« Cancer » 16/09/2012 à 19h31

Immigration : ces « infiltrés » africains dont Israël ne veut pas

David Lagarde | Journaliste

Face à la vague d’immigration venue d’Afrique, le gouvernement israélien durcit les contrôles à la frontière, tandis que les agressions racistes se multiplient. Reportage.


Une réfugiée soudanaise campe dans un square de Tel Aviv, en juillet 2007 (YOAV LEMMER/AFP)

(De Tel Aviv) En cette fin d’après-midi estivale à Tel Aviv, à l’heure où les touristes profitent du coucher du soleil en flânant sur le front de mer, Suleyman retrouve ses amis dans le square Lewinsky, une aire de jeu des quartiers sud de la capitale.

Ils sont nombreux à se rendre ici quotidiennement pour profiter d’un repas distribué par les ONG du quartier. Alors que tout le monde patiente en attendant le début de la distribution, Suleyman s’évertue à me conter avec précision la longue et périlleuse route qui l’a mené jusqu’ici.

Arrêté par la police française et expulsé

Tout commence en 2004 au Darfour, dans cette région du Soudan ravagée par une guerre civile qui fait rage depuis plus d’un an à l’époque. Face à
la multiplication des attaques contre son village, il choisit le chemin de l’exil,
espérant ainsi retrouver la paix. Direction le Caire, puis Tripoli où il travaillera
pendant deux ans, le temps de réunir l’argent nécessaire pour tenter sa chance vers l’Europe. Son objectif est de rejoindre Londres où des membres de sa famille ont obtenu l’asile politique.

En 2006, il embarque sur un vieux bateau où s’entassent plus de 120 passagers venus d’Afrique subsaharienne et du Maghreb. Après deux jours de traversée, les côtes françaises se dessinent enfin à l’horizon. Depuis le
sud de la France, Suleyman poursuivra son voyage jusqu’à Arras. Avec l’aide
d’associations locales, il dépose une demande d’asile qui lui sera refusée quelques mois plus tard.

Commence alors pour lui une vie de clandestin rythmée par les tentatives ratées de rejoindre l’Angleterre et les séances de cache-cache avec la
police. Le moment tant redouté de l’arrestation arrive à la fin de l’année 2007 :

« La police française m’a arrêté à Arras. J’ai ensuite été enfermé quelques jours avant d’être expulsé vers Khartoum. Quand je suis descendu de l’avion, la police soudanaise m’a directement mis en prison pour avoir sollicité l’asile en France. Je suis resté enfermé deux mois avant d’être libéré. »

Israël par la terre

A partir du milieu des années 2000, avec le durcissement des politiques
migratoires de l’Union européenne et la multiplication des contrôles visant à
stopper les bateaux reliant les côtes d’Afrique du Nord à l’Europe, Israël est
progressivement devenue une alternative de choix pour des milliers de réfugiés africains, principalement originaires du Soudan et d’Erythrée.

De retour au Soudan, Suleyman entend parler d’Israël comme d’un pays démocratique, un endroit où règne la paix, où les offres d’emploi sont nombreuses et où les réfugiés sont les bienvenus. Il pense déjà à
repartir, ce qu’il fera cinq mois plus tard :

« Je ne souhaitais pas retourner en Europe. J’avais peur de retraverser la mer. Prendre tous ces risques pour être expulsé une nouvelle fois, ça n’en valait pas vraiment la peine. A l’inverse de l’Europe, Israël est facilement accessible par la route et on n’expulse pas les gens venus du Darfour. »

Depuis Khartoum, il lui faudra moins d’une semaine pour poser le pied
en Israël :

« J’ai pris un avion jusqu’au Caire. En partant du Soudan, j’avais le
numéro de téléphone d’un Bédouin qui aide les Soudanais à passer en Israël pour 250 dollars. Je l’ai contacté en arrivant, puis j’ai patienté deux jours dans un hôtel jusqu’à ce qu’il me rappelle pour me donner rendez-vous pour partir dans le Sinaï avec d’autres Soudanais.

On a ensuite attendu dans un camp du désert, le temps de regrouper d’autres personnes qui voulaient se rendre en Israël. Trois jours plus tard, nous étions 25 à partir. Nous avons quitté le camp en pleine nuit. Lorsque nous avons franchi les barbelés qui séparent l’Egypte d’Israël, les policiers égyptiens nous ont vus et ont ouvert le feu. Heureusement, personne n’a été blessé. »

« Shoot to stop »

L’année 2008 marque une augmentation considérable du nombre de passages depuis l’Egypte. Israël commence alors à faire pression sur son voisin du Sud pour qu’il empêche les migrants présents sur son territoire de passer la frontière.

C’est le début de la politique du « shoot to stop », qui a déjà coûté la vie à plusieurs douzaines de réfugiés en quatre ans. Malgré les risques de mourir sous les balles de la police égyptienne et la multiplication des kidnappings tragiques dont sont victimes des centaines de réfugiés africains dans le Sinaï, ces derniers continuent de se rendre en Israël.

Au cours de l’année 2011, après la chute du régime d’Hosni Moubarak, près de 2 000 personnes franchissent chaque mois la frontière.

La vie dans un square

Otages des Bédouins

A l’heure actuelle, entre 300 et 400 réfugiés érythréens seraient maintenus en otage par des Bédouins du Sinaï. Kidnappés au Soudan lors de leur arrivée dans des camps de réfugiés, ils sont ensuite emmenés de force en Egypte où ils seront maintenus en captivité dans le nord de la péninsule jusqu’à ce qu’ils trouvent la somme d’argent exigée pour leur libération.

Afin de faire pression sur les familles des otages, les Bédouins torturent leurs otages et violent les femmes.

Une fois sur le territoire israélien, les réfugiés sont interpellés par l’armée qui les conduit directement dans l’un des deux immenses centres de rétention de Ketziot et Saharonim, tout deux situés dans le désert du Néguev, à une dizaine de kilomètres de la frontière égyptienne.

Deux ou trois semaines plus tard, les Soudanais et les Erythréens, qui bénéficient d’une protection collective les protégeant contre une expulsion, sont relâchés avec en poche un ticket de bus pour Tel Aviv. Ils débarquent alors quelques heures plus tard à la gare centrale, dans le sud de la capitale, sans ressources financières ni endroit ou dormir.

Leur point de chute est le square Lewinsky, situé à deux pas. Là, les anciennes cabanes qui trônent au milieu de l’aire de jeu pour enfants servent aujourd’hui d’abris pour entreposer les valises des réfugiés nouvellement arrivés. Ils dorment à même la pelouse, sur des bancs, ou sur les toits des Abribus qui bordent le square.

Tôt le matin, ils sont des dizaines à patienter le long de la route dans l’espoir qu’un employeur vienne leur proposer du travail pour la journée. Après
quelques semaines sur place, la majorité d’entre eux réussi à trouver un emploi leur permettant de payer un appartement qu’ils partageront avec d’autres réfugiés.

Agressions d’immigrés par des Israéliens

Dès le début de notre échange avec Suleyman, un homme âgé d’une
cinquantaine d’années se met à pester en russe contre un groupe de réfugiés
assis dans l’herbe, allant jusqu’à cracher à leurs pieds. Pendant près de 45
minutes, il exposera à qui veut bien l’entendre un interminable monologue qu’il
semble au final être le seul à comprendre.

Ce genre de scène est devenue monnaie courante en Israël. Au cours de ces derniers mois, plusieurs réfugiés ont été victimes de violentes agressions commises par des Israéliens.

A la mi-juillet, un habitant de Tel Aviv a ouvert le feu sur un groupe d’Erythréens qui dormait sur son pallier. Quelques semaines plus tard, c’est un homme de 38 ans qui a fait irruption dans un cybercafé pour poignardertrois demandeurs d’asile érythréens. Depuis mai, plusieurs appartements où vivaient des Africains ont été pris pour cible et incendiés à Jérusalem et à Tel Aviv.

Lisa Antéby-Yémini, anthropologue et spécialiste des migrations subsahariennes en Israël, affirme que des mouvements de résidents se sont constitués en comité pour s’opposer à la présence de réfugiés dans leurs quartiers. Une de leurs démarches privilégiées est de faire pression sur les propriétaires d’appartements pour les empêcher de louer des logements aux Africains.

Ce sont d’ailleurs ces mêmes groupes de résidents qui sont à l’origine des manifestations hostiles aux Africains et au cours desquels des magasins et des voitures appartenant à des réfugiés ont été mis à sac en mai dernier.

Terreau pour l’extrême droite

Les quartiers Sud de Tel Aviv ont depuis toujours abrité des populations de
migrants. Les premiers à s’installer ici furent des juifs mizrahim venus du Moyen-Orient, parqués dans des tentes ou dans le meilleur des cas dans des logements en préfabriqué.

D’autres vagues de migrants juifs venus d’Afrique du Nord les ont suivis quelques années plus tard. Ces quartiers sont ensuite devenus le lieu de vie d’une poignée de collaborateurs palestiniens menacés dans les territoires occupés, avant qu’une importante communauté russe s’y installe à son tour au début des années 90.

Après l’éclatement de la deuxième intifada et les restrictions de mouvements imposées par les autorités israéliennes aux Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, des travailleurs migrants venus d’Asie du Sud-Est et d’Europe
de l’Est pour remplacer la main d’œuvre palestinienne se sont implantés dans les environs de la gare centrale.

A l’heure actuelle, plus de la moitié des réfugiés africains vivant en Israël – soit un peu plus de 30 000 individus – habiterait dans le sud de la capitale.

Selon Netta Mishly, militante à l’ARDC, une association israélienne de défense du droit des réfugiés, les autorités locales n’ont jamais cherché à répondre aux difficultés des habitants de ces quartiers :

« Cet espace a toujours été négligé par rapport au reste de la ville. Aujourd’hui, le sud de Tel Aviv est totalement surpeuplé et rien n’est fait pour trouver des solutions aux problèmes causés par cette surpopulation.

Les anciens habitants perçoivent souvent cette augmentation de population comme une forme d’invasion. En plus, ils se retrouvent aujourd’hui en concurrence avec les Africains sur le marché de l’emploi.

Si l’on ajoute les différences religieuses qui existent entre ces communautés, tout cela crée un terreau particulièrement fertile au développement de la haine et du racisme. »

Ces quartiers ont toujours constitué un important foyer de votes pour les candidats de l’extrême droite israélienne, et avec l’approche des élections législatives d’octobre 2013, ces partis risquent de continuer à surfer sur cette vague xénophobe.

Gouvernement « xénophobe »

Le discours véhiculé par le gouvernement actuel reste pour Netta Mishly la
principale cause des violences dont sont victimes les réfugiés subsahariens
d’Israël :

« [Le gouvernement israélien] véhicule des discours ouvertement
xénophobes. En qualifiant les réfugiés d’“infiltrés”, il laisse entendre que les
Africains représentent une menace pour notre société. En Israël, on peut
carrément voir des membres de la Knesset [le Parlement, ndlr] se joindre aux manifestations hostiles aux réfugiés africains. »

En janvier dernier, la Knesset a voté une « loi sur les infiltrations » avec pour objectif de dissuader les réfugiés africains de continuer à se rendre en Israël. Pour cela, une batterie de mesures choc a été adoptée :

  • enfermement de trois ans sans jugement préalable pour toute personne entrant illégalement dans le pays ;
  • peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à quinze ans pour tout individu facilitant l’entrée illégale d’une personne sur le territoire israélien ;
  • construction d’une barrière ultra-sophistiquée à la frontière égyptienne. Dotée de caméras de surveillance, de capteurs thermiques et de détecteurs de mouvement, le coût total de cet ouvrage dépasse les 50 millions d’euros. Les travaux sont quasiment achevés et la frontière devrait être totalement hermétique d’ici à la fin de l’année 2012.

Un groupe de vingt-et-un Erythréens en a déjà les frais. Bloqués pendant plus d’une semaine au pied de la barrière, dans le « no man’s land » séparant l’Egypte d’Israël, dix-huit d’entre eux ont été refoulés vers l’Egypte.

Le « cancer » d’Israël

Dans la rue Neve Sha’anan, située aux abords de la gare centrale, les commerces ethniques africains ont remplacé les magasins tenus par les migrants d’Europe de l’Est. Sur le marché aux puces, Abdallah, un Soudanais d’une vingtaine d’années, me confie sa détresse :

« Nous vivons ici dans l’incertitude constante. On a une simple autorisation de séjour que nous devons renouveler tous les trois mois et qui ne nous permet pas vraiment de travailler.

Cela fait quatre ans que je vis ici et jamais personne ne m’a aidé. Vivre en Israël devient chaque jour un peu plus difficile. »

En mai, une députée du Likoud, parti de droite du Premier ministre Netanyahou, avait assimilé les clandestins à « un cancer qui prolifère ».

En juin, Israël a commencé à expulser des immigrés sud-soudanais et ivoiriens. Officiellement, les Soudanais et les Erythréens ne sont pas pas concernés par cette politique de « retour à la maison », mais le ministre de l’Intérieur, Eli Yishai, a dit vouloir « les expulser tous ».

MERCI RIVERAINS ! simla, Daydee
  • 22398 visites
  • 299 réactions
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  • Bad Lieutenant
    Bad Lieutenant
    Bisounours de combat
    • Posté à 19h41 le 16/09/2012
    • Internaute 190065
      Bisounours de combat

    L’avantage du racisme c’est qu’il a la même origine partout dans le monde, la peur.

    « Échelle de mesure pour tous les jours : On se trompera rarement si on ramène nos actes les plus courageux à la vanité, les plus médiocres à l’habitude et les plus mesquins à la peur. » F. Nietzsche

    • zerkalo
      zerkalo répond à Bad Lieutenant
      Français
      • Posté à 19h44 le 16/09/2012
      • Internaute 125164
        Français

      Vous confondez racisme et xénophobie. Le racisme ne prend pas ses origines dans la peur mais dans le sentiment de supériorité (présent dans l’Ancien Testament) d’une race sur une autre.

      • Captain Konstadt
        Captain Konstadt répond à zerkalo
        tribun courtois
        • Posté à 00h44 le 17/09/2012
        • 178678
          tribun courtois

        et gnagnagna vous confondez raciste et xénophobe..
        Dans les deux cas ces individus restent des ptites choses fragiles, ils ont les pétoches.

         
        • zerkalo
          zerkalo répond à Captain Konstadt
          Français
          • Posté à 10h05 le 17/09/2012
          • Internaute 125164
            Français

          Peut-être sont-ils confrontés à des maux dont vous n’avez même pas idée, retranchez que vous êtes derrière votre pseudo.

          • Captain Konstadt
            Captain Konstadt répond à zerkalo
            tribun courtois
            • Posté à 12h55 le 17/09/2012
            • 178678
              tribun courtois

            Zerkalo, c’est votre nom ?
            sans blague..

            • zerkalo
              zerkalo répond à Captain Konstadt
              Français
              • Posté à 14h07 le 17/09/2012
              • Internaute 125164
                Français

              Non, c’est mon pseudonyme.

            • DBL8
              DBL8 répond à Captain Konstadt
              Retraité
              • Posté à 08h02 le 18/09/2012
              • Internaute 19562
                Retraité

              Ce doit être à lire en plaçant la 1re syllabe à la fin :
              kalo sert, soit : son calo lui sert la tête.
              D’où ses commentaires, car cela doit faire comme dans la blague à Coluche sur le képi des flics ! (qu’il est peut-être et là, tout ce comprend)

        4 autres commentaires
      • curieux22
        curieux22 répond à zerkalo
        dernière marche avant le saut
        • Posté à 08h52 le 17/09/2012
        • Internaute 192553
          dernière marche avant le saut

        C’est un jeu sur les mots. L’un et l’autre sont suffisamment proches pour ne pas pouvoir être réellement distingués

         
        • zerkalo
          zerkalo répond à curieux22
          Français
          • Posté à 10h03 le 17/09/2012
          • Internaute 125164
            Français

          Ce n’est pas un jeu sur les mots. Ce n’est pas parce que la langue s’est considérablement appauvrie depuis une quarantaine d’années qu’il faut nécessairement s’y complaire. « Racisme » et « xénophobie » ne recouvrent pas les mêmes « considérations ». C’est ainsi, point à la ligne.

          N’encouragez pas Rue89 à amalgamer tout et n’importe quoi. Les journalistes nous emmerdent déjà suffisamment à confondre « gay » et « homosexuel »...

          La langue française est riche, défendons-la !

          • Lendroitvautlenvers
            Lendroitvautlenvers répond à zerkalo
            lucide
            • Posté à 13h54 le 17/09/2012
            • Internaute 149146
              lucide

            la langue s’est considérablement appauvrie depuis une quarantaine........ Oui, dans son emploi, mais vous vous braquez sur le sens du mot Racisme alors qu’il ne fait pas parti non plus d’une évolution mais plutôt d’une régression intellectuelle. Puisque ce mot est tiré de l’époque de l’émergence de l’anthropométrie au début du XIXe siècle. D’ailleurs ce mot n’est pas dans mon Littré qui est lui antérieur au Larousse. Le mot racisme est rentré pour la première fois en 1930. On pourrait dire que perpétuer dans le langage ce mot est aussi un moyen d’appauvrir la langue ou de maintenir les idées de Gaston Méry qui fût celui qui a créé ce mot . Ce Méry qui travailla pour le journal antisémite La Libre Parole. La création de ce mot était au départ pour viser exclusivement le juif. Alors que le mot Xénophobie était utilisé en tant que terme plus généraliste pour montrer son aversion à ce qui est étranger (xénos, étranger). Et en même temps ce mot est aussi assez rescent puisqu’il a été employé comme par hasard en relation avec l’affaire Dreyfus au début du XXe siècle. Donc si la langue de Montesquieu était plus riche que celle d’aujourd’hui il a été capable de l’utiliser sans employer les mots Racisme et Xénophobie, ce qui ne l’a pas empêché de dénoncer le comportement des Européens à l’égard des esclaves qui les considéraient comme des sous-hommes.

          • L'ami Dino
            L'ami Dino répond à zerkalo
            ex-supporter de la Juventus
            • Posté à 15h52 le 17/09/2012
            • Internaute 44072
              ex-supporter de la Juventus

            « Les journalistes nous emmerdent déjà suffisamment à confondre “ gay ” et “ homosexuel ”...

            La langue française est riche, défendons-la ! “

            Tout à fait, dans votre cas le qualificatif est tout trouvé : enculeur de mouches.

            • zerkalo
              zerkalo répond à L'ami Dino
              Français
              • Posté à 16h31 le 17/09/2012
              • Internaute 125164
                Français

              Vous, comme des millions d’autres, vous complaisez dans une vie fade de tout sens et un profond mépris pour la langue française, pourtant riche de milliers de nuances.

              C’est à vous, en partie, triste riverain, que revient la paternité de la mort programmée de notre langue au profit d’un charabia qui amalgame à dessein « homosexualité » et « identité gay ».

              • L'ami Dino
                L'ami Dino répond à zerkalo
                ex-supporter de la Juventus
                • Posté à 17h20 le 17/09/2012
                • Internaute 44072
                  ex-supporter de la Juventus

                A dessein ? Pourquoi à dessein ?

                Au passage, « gay », c’est de l’anglais, à l’origine. Et si j’en crois le Cambridge Dictionnary, il est strictement équivalent à « homosexual ».

                • zerkalo
                  zerkalo répond à L'ami Dino
                  Français
                  • Posté à 09h57 le 18/09/2012
                  • Internaute 125164
                    Français

                  Libre à vous de laisser croire que son utilisation en France est une « stricte équivalence » au terme « homosexuel ». Ce n’est pourtant pas le cas. Dans les pays anglophones non plus d’ailleurs.

                  Pour la énième fois, tous les « gays » sont « homos », tous les « homos » ne sont pas « gays ».

        6 autres commentaires
      • Bad Lieutenant
        Bad Lieutenant répond à zerkalo
        Bisounours de combat
        • Posté à 09h02 le 17/09/2012
        • Internaute 190065
          Bisounours de combat

        je ne confond rien, le vocabulaire est certes différent mais les racines sont les mêmes : l’intolérance et donc la peur...

      • brueghel
        brueghel répond à zerkalo
        trankil
        • Posté à 19h22 le 17/09/2012
        • Internaute 192611
          trankil

        Faut plutot parler de survi des peuples ? L immigration massive est un desequilibre mortel pour toute civilisation. Il faudrait surtout parler de developpement en afrique par des plan marchal, l’argent pour cela ne doit pas etre une denrée rare

    • Féline
      Féline répond à Bad Lieutenant
      fée
      • Posté à 20h38 le 16/09/2012
      • Internaute 111221
        fée

      Et donc, les personnes qui sont favorables à l’immigration, c’est par vanité, habitude ou peur ?

      • endehors
        endehors répond à Féline
        du radar
        • Posté à 23h03 le 16/09/2012
        • Internaute 142994
          du radar

        ou par calcul électoraliste ?

      • Vraiment Social
        Vraiment Social répond à Féline
        Novateur
        • Posté à 05h37 le 17/09/2012
        • Internaute 191818
          Novateur

        Par dogmatisme de gauche, une posture pseudo-idéologique et électoraliste consistant à stigmatiser le reste du monde !

        Pour preuve : la gauche française a toujours prôné l’ouverture des frontières et la générosité envers les migrants clandestins, faisant croire aux électeurs qu’elle était magnanime face au grand satan de la droite raciste, et le jour ou elle parvient au pouvoir elle se vautre dans la politique qu’elle vilipendait la veille, au nom du respect de la loi.

        Les Roms, vous connaissez ?
        (notamment)

         2 autres commentaires
      • Bad Lieutenant
        Bad Lieutenant répond à Féline
        Bisounours de combat
        • Posté à 09h00 le 17/09/2012
        • Internaute 190065
          Bisounours de combat

        les sentiments positifs ne sont pas des sentiments parasites, ce sont les sentiments d’intolérance qui sont la définition même d’un dysfonctionnement cérébral lié à la peur de l’autre, la peur de progresser, d’évoluer d’avoir à bouger à changer un minimum quoi.

        C’est ce qui fait que nous vivons dans une société autodestructrice.

         
        • Laowai bai er fu
          Laowai bai er fu répond à Bad Lieutenant
          Expatrie en chine
          • Posté à 10h34 le 17/09/2012
          • Internaute 168550
            Expatrie en chine

          Le gros probleme, c’est que si tu as cette envie de « progresser », et d’« evoluer », de « changer »,

          c’est bien.
          Moi j’ai rien a faire de la quantite de melanine de mon voisin, ca change pas le gout de ma tartine.

          Mais cette volonte de changer et de vivre ensemble, ceux que tu « invites », ils n’en ont rien a foutre.

          Les vagues d’immigration « positive » c’est fini.
          Il y en a eu, mais maintenant, massivement, ce sont des masses feneantes, hypocrites, sectaires, et incapable de se fondre dans un modele Republicain.

          Ou alors le modele Republicain n’est lui meme plus adapte, au choix.

          Parce que les gens constatent betement.

          On est pas plus raciste et xénophobe qu’avant, bien au contraire.

          Un exemple d’immigration positive par excellence, c’est la Legion.
          Eux ils vont chercher leur carte d’identité Française au casse pipe.
          Ca c’est du citoyen qui veut faire parti integrante de notre pays.
          Et qu’ils soient Ouzbeks, Éthiopiens, ou Chiliens, je m’en contre fout. Ils deviennent FRANCAIS par leur apport a la nation>

          Peut on donc en dire autant de beaucoup d’autres ?

          OUI-NON ?

          Soyez honnêtes.

          • Bad Lieutenant
            Bad Lieutenant répond à Laowai bai er fu
            Bisounours de combat
            • Posté à 15h09 le 17/09/2012
            • Internaute 190065
              Bisounours de combat

            alors au début vous me tutoyez puis à la fin vous me vouvoyez...

            Vous pensez pas dans un premier temps qu’il serait sage que vous mettiez de l’ordre dans vos idées avant d’élaborer des hypothèses non ?

        2 autres commentaires
    • Bois-Guisbert
      Bois-Guisbert répond à Bad Lieutenant
      Rédacteur
      • Posté à 09h30 le 17/09/2012
      • Internaute 38285
        Rédacteur

      « L’avantage du racisme c’est qu’il a la même origine partout dans le monde, la peur. »

      Pas du tout, mais alors pas du tout de chez pas du tout ! ! !

      Racisme ou xénophobie, son origine réside dans lîmpératif territorial. Et, à ce jour, personne n’a pu m’expliquer pour quelle(s) raison(s) l’impératif territorial est très bien quand il permet aux Nord-Vietnamiens de résister aux Américains, et aux Afghans de résister à toute le monde depuis 150 ans, tandis qu’il est mal quand il incite des gens à résister aux invasions migratoires.

      • Bad Lieutenant
        Bad Lieutenant répond à Bois-Guisbert
        Bisounours de combat
        • Posté à 15h13 le 17/09/2012
        • Internaute 190065
          Bisounours de combat

        et c’est quoi l’impératif territorial svp ?

         
        • Bois-Guisbert
          Bois-Guisbert répond à Bad Lieutenant
          Rédacteur
          • Posté à 23h46 le 17/09/2012
          • Internaute 38285
            Rédacteur

          « et c’est quoi l’impératif territorial svp ? - Désolé, je croyais que tout le monde connaissait. C’est cet attachement à sa terre qui permet, par exemple, à un petit peuple de tenir militairement tête à une grande puissance, qui croyait qu’elle en viendrait à bout sans coup férir en un très court laps de temps. Genre Finlande (1940), Nord-Vietnam, Irak, Afghanistan... Mais évidemment, ça ne met pas à l’abri des collabos.

          • Bad Lieutenant
            Bad Lieutenant répond à Bois-Guisbert
            Bisounours de combat
            • Posté à 10h54 le 18/09/2012
            • Internaute 190065
              Bisounours de combat

             : D

            ah la bonne blague ! : D

            Tiens dommage que je prenne pas de voisins parce qu’avec vous je rigolerais bien ! : D

            • Bois-Guisbert
              Bois-Guisbert répond à Bad Lieutenant
              Rédacteur
              • Posté à 15h36 le 18/09/2012
              • Internaute 38285
                Rédacteur

              Si t’as une autre explication, je suis preneur. A l’examen, pour commencer. Autrement, tu te la coinces, personne ne sera mis au courant : o)

              • Bad Lieutenant
                Bad Lieutenant répond à Bois-Guisbert
                Bisounours de combat
                • Posté à 16h05 le 18/09/2012
                • Internaute 190065
                  Bisounours de combat

                voilà, ça va mieux avec votre personnage cette façon de parler hein, n’essayez pas d’argumenter, surtout pas ! : -)

                Votre impératif territorial n’existe pas donc, c’est une vue de l’esprit de votre esprit, c’est donc une pensée personnelle simplement, mais c’est bien déjà... : -)

                • Bois-Guisbert
                  Bois-Guisbert répond à Bad Lieutenant
                  Rédacteur
                  • Posté à 16h48 le 18/09/2012
                  • Internaute 38285
                    Rédacteur

                  « Votre impératif territorial n’existe pas donc, c’est une vue de l’esprit de votre esprit... »

                  Si vous aviez ce minimum d’intelligence qui incite à un minimum de prudence, vous auriez tapé « impératif territorial », ou « territorial imperative en anglais*, sur Google avant d’écrire une co...rie : o))

                  A moins que vous ne sachiez pas vous servir d’Internet, auquel cas, je vous fais mes excuses.

                  * Lien

                  • Bad Lieutenant
                    Bad Lieutenant répond à Bois-Guisbert
                    Bisounours de combat
                    • Posté à 17h00 le 18/09/2012
                    • Internaute 190065
                      Bisounours de combat

                    wikipédia vous voulez dire le site sur lequel n’importe qui peut écrire sur n’importe quoi ? Oui je suis certain que votre « concept » doit ŷ être...

                    Il existe des contraintes géographiques mais territoriales je ne vois pas sachant que ce sont les hommes qui les délimitent ces territoires là, les « contraintes » engendrées par la main de l’homme ne sont dues qu’aux caprices des uns et des autres donc inexistant en tant que concept, par contre je vois bien que c’est ça que vous essayez d’amalgamer hein... : -)

                    • Bois-Guisbert
                      Bois-Guisbert répond à Bad Lieutenant
                      Rédacteur
                      • Posté à 17h22 le 18/09/2012
                      • Internaute 38285
                        Rédacteur

                      « wikipédia vous voulez dire le site sur lequel n’importe qui peut écrire sur n’importe quoi »

                      Non ? ! ? ! ? ! ? ! ? !

                      Je crois qu’on va en rester là, je viens de comprendre pas mal de choses : o) : o) : o) : o) : o)

                      • Bad Lieutenant
                        Bad Lieutenant répond à Bois-Guisbert
                        Bisounours de combat
                        • Posté à 19h32 le 18/09/2012
                        • Internaute 190065
                          Bisounours de combat

                        donc quand vous affichez 5 points d’interrogations, 5 points d’exclamation et 5 smileys c’est que vous « comprenez pas mal de choses » ? Vous aimez le chiffre 5 c’est ça ?

                        Ok...

        8 autres commentaires
    • Salam Halec
      Salam Halec répond à Bad Lieutenant
      Plumitif
      • Posté à 09h49 le 17/09/2012
      • 178452
        Plumitif

      « L’avantage du racisme c’est qu’il a la même origine partout dans le monde, la peur. »
      •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
      Le problème est toujours de savoir lequel à le plus de raison d’avoir peur de l’autre ?

      • Bad Lieutenant
        Bad Lieutenant répond à Salam Halec
        Bisounours de combat
        • Posté à 15h10 le 17/09/2012
        • Internaute 190065
          Bisounours de combat

        non ce sont des occupations de gens qui n’ont rien à foutre de leur vie, c’est particulièrement triste par contre, banal mais triste...

  • zerkalo
    zerkalo
    Français
    • Posté à 19h43 le 16/09/2012
    • Internaute 125164
      Français

    Israël ne fait qu’appliquer l’Ancien Testament.

    • and we are still wild
      and we are still wild répond à zerkalo
      parresiaste
      • Posté à 21h29 le 16/09/2012
      • Internaute 190961
        parresiaste

      Oui.

    • curieux22
      curieux22 répond à zerkalo
      dernière marche avant le saut
      • Posté à 23h03 le 16/09/2012
      • Internaute 192553
        dernière marche avant le saut

      Ah ben alors, si c’est l’ancien testament ! ! !

    • Cataphractaire
      Cataphractaire répond à zerkalo
      Keodedour ar bed
      • Posté à 23h19 le 16/09/2012
      • Internaute 58787
        Keodedour ar bed

      Pour les juifs, il n’y a pas d’ancien testament. Ils continuent d’écrire la bible.

      • JonathanPollard
        JonathanPollard répond à Cataphractaire
        détendu
        • Posté à 19h27 le 18/09/2012
        • Internaute 192655
          détendu

        L’éternel, ton Dieu, te dit que l’Ancien Testament = la Torah = la Bible hébraïque... et que ça vaut titre de propriété sur le bout de terre qu’il te promet. ON va pas commencer à discutailler la Terre Promise, c’est à nous depuis 400000 ans !

    • O.S.T.I.A.
      O.S.T.I.A. répond à zerkalo
      ZAD
      • Posté à 14h11 le 17/09/2012
      • Internaute 191710
        ZAD

      il dit quoi l’ancien testament ?

      • JonathanPollard
        JonathanPollard répond à O.S.T.I.A.
        détendu
        • Posté à 19h26 le 18/09/2012
        • Internaute 192655
          détendu

        Deutéronome 19.1 :

        « Lorsque l’Eternel, ton Dieu, aura exterminé les nations dont l’Eternel, ton Dieu, te donne le pays, lorsque tu les auras chassées et que tu habiteras dans leurs villes et dans leurs maisons, »

        Deutéronome 19.21 :

        « Tu ne jetteras aucun regard de pitié : œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. »

  • Deïr Yassin
    Deïr Yassin
    Intolérable depuis 1948
    • Posté à 20h47 le 16/09/2012
    • Internaute 151422
      Intolérable depuis 1948

    « C’est le début de la politique de “shoot to stop” qui a déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de réfugiés »

    Le mot « infiltrés », ’mistanenim’ en hébreu qu’on utilise pour désigner les migrants/réfugiés africains a une longue histoire, et fut d’abord utilisé pour désigner les Palestiniens qui tentaient de revenir en Palestine de ’48 après la Nakba. Entre 1948 et 1956, environ 5000 « infiltrès » palestiniens furent tués en tentant de revenir chez eux .

    Une dizaines d’Africains tués par les ’sous-traitants’ égyptiens est donc dans la logique des choses. D’autant plus que Eli Yishai, le Ministre de l’Intérieur, d’origine tunisienne, a dit dernièrement que l’Etat d’Israël est « pour l’homme blanc..... ».

    « En janvier 2012, la Knesset a voté une loi sur les infiltrés »

    En effet, c’est une mise à jour d’une loi qui remonte à 1954 sur l’infiltration des Palestiniens, sanctionnés jusqu’à 5 années de prison, et 7 années après déportation.
    Lien

    • endehors
      endehors répond à Deïr Yassin
      du radar
      • Posté à 23h05 le 16/09/2012
      • Internaute 142994
        du radar

      Les gens qui vont en Israel savent à quoi ils doivent s’attendre, non ?

    • curieux22
      curieux22 répond à Deïr Yassin
      dernière marche avant le saut
      • Posté à 09h00 le 17/09/2012
      • Internaute 192553
        dernière marche avant le saut

      Il existe toujours un côté sombre qu’un pays s’efforce d’estomper. Pour « certains » israéliens, aucun palestinien n’a été expulsé puisque les palestiniens n’existent pas. Et ils n’existe pas parce qu’aucune autorité nationale ne gérait la palestine.
      Donc, ce ne sont que des arabes qui peuvent avantageusement se réfugier dans les pays du même nom.
      CQFD, Le gouvernement israélien peut faire ce qu’il veut, les « autres » n’ont qu’à partir.
      C’est ainsi qu’on révise l’histoire à son avantage et c’est un vieux truc également utilisé par d’autres, ce n’est pas un monopole local.

  • -Candide-
    -Candide-
    Jardinateur
    • Posté à 20h02 le 16/09/2012
    • Internaute 40778
      Jardinateur

    Ca serait quand même pas mal si chaque fois qu’un intervenant fait un article on précise son statut éventuel de militant.

    Quand David Lagarde fait une pige pour le Huffington post,
    il est précisé :
    « Volontaire au sein du réseau euro-africain de défense du Droit des Migrants Migreurop »

    ça ne mange pas de pain, et ça met plus en perspective.
    D’autant que sa bio n’est pas remplie

    • Vraiment Social
      Vraiment Social répond à -Candide-
      Novateur
      • Posté à 05h40 le 17/09/2012
      • Internaute 191818
        Novateur

      Vous voudriez que rue89 soit transparent ? ? ?

      Ce n’est pas la pratique, rue89 a perdu sa petite balayette...

      Et puis, n’oubliez pas, ce sont des niantils !

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 20h10 le 16/09/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    « La police française m’a arrêté à Arras. J’ai ensuite été enfermé quelques jours avant d’être expulsé vers Khartoum. Quand je suis descendu de l’avion, la police soudanaise m’a directement mis en prison pour avoir sollicité l’asile en France. Je suis resté enfermé deux mois avant d’être libéré. »

    Bon c’est sûr qu’après ça, on la ramène moins pour critiquer les autres pays.

    Quoique... Le comportement des Britanniques qui attirent les migrants vers la mort, comme on laisse une ampoule allumée pour griller les papillons, ça me débecte encore plus que ce qui se passe au Soudan.

    • simla
      simla répond à Pili pili
      desperate housewife
      • Posté à 21h02 le 16/09/2012
      • Internaute 164811
        desperate housewife

      Faut quand même pas exagérer ! ! ! !

      Accueillir des immigrés, ça a un coût ! Les finances sont exsangues.. le chômage en constante hausse.....je propose qu’on lève donc un impôt supplémentaire pour aider les nouveaux arrivants....

      Qu’en dîtes-vous ?

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