Témoignage 15/09/2012 à 10h07

L’hôpital a renvoyé mon conjoint à la rue en chaussettes

Aurélie A. | Riveraine


Une perfusion (Mynameisharsha/Flickr/CC)

Les conditions d’accueil et de fonctionnement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris se dégradent, c’est une évidence. Mais quand on se prend cette réalité en pleine figure, ça fait mal.

Samedi, mon conjoint ne se sent pas très bien : vertiges, nausées, céphalées, il contacte SOS Médecins. Un médecin se déplace à notre domicile et prescrit des médicaments ainsi que des examens complémentaires si les symptômes persistent.

Making of
Contacté par Rue89, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, via son service presse, n’a pas encore répondu à notre demande de réaction. E. Brouze

Dans l’après-midi, alors que je suis absente du domicile, l’état de mon conjoint se dégrade (fourmillements, très forts vertiges, palpitations) et il appelle le Samu.

Je me précipite alors à mon domicile, très inquiète : à 15h45, une équipe de la Croix-Rouge m’explique que mon conjoint va être évacué sur une civière à l’hôpital Bichat à Paris et qu’ils ne peuvent pas me prendre dans le véhicule d’intervention à cause de notre bébé de 6 mois.

Mon conjoint est donc transporté précipitamment sans portefeuille (ni papiers, ni argent), sans chaussures et sans téléphone. Je ne me rends pas compte car, sous le coup de l’inquiétude, je n’y ai pas prêté attention. Il est donc convenu que je rejoigne mon conjoint avec le bébé à l’hôpital dès que possible. Dans la panique, je n’ai pas pris conscience qu’un bébé de 6 mois dans un service d’urgence, c’est loin d’être l’idéal, voire carrément interdit.

« J’vous conseille pas de rester ici »

Je fonce et me présente à 16h30 à l’accueil des urgences de l’hôpital Bichat où on m’informe que je ne peux pas accéder au service d’urgence avec un bébé. Je me débrouille pour joindre des amies qui viennent garder le bébé afin que je puisse avoir des nouvelles de mon conjoint.

J’essaye d’appeler mon conjoint et de laisser des messages mais aucune réponse. A 17 heures, on me confirme qu’il est bien aux urgences de Bichat mais que je ne peux pas accéder à la zone de soins. On me précise qu’il doit faire une prise de sang et voir le médecin.

Je laisse mes coordonnées (nom, numéro de téléphone portable), en précisant que je suis sa conjointe et que je souhaiterais des nouvelles, je suis très inquiète. L’employée de l’accueil me répond : « Je viens de vous donner des nouvelles » – ma question plus précisément était de savoir si son état ne s’était pas aggravé.

Elle me tend un bout de papier où est imprimé un numéro de téléphone (régulation des urgences) et me dit d’appeler régulièrement pour avoir des nouvelles en ajoutant :

« J’vous conseille pas de rester ici [la salle d’attente des urgences], c’est chaud, ça part vite. »

Plus de cinq heures sans nouvelles

Je suis son conseil, sors de l’hôpital et patiente aux alentours. J’appelle le numéro de téléphone qui ne répond jamais (mise en attente, puis le téléphone coupe). A 19 heures, n’y tenant plus, je retourne à l’accueil où on me confirme que je ne peux toujours pas voir mon conjoint ni avoir plus de nouvelles mais qu’« il a passé sa prise de sang ». Merci, ça me rassure instantanément sur son état ! J’explique que le numéro de régulation des urgences ne répond jamais.

« Oui, c’est normal. Il y a trop de monde qui appelle. »

Je demande si elle pense que ça va être long. Réponse : « Probablement. »

Je demande ce que je dois faire – rester à proximité de l’hôpital ou rentrer chez moi, sachant que j’ai un bébé de 6 mois. L’employée me répond qu’elle ne peut pas savoir mais que les urgences ont mes coordonnées (enregistrées dans le logiciel de l’hôpital) et que je serai contactée pour avoir des nouvelles. 21 heures, je finis par rentrer chez moi, ne quittant pas de vue mon téléphone portable et attendant l’appel des urgences.

De retour à mon domicile, je constate la présence du téléphone et du portefeuille de mon conjoint et comprends pourquoi il ne me répondait pas.

21 heures, cela fait plus de cinq heures que je n’ai aucune nouvelle de mon conjoint et je rappelle une fois de plus le numéro de la régulation des urgences. Miracle, ça répond. Je demande si je peux lui apporter ses affaires en précisant qu’il n’a pas de chaussures :

« Non, vous ne pourrez lui donner ses affaires que lorsqu’il sera sortant. »

Mon conjoint en chaussettes et sans argent

On me demande de patienter et là, j’apprends que mon conjoint a quitté les urgences « très récemment ». Je suis stupéfaite et explique qu’il n’avait ni moyen de me contacter (pour que je vienne le chercher), ni moyen de prendre un taxi (pas d’argent) et qu’il ne disposait pas de chaussures. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas été contactée par les urgences. On m’explique que si je n’ai pas eu de nouvelles, c’est parce que mon conjoint n’en a pas fait la demande expresse…

21h45, mon conjoint tape à la porte. Il est épuisé, après un fort malaise et une demi-journée aux urgences, il est revenu en chaussettes de l’hôpital (une bonne demi-heure de marche). Il m’affirme avoir fait des demandes aux urgences pour que je sois prévenue mais sans effet. Comme il ne portait que ses chaussettes et sans argent, il n’a pas osé prendre un taxi ni les transports en commun.

L’hôpital n’a décelé aucune pathologie grave, l’a laissé sortir et lui a donné des examens complémentaires à effectuer en ville. Si sur la compétence médicale, je n’ai rien à dire par rapport à sa prise en charge, l’accueil du patient et de son entourage est complètement délaissé. Je considère qu’il y a clairement atteinte à la dignité du patient quand on renvoie quelqu’un chez lui en chaussettes.

Et si je comprends l’impossibilité organisationnelle d’accueillir les familles en zone de soin, donner des nouvelles actualisées à l’entourage me paraît faire partie de la mission de l’hôpital.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • Cow-pox
    Cow-pox répond à Yvon le Zébulon
    Assise
    • Posté à 01h46 le 16/09/2012
    • Internaute 188568
      Assise

    Sympa l’hôpital qui téléphone pour dire « allo, votre mari est mort, bonne journée, au revoir »....
    Ma mère a vu à peu près la même chose alors qu’elle était infirmière : un jeune, en panique, demandait des nouvelles de son frères qui avait eu un accident. Réponse fort courtoise de l’infirmière « oh, mais il est mort votre frère » sur un ton d’engueulade, genre « vous me faites chier à demander que je vous traite comme un être humain ». Autre anecdote, mon père a eu il y a plusieurs années, un grave accident de montagne. Il téléphonait tous les jours pour donner de ses nouvelles. Quand il est resté deux jours dans le coma... Aucune nouvelle bien sûr, pas un appel de l’hôpital. Croire qu’un proche est mort pendant deux jours, ça fait pas du bien.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Cow-pox
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 10h10 le 16/09/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Des situations très difficiles à vivre, en effet,
      et on peut même se demander si la baffe n’est pas parfois méritée.

      Les gens sont des êtres humains ... et qui sont alors en souffance.
      Les traiter par le mépris peut justifier le coup de pied au cul.

      Pour ma cousine, elle ne s’y attendait pas du tout.
      Son époux s’était même rendu à l’hôpital sans ambulance ou VSL,
      convaincu qu’il ne s’agissait que d’un coup de fatigue qui passerait vite

      Résultat, oublié sur sa civière, sa septicémie n’a pas attendue qu’un médecin soit disponible pour faire une simple prise de sang.
      - Je ne dis pas qu’il aurait survécu, mais ils auraient fait le max pour l’aider

      Il s’était mis au vélo après une opération du coeur qui s’était très bien passé, et il croyait tenir une forme d’enfer : Sa septicémie était d’origine nosocomiale, d’après ce que l’enquête a révélé par la suite.
      ( Il avait donc chopé son mal au cours du précédent séjour hospitalier )

      On aime bien s’attaquer aux accidents routiers mais on préfère ne pas révéler que l’hôpital tue - en nosocomial - bien davantage que la route.

  • semper.fidelis
    semper.fidelis répond à Yvon le Zébulon
    CAISSE PRIMAIRE d'ASSURANCE (...)
    • Posté à 11h17 le 16/09/2012
    • Internaute 192061
      CAISSE PRIMAIRE d'ASSURANCE (...)

    Amusant votre commentaire, si je puis m’exprimer ainsi ! ! ! Je conçois ce que la perte d’un être cher peut avoir de pénible, surtout dans ce contexte. Toutefois, ce qui me choque, c’est qu’un procès ait été intenté, et que vous claironiez que le procès, a été gagné ! ! ! Tout-à-fait entre nous, hormis pour l’argent ? ? ? (parce que je présume que votre cousine s’est vue gratifiée du versement d’une certaine somme quoi d’autre, autrement), ça n’a malheureusement pas ressucité son mari ! ! ! Alors ? ? ? Douleur incommensurable ou appât du gain ? ? ? Sans vous offenser, bien entendu ! ! !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à semper.fidelis
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 11h32 le 16/09/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Elle a jugé bon de faire un procès pour marquer le coup...
      ( elle ne voulait même pas de procès, c’est moi qui l’ai incitée à en faire un )
      ...car ce qui lui a causé un choc, c’est bien le mépris avec lequel les médecins ont traité le cas de son époux « par dessus la jambe ».

      Le fric n’avait rien à y voir : ils n’en avaient pas besoin.
      Mais si vous préférez dire « merci monsieur » à quelqu’un qui vous fiche un coup de pied au cul, il est clair que nous sommes différents.

      On ne lui a signalé le décès de son époux que environ 4 h après que celui-ci soit survenu...juste le temps de l’installer dans une chambre.

      Si vous n’appelez pas ça du foutage de gueule, moi je dis que c’en est !

      La loi est là pour sanctionner les incuries...ce qu’elle a fait !
      mais peut-être préféreriez vous arracher vous même les oreilles des médecins qui ne se sont pas occupé de quelqu’un de mourant ?

      Pour le malaise vagal de Sarkozy, outre le bataillon de médecins au top...
      ...on a fait libérer toute une aile de l’hôpital, des malades qui y étaient déjà.
      ( fallait de la place et surtout une sécurité accrue pour le petit monsieur )

  • Emmanuel_Goldstein
    Emmanuel_Goldstein
    Ennemi de l'Angsoc
    • Posté à 16h48 le 15/09/2012
    • Internaute 137860
      Ennemi de l'Angsoc

    sinon, un « prête un coup ton téléphone », faut pas être timide. Ni con...

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Emmanuel_Goldstein
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 18h13 le 15/09/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Tout dépend dans quel état on est.

      Il existe aussi des gens qui préfèrent crever que mendier.

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 18h01 le 15/09/2012
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Ils m ont l air d etre un couple de sacres debrouillards !

  • Anarcho-Stalinien
    Anarcho-Stalinien
    commentateur precaire
    • Posté à 18h16 le 15/09/2012
    • Internaute 191801
      commentateur precaire

    Tout fout le camp ma pauv’ dame ! Les beaux médecins des Urgences d’hier en sont réduits aujourd’hui à vendre des machines à café... ou des dosettes en alu, je ne sais pas trop !

  • Babarcéleste
    • Posté à 18h19 le 15/09/2012
    • Internaute 151269
      quoi

    Je vais passer pour une grosse méchante horrible sans coeur...
    Oui, on parle toujours du personnel débordé, mal payé, etc...Cela excuse-t-il tout ?
    J’ai passé de nombreuses journées à l’hôpital suite au cancer de mon ancien conjoint...Pas aux urgences, en oncologie...A 1h30 de notre domicile (service spécialisé dans on type de cancer).
    Voici un best-of :
    - Venir et attendre 7 heures « pour rien » (c’est combien déjà la chambre à la journée ? Plus le trajet ?)
    - Lui, attendant pour qu’on lui enlève un drain après une opération (après huit jours, on a hâte, surtout que ça signifie aussi le retour à la maison) : on nous dit d’attendre, d’attendre, puis en fin de journée, on nous annonce que non, de toute manière le médecin est en congés...Sympa le faux-espoir toute la journée !
    - Plus grave : les infirmières qui bavassent, qui enlèvent le drain, puis se rendent compte que c’était celui du voisin de lit qu’il fallait enlever !
    - Les demandes d’informations sans réponses....pourtant, je passais mes journées là-bas, et non, le personnel qui remplissait les dossiers n’était pas débordé ! En tout cas moi quand je suis au boulot et débordée je n’ai pas le temps de bavasser comme ça, et c’est observations plusieurs fois dans la journée !

    Alors oui, les soins ont été fournis (quoique l’histoire du drain enlevé par accident), mais le respect de la personne était totalement absent. Quand au « débordement », le fait de ne pas être débordé (en tout cas d’avoir un temps monstre pour papoter) n’améliore pas les choses. Franchement, c’est un métier qui demande une vocation, si c’est pour être inhumain, autant en faire un autre pour avoir une paie. Des fois il y a des excuses (notamment aux urgences), d’autres non, et je ne vois pas pourquoi sous prétexte qu’il s’agit de personnel de santé on n’admet pas que dans certains cas il y a aussi des fainéasses et des gens non professionnels, même s’il s’agit d’une minorité. n dirait que c’est tabou de le dire !

  • ungars
    ungars
    Sur Terre
    • Posté à 21h01 le 15/09/2012
    • Internaute 159765
      Sur Terre

    Le personnel d’accueil a commis une faute professionnelle : on ne laisse pas repartir un patient comme ça, sans lui donner la possibilité de prévenir sa famille, surtout en chaussettes. Ces gens sont des abrutis finis qui n’ont pas leur place dans un hôpital. Pour vous donner un exemple, j’ai eu une sévère infection urinaire il y a un an. Je suis resté une journée entière à l’hôpital aux urgences sans boire (je dois préciser que j’avais refusé une perfusion pour des problèmes de veines très douloureuse lors de la pose d’une perfusion) : j’ai été obligé d’aller boire dans les WC non pas l’eau de la cuvette, mais l’eau du lavabo à côté, en me contorsionnant, le robinet étant fort peu prévu pour y boire directement : pas de verre non plus, même pas un gobelet en plastique ! C’était à l’hôpital Saint-Camille de Bry sur marne...Nous étions une demi-douzaine ainsi assoiffés et alignés dans des box séparés par de simples rideaux. Ambiance ! ! !
    Tout ça n’a rien à voir avec des problèmes de budget ou de personnel : un con est un con.

    • Cow-pox
      Cow-pox répond à ungars
      Assise
      • Posté à 01h55 le 16/09/2012
      • Internaute 188568
        Assise

      Ça fait longtemps que je me dit qu’il faudrait trouver le moyen d’apprendre aux futurs médecins ce qu’est l’humanité en dégageant ceux qui traitent les patients comme de la merde. Plus ça va, plus je suis convaincue que j’ai raison.

      Autre truc sympa (j’en ai plein) : ma prof de philo m’a raconté que, très jeune, elle a été traitée pour son insomnie. Les médecins ont trouvé drôle de lui poser des électrodes sur ses longs cheveux bouclés, qui lui allaient jusqu’à la taille.... avec de la colle. Certes, c’est une blague, mais c’est le genre de plaisanterie qui ne fait rire que celui qui la fait (c’est aussi pathétique que de coller du chewg gum dans les cheveux des filles quand on a 12 ans). Et d’autant plus quand on est un groupe de médecin face à un patient, qui est alors vulnérable, de par son âge et sa situation de « malade », c’est d’une bassesse incroyable. (juste au passage, ça ne l’a pas guérie)

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 20h59 le 15/09/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Il m’est arrivé de « suivre » une amie qui venait d’être transportée en urgence à l’hôpital...
    N’étant d’aucun secours immédiat, faisant (relativement) confiance au corps médical et ne sachant pas combien de temps ils la garderaient en soins/observation, je suis passé à son domicile afin de lui constituer un paquetage minimaliste de ce qui lui serait nécessaire dès qu’on lui rendrait un minimum d’autonomie, c’est à dire une trousse de toilette, quelque lingerie de rechange et « une tenue de sortie » (en plus des quelques documents indispensables pour les formalités « d’admission » alors que la carte Vital n’était pas encore à l’ordre du jour).
    Je reconnais que j’aurais pu me précipiter

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 20h59 le 15/09/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Il m’est arrivé de « suivre » une amie qui venait d’être transportée en urgence à l’hôpital...
    N’étant d’aucun secours immédiat, faisant (relativement) confiance au corps médical et ne sachant pas combien de temps ils la garderaient en soins/observation, je suis passé à son domicile afin de lui constituer un paquetage minimaliste de ce qui lui serait nécessaire dès qu’on lui rendrait un minimum d’autonomie, c’est à dire une trousse de toilette, quelque lingerie de rechange et « une tenue de sortie » (en plus des quelques documents indispensables pour les formalités « d’admission » alors que la carte Vital n’était pas encore à l’ordre du jour).
    Je reconnais que j’aurais pu me précipiter

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à Boutauvent
      Testeur de temps libre
      • Posté à 21h14 le 15/09/2012
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      ... suite...
      dans une salle d’attente pour y faire étalage public de mon angoisse, mais j’étais intimement convaincu que ça ne ferait pas avancer le schmilblic ; alors j’ai fait l’effort d’essayer de me comporter en adulte responsable en faisant en sorte que cette « péripétie » ne la conduise pas à une situation encore plus embarrassante.
      Aussi déplorable soit l’état des services d’urgences hospitaliers (dénoncé par des syndicalistes qui y effectuent 3 fois 35 heures par semaine et que l’on taxe de « gauchisme » quand ils prétendent qu’on court à la catastrophe), il faudrait peut-être que chacun sache définir en quoi il est d’une quelconque utilité quand un de ses proches y est admis.

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    Graveur
    • Posté à 23h35 le 15/09/2012
    • Internaute 187223
      Graveur

    Ne vous inquiètez pas,il y a une époque vous aviez 3voir ’ classe au bord des bateaux ,et on arrivera de la même façons avec les hopitaux public.Si les Français savaient tout ,il y aurait une révolution dans ce pays.

  • bozox
    • Posté à 09h20 le 16/09/2012
    • Internaute 28752

    Condamner quelqu’un à une demi-heure de marche (ça aurait pû etre plus) quand il vient de faire un malaise, je ne suis pas d’accord avec vous, il y a clairement à redire sur la « compétence médicale »...

  • Darknono
    Darknono
    « par exemple : (médecin) » (...)
    • Posté à 09h28 le 16/09/2012
    • Internaute 127126
      « par exemple : (médecin) » (...)

    un médecin à domicile un samedi,
    par chez moi, c’est devenu impossible.

    Ou même en urgence en semaine : impossible.

    Adiu

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 12h14 le 16/09/2012
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    et encore, il a eu de la chance :
    au prochain train de réductions, les chaussettes seront conservées par l’hôpital ; -)

  • Stephroy
    Stephroy
    etudiant
    • Posté à 12h15 le 16/09/2012
    • Internaute 142799
      etudiant

    Quand on voit le ton de l’article et le contenu ça donne envie de pouffer de rire. « L’hôpital a renvoyé mon conjoint à la rue en chaussettes » : j’imagine bien la tête des syriens en train de lire votre billet.

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 17h26 le 16/09/2012
    • Internaute 87746
      stagiaire

    tout l’agent public est passé dans les 200 ministres de françois hollande, désolé. à moins que ce ne soit dans la mission confié à lionel jospin et aux copains des copains.

  • incassable
    incassable
    internaute
    • Posté à 19h04 le 16/09/2012
    • Internaute 102970
      internaute

    Je me suis aussi retrouvé aux urgences seul et sans rien, j’ai demandé à utiliser un téléphone et tout s’est bien terminé ...
    il a surtout l’air pas très débrouillard votre mari ...

    Quand on est adulte on doit être capable de se débrouiller dans ce genre de situation non ? Il avait pourtant l’air assez éveillé pour pouvoir marché 30 min dans la rue sans chaussure ...

  • lecteur attentif
    lecteur attentif
    hospitalier
    • Posté à 19h36 le 16/09/2012
    • Internaute 192589
      hospitalier

    Puisque maintenant ce ne sont plus les malades qui comptent à l’hopital...mais les indicateurs de performance, soyez persuadé que tout aura été fait pour que l’indicateur temps de passage aux urgences...soit le plus bref possible...après les chaussettes...c’est pas dans les indicateurs !

  • samailloute
    samailloute
    retraité
    • Posté à 10h04 le 17/09/2012
    • Internaute 53497
      retraité

    Tu es qui Aurelie pour exiger un peu d’empathie en plus des soins !
    Je me rappelle de Chirac sortant de l’hôpital avec un troupeau de médecins et d’infirmières qui le raccompagne jusqu’à la porte et discute avec lui plusieurs dizaines de minutes ! Et la prise en charge du nain qui court trop vite !
    Vous ne voudriez tout de même pas que tous les Français bénéficient d’un tel accueil ? Sinon à quoi servirait d’être élus s’il fallait respecter les règles de fonctionnement des services publics que vous avons mis en place ?

    l’ENA est la plus grande école de cuniculture !

    • meli0412
      meli0412 répond à samailloute
      • Posté à 18h34 le 17/09/2012
      • 178242

      « l’ENA est la plus grande école de cuniculture ! »
      oh j’aime beaucoup, merci vous m’avez fait beaucoup rire !

  • Torquemadam
    Torquemadam
    Statistique anonyme
    • Posté à 11h47 le 17/09/2012
    • Internaute 63510
      Statistique anonyme

    Tirer une conclusion générale sur un cas, c’est pour le moins hasardeux... Tout le monde un cousin de la tante à Jules qui a eu des mésaventures avec l’administration (au sens large) et le système hospitalier en particuliers. Est-ce suffisant pour tirer une conclusion générale surtout quand on voit le nombre de patients traité ?
    Après, comme chaque système, il peut évidemment être amélioré.

    Pour autant, la personne est sorti seule, c’est qu’elle le pouvait sinon, l’hôpital l’aurait raccompagné ou attendu qu’une autre personne la raccompagne.

  • Actias
    Actias
    plus là
    • Posté à 15h17 le 17/09/2012
    • Internaute 17714
      plus là

    Sérieux ! ? il fallait quoi ? Qu’on l’accompagne faire du shopping ?
    Faut se dégourdir un peu (emprumpter le tel de quelqu’un, retrouver le numéro sur internet, sauter la barrière de ces voleurs de la ratp, gruger le taxi etc ...). Sinon, une demi heure de marche n’est pas un effort sur humain pour un jeune adulte en bonne santé.

    Nan mais les français, quand le pays sera en faillite, comme la Grèce, et qu’il y aura personne pour payer votre chimio, vous pourrez vous plaindre. En attendant, jouissez de ce privilège inédit dans toute l’histoire de l’humanité d’avoir accès a des soins d’urgence de qualité et largement abordables.

  • meli0412
    • Posté à 18h32 le 17/09/2012
    • 178242

    les urgences et les hôpitaux en général ne peuvent plus accueillir convenablement les patients, primo parce que les gens vont aux urgences comme ils vont au supermarcher, ils ne veulent plus voir leur médecin traitant, il faut avancer de l’argent !
    secondo parce que les gens préfèrent voir leurs allocations familiales augmenter, plutôt que de voir cette argent versée intelligemment aux services de santé, oui la santé se n’est pas si important, la preuve en est du ministre qui gère la santé, et l’intérêt des politiques lors des élections pour la santé ! tertio, les hôpitaux sont vidés de leur personnels, ils coûtent trop cher mieux vaut payer une secrétaire a rien faire dans une mairie ou une préfecture, plutôt qu’une infirmière ou une sage femme ! !
    tant que les gens ne sont pas malades réellement ils ne se rendent pas compte des conditions de travail des personnels soignants qui essayent de faire au mieux, au final qui souffrent de tous cela ? ce sont les gens qui ont besoin de soins et qui n’en bénéfice pas correctemen,t ! ! ah il est beau le meilleur système de santé ! bravo ! ! ! soyons fier !

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