Causette 13/09/2012 à 10h46

Sapeurs-pompiers : du fantasme aux scandales sexuels, un mythe souillé

Causette"
Leila Minano | Journaliste
Julia Pascual | Journaliste


Figurines de pompiers et d’une femme (Franck Juéry/Causette)

Le dossier que tient l’avocat Rodolphe Constantino entre les mains est lourd. Les faits, s’ils sont avérés, éminemment graves : viol en réunion, viols et agressions sexuelles sur une mineure de moins de 15 ans. Les personnes mises en cause : vingt sapeurs-pompiers de Paris et de sa petite couronne.

L’affaire du bus

Le 6 mai, un pompier de Paris de 24 ans dépose plainte à Paris pour viol. L’homme, membre de l’équipe de gymnastique de la BSPP, accuse un de ses collègues de l’avoir violé après une séance de bizutage qui aurait mal tourné. Les faits se seraient produits dans un autocar en provenance de Colmar, devant d’autres pompiers, dont deux officiers.

Quelques jours plus tard, un deuxième pompier porte plainte pour des coups qu’il aurait subis dans le même autocar. Le 11 mai, une dizaine de pompiers sont mis en examen, dont un pour viol et agression sexuelle en réunion. Tous sont suspendus de leurs fonctions et l’équipe de gymnastique est dissoute.

Voilà deux ans que sa cliente, aujourd’hui âgée de 17 ans, a déposé plainte, avec ses parents. Peu avant l’été, Me Constantino décide de parler de cette affaire dans la presse.

En plein scandale dit de « l’affaire du bus » (voir l’encadré), à la suite duquel plusieurs militaires de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) ont été mis en examen pour viol, les pompiers voient rouge.

Leur image est un temple que personne ne voudrait voir profané. Les quelque 250 000 soldats du feu répartis sur tout le territoire sont en effet habitués – et attachés – à avoir une excellente réputation. Et pourtant.

Alain est jeune retraité. Il a fait une carrière de pro chez les sapeurs-pompiers. Et il le concède sans détour :

« On nous prend pour des héros, des supermen. »

« Beaucoup d’hommes pompiers sont attirés par la valorisation sociale que leur offre le métier, surtout vis-à-vis des nanas », estime Laurie (le prénom a été modifié), ancienne sapeur-pompier volontaire dans l’Aveyron. « Les muscles saillants, le gel bien mis en toutes conditions, ce sont des petits coqs. »

« Des sollicitations quotidiennes »

Il suffit d’aller humer l’ambiance électrique d’un bal du 14 Juillet dans une grande caserne du sud-est de la France, pour s’en convaincre. Ce soir-là, plus d’un millier de personnes sont venues se déhancher au son d’une musique de boîte de nuit.

Il est presque 2 heures du matin quand une dizaine de pompiers s’éclipsent dans la salle de gym de la caserne. Quelques pompes et tractions plus tard, les muscles regonflés, l’uniforme ajusté, ils sont portés en triomphe par d’autres pompiers et déposés sur des podiums pour offrir à leur public un strip-tease bouillant.

Le champagne coule sur les torses bombés et épilés de ces Chippendales d’un soir, que viennent caresser frénétiquement les femmes accourues en nombre. Le temps d’une soirée, hébétées, elles tiennent dans leurs bras… LE fantasme.

Plus débridée que d’ordinaire, cette prise de la Bastille ? Pas vraiment. Pour les pompiers, c’est la routine du bal. Une tradition qui « rapporte ». Le représentant national d’un syndicat de pompiers explique en riant :

« Le 14 Juillet, vous faites votre marché pour l’année, vous remplissez le répertoire de numéros de téléphone. »

Et le reste de l’année ? Ben, c’est pareil. « Vous n’imaginez pas le nombre de sollicitations dont on fait l’objet. A Paris, c’était quotidien », se souvient le syndicaliste qui a débuté à la BSPP.

Dans l’est de la France, la secrétaire d’une caserne confirme :

« On reçoit chaque semaine des mails, des lettres, des coups de téléphone de femmes qui souhaitent prendre contact avec tel ou tel pompier qu’elles ont croisé. »

Elle, goûte peu cet engouement. Au contraire, elle y voit un terrain propice à des « dérives ». Et le lâche tout de go : lorsque « l’affaire du bus » a éclaté, elle s’est sentie « limite contente » que quelqu’un ait eu « le courage de porter plainte pour que la porte s’ouvre un peu ». Elle l’affirme :

« J’ai vu des trucs, je continue à en voir. Des comportements lamentables, parfois salaces. »

L’éventail des écarts de conduite est large : de la malheureuse initiative des pompiers de Ribeauvillé (Haut-Rhin) qui croyaient être bien inspirés en posant nus, un gant posé sur le sexe, pour un calendrier 2006 vendu au profit de l’œuvre des pupilles, aux parties de sexe collectif dans la caserne.

Soirées libertines à la caserne


Figurines d’un pompier et d’une femme (Franck Juéry/Causette)

Michaël s’est engagé à la BSPP en 1995. C’était un rêve de gosse. Mais il a vite déchanté devant les « égarements » de ses collègues sur fond d’alcoolisation :

« Dans ma caserne, le 14 Juillet, c’est un quinté qui se prépare. Les poulains se donnent des objectifs. Ils repèrent la fille qui en pince pour le costume, pas farouche. Et c’est parti.

Quand elle commence à atteindre un taux d’alcoolémie correct, la séduction naturelle du pompier se voit boostée. Le but ultime est d’amener cette fille dans les chambrées... Ce qui est absolument interdit. Une fois, ils étaient trois à passer sur elle à tour de rôle. Pour moi, c’était une forme de viol. »

Marjorie (le prénom a été modifié), la vingtaine, a longtemps fréquenté une caserne de la région lyonnaise... et ses petites sauteries :

« Pendant l’année, alors qu’ils sont de garde, les pompiers appellent des filles pour faire des soirées dans le mess [cantine de la caserne, ndlr]. La musique est à fond, il y a de l’alcool. Et il y en a toujours quelques-unes qui montent [dans les chambres, ndlr], si elles ont envie... »

Une incartade en entraînant souvent une autre, certaines casernes se transforment peu à peu en lieu de libertinage. La Grande Motte, Poitiers, Antibes... Nombreux sont les articles de presse régionale qui relatent comment des pompiers se sont fait épingler par leur hiérarchie alors qu’ils organisaient des partouzes pendant leurs heures de garde, à quatre, dix ou quinze embringués ici, dans une chambre, là-bas, dans un gymnase.

Transport de couples échangistes

A Lyon, des pompiers se sont adonnés à ces plaisirs peu réglementaires pendant près d’un an. Au cours de l’année 2003, « des adultes venaient faire de l’échangisme [parfois depuis l’étranger, ndlr] », se souvient un chargé de communication au Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Rhône. « Ça avait lieu à la caserne de Meyzieu et à l’aéroport Saint-Exupéry », les pompiers travaillant sur les deux sites.

Un soir, plusieurs d’entre eux auraient même prétexté une fausse intervention pour assurer le transport des couples échangistes en véhicule opérationnel. Mais ils commettent l’erreur de publier des photos de leurs ébats sur un site libertin et leur hiérarchie finit par tomber dessus.

Le colonel, Serge Delaigue, décide alors de surprendre ses brebis galeuses en flagrant délit et, un soir d’octobre 2003, épingle quatre pompiers en compagnie d’une femme et de deux hommes nus dans la caserne de Meyzieu. Des sanctions sont prises, allant jusqu’à l’exclusion définitive du principal organisateur des réunions coquines. Le colonel a voulu frapper fort.

Mais il faut croire que certains ont la mémoire courte. Fin 2011, le SDIS du Rhône devait à nouveau rappeler à l’ordre ses troupes. Dans les casernes de Rillieux-la-Pape et de Lyon Corneille, des sapeurs-pompiers avaient organisé des soirées sexe en compagnie de deux filles. Informée de ces agissements, la direction procède à des exclusions temporaires. Au SDIS, on rappelle :

« Les casernes sont un lieu de travail. Et ce type d’affaires est très préjudiciable pour la profession. »

Les règlements intérieurs sont pourtant explicites :

« Il est interdit d’accueillir toute personne extérieure au SDIS dans les locaux ou bâtiments de service. »

Mais l’appétence de certains pour le sexe semble plus forte que les réglements.

Jouer avec les limites

Michaël rapporte : « A la BSPP, ces pratiques sont “ vraiment répandues ”. » Il analyse :

« Le pompier se prend au jeu. Ce sont, pour beaucoup, des gamins débarqués de province. Leur famille est loin, ils ont le sentiment d’appartenir à une élite, ils sont adulés par les filles... La tentation est grande d’accéder à des expériences qui ne leur seraient pas accessibles dans d’autres circonstances. »

Le sociologue Ryad Kanzari, qui a étudié la vie de plusieurs casernes de pompiers (« Etre pompier », éd. Lieux-dits), explique cette hypersexualisation du milieu par trois raisons :

« D’abord, en caserne, il y a beaucoup de temps d’attente. Ensuite, c’est un milieu quasi exclusivement masculin. Enfin, il fonctionne avec des symboles, notamment celui de l’homme fort et viril. Et le fait de séduire beaucoup de femmes et de le faire savoir en fait partie. »

Un officier va plus loin. Interrogé par Var-Matin en août 2011 au sujet de la révélation des « partouzes » organisées à la caserne d’Antibes, l’homme, qui a souhaité garder l’anonymat, condamne :

« Ces débordements sont, à mon sens, la conséquence de nombreuses années d’impunité. Depuis longtemps, quelques pompiers jouent avec les limites [...]. Et, comme personne ne les a jamais sanctionnés, ils se croient intouchables. Et vont toujours plus loin. »


Figurines de pompiers (Franck Juéry/Causette)

« Tous mes collègues le font »

Le reste de la réponse se trouve chez les intéressés qui évoquent sans complexes ces fêtes du sexe. « On risque des jours d’arrêt, ça peut aller très loin », reconnaît Marc (le prénom a été modifié), 25 ans, membre de la BSPP contacté via un site de rencontres dédié aux pompiers. « Mais ça se fait. Ce sont des choses viriles, de bons moments dont on se souvient. »

Lola Vinci, une actrice X, livre la même analyse : « Les mecs qui ont un métier dangereux, ils ont envie de relâcher la pression, de faire les cons », tente d’expliquer la jeune femme, qui assure avoir « participé à une dizaine de soirées en casernes ».

« Et puis, ils se laissent entraîner par leurs copains et c’est à celui qui fera le truc le plus fou. »

Reste à se faire discret face à la hiérarchie : « Le soir, ce sont un peu les hommes du rang qui gèrent la caserne », explique Marc. Et quand les officiers ne sont pas là, « tout est possible ».

Il est tellement facile de se faire convier à une petite sauterie en uniforme qu’en 24 heures, Causette a réussi à prendre contact, via un site de rencontres, avec un membre de la BSPP, et à établir avec lui un plan pour entrer de nuit dans une caserne par « une petite porte dérobée ».

Jean (le prénom a été modifié), à peine 20 ans, les cheveux ras et les joues roses, est encore un novice. Mais il entend bien profiter agréablement du pouvoir que lui confère l’uniforme. Et intégrer ainsi le club des initiés :

« Tous mes collègues le font depuis des années, c’est rien de compliqué. Il suffit d’ouvrir une porte, on fait ce qu’on a à faire et à 6 heures du matin, vous partez. »

Comme dans un moulin.

Les jeunes pompiers de la BSPP ont beau pérorer, ils reconnaissent que l’incident du bus a jeté un froid parmi les équipes. Marc, le jeune pompier de Paris, relate :

« Le général a donné des ordres précis à chaque caserne, il ne veut pas qu’on ait une mauvaise image. »

En province aussi, « le rappel à l’ordre du général a été diffusé pour information », explique Céline Guilbert, au conseil d’administration de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

« Enquête » porno chez les pompiers

C’est dans la revue Hot Vidéo de novembre 2010 que la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France a découvert les « à-côtés » de la vie de caserne. Le magazine pornographique vendait en couverture une « enquête-vérité » sur « les pompiers et le sexe ». Il avait réuni une dizaine d’entre eux ainsi que quelques actrices X pour une séance photo des plus chaudes.

Le lecteur pouvait également découvrir le témoignage d’un pompier ayant participé en caserne « à plus de quarante parties de baise en groupe », ainsi qu’un article sur les « sarceuses ». « A l’origine, la ’’sarceuse’’ était la femme réservée au Sarce, le vieux pompier qui a de l’ancienneté », explique la revue. Aujourd’hui, le terme désigne « toutes les filles qui fréquentent les casernes, pour une nuit ou de manière plus régulière. Et elles sont nombreuses... »

Dans un courrier électronique que Causette s’est procuré, un SDIS de province alerte ses équipes :

« Merci d’être attentif sur les formations que vous piloterez. Suite aux événements du bus de la BSPP et ce type de problèmes, vous risquez d’en être responsables. Je vous rappelle qu’on ne forme plus comme il y a 30 ans. »

Mais les bizutages ne sont pas les seules pratiques visées par la direction. Le SDIS met en copie de son mail un article de presse relatant la condamnation en première instance, à Castres, en mai dernier, d’un pompier de 45 ans pour abus sexuel sur une mineure, jeune sapeur-pompier volontaire âgée de 14 ans.

Sofian (le prénom a été modifié), pompier de 22 ans dans le Var, confirme ce que l’on commence à deviner. Ce n’est pas uniquement l’épisode du bus qui est en cause :

« Il y a eu trop de problèmes, du genre la fille à la caserne, on se fait un plan cul, elle porte plainte, on est tous dans la merde. »

Marc corrobore :

« Nous, on appelle ça les cas soc’ [sic]. Elles te la font à l’envers. Elle se fait attraper, elle rentre chez elle, et puis elle va à l’hôpital et à la gendarmerie. Moi, je finis par me méfier. »

Julie n’avait que 13 ans

Les parties de jambes en l’air ne seraient donc pas toutes doublées de parties de plaisir. Le séisme provoqué par l’événement du bus est venu le rappeler en faisant remonter à la surface d’autres dossiers embarrassants, tel que celui défendu par Me Rodolphe Constantino.

Sa cliente, Julie (le prénom a été modifié), n’avait que 13 ans lorsque tout aurait commencé. L’avocat la décrit comme une fille fragile, sujette à l’époque à des crises de tétanie récurrentes qui lui font perdre connaissance :

« Elle a écumé les hôpitaux et les cliniques d’Ile-de-France, shootée aux anxiolytiques et aux antidépresseurs. »

Les sapeurs-pompiers sont souvent amenés à la secourir lors de ces épisodes, chez elle, à l’école, au supermarché... L’avocat précise : « Environ 140 fois », entre 2008 et 2010.

L’un de ces pompiers, âgé de 19 ans et membre de la BSPP, affecté à la caserne de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), prend le numéro de Julie lors d’une intervention, puis contacte la jeune fille pour aller plus loin. Pas empêché par son âge ni par son état de vulnérabilité manifeste, il va l’inviter dans son appartement des Yvelines, fin 2009, en compagnie de deux collègues, pour avoir des rapports à plusieurs.

Julie ne dit rien à personne, elle décrit parfois les faits dans son journal intime où elle compare ce qu’il lui arrive aux épisodes de scarification qu’elle s’inflige par ailleurs. Et puis sa mère surprend des textos, c’est l’élément déclencheur. Me Constantino explique :

« Julie va révéler avoir fait l’objet d’une vingtaine de viols par vingt pompiers différents dont dix-sept de la BSPP. Ils se communiquaient son numéro et la contactaient via Facebook ou son portable. Ils lui demandaient de descendre de chez elle et avaient un rapport sexuel sur le capot d’une voiture ou dans un parking. »


Figurines de pompiers et d’une femme (Franck Juéry/Causette)

« Un sentiment de toute-puissance »

La mineure « n’était pas en capacité de consentir compte tenu de son état de santé », souligne l’avocat. Suite au dépôt de plainte, les pompiers sont entendus par la police :

« Ils ont reconnu des rapports sexuels et, ou, des échanges pornographiques. Ils ont expliqué que pour eux, c’était une cochonne, qu’ils avaient tous leurs histoires de cochonnes. »

Et d’analyser :

« On leur renvoie une image d’hommes beaux, de sportifs, de sauveurs. Difficile de ne pas céder à un sentiment de toute-puissance, en tout cas dans leur rapport aux femmes. »

Julie, elle, est totalement démolie. Elle est déscolarisée, ne sort plus de chez elle. En mars 2011, l’épisode de l’appartement débouche sur la mise en examen des trois pompiers pour viol en réunion sur mineure. Ils sont exclus de leur caserne respective. Et les autres ? « Rien », constate Rodolphe Constantino. « Alors que les charges sont graves et concordantes, ils n’ont pas été mis en examen. » Pas plus qu’ils n’ont été sanctionnés en interne.

Sollicitée, la BSPP n’a pas donné suite à notre demande d’interview. Mais dans un entretien au JDD, en mai, Pascal Le Testu, son porte-parole, se justifiait : « Ces rencontres d’ordre privé ont eu lieu en dehors du service et à l’extérieur des enceintes militaires. »

On pourrait considérer l’événement comme circonscrit, exceptionnel parmi des aventures coquines libres et consenties entre adultes. Mais l’histoire de Julie rappelle celle d’une autre adolescente. A Marseille, cette fois.

Descente aux enfers

Stéphanie est une jeune fille de 14 ans qui souffre de graves troubles comportementaux. En conflit avec ses parents, elle écume les foyers de la ville et fugue régulièrement. Au début de l’année 2004, elle s’amourache d’un marin-pompier de 22 ans rencontré sur intervention.

Assez vite, son nouveau petit ami lui propose de participer à une partie de sexe collectif avec plusieurs camarades de son bataillon. Dans un premier temps, à son domicile, puis – elle a alors 15 ans – à la caserne de Malpassé, dans les quartiers nord de Marseille. Au moins une autre mineure, de 17 ans, participera à ces rapports en groupe, issue « d’un foyer et qui avait des problèmes psychiatriques », se souvient l’avocate de la mère de Stéphanie, Me Magali Dejardin. Plusieurs centaines de clichés à caractère pornographique seront réalisés par le pompier au cours de ces rapports.

La descente aux enfers de Stéphanie se prolonge. Son petit ami, sans un radis et sans scrupule, décide de la prostituer. C’est là qu’elle sera interpellée pour racolage sur la voie publique et qu’elle confiera son histoire aux policiers.

Son ami est mis en examen pour proxénétisme sur mineure et dix de ses camarades sont mis en examen pour corruption de mineure. Anéantie, Stéphanie est placée en établissement psychiatrique. C’est là, le 13 juillet 2004, le jour du bal des pompiers, que la jeune fille se suicide par pendaison.

Dans la presse, la hiérarchie militaire se dit « profondément choquée », mais « récuse tout lien direct [entre les faits incriminés et] le suicide. » L’ex-petit ami sera condamné à quatre ans de prison ferme tandis que les dix autres seront relaxés.

Me Magali Dejardin se souvient :

« Ils étaient dans le déni. Et leur avocat a intelligemment plaidé. Il a expliqué que le sexe était une sorte d’exutoire, de défouloir pour ces jeunes qui côtoyaient la mort et la souffrance tous les jours. »

Captation d’images pédo-pornographiques

248 300 sapeurs-pompiers en France
79% de volontaires, 16% de professionnels, 5% de militaires répartis entre la Brigade de Paris et le Bataillon des marins-pompiers de Marseille.

13% de femmes parmi les sapeurs-pompiers civils.

(Source : ministère de l’Intérieur)

C’est peut-être aussi ce que plaidera l’avocat des sept pompiers de la caserne d’Abbeville, dans la Somme, qui attendent d’être jugés en correctionnelle. En août 2010, un de leurs camarades les a dénoncés à la direction alors qu’ils organisaient, selon lui, des partouzes en compagnie de la petite amie de l’un d’eux. Celle-ci était alors à peine âgée de 16 ans.

« Les soirs, le chef de centre n’est pas là, il y a des chambres de garde... Malheureusement, on a des personnes bien et d’autres... », explique une responsable, un peu embarrassée, du SDIS de la Somme.

Les sept soldats du feu sont poursuivis pour corruption de mineure et captation d’images pédo-pornographiques. Tous n’ont pas reconnu les faits, mais tous ont été mis à pied en attendant leur procès. Un syndicaliste de la Fédération autonome du département ayant siégé au conseil de discipline tente d’évacuer :

« Il y a sûrement eu un manque au niveau des parents. Maintenant, on cherche la sérénité. »

Son collègue, du même syndicat :

« Une erreur au niveau de la carrière, ça arrive à tout le monde. »

Surtout, ne pas entacher la réputation des pompiers.

A la FNSPF : « Il y a des dérives localisées », croit Céline Guilbert. « Mais normalement, il n’y a pas de femmes susceptibles d’entrer à l’intérieur des casernes. Je ne pense pas que ça arrive tous les jours. Je pense que les gars sont assez intelligents pour ne pas répondre à ces sollicitations. »


Le numéro 27 de Causette

Michaël, lui, n’y croit pas et a d’ailleurs jeté l’éponge au bout de cinq ans d’engagement, écœuré. Quand on lui demande s’il pense que l’affaire du bus pourrait sonner la fin de la récré, il hoche la tête :

« Qui va aller vérifier sur le terrain ? Les gens qui nous dirigent n’y sont pas. Et est-ce qu’ils ont vraiment intérêt à chambouler ce milieu ? Compte tenu des contraintes du métier, s’ils appliquent la tolérance zéro, ils pousseront les pompiers à la fuite. »

Une enquête à retrouver dans le numéro 27 de Causette, actuellement en kiosques.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
Publié initialement sur
Causette
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  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 11h00 le 13/09/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    La première chose qui vienne à l’esprit, à la lecture de l’article, est que du libertinage au viol il n’y a qu’un pas. Ça me laisse songeur je dois dire.

    • Bad Lieutenant
      Bad Lieutenant répond à huutaa
      Bisounours de combat
      • Posté à 11h07 le 13/09/2012
      • Internaute 190065
        Bisounours de combat

      on t’a viré un commentaire, tu répondais « on peut l’insulter ? » c’était pour lequel de mes messages stp ?

      (pardonnez moi ce hors sujet mais franchement avec notre modération difficile de suivre une discussion... )

      • huutaa
        huutaa répond à Bad Lieutenant
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 11h09 le 13/09/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        C’était sous copé. Tain ça devient sensible, on peut même plus poser de question ?

         
        • Bad Lieutenant
          Bad Lieutenant répond à huutaa
          Bisounours de combat
          • Posté à 11h47 le 13/09/2012
          • Internaute 190065
            Bisounours de combat

          c’est la prochaine étape, suppression des questions, j’aurais mieux fais de fermer ma gueule quoi ! ^^

          • huutaa
            huutaa répond à Bad Lieutenant
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 12h00 le 13/09/2012
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            Il nous reste le conditionnel interrogatif, tain c’est compliqué tout ça...

        • LuLabY
          LuLabY répond à huutaa
          Putain immaculée
          • Posté à 14h47 le 13/09/2012
          • Internaute 105890
            Putain immaculée

          Faites gaffe ils vont mettre des pompiers à la modé pour que la dissuasion soit efficace !

        3 autres commentaires
    • Albedo
      Albedo répond à huutaa
      • Posté à 11h10 le 13/09/2012
      • Internaute 7121

      J’allais le dire. Sans vouloir faire de procès d’intention (je n’ai aucune idée de ce qu’en pense vraiment l’auteur), la construction de l’article laisse penser à un lien causal entre les deux, c’est dommage (et faux).

      • huutaa
        huutaa répond à Albedo
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 11h13 le 13/09/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        Moi je le fais très facilement, l’effet d’accumulation de tribunes beni oui oui.

      • kevangel
        kevangel répond à Albedo
        Chercheur
        • Posté à 13h26 le 13/09/2012
        • Expert 24356
          Chercheur

        Disons que le libertinage avec des mineures de 15 ans, c’est forcément du viol.

         
        • Albedo
          Albedo répond à kevangel
          • Posté à 13h37 le 13/09/2012
          • Internaute 7121

          Evidemment.

        • Gust'
          Gust' répond à kevangel
          Homme
          • Posté à 14h07 le 13/09/2012
          • 177415
            Homme

          Heu la définition du viol est précise, du libertinage aussi et des relations avec mineurs également. Ne mélangez pas tout.

        • Mob
          Mob répond à kevangel
          Sur la branche
          • Posté à 14h08 le 13/09/2012
          • Internaute 74690
            Sur la branche

          Et si les mecs avaient eu le même age, vous auriez aussi dit que c’est forcément du viol ?

          • lambertine
            lambertine répond à Mob
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 08h30 le 16/09/2012
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Si les mecs avaient eu le même âge, on aurait parlé de « tournantes », et les tournantes, ce sont des viols en réunion.

            (Mais, non, le libertinage n’est pas nécessairement du viol, même avec des libertines très jeunes)

        • huutaa
          huutaa répond à kevangel
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 15h02 le 13/09/2012
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          C’est faux 15 ans c’est l’age de la majorité sexuelle.

          • consanguinduFN
            consanguinduFN répond à huutaa
            antipierrrre
            • Posté à 15h52 le 13/09/2012
            • Internaute 191606
              antipierrrre

            L’expression « mineure de 15 ans » signifie juridiquement enfant entre 0 et 15 ans. ce qui est bien el cas de filles de 13 ans de cette histoire gerbante.

            • huutaa
              huutaa répond à consanguinduFN
              Même pas avec des pincettes.
              • Posté à 16h02 le 13/09/2012
              • 183774
                Même pas avec des pincettes.

              Oui c’est vrai.

        7 autres commentaires
    • Gastlag
      Gastlag répond à huutaa
      flâneur | identi.ca/gastlag
      • Posté à 12h34 le 13/09/2012
      • Internaute 8274
        flâneur | identi.ca/gastlag

      C’est ce que je me suis dit en lisant l’article... la moitié dénonce un truc grave : « ya des gens qui font l’amour au boulot alors que c’est interdit ». Avec un fond de « les partouzes c’est pas bien » et un couple entre une personne de 16 et une autre de 19 c’est scandaleux.

      Et l’autre moitié sort quelques exemples de viols, sans que l’on sache jamais s’il y a effectivement plus de viols chez les pompiers que dans le reste de la société. Ni si ces viols sont en augmentation etc. Aux dernières nouvelles la famille reste le lieu où l’on risque le plus de se faire violer. Mais là pas d’image d’Épinal de beau pompier sexy, ça fait moins vendre du temps de cerveaux disponible.

      • hoshiko
        hoshiko répond à Gastlag
        • Posté à 17h04 le 13/09/2012
        • Internaute 28938

        « un couple entre une personne de 16 et une autre de 19 c’est scandaleux. »

        Bien sûr que non ! Mais 14 et 22 ou 13 et 19, osez me dire qu’ils les aiment pour leur cerveau /leur culture ? !
        Et puis, ils ne semblent pas être vraiment « en couple », plutôt se taper la première « cochonne » (comme ils disent) qui passe.
        Moi, mes mecs ne m’ont jamais proposé de coucher avec tous leurs collègues ensemble. Je suis libérée, et le « sexe de groupe » ne me gêne pas au contraire. Mais là, ce n’est pas un couple libertin.

         
        • lambertine
          lambertine répond à hoshiko
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 08h34 le 16/09/2012
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          Ils les aiment pour « leur cerveau et leur culture » dans les mêmes proportions ou à peu près que dans le cadre d’un couple dont les membres ont 30 et 35 ans.

          (Et, non, ces histoires ne parlent pas de couples libertins, mais de trahison, de proxénétisme et d’abus de faiblesse)

        1 autres commentaires
    • Fondriest
      Fondriest répond à huutaa
      • Posté à 15h39 le 13/09/2012
      • Internaute 49865

      Un homme se demande rarement ce qui se cache derriere le consentement sexuel d’une femme... Tant qu’elle dit « oui », peu importe le reste.

      • huutaa
        huutaa répond à Fondriest
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 15h46 le 13/09/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        L’inverse est vrai aussi.

         
        • Fondriest
          Fondriest répond à huutaa
          • Posté à 16h10 le 13/09/2012
          • Internaute 49865

          Les conséquences ne sont pas les mêmes.

          • lambertine
            lambertine répond à Fondriest
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 08h35 le 16/09/2012
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Non. La fille peut tomber enceinte, et le mec être accusé de viol. Pour le reste, je ne vois pas en quoi les conséquences sont différentes.

            • Fondriest
              Fondriest répond à lambertine
              • Posté à 13h53 le 16/09/2012
              • Internaute 49865

              Simple : les conséquences psychologiques (voire physiques) d’un acte sexuel peu ou pas désiré different d’un sexe à l’autre.

              • lambertine
                lambertine répond à Fondriest
                Nulle part... ou ailleurs
                • Posté à 13h58 le 16/09/2012
                • Internaute 91509
                  Nulle part... ou ailleurs

                Bien sûûûrrr ! La pov’ fille est « traumatisée à vie » tandis que le gamin est « devenu un homme ».

                Ben... non.

                • Fondriest
                  Fondriest répond à lambertine
                  • Posté à 14h09 le 16/09/2012
                  • Internaute 49865

                  Ce qui est bien, c’est que vous ne caricaturez jamais le discours de votre interlocuteur... Quoiqu’il en soit, je n’ai pu que constater qu’un acte sexuel pas ou peu désiré (consentement obtenu en état d’ébriété, apres un chantage conjugal à la mauvaise humeur, ou pire encore, apres avoir été ciblé par un dragueur lourd qui exploite l’incapacité à dire « non » de certaines femmes tres fragiles) n’était pas vécu de la même façon selon l’appartenance sexuelle.

        • Fondriest
          Fondriest répond à huutaa
          • Posté à 16h10 le 13/09/2012
          • Internaute 49865

          Les conséquences ne sont pas les mêmes.

        6 autres commentaires
    • Vert de gris
      Vert de gris répond à huutaa
      jeune retraité
      • Posté à 20h36 le 13/09/2012
      • Internaute 90690
        jeune retraité

      Le libertinage ne mène pas au viol...

      • huutaa
        huutaa répond à Vert de gris
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 20h47 le 13/09/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        Je te remercie, après la lecture de l’article j’avais des doutes.

         
        • lambertine
          lambertine répond à huutaa
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 08h36 le 16/09/2012
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          Tout dépend de ce qu’on appelle « libertinage ».

        1 autres commentaires
  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 11h03 le 13/09/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Et les mômes dans les cours de récré : « Hé, copain, dis Pompier... »

  • Bad Lieutenant
    Bad Lieutenant
    Bisounours de combat
    • Posté à 11h52 le 13/09/2012
    • Internaute 190065
      Bisounours de combat

    Excellente enquête, les innombrables objets de consommation que nous propose notre société ne nous suffisant plus, nous nous mettons à nous consommer entre nous...

    • JSC
      JSC répond à Bad Lieutenant
      PACA
      • Posté à 12h08 le 13/09/2012
      • Internaute 98125
        PACA

      Excellent article, oui.
      Enquête ? Vu le nombreux liens, citations et références, il me semble qu’il n’est qu’un bon rassemblement du travail des autres.

      Et si c’était l’uniforme qui attire ?
      Lien

      • Bad Lieutenant
        Bad Lieutenant répond à JSC
        Bisounours de combat
        • Posté à 15h25 le 13/09/2012
        • Internaute 190065
          Bisounours de combat

        bah j’ai pas dit excellente enquête de machin j’ai dit excellente enquête... ^^

         
        • huutaa
          huutaa répond à Bad Lieutenant
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 16h04 le 13/09/2012
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          tu l’as pensé.^^

        2 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à Bad Lieutenant
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h15 le 13/09/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      quand on met que des hommes entre eux... confinés souvent dans leur caserne, il peut naitre un espèce de compétition idiote de mâles plus ou moins dominants.. et cela peut déraper facilement pour les moins structurés moralement et mentalement..

      Souvenez vous des ’groupes d’affinités’ , à l’internat, ou à l’armée, pour ce qui l’ont faite.. c’était souvent limite limite..

      • Cacamou
        Cacamou répond à pablico
        Salut les copains
        • Posté à 14h10 le 13/09/2012
        • Internaute 192034
          Salut les copains

        Qu’est-ce donc ?
        Vous aiguisez ma curiosité malsaine !

         
        • pablico
          pablico répond à Cacamou
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 14h26 le 13/09/2012
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          IL N’Y Y A RIEN DE MALSAIN

          compétition idiote de mâles plus ou moins dominants.
          un jeux qui se joue depuis la nuit des temps...et qui n’a pas fini de se jouer...
          en contre partie chez les filles, il y a le jeu de la séduction souvent idiot et ridicule aussi...

          l’instinct de tous les membres de la famille des hominidés..

          • LuLabY
            LuLabY répond à pablico
            Putain immaculée
            • Posté à 14h50 le 13/09/2012
            • Internaute 105890
              Putain immaculée

            Tu n’as jamais vu de mecs jouant la seduction et de nanas jouant la domination ?
            allez, je vais me faire traiter de féministe (oh putain l’insulte !) a 2 balles, mais ton com m’a fait penser au bic rose....

            • pablico
              pablico répond à LuLabY
              Co-NOBEL de la Paix
              • Posté à 14h59 le 13/09/2012
              • Internaute 14278
                Co-NOBEL de la Paix

              j’ai fait la colonie de vacance, l’internat, le service militaire dans un corps semi-disciplinaire, j’ai du backup là dessus.

              j’ai échappé aux scouts, et à la prison..... : -)

        3 autres commentaires
      • Bad Lieutenant
        Bad Lieutenant répond à pablico
        Bisounours de combat
        • Posté à 15h26 le 13/09/2012
        • Internaute 190065
          Bisounours de combat

        « cela peut déraper facilement pour les moins structurés moralement et mentalement.. »

        La réalité est là maintenant et ces gens peu expérimentés sont légions, je ne les juge pas, je dis juste que c’est le résultat logique d’une société gangrenée par l’égoïsme et l’égocentrisme...

         
        • pablico
          pablico répond à Bad Lieutenant
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 15h33 le 13/09/2012
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          si l’on ajoute une goutte d’alcool sur la structure... car le problème est plutôt là..

          • Bad Lieutenant
            Bad Lieutenant répond à pablico
            Bisounours de combat
            • Posté à 15h36 le 13/09/2012
            • Internaute 190065
              Bisounours de combat

            l’alcool est une conséquence et non une cause...

            • pablico
              pablico répond à Bad Lieutenant
              Co-NOBEL de la Paix
              • Posté à 15h49 le 13/09/2012
              • Internaute 14278
                Co-NOBEL de la Paix

              Pour moi, cela désinhibe, pour certains, les structures. C’est donc une cause collatérale.

              qui est coupable : la foret trop sèche ou le pyromane ?

              • Bad Lieutenant
                Bad Lieutenant répond à pablico
                Bisounours de combat
                • Posté à 16h11 le 13/09/2012
                • Internaute 190065
                  Bisounours de combat

                ben la forêt elle souhaiterait ne pas brûler, sûr... : -)

                • pablico
                  pablico répond à Bad Lieutenant
                  Co-NOBEL de la Paix
                  • Posté à 16h19 le 13/09/2012
                  • Internaute 14278
                    Co-NOBEL de la Paix

                  oui, mais elle s’était débrouillée à être humide, le pyromane n’y serait jamais arrivé... : -D

        5 autres commentaires
      • consanguinduFN
        consanguinduFN répond à pablico
        antipierrrre
        • Posté à 15h59 le 13/09/2012
        • Internaute 191606
          antipierrrre

        « exutoire, défouloir pour ces jeunes qui côtoyaient la mort et la souffrance tous les jours. “ mouais je ne vois pas en quoi ça doit rendre raciste ces abrutis ...pour avoir été trimballé en ambulance par des types ne cessant de baver sur les bougnoules, je me suis dit ce jour là ‘vous allez vous faire caillasser prochainement, et vous le méritez amplement.’ .
        Avant d’énumérer les soit-disant divers motifs expliquant leurs débordements, pensons surtout à une chose évidente : ce sont tous de pauvres mecs, avec une beaufitude ancrée en eux bien avant d’opter pour ce job.

         
        • pablico
          pablico répond à consanguinduFN
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 16h06 le 13/09/2012
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          je n’ai pas écrit cela... : -(

        1 autres commentaires
  • Albedo
    • Posté à 11h12 le 13/09/2012
    • Internaute 7121

    Les professions en contact avec la mort et le danger sont très érotisées (pour le dire platement on y baise énormément). C’est le cas dans les hôpitaux par exemple. A la base je trouve le mécanisme plutôt sain (répondre à la mort par l’instinct de vie). Evidemment, en terme purement organisationnel....

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