Play 22/09/2012 à 11h47

Jeux vidéo et monde militaire, un couple inséparable ?

Tony Fortin | Membre de l'Observatoire des armements

Le lien entre les jeux vidéo et le monde militaire n’est pas nouveau, et explique en partie pourquoi ils semblent être les produits d’une « culture de violence ».


Initalement publié par la revue Silence

Ce divertissement est né au sein du complexe militaro-industriel américain en pleine guerre froide, dans le contexte de la course à l’espace avec l’URSS.

Une époque où le Pentagone dope de crédits le milieu de la recherche en informatique – dont font partie les hackers, inventeurs des jeux vidéo.

Apparu en 1962, Spacewar, le premier jeu vidéo simulant un combat spatial a servi avant tout à mesurer la puissance de calcul des ordinateurs. Dans les années 80, Battlezone, une simulation de tank vectorielle très célèbre a été utilisée par l’armée américaine comme support à l’entraînement.

Outil de recrutement

Mais c’est au cours des années 90 que cette collaboration, profitant d’une massification du marché, va déboucher sur une véritable synergie entre le Pentagone et l’industrie des jeux vidéo, le premier injectant des dépenses de recherche et investissement dans la conception de simulateurs militaires qui ont fini par être adaptés pour le commerce.

Des jeux comme Harpoon, Rainbow Six et Full Spectrum Warrior sont les fruits de cette collaboration.

Le recours au jeu vidéo comme outil de recrutement ne s’est amorcé qu’en 2002 avec America’s Army, un jeu multijoueur en ligne qui a réussi à attirer jusqu’à présent près de 10 millions de joueurs.

En 2006, l’armée française s’est décidée à suivre le modèle américain à l’aide d’une version transformée de Ghost Recon Advanced Warfighter (GRAW) baptisée Instinct, jeu commercial dont la rhétorique est proche de la guerre contre le terrorisme.

Bande-annonce de « Ghost Recon Advanced Warfighter »

Une synergie s’établit alors entre l’armée et l’éditeur du jeu Ubisoft puisque la première a fourni au second une expertise militaire afin d’améliorer le réalisme de la simulation dans l’optique d’une future version commercialisée.

S’entraîner à la guerre

Les enjeux qui se profilent sont doubles. D’une part, les soldats peuvent s’entraîner à la guerre et se familiariser avec les armes et combinaisons futuristes dont les jeux militaires s’inspirent (les exo-squelettes, muscles artificiels, senseurs etc. des soldats de GRAW) et qui ne sont pas encore introduits sur le terrain.

En France par exemple, pour répondre aux mutations de la guerre, l’armée française recourt au fantassin à équipement et liaisons intégrées (FELIN) pourvu des dernières nano-technologies de pointe, un combattant proche du cyborg (mi-humain, mi-machine) anticipé par GRAW.

De l’autre, le public (jeune, masculin, issu de classe populaire) que l’armée cherche à recruter participe clairement à une « sensibilisation » militaire à partir du monde civil et se sensibilise à la rhétorique de la guerre propre et antiterroriste.

Développement des armées

Cependant, la collaboration entre l’armée française et l’industrie des jeux ne s’est pas vraiment poursuivie par la suite. Elle se limite aujourd’hui tout au plus à l’insertion de publicités de recrutement dans les jeux de sport.

D’évidence, les jeux de guerre ne pourraient voir le jour sans la conjonction de plusieurs forces. Comme la préparation des guerres réelles (par exemple, la recherche dans les nano-technologies est mise au service du monde militaire), la conception des simulateurs de guerre puise dans la technologie civile et les ressources des plus gros distributeurs de contenu culturel.

A un niveau marginal, nous participons donc au développement des armées « en jouant », comme c’est le cas, depuis longtemps, en « regardant » les nombreux films de guerre réalisés avec l’aide du Pentagone.

  • 7365 visites
  • 48 réactions
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  • Loup de Nissac
    Loup de Nissac
    Nietzschopathe
    • Posté à 12h11 le 22/09/2012
    • Internaute 130344
      Nietzschopathe

    Cette « analyse » est-elle une blague ?

    Quand la conscription existait avec sa rhétorique du devoir envers la nation, la patrie en danger, ïoukaïdi ïoukaïda....n’était-ce point plus « préparatoire » que des jeux vidéos ? Jeux qui par ailleurs ne sont pas exclusivement guerriers...

    A quand une « analyse » pour nous expliquer que des jeux comme le monopoly sont préparatoires afin de mieux accepter la délinquance économique qui mets des sociétés entières à genoux, quand elle ne les fait pas carrément disparaître.....tssss

  • quasiqueneau
    quasiqueneau
    Dépourvu d'étiquette...
    • Posté à 13h00 le 22/09/2012
    • Internaute 167246
      Dépourvu d'étiquette...

    Mieux vaut se garder de généraliser abusivement mais : Lien

  • XavierB
    • Posté à 13h15 le 22/09/2012
    • Internaute 27788

    « A un niveau marginal, nous participons donc au développement des armées en jouant »
    Marginal en effet. En fait, beaucoup plus marginal que ma participation via mes impôts ;)

    *Retourne jouer*

  • Tom-
    • Posté à 13h24 le 22/09/2012
    • Internaute 9410

    Concrètement, l’armée fait de la pub dans les jeu vidéos. La belle affaire ! Le reste de vos « arguments » ne repose sur pas grand chose.

    Quant à votre conclusion, elle relève carrément du préchi-précha. J’ignore de quoi vous vous sentez coupable, exactement, mais ça doit être particulièrement grave pour vouloir entraîner tant de joueurs et de spectateurs dans vos remords. On n’est coupables de rien du tout. Pas même marginalement.

    Edit : tous vos liens sont foireux. Enlevez le « https » qui s’y est glissé. Je veux bien être précautionneux, mais pas parano au point de rendre les liens inutilisables.

    • Camille Polloni
      Camille Polloni répond à Tom-
      Journaliste Rue89
      • Posté à 13h46 le 22/09/2012
        rédacteur
      • Journaliste 62825
        Journaliste

      C’est corrigé pour les liens, merci.

      • Tom-
        Tom- répond à Camille Polloni
        • Posté à 18h08 le 22/09/2012
        • Internaute 9410

        Puisque je vous tiens ! S’il vous plait, pourriez-vous me dire comment fait-on pour signaler une coquille ou un lien mal fichu sans polluer la file des commentaires ?
        Merci.

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 14h00 le 22/09/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Il faudait considérer le postulat à l’envers : le jeu vidéo n’est pas là pour préparer à la guerre mais pour amener à considérer la guerre comme un jeu vidéo.
    Il y a bien évidemment un aspect entraînement, mais la finalité semble être de déshumaniser l’ennemi. Ce ne sont plus des gens que l’on tue mais des personnages agressifs surgis d’un univers hostile de gamer.

    On l’a bien vu avec les images qui ont trainés partout sur Internet, celles des pilotes américains d’un hélicoptère de combat en Irak. Par écran interposé, Les pilotes au comble de l’excitation ludique allumaient non des êtres humains mais des personnages d’un quelconque shoot’em up.
    Tout ça fabrique de bons petits soldats déresponsabilisés, sans états d’âme, sans interrogations métaphysiques et c’est tout ce que demande l’industrie de la guerre.

    • CX2
      CX2 répond à Nain Glumeux
      Au fond du volcan, près du (...)
      • Posté à 01h26 le 23/09/2012
      • Internaute 60901
        Au fond du volcan, près du (...)

      Et quand on formait ces mêmes soldat à égorger à main nue ? On avait besoin des jeux vidéo ?

      • mauser
        mauser répond à CX2
        • Posté à 10h33 le 23/09/2012
        • Internaute 4683

        Oui et non la foction apprentissage ne fonctionne que sur du matèriel peu sophistiquès ou alors avec un nombre impressionant d’automatismes comme dans un simulateur d’hélicos de combat.
        Par contre la fonction apprentissage de la boucle de décision existent despuis la création des echecs . Ici l’écran remplace le bon vieux bac à sable des jeux de guerre classiques.

      • Nain Glumeux
        Nain Glumeux répond à CX2
        Nalyseur de proximité.
        • Posté à 11h39 le 23/09/2012
        • Internaute 148099
          Nalyseur de proximité.

        Et quand on formait ces mêmes soldat à égorger à main nue

        Oui et ?
        Quel rapport avec ce que j’ai écrit ?

        Cela dit, ah la guerre à mains nues !
        C’était l’amour du travail artisanal bien fait, le doux bruit des masses d’armes enfonçant un crâne ou celui de l’acier trempé traversant la tripaille.

        C’était autre chose, tout de même. Il y avait le contact humain, la proximité, la rélaité tangible de celui que l’on massacrait dans l’odeur un peu âcre du sang répandu.
        C’était le bon temps et c’était bien mieux que ces guerres modernes, sans âme où l’on tue par l’intermédiaire de quincailleries technologiques qui font qu’on ne connaît même pas, ceux que l’on volatilise.
        Ça vous déshumanise ce noble Art qu’est la Guerre.

        Bon plus sérieusement, je n’ai aucun a priori contre les jeux vidéos, même violents et pour tout dire je m’en tape le coquillard de façon stratosphérique.
        J’ai juste dit, en très gros, que l’on essayait de déréaliser la guerre en la faisant passer pour un jeu vidéo.
        Pas que le jeu vidéo était essentiellement un entraînement ou un conditionnement à finalité militaire.
        Nuance. Mais de taille.

    • Rivendell
      Rivendell répond à Nain Glumeux
      Toléré par [censored] Guéant.
      • Posté à 10h16 le 23/09/2012
      • Internaute 102483
        Toléré par [censored] Guéant.

      C’est vrai que dans les guerre pré-jeu vidéo il n’y avait pas de cinglés sanguinaires venu « tuer du fritz » (par exemple), et qu’au contraire aujourd’hui, il n’y a aucun soldat qui finit névrosé à cause des remords.

      • Nain Glumeux
        Nain Glumeux répond à Rivendell
        Nalyseur de proximité.
        • Posté à 12h04 le 23/09/2012
        • Internaute 148099
          Nalyseur de proximité.

        Heu.. vous croyez que j’ai écrit quoi ?
        Que la guerre découle directement du jeu vidéo et que sans lui elle n’aurait jamais existé.
        Sous-entendant par là qu’il ne m’est jamais arrivé d’ouvrir un livre d’histoire.

        Bon, hormis quelques psychopathes ou guerriers en sommeil dont la personnalité de tueur se réveille à la faveur des combats, pour la plupart des autres, tuer même pour se défendre, reste un acte traumatisant.
        Ça fabrique des troubles de stress post-traumatique et pour ce qui est de l’armée, du soldat gâché, de la main-d’oeuvre inutile qui revient cher à soigner.
        Il en va (peut-être) autrement, si aux commandes de votre drone très loin de votre écran et de votre joystick, vous pulvérisez collatéralement un mariage afghan ou, coup de chance, une réunion terroriste.
        La technologie plus ou moins ludique, tout le monde aime ou aimerait piloter un petit avion à distance, isole de l’acte de tuer.

        Je disais donc que, dans la mesure du possible faire passer la guerre pour une sorte de jeu vidéo au moyen de toutes les sophistications technologiques possibles est un moyen de déresponsabiliser le soldat et de lui éviter des états d’âmes et les névroses consécutives au remords, toujours préjudiciables au rendement.
        Au rendement militaire s’entend.

  • Kabetece
    Kabetece
    En orbite
    • Posté à 14h07 le 22/09/2012
    • Internaute 190537
      En orbite

    Je trouve l’analyse du 36 15 Usul bien plus pertinente : Lien

    • herr pr.zoot
      herr pr.zoot répond à Kabetece
      étudiant qui zozote
      • Posté à 16h52 le 22/09/2012
      • Internaute 163473
        étudiant qui zozote

      tout à fait c’est pas mal vu et assez drôle.

  • Kallack
    Kallack
    étudiant
    • Posté à 14h08 le 22/09/2012
    • Internaute 123715
      étudiant

    La guerre, c’est ludique !

  • Asia_
    Asia_
    Chercheuse
    • Posté à 14h39 le 22/09/2012
    • Internaute 118338
      Chercheuse

    Les militaires ne feraient plus que mugir dans nos campagne comme au temps de
    Pierre Desproge.
    Suis-je la seule à trouver le ciel bizarre.
    Bizarre vous avez dit bizarre comme c’est bizarre.
    Tous cobaye.

  • curieux22
    curieux22
    dernière marche avant le saut
    • Posté à 14h48 le 22/09/2012
    • Internaute 192553
      dernière marche avant le saut

    Les récits des pilotes de chasse de la dernière guerre disent bien qu’ils ne tiraient pas sur des hommes mais sur des machines.
    Les jeux vidéo donnent la même impression.

  • tintouin
    • Posté à 15h34 le 22/09/2012
    • Internaute 31011

    Le FELIN de l’armée française est encore loin du compte : les 1ers tests en régiment ont mis en lumière de « petits » détails, tels que des batteries à plat au bout de 6 heures (dommage pour des soldats en plein combat, ils devront dire à leurs adversaires, islamistes du nord Mali ou vilains Syriens de l’armée régulière : « désolés, the game is over, nous allons prendre le thé le temps que nos batteries soient rechargées, à demain »).

  • O.S.T.I.A.
    • Posté à 16h03 le 22/09/2012
    • Internaute 191710
      ZAD

    j’en connais dans le gouvernement qui jouaient à d’autres types de jeux vidéo ...

  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 16h17 le 22/09/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    hu

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 16h19 le 22/09/2012
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Ne pas oublier le simulateur « Arma II OA » qui est à mon sens le plus réaliste coté ballistique, distance de combat (monde ouvert), richesse-réalisme des blindés, hélico, armes/munitions, décors, paysages etc. etc.

    Et si je ne dis pas de connerie (news de Clubic d’il y a quelques années), à vérifier donc, le moteur 3D d’Arma est le même que celui utilisé par l’armée française. ..

    Le point positif de ce type de jeux est d’étre un gros défouloir virtuel, ça peut vider le trop plein de rage accumulé...
    Et ce à l’opposé des affirmations des plus réacs (Boutin Royale etc.) qui affirment que ça peut pousser à l’action violente ; ce qui reste malgré tout possible chez une extréme minorité de jeunes fragiles qui ont au départ un probléme dans leur représentation du réel, bien/mal toussa toussa.

    • elbough974
      elbough974 répond à Tariec
      brony maladroit
      • Posté à 20h13 le 22/09/2012
      • Internaute 168902
        brony maladroit

      Il me semble que le moteur de Arma II (du moins pour la gestion des scénarios et de l’IA) est effectivement basé sur un logiciel d’entrainement utilisé par l’armée américaine... ce qui lui permet d’avoir autre chose comme ennemis que des vagues continues scriptées d’ennemis décérébrés que l’on croise habituellement dans les FPS grands public... et qui contribue au réalisme et à l’immersion du titre.

      • SlyTheSly
        SlyTheSly répond à elbough974
        • Posté à 11h13 le 23/09/2012
        • Internaute 24414

        Le moteur d’Arma II est fabriqué par des Tchèques (Bohemia Interactive) et à ma connaissance utilisé seulement pour les jeux.
        MAIS la même société a commencé à produite après son premier jeu (Operation Flashpoint) un simulateur pour les militaires nommé « VBS » (Virtual Battlespace Systems) qui est effectivement utilisé par les USA, quelques armées du commonwealth et quelques pays ça et là selon la version (Finlande, Singapour). Pas la France à ma connaissance.

        (Je ne sais pas à quel point Arma et VBS sont similaires ou différents et ce que tire l’un de l’autre, je suis pas expert de leurs produits, c’était just « my two cents » ;) )

         
        • Tariec
          Tariec répond à SlyTheSly
          « Radio Paris ment », « Radio (...)
          • Posté à 16h15 le 23/09/2012
          • Internaute 37287
            « Radio Paris ment », « Radio (...)

          OK mea culpa, merci pour l’info.

        1 autres commentaires
  • Kiwai
    Kiwai
    Futur désabusé
    • Posté à 16h48 le 22/09/2012
    • Internaute 151124
      Futur désabusé

    Oh le gros troll velu !

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 16h57 le 22/09/2012
    • Internaute 191680
      Gros con de droite

    Et Civilisation a été développé par la NASA pour recruter les futurs colons de Mars.

    • chapolin
      chapolin répond à Hulk
      scoresdownload.com
      • Posté à 23h49 le 22/09/2012
      • Internaute 41320
        scoresdownload.com

      PTDR

  • herr pr.zoot
    herr pr.zoot
    étudiant qui zozote
    • Posté à 17h12 le 22/09/2012
    • Internaute 163473
      étudiant qui zozote

    On ne peut pas aborder ce sujet sans citer la série des Metal Gear Solid, qui contrairement aux jeux cités ci-dessus est un bon jeu japonais post-moderne ( les autres sont mauvais, américains et ultra premier degré )
    Metal Gear traite souvent d’un monde au bord de la catastrophe nucléaire, ce qui pour les japonais doit résonner pas mal avec Hiroshima.
    De plus il démythifie la guerre mais le fait par le biais de la parodie en citant un bon nombres de films américains ( le « c’est pas ma guerre de rambo » les films de Carpenter avec Snake Pliskin ). Peut-être que je surinterprète à fond mais, sachant que la dernière guerre qu’a connu le japon l’ opposait aux américains, le fait de critiquer la guerre en utilisant des référents culturels américains fait prendre au propos du jeu une drôle de tournure.
    Pour en venir plus spécifiquement à ce que raconte l’article, il devient clair au bout d’un des épisodes de Metal Gear ( je sais plus lequel au juste, peut-être tous ) que la mission qu’on effectue dans le jeu va servir de base, de programme-test, pour entraîner de nouveaux soldats qui vont pouvoir revivre notre aventure à la manière d’un jeu vidéo. Par un tour de passe-passe méta-narratif tordu, il est même avancé plus ou moins clairement que NOUS (le joueur) somme déjà en train de jouer à ce jeu vidéo et que nous sommes effectivement en train de nous entraîner à la guerre.
    D’où la force de Metal Gear qui est à la fois un jeu de guerre assez cool ( et drôle vu que c’est dans les fait une parodie), une réflexion sur la guerre et pour finir une réflexion sur les jeux de guerre.

    • a déménagé 23-04-2013
      a déménagé 23-04-2013 répond à herr pr.zoot
      non connue
      • Posté à 17h23 le 22/09/2012
      • 169677
        non connue

      Metal Gear n’est qu’un gros plagiat copier/coller gloubigoulba de très bon films américains comme vous l’expliquez vous même implicitement. Le game play du premier sorti sur PS était sympa, mais par la suite c’est devenu très médiocre.

      • herr pr.zoot
        herr pr.zoot répond à a déménagé 23-04-2013
        étudiant qui zozote
        • Posté à 17h38 le 22/09/2012
        • Internaute 163473
          étudiant qui zozote

        plagiat-hommage-parodie, gloubiboulga ou oeuvre post-moderne, la frontière et parfois assez mince et dépends pas mal de ce que vous avez envie d’y trouver.
        Je suis d’accord avec vous pourtant, je me suis un peu emballé. Le jeu est assez maladroit dans son concept et se prends assez souvent les pieds dans le plat. ( faut pas avoir peur de la guimauve ) Au moins il essaie un truc, et dans un monde aussi peu inventif que celui du jeu vidéo c’est déjà pas mal.
        Le gameplay quand à lui est ce qu’il est, je suis pas fan mais il y a des gens qui aiment bien. Au moins il n’essaie pas de coller naïvement à un « réalisme » comme le font trop souvent ces jeux qui oublient avant tout qu’ils sont des jeux.

      • Ilriap
        Ilriap répond à a déménagé 23-04-2013
        Futur Chef op'
        • Posté à 10h52 le 23/09/2012
        • Internaute 91691
          Futur Chef op'

        Tout à fait ! En parlant de plagiat, ça date de 1975 :

        Lien

  • elbough974
    elbough974
    brony maladroit
    • Posté à 20h09 le 22/09/2012
    • Internaute 168902
      brony maladroit

    Si j’ai bien compris, cet article s’étonne que les éditeurs soient obligés de consulter des militaires pour rendre leur jeu réaliste (ou immersif, qui serait un terme plus juste), et en conclut que ces jeux serait un moyen d’endoctrinement et de propagande ?

    Un peu facile comme généralisation...

  • bleuceconlà
    • Posté à 20h48 le 22/09/2012
    • Internaute 138215

    Jouer aux cowboys et aux indiens dans les années 50 résultait d’un complot crypto-bolchévique visant à promouvoir la course aux armements...consternant !

  • chapolin
    chapolin
    scoresdownload.com
    • Posté à 23h46 le 22/09/2012
    • Internaute 41320
      scoresdownload.com

    Ils n’ont rien inventé avec les jeux vidéos ... avant ont jouait aux petite soldats ... le conditionnement dès le plus jeune âge ... de la même manière que dès le plus jeune âge on pourrait plutôt diriger les être humains vers la paix ... mais non ... plutôt vers la guerre et l’action de tuer.
    La grande différence avec les jeux vidéos c’est que c’est une véritable simulation de laquelle disparaît une certaine imagination créative, celle de créer le jeu comme avec les petits soldats ... on se rapproche à petits pas du lavage de cerveau, on est déjà dans le conditionnement.

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 00h21 le 23/09/2012
    • Internaute 191680
      Gros con de droite

    « D’évidence, les jeux de guerre ne pourraient voir le jour sans la conjonction de plusieurs forces. Comme la préparation des guerres réelles (par exemple, la recherche dans les nano-technologies est mise au service du monde militaire), la conception des simulateurs de guerre puise dans la technologie civile et les ressources des plus gros distributeurs de contenu culturel.

    A un niveau marginal, nous participons donc au développement des armées “ en jouant ”, comme c’est le cas, depuis longtemps, en “ regardant ” les nombreux films de guerre réalisés avec l’aide du Pentagone. »

    Oh la belle grosse ânerie que voilà !
    Vous semblez ignorer que le jeu de guerre le plus répandu, c’est ce qu’on appelle le wargame, qui se joue sur une carte avec des pions ou des figurines. En français, cela s’appelle aussi jeu d’histoire. Ces jeux sont conçus par des passionnés, souvent des amateurs, qui n’ont pas de liens avec l’armée si ce n’est son département histoire/archives, et qui ne sont intéressés que par la simulation ludique de conflits passés, voire par des uchronies ou des simulations de conflits futurs envisageables.
    Cela existait bien avant les premiers jeux vidéo, qui n’ont fait que reprendre le concept sous informatique, avant de vivre leur vie autonome.

    La relation que vous croyez avoir découverte entre le jeu vidéo de guerre et le monde militaire, c’est du même niveau que la relation qu’il y aurait entre le sport et le fascisme (ben oui, les fascistes glorifiaient le corps et ont beaucoup travaillé au développement du sport. Donc quand on fait du sport on se rend complice du fascisme, n’est-ce pas ?)

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Hulk
      Fou du volant
      • Posté à 00h38 le 23/09/2012
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      Pour le sport oui les analogies sont évidentes : -)

      • Hulk
        Hulk répond à DiaboloSatanas
        Gros con de droite
        • Posté à 00h43 le 23/09/2012
        • Internaute 191680
          Gros con de droite

        Je suis bien d’accord, mais il me fallait une analogie que même le cuistre mi-instruit de base puisse comprendre.

         
        • DiaboloSatanas
          DiaboloSatanas répond à Hulk
          Fou du volant
          • Posté à 00h52 le 23/09/2012
          • Internaute 79165
            Fou du volant

          Sinon ok . Je connais un francais qui travaillent chez ubisoft au Canada et il ressemble beaucoup plus a un hippie qu’a un militaire : -)

          • Hulk
            Hulk répond à DiaboloSatanas
            Gros con de droite
            • Posté à 00h54 le 23/09/2012
            • Internaute 191680
              Gros con de droite

            Il n’y a pas de hippies au Canada. Uniquement des bûcherons et des trappeurs.

            • DiaboloSatanas
              DiaboloSatanas répond à Hulk
              Fou du volant
              • Posté à 01h00 le 23/09/2012
              • Internaute 79165
                Fou du volant

              Oui mais l’observation des aurores boréales les a sensibilisés aux jeux vidéos de grande ampleur, c’est pour ça ..

        3 autres commentaires
  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 10h24 le 23/09/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    Quelle surprise, il y a des jeux vidéos militaristes, comme il y a des films militaristes, des livres militaristes, des jeux de société militaristes, des jouets militaristes...

    Et puis faudra un jour qu’on se décide quel cliché coller au joueur de jeu vidéo, parce qu’ils ne peuvent pas être tous à la fois no-life barbu chevelu obèse et future jeune recrue militaire ultraviolente, si ce n’est serial killer ultra entrainé physiquement.

  • SlyTheSly
    • Posté à 11h17 le 23/09/2012
    • Internaute 24414

    Pour voir à quel point c’est rentable, envoyez un geek à un stage d’entrainement de l’Armée. Entre pousser un stick et avoir 25 Kg sur le dos, je pense que la différence va vite se faire sentir : p

    Bon après, sorti du public « geek », il y a parfois une certaine efficacité pour faire faire le premier pas à certains. Après faut voir quel taux résiste au dur contact avec la réalité (marche, charge, recul des armes, ennui, etc, etc. mine de rien c’est loin du virtuel) (une on a une seule vie...).

  • tazoult
    • Posté à 11h25 le 23/09/2012
    • Internaute 81892

    et c’est la mort,la mort toujours recommencée...

  • VasquezPepitoMr
    VasquezPepitoMr
    lapin compris
    • Posté à 12h19 le 23/09/2012
    • 183583
      lapin compris

    Le seul défaut dans la guerre « réelle » c’est qu’il n’y a pas de viseur et qu’on transpire en courant.

  • Ilriap
    Ilriap
    Futur Chef op'
    • Posté à 12h23 le 23/09/2012
    • Internaute 91691
      Futur Chef op'

    Cet article n’est vraiment pas bon.
    En lisant le titre, je me suis dit « Ah bon ? Tom clancy et America’s Army, mais quoi d’autre ? ». Et bien justement, rien. À part des rapprochements ridicules... On sent vraiment que l’auteur de l’article a cherché à glaner n’importe quoi pour étayer sa théorie fumeuse, plutôt que de vraiment faire un travail de recherche.

    Ce qui me fait dire ça ? Le fait que jamais rien n’est contextualisé.

    L’industrie du Jeu video glane des milliards, est maintenant passé devant l’industrie du cinéma. Elle n’a pas besoin de l’armée pour injecter des sommes astronomiques dans la recherche et développement de nouveau moteurs graphiques (cf. Unreal engine 4).
    Lorsque les jeux en ligne (type CS) ont commencé à exploser, et à toucher des dizaines de millions de joueurs, alors l’armée américaine s’est réveillée un peu tard pour produire America’s army.
    Vous dites : « en 2002 avec America’s Army, un jeu multijoueur en ligne qui a réussi à attirer jusqu’à présent près de 10 millions de joueurs »
    => Finissez votre phrase, près de 10 millions en 10 ans d’existence, cette tentative de toucher les masses a échoué, car ce jeu est une bouse, tous les joueurs le savent. Comparez ces chiffres avec le nombre de joueurs de Counter Strike, Call Of Duty, Battlefield, World of Warcraft... AA ne représente rien. 7 millions de dollars ? Une production microscopique...

    Il me semble que l’armée américaine se sert encore beaucoup plus du cinéma pour faire sa propagande et ce depuis La chute du Faucon Noir, film militariste, et bien fasciste de Ridley Scott. On en parle pas trop en France, mais il existe toute une série de films de propagande nationaliste et militariste aux us, depuis au moins 10 ans. Ces films ne passent jamais les frontières, mais certains sont à voir, par intérêt sociologique, on tombe le cul par terre quand on voit les message délivré par ces bouses. Je vous conseille de pirater sans pitié le dernier en date : Act of Valor, ode à la gloire des Navy seals Team 6. ( la bande annonce : Lien )

    Il me semble bien plus intéressant de parler de l’émergence, et aujourd’hui l’omniprésence d’un Mythe tout à fait contemporain : le Commando (ou force spécial). Plus que l’aspect militaire, c’est d’abord cette figure qui est omniprésente dans les FPS, mais aussi au cinéma, dans les livres, à la télévision etc... Voyez sur Youtube les émissions de télé française sur le COS, c’est de la belle propagande qui ferait pâlir de jalousie ce crétin de Tom Clancy.
    Si cette figure du Commando est si présente, c’est qu’à l’heure où les conflits armés deviennent de plus en plus asymétriques, où l’ennemi invisible se fond dans la nature ou dans la société, où la menace n’a d’autre visage qu’un tir de sniper, une roquette tirée de nulle part, une bombe enfouie dans le sol...
    Alors on se rassure avec un Commando invisible, omnipotent et omniscient. Il saute de haute altitude en pleine nuit, connait tout de l’emplacement de ses cibles, a vision nocturne, drone et satellite, tue au couteau ou silencieux, et repart avant même que l’ennemi ait compris ce qui s’est passé... Et cette vision rassure dans les chaumières, nous donne une impression de surpuissance, et tant pis si pendant ce temps, des soldats se font bousillés dans une embuscade quelque part sur une route d’afga.

    Concernant le jeu video et le fantasme militariste, l’auteur de l’article ne semble pas savoir qu’il y a aussi des jeux qui donne à réfléchir sur la volonté de puissance et l’obéissance aveugle aux règles : le surévalué Metal Gear Solid, mais aussi le génial Deus Ex, et enfin un jeu trop peu connu, Vietcong.

    Vietcong nous met dans la peau d’un GI américain au vietnam, les pieds dans la merde, sans savoir d’où va venir la menace. On passe quelque fois 10 minutes à marcher lentement dans une jungle inextricable en cherchant un vietcong, jusqu’à ce que le sifflement d’une balle fasse plonger tout le monde au sol, et à couvert... On cherche alors à savoir d’où viennent les tirs, en essayant de ne pas en prendre une en pleine poire (à cette époque, quand on se faisait toucher, il ne suffisait pas d’attendre 4 secondes). À chaque mission du jeu, on perd du terrain, tous le lieux deviennent de plus en plus dangereux, on va de moins en moins loin de notre base, jusqu’à défendre sa base principale contre l’ultime offensive. Le jeu se termine par la fuite de notre avatar dans un hélico, et un texte fait référence à la guerre du vietnam comme d’une « guerre inutile, ayant fait des millions de victimes ».

    Bref ! Il y a plus de choses à dire sur le sujet que cet article nul.

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 14h47 le 23/09/2012
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Le mieux dans le domaine, c’est quand même Call Of Duty. Une coalition arabo-cocos nostalgiques/tiers mondistes pour détruire les iounaitedstates, c’est assez marrant. Heureusement, notre bon soldat ricain (ou son fidèle sidekick anglais), est là pour les dégommer par paquet de douze.
    Mais sérieusement, je doute de l’influence réelle des jeux vidéos. Je n’ai pas encore vu de hordes de geek faire la queue devant les bureaux d’enrôlement.
    A mon avis, ils seraient les premiers à se tirer des balles dans les pieds, littéralement.

    • Ilriap
      Ilriap répond à Atlantis
      Futur Chef op'
      • Posté à 23h12 le 23/09/2012
      • Internaute 91691
        Futur Chef op'

      « Une coalition arabo-cocos nostalgiques/tiers mondistes pour détruire les iounaitedstates, c’est assez marrant. »

      Dans Rainbow 6 premier du nom, Tom Clancy nous avait pondu un groupe d’écologistes nazis ( ? ? ?) qui prenaient des scientifiques en otages, et voulaient voler des virus bactériologiques... Pas mal aussi dans le genre.

  • zacbru
    zacbru
    Troubleur de fautes.
    • Posté à 09h33 le 24/09/2012
    • Internaute 158733
      Troubleur de fautes.

    Je joue à un jeu où il faut skier et tuer ses adversaires avec des lanceurs de disques en fusion et où le but et d’attraper le drapeau de l’équipe adverse.

    Je ne peux pas m’empêcher, quand je vois un drapeau dans la rue, de me ruer dessus en trottinette pour l’emporter !

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