployer le service avant d’en évaluer les usages. Dans le cas contraire, nous n’aurions toujours pas le téléphone. »

Une remarque qui a fait bondir Hervé Servy, ingénieur en télécom et fondateur de Sanoia.com : « Quand Bell a inventé le téléphone, il a d’abord vérifié que ça marchait entre deux points. L’Asip lance un satellite, sans savoir à quoi sert le téléphone. »

A ses côtés, le député socialiste Gérard Bapt, dénonce ce qu’il appelle un « mensonge d’Etat ». Il a demandé à la ministre de la Santé Marisol Touraine un changement de gouvernance à la tête de l’Agence des systèmes d’informations partagées de santé, l’Asip.

Cet organisme public créé en 2009 a dépensé en 2011 quelque 69 millions d’euros, argent provenant à 97% de l’Assurance maladie.

Déjà 210 millions d’euros ont été engloutis dans cette affaire depuis le lancement du DMP en 2004, selon un rapport de la Cour des comptes.

Las, l’agence vient de relancer son « machin » et affiche des chiffres faussement encourageants : au 30 septembre, 208 919 patients ont leur dossier médical personnel... sur 60 millions visés.

Seulement la moitié des dossiers utilisés

Face à nos nombreuses sollicitations, l’Asip nous a donné quelques chiffres : 40% des DMP ont été créés en ville (essentiellement des médecins libéraux) et 60% dans les établissements de soins, selon elle (au service admission des hôpitaux). Mais l’Asip n’a jamais répondu à la question-clé : combien sont réellement utilisés ? Or, selon nos informations, seulement 93 915 dossiers sont alimentés, c’est-à-dire contiennent au moins un document. Soit moins de la moitié des DMP créés !

Pire, dans les quatre régions pilotes, où l’Asip a concentré ses efforts, les chiffres réels, que Rue89 s’est procuré, sont calamiteux : parmi les professionnels de santé ayant créé des DMP en Aquitaine, l’immense majorité (93%) n’en a créé en réalité qu’un seul, lors du passage du formateur de l’Asip. En Franche-Comté c’est près de 87%. Idem en Alsace et en Picardie.

A la ministre qui doit se prononcer dans les semaines qui viennent, Gérard Bapt demande de « reprendre ce dossier à zéro et de repartir des besoins des médecins ». En effet, dit-il, si on continue « selon la Cour des comptes, les coûts pourraient être croissants ». Tout le monde voudrait éviter de suivre le chemin de l’Angleterre qui a dépensé 4 milliards de livres (presque 5 milliards d’euros) avant d’arrêter les frais.

Retour sur huit années de fiasco

En mars 2004, Philippe Douste-Blazy, fraîchement nommé ministre de la Santé, lance l’une de ses mesures phares pour boucher le trou de la Sécu. Il avait annoncé des économies de 3,5 milliards d’euros par an. Eviter les consultations à répétition, améliorer la qualité des prescriptions, diminuer les interactions médicamenteuses... le DMP devait être la panacée.

Dossier médical partagé sur France 2

A l’époque, on parlait de dossier médical « informatisé », obligatoire pour tous les Français. Il s’agissait même, dans la loi du 13 août 2004 qui l’a créé, de moins rembourser les malades qui n’auraient pas leur DMP.

Les années ont passé et les ambitions n’ont cessé d’être revues à la baisse. Au point qu’en janvier 2011, Jean-Yves Robin estimait encore que « si à la fin de l’année, on avait entre un et deux millions de DMP, ce ne serait probablement pas ridicule ».

Plus question de clé USB mais d’une mise sur Internet des données. Or, estime Daniel Solaret, ancien directeur des études informatiques à l’Assurance maladie, les choix qui ont été faits sont « erronés » :

« L’hypercentralisation est un choix technique aberrant quand on a à stocker des informations aussi confidentielles. Même le Pentagone se fait pirater, on se dit qu’il y a un risque avec ce DMP de casser la relation malade-médecin. »

Le directeur attribue un marché à son ancienne boîte

Le directeur de l’Agence publique gérant le DMP, Jean-Yves Robin, a été recruté alors qu’il avait des intérêts privés dans le secteur :

  • en 1998, il a créé une société, Uni-médecine. En difficulté financière, elle se rapproche en 2005 d’Atos Origin avec laquelle est créé un consortium, le GIE Santéos. Jean-Yves Robin a en quelque sorte vu sa boîte sauvée par Atos, comme le montrent les résultats financiers publiés par le site i-med, observatoire des technologies et des systèmes d’information santé ;
  • en 2007, Santéos rachète les parts d’Uni-médecine, et cette société devient l’hébergeur du dossier médical partagé. Jean-Yves Robin est nommé directeur général de Santéos ;
  • en novembre 2008, Jean-Yves Robin est nommé par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot à la tête du groupement d’intérêt public chargé du dossier médical personnel (GIP-DMP) qui devient quelques mois plus tard l’Asip santé ;
  • Jean-Yves Robin remet alors à son conseil d’administration une simple lettre indiquant qu’il n’a plus de liens avec son ancienne société, Santéos. A-t-il rempli sa déclaration de situation patrimoniale auprès de la Commission pour la transparence financière de la vie politique, comme l’y oblige la loi ? Le conseil d’administration n’en a pas été informé ;
  • en 2010, le DMP est relancé et l’Asip doit choisir par appel d’offres l’hébergeur informatique du DMP. Et c’est Santéos (en consortium avec la Poste) qui est choisi. L’Asip a-t-elle favorisé l’ancienne boîte de son patron ? Impossible à dire, d’autant qu’aucun des trois candidats malheureux n’a déposé de recours. Le critère financier n’a pesé que pour 30% dans le choix de ce marché public dit « ouvert », d’autres critères plus subjectifs ont donc pu jouer. Plus étrange, le rapport justifiant le choix de Santéos n’a pas été rendu public.

Reste que Santéos est aujourd’hui le principal fournisseur de l’Asip. Un marché à près de 9,5 millions d’euros sur 2011 (et 20 millions d’euros depuis 2005), selon un extrait du rapport de la Cour des comptes.

« Le concept est mauvais depuis le départ »

En avril dernier, dans une interview au Moniteur des pharmacies, l’ex-ministre de la santé Xavier Bertrand, qui a pourtant relancé le DMP, regrettait :

« J’aurais dû partir sur une base très simple, comme une clé USB cryptée pour chacun des assurés sociaux. »

Les représentants des généralistes sont formels, à l’instar de Claude Leicher président du syndicat MG France, qui déclarait récemment dans une interview au site Pharmanalyses :

« La fonction de DMP n’apporte rien au médecin. On ne peut s’investir dans un outil qui ne sert à rien. Le concept est mauvais depuis le départ.

On pourrait arrêter cette affaire et mettre l’argent sur la construction d’un dossier professionnel chez le médecin traitant. »

Côté usagers, Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), voit un intérêt pour les médecins de ville à échanger des données avec l’hôpital et les infirmières. Mais certains docteurs n’ont pas envie d’un outil qui, dans le pire des cas, permettrait à l’administration de savoir ce qui se passe dans leur cabinet (combien de temps dure la consultation, par exemple). Il ajoute :

« Ce serait raisonnable de permettre l’échange de données avec l’accord des patients, c’est-à-dire une messagerie sécurisée, et que le patient puisse avoir accès au journal des traces afin de vérifier qu’on a respecté les autorisations d’échange qu’il a données. »

Pour le docteur Alain Boutry, généraliste installé à Buc dans les Yvelines, « le DMP c’est le FBI : la fausse bonne idée ». Lui a accepté de tester le DMP dans son cabinet, il a passé trois heures à installer les logiciels, et n’a pas l’intention d’en proposer à ses patients.

Il touche 300 euros pour les six mois d’expérimentation mais s’est déjà fait une raison : le DMP tel qu’il est proposé est « trop complexe, verrouillé, impraticable ».

Comme 38 000 généralistes et 700 établissements de soin, il utilise un outil créé en... 1996 : Apicrypt.


Affiche de l’APICEM (APICEM)

Ce service coûte 69 euros par an et permet de communiquer de manière sécurisée avec un réseau de professionnels de santé.

Son fondateur Alain Caron, estime que si l’Asip avait accepté sa proposition de travailler avec lui, il y aurait à ce jour 19 millions de DMP (chiffre extrapolé d’après le réseau de patients de ses abonnés).

Panique à l’Asip : la politique du chiffre

Un autre problème est que les médecins, déjà débordés, n’ont pas quinze minutes à consacrer à la création du DMP de chaque patient. D’où l’idée d’une incitation financière.

En panique, l’Asip a décidé de mettre les bouchées doubles et lancé en septembre un appel d’offres destiné aux organismes de formation. Ceux-ci recevront une subvention avec un objectif de performance chiffrée : une « prime qualité d’un montant de 15% du budget effectivement alloué », si les médecins formés créent et alimentent 100 DMP en moyenne.

Une manière déontologiquement douteuse d’influencer indirectement la pratique d’un médecin, ce qui est interdit, remarquent des observateurs.

Dans la même veine, la création de DMP rapportera aux médecins 50 points dans le cadre de la rémunération à la performance (une convention entre les généralistes et la Sécu prévoyant le versement de primes en échange d’efforts pour participer à la réduction du déficit).

Combien de temps la ministre de la Santé laissera-t-elle l’Asip « poursuivre son déploiement » ?

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  • Glutamate
    Glutamate
    S'enlise
    • Posté à 16h24 le 04/10/2012
    • Internaute 135356
      S'enlise

    Bah l’article n’est pas assez exhaustif concernant les magouilles de l’ASIP et de sa création. Faisons ensemble un petit récapitulatif !

    L’ASIP est le changement de nom du GIP-DMP, qui au passage absorba le GIP-CPS et une partie du GMSIH.

    Le ministère de la santé a été averti dès 2008 par le personnel des absorbés que le directeur du GIP-DMP était en conflit d’intéret patent et ne pouvait légalement se retrouver à la tête d’une structure qui gérait des appels d’offres auxquels l’entreprise fondée par le directeur du GIP-DMP participait.

    Plusieurs autres arguments visant à suspendre la dispartition des structures GIP-CPS et GMSIH ont été transmis au ministère de la Santé à l’époque.
    Outre la légalité douteuse des nominations, le surcôut engendré par la disparition des deux autres structures au profit de la 1ère se chiffrait à plusieurs Millions d’euros. Le GIP-DMP avait déja couté à l’époque plus d’une centaine de millions d’euros pour produire : rien.

    En effet rien que la résiliation des baux locatifs des deux autres structures avant le terme prévu initialement coutait plusieurs millions d’euros .... et le GIP-DMP ne pouvait loger tout le monde .... mais rien n’y fit et tout passa comme une lettre à la poste en Sarkozie.

    Le contribuable y laissa quelques millions et personne n’en sut rien ...
    On venait de détruire deux structures productives qui étaient vitales pour le système informatique dans le domaine de la santé pour les fusionner avec le GIP-DMP qui était une espèce de bombe ambulante, qui ne produisait rien depuis sa création en 2005 si ce n’est une accumulation de retards, des ennuis, et quelques problèmes juridiques.

    La question à 1 euro ^^ Que sont devenus les conseillers du ministère de l’époque (ceux qui ont validé toute l’opération ?) Ils se sont , ils se sont ... fait nommer dans des structures publiques HAS, ARS ... ou para-publiques type sécurité sociale.

    Quelle entreprise privée aurait pu se permettre d’embaucher ces saigneurs compte tenu de leur compétences à 10000 euros par mois ?

  • Dominique Dupagne
    • Posté à 17h15 le 04/10/2012
    • Internaute 136588
      médecin

    Pour tous les acteurs de terrain qui connaissent un peu le sujet, comme par exemple Philippe Ameline, le DMP ne marche pas et ne peut pas marcher. Si les Anglais qui avaient investi des fortunes et qui disposent d’un corps de médecins fonctionnaires ont jeté l’éponge, ce n’est pas pour rien.

    Les seuls à y croire encore sont
    - Ceux qui en vivent ou espèrent en vivre un jour
    - Ceux qui l’ont promis et ne veulent pas se déjuger
    - Ceux qui croient naïvement que le DMP va résoudre des problèmes, un peu comme on veut croire que le traité européen est une solution à la crise.

    La seule question est : quand va-t-on prendre la sage décision d’arrêter ce nouveau « Plan Calcul ». A mon avis, dans pas longtemps... Le seul frein reste que les socialistes aiment bien les gros machins administratifs, et qui même si c’est le bébé des ennemis, cela reste très socialiste comme outil.

    Web et DMP

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 17h43 le 04/10/2012
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    « Un autre problème est que les médecins, déjà débordés, n’ont pas quinze minutes à consacrer à la création du DMP de chaque patient. »

    Si le dossier met effectivement 15 minutes à être créé, y’a pas à chercher plus loin pour savoir pourquoi ca marche pas.

    A l’heure ou on programme ce qu’on veut, on est pas capable à chaque passage à l’hopital de :
    - vérifier si un dossier existe déjà
    - en créer un d’un clic si ce n’est pas le cas avec automatiquement insérées toutes les informations disponibles de l ’hopital.
    - Une simple vérification en deux minutes que le logiciel n’a pas rempli n’importe quoi ?

    Ah, j’avais oublié, on est en France, le pays ou les marchés publics arrivent rarement au plus performant.

  • nono le simplet
    nono le simplet
    gauchiste placide
    • Posté à 18h01 le 04/10/2012
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    dramatiquement, l’absence de dossier médical tenu correctement est à l’origine des cas les plus graves des sur-irradiés d’Epinal puisque des biopsies ont été pratiquées pour certains patients provoquant des fistules ... C dans l’air à partir de la 29’

  • haezepoel
    haezepoel
    ???
    • Posté à 19h33 le 04/10/2012
    • Internaute 192026
      ???

    S’il le fallait en plus, voici comment cette désorganisation à (aussi) coûter la vie à ma mère :
    [ acte 1, état de fatigue extrême ] : ma mère était dialysée 3 fois par semaine, et le samedi fatidique, se sentant pas bien, elle demande à rester un peu plus longtemps dans le service des dialyses, ce qu’on lui concède...
    [ acte 2, on nous expulse du service des dialyses ] : vers 19h., le service ferme, l’infirmière insiste grossièrement pour que ma mère rentre chez elle, malgré une fatigue extrême. Devant mon refus, car il paraissait évident qu’elle avait besoin de soins, on m’indique qu’on ne peut pas rester ici et qu’il faut que j’aille aux urgences, situés au RdC de l’hôpital. Pour ce, on me fournit gracieusement une chaise roulante et j’y installe tant bien que mal ma mère qui ne tient pas debout. On m’indique de reprendre la sortie normale,…, la porte du service des dialyses se referme très rapidement derrière notre dos. S’en suit la descente en ascenseur, une sortie dans la nuit et le froid de l’extérieur et, un cheminement difficile sous une pluie de neige fondue, nous sommes début février et dans le Nord de la France, jusqu’au service des urgences…
    [ acte 3, arrivée au service des urgences ] : on poireaute une bonne heure avant d’être pris en charge malgré mes multiples demandes. On a l’air de se fiche, ici, éperdument des personnes âgées. A force de demandes, on daigne enfin prendre en charge ma mère qui n’en peut plus sur sa chaise où elle perd parfois connaissance. Je grimpe au plafond lorsqu’on nous indique que si c’était le service des dialyses qui avait amené ma mère ( comme ils auraient du le faire ), celle-ci aurait été immédiatement prise en charge et, elle serait descendue par l’ascenseur interne réservé aux services, sans passer dans le froid/pluie/neige de l’extérieur ! On installe ma mère, très faible, dans un lit d’une pièce de soins. Le médecin déclare, à mon étonnement, qu’il va falloir faire toute une série d’analyses car ils ne peuvent avoir accès au dossier de dialyse de ma mère 3 étage plus haut, le service est fermé et il n’y a aucune jonction informatique entre les services ! ! ! On me sort de la partie soignante des urgences et l’on m’encourage à revenir dans quelques heures. Fatigué, je rentre reprendre des forces à la maison…
    [ acte final ] : Deux heures après, alors que j’allais revenir à l’hôpital, le médecin des urgences téléphone chez moi pour me signaler que ma mère vient de dcd…

  • newuser
    • Posté à 02h08 le 05/10/2012
    • Internaute 25621

    Travaillant dans un service informatique d’un hopital j’ai quelques remarques sur l’article.

    Par avance je vous annonce que je suis ni pour ni contre bien au contraire. Le DMP peut être une bonne idée mais je comprends les réticences, par contre je préfère pas parler de la gestion...

    1- le DMP appartient au patient. Il a la main pour rajouter, supprimer ou masquer des documents sans que les médecins aient droit au chapitre.
    2- seul le médecin traitant désigné par le patient sur son compte DMP a le droit à un accès 24h/24. Pour les autres il faut la carte Vitale obligatoirement. Bémol : il existe un système pour les urgences et le SAMU SI vous avez validé l’option pour qu’ils aient accès en cas de danger vital
    3- le déploiement de ce DMP doit se faire (normalement) de concert avec des connexions grâce à la carte CPS (carte de l’ordre des médecins pour résumer) nominative de chaque praticien. Pour un suivi complet.
    4- tout patient peut refuser qu’un document soit entré dans son DMP et le médecin ou l’hôpital se doit de s’exécuter.

    Par contre je suis d’accord pour l’hébergement des données c’est pour moi très limite. Mais la clé USB aurait été pire (virus et vers notamment).
    Il n’y a pas de solution parfaite mais je pense qu’on risque de voir des trucs assez funky dans quelques années avec ce type d’hébergement (private cloud).

    Enfin pour info, j’ai créé mon DMP. Ca prend 3 minutes et pas 15. Je sais pas encore à qui je vais donner le droit de visualiser mais pour l’instant personne ne l’a et puisque j’ai la main dessus, je pourrai le faire à ma guise.

    Dernier point, pour les réfractaires de l’informatique ce DMP est une horreur.
    Faut se connecter, ouvrir sa boite mail ou avoir son téléphone portable à côté, entrer son login (créer aléatoirement et qui ressemble à rien), rentrer son password (là on peut le changer) et attendre la mail ou le SMS pour rentrer le code temporaire de 6 chiffres qui donne enfin accès à la bête. Et vous avez 5 minutes pour entrer le code à 6 chiffres.
    Au bas mot 40% des français n’auront pas le courage ou les compétences pour aller gérer leur DMP.

  • Elodie69
    Elodie69 répond à Glutamate
    Amoureuse
    • Posté à 05h54 le 05/10/2012
    • Internaute 193380
      Amoureuse

    il faut rester sérieux sur ce sujet, moi j’ai subi une opération de chirurgie refractive ratée en novembre 2010 à lyon par u nmédecin complètement je m’enfoutiste et quand j’ai du me faire réopérer ( avec succès ) cette année, mon chirurgien qui opère ailleurs qu’en france ( pour rendre loperation moins chere ) a du batailler pendant 6 mois pour comprendre que durant lintervention en france, le chirurgien de la clinique lyonnaise en question m’avait fait une surcorrection hyper dangereuse ! le chirurgien de Lien a même du venir en France et rencontrer directement son confrère pour se voir remettre mon dossier ! Incroyable et ça en dit long sur le je m’en foutisme de certains médecins en france. Moi j’aurai bien aimé que ça marche le dossier medical partagé !

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