à lire sur lesinrocks.com 13/09/2012 à 14h50

« L’idéologie d’Alain Bauer reste implantée au sommet de l’Etat »

Introduite sous Sarkozy sur l'impulsion de son conseiller sécurité Alain Bauer, la criminologie vient d'être rejetée du Conseil national des universités. Chercheur en sciences sociales, fervent opposant à cette discipline, Mathieu Rigouste réagit à cette décision.

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  • Bad Lieutenant
    Bad Lieutenant
    Bisounours de combat
    • Posté à 15h04 le 13/09/2012
    • Internaute 190065
      Bisounours de combat

    « L’université est à la fois une formidable plateforme de légitimation pour une bande d’idéologues sécuritaires, c’est une pouponnière de réseaux d’influence et une vitrine commerciale pour faire valoir la reconnaissance de “ menaces ” rentables pour les marchés de la sécurisation. »

    Chapeau bas... merci spleen !

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à Bad Lieutenant
      Merde à l'or
      • Posté à 15h18 le 13/09/2012
      • Internaute 78672
        Merde à l'or

      Ce Matthieu Rigouste a une tête et sait s’en servir. Il se sert aussi très bien de ses dents pour mordre le cul du capital et de ses affidés.. :)

      La Domination policière, Une violence industrielle, de Mathieu Rigouste

      • Bad Lieutenant
        Bad Lieutenant répond à spleenlancien
        Bisounours de combat
        • Posté à 15h35 le 13/09/2012
        • Internaute 190065
          Bisounours de combat

        Je connaissais pas, encore un intellectuel dans l’air du temps, ils commencent à être de plus en plus nombreux et même si aucun média n’en parle je ne m’en fais pas pour eux, la puissance de leurs analyses perdurera forcément...

         
        • spleenlancien
          spleenlancien répond à Bad Lieutenant
          Merde à l'or
          • Posté à 15h46 le 13/09/2012
          • Internaute 78672
            Merde à l'or

          Les média en parlent un peu.. cf la vidéo de mediapart.

          Je l’ai connu, suite à cet entretien avec JBB d’Article XI. Depuis, je suis un fidèle lecteur, il est bien utile pour pulvériser les arguments des fâcheux...

          Mathieu Rigouste : « Il existe des lieux et des moments où les bêtes traquées se croisent, s’arrêtent et se tournent vers le chasseur. »

          • trouble fêtes
            trouble fêtes répond à spleenlancien
            aconforme
            • Posté à 18h40 le 13/09/2012
            • Internaute 156689
              aconforme

            Excellent Mathieu Rigouste !
            L’ennemi intérieur, la formidable « dangerosité » et autre concepts opérationnels de qui arme l’armée. Armée qui s’articule comme ce qui est armé. Donc sans arme l’Armée ne serait plus l’armée. Ce n’était que cela : une passivité, un instrument inerte, un adjectif ou un participe passé. Et rien d’autre. Pas d’essence, de grandeur, de substance : l’adjectif reste le mot qui qualifie ou détermine le substantif auquel il est joint. Quel est le substantif de l’Armée ? En aucun cas, un adjectif ne peut se fonder, se valider, se légaliser lui-même, s’indexer dans la Réalité. L’extension d’un nom ne qualifie plus ce nom par lui seul. l’Armée répond à cette seule logique. : l’armée, par qui ? Le mot ne se suffit pas à lui-même, il se rapporte sans cesse à ce qui n’est pas lui, il dépend entièrement d’autre chose. Sa volition est déterminée à/par l’extérieur, ce qui donne sens et volonté à l’armée c’est ce qui l’arme. Et reste dans l’ombre. La diction du dictionnaire débusque toutes les illégitimités. Les armées remplacèrent cette impossibilité ontologique à exister par une foule de connotations, de rapts de sens, de brillants de gloires et d’honneurs...etc, mais le mot en lui-même, ne peut avoir de réalité qu’adjective, c’est-à-dire dépendante, soumise à une volonté autre et directionnelle. L’horreur avec l’armée , par qui ? c’est qu’elle se trouve incapable (du fait de sa position) de répondre à cette question. Et, puisque l’arme (army en arm-y) c’est le bras qui fait fonctionner une volonté obligée, sans que ce bras participe de cette volonté, et que cette volonté n’est qu’instrumentalisation, et aveugle argent, jamais élue ni nommée (sans légalité) la meilleure façon de faire toutes les paix, reste bien de dire, à chaque fois que vous entendrez le mot l’Armée de scander « l’armée, par qui ? l’armée par qui ? ». Ce terme vient d’arriver à son terme.
            Ou comment rendre tous les mots physiques

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