Témoignage 12/09/2012 à 18h20

Mère seule, je suis privée de RSA parce que j’ai repris mes études

Sarah M. | Riveraine

Sarah a réussi sa première année de pharmacie sans aides. Si elle retourne à la maison, elle touchera à nouveau 813 euros pour élever sa fille.


Un frigo vide (Ava du Parc/Rue89)

Nom : Sarah M. ; âge : 28 ans ; situation familiale : mère célibataire, une petite fille de 4 ans ; activité : étudiante en pharmacie, première année validée ; situation : désespérée…

Pleine de bonne volonté, l’été 2010, je me décide à mettre en place le projet dont je rêve depuis que je suis mère. Reprendre des études.

Fraîche et brillante bachelière scientifique, toutes les possibilités m’étaient alors ouvertes mais à cette époque, je n’ai pas réussi à choisir. J’ai préféré m’instruire à l’école de la vie.

Petits boulots de serveuse, d’aide à domicile, de baby-sitter, et autres jobs d’appoint se sont enchaînés plus vite qu’une valse à mille temps. Je me suis vite retrouvée sans logement et sans le sou. Et je suis devenue mère.

RSA = Revenu pour Sauver mon Ame

Cet été 2010, je décide donc que je serai docteur en pharmacie. Tant qu’à se sortir de la précarité autant en sortir une fois pour toute.

RSA

L’Allocation de parent isolé (API) a été remplacé par le RSA.

Une mère célibataire peut être éligible au RSA (sous conditions de ressources) : le montant avec un enfant à charge est alors de 813,16 euros par mois.

Mais le RSA n’est pas ouvert aux étudiants (sauf revenus de plus de 500 euros par mois). Le président du conseil général peut faire une dérogation, justifiée « par la situation exceptionnelle de l’intéressé au regard de son insertion sociale et professionnelle ». E.Br.

D’un pas décidé et guilleret, je m’en vais voir mesdames et messieurs les représentants des institutions de toute sortes et de toutes les couleurs.

Enthousiasme général ! On me finance un stage de remise à niveau, on me paie des cahiers, des stylos, un vélo, et même des habits.

J’en ai de la rage, j’en ai de la volonté. Et ce, en plus des 700 euros que l’on me tend généreusement chaque cinquième jour du mois et qui me permettent de vivre pas tout à fait comme il faut, mais pas tout à fait comme une gueuse non plus.

Ils appellent cela, le RSA, Revenu de solidarité active. J’appelais cela le Revenu pour sauver mon âme.

L’Etat a dépensé 22 700 euros pour moi

19 septembre 2011 : je suis étudiante. J’apprends que je n’ai plus droit au RSA. Mais ça, je le savais. Je savais que je ne serais plus éligible à cette aide. Mais je savais également qu’il était possible d’obtenir une dérogation.

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(Fichier PDF)

Les modalités d’attribution de cette dérogation ont toujours été floues malgré toutes mes recherches, près d’un an avant de m’inscrire à la faculté. Rien n’indiquait cependant qu’un projet solide comme le mien ne bénéficierait pas du soutien de l’Etat comme ça avait été le cas jusque-là.

Jusque-là, j’avais à moi seule bénéficié de près de 4 000 euros pour financer mon stage de remise à niveau, et près de 1 000 euros en aides financières diverses. Sans parler du RSA que j’avais continué à toucher pendant toute l’année où je me suis préparée à cette reprise d’études, soit près de 9 000 euros.

L’Etat s’apprêtait également à dépenser quelque 8 700 euros, coût d’un étudiant à l’université. Au total, 22 700 euros sur deux ans ont été dépensés sur ma modeste personne, pour que moi, Sarah M., je concrétise mon projet professionnel, mon projet de vie, mon projet de sortie de crise.

Les refus : je ne mange pas à ma faim

Impossible que l’Etat accepte de jeter tout cet argent par la fenêtre en ne me permettant pas de continuer… Je demande une dérogation :

  • première demande envoyée au conseil général : refusée ;
  • deuxième demande envoyée au conseil général : refusée ;
  • dernier recours gracieux envoyé au conseil général. Cette fois-ci, une commission chargée d’évaluer humainement la faisabilité de mon projet, approuve et soutient ma demande de dérogation, refusée ensuite par un seul et unique représentant du Président du conseil général qui a droit de veto.
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(Fichier PDF)

Pendant ce temps, il me faut à tout prix réussir cette première année de médecine, extrêmement sélective. Je travaille seize heures par jour, sept jours sur sept, je vivote tant que je peux, et fais garder ma fille au maximum. Je ne mange pas à ma faim pour nourrir mon enfant.

Je ne dors pas la nuit, parce que le jour mon devoir de maman l’emporte sur mes devoirs d’étudiante. Mon compte bancaire passe de deux à trois chiffres rouges. Je me sens complètement abandonnée et je suis prête à abandonner malgré les résultats inespérés du premier semestre.

L’été sans rien avec un stage non rémunéré

La dame de la CAF a été claire. Si j’arrête mes études, on me reverse le RSA mais tant que je continue à m’entêter à vouloir avoir un bon diplôme, on continuera à ne rien me donner.

Porte-monnaie

Revenus : 841 euros par mois environ
- Bourse : 383 euros
- Allocation logement : 369 euros
- Allocation de soutien familial (ASF) : 89 euros
Dépenses fixes : 813 euros par mois environ
- Loyer : 590 euros
- Electricité : 60 euros environ
- Assurances : 18 euros
- Téléphone et Internet : 30 euros
- Accueil périscolaire : 111 euros
- Abonnement bus et tram : 4,60 euros
Reste 28 euros pour vivre (alimentation, habillement, divers...)

L’Etat me financerait donc en me donnant de quoi vivre dignement, c’est-à-dire, « à peine » 700 euros par mois, et ce, pour passer le reste de ma vie à ne rien faire. Quant aux presque 23 000 euros dépensés jusqu’alors sur moi, et bien tant pis !

J’arrache finalement une modeste aide de 460 euros sur dix mois, du Crous, une bourse donc, qui me permet d’envisager de ne pas abandonner en milieu d’année. Je finis cette année sur les rotules, et je décroche in extremis, mon ticket pour la deuxième année.

Puis vient l’été. On me dit que comme je suis étudiante je n’ai toujours pas droit au RSA alors que ma bourse n’est pas versée. Je suis quand même obligée d’effectuer un stage de six semaines non rémunéré.

Alors, sur les conseils d’une personne de la CAF, j’ai déclaré avoir arrêté mes études, pour toucher à nouveau le RSA pendant l’été. Je déclarerai avoir repris mes études en septembre. J’ai reçu une « notification de refus » des Allocations familiales le 17 juillet : si on me demande de rembourser les deux mois, je suis très mal.

Le RSA me paraît être un eldorado

Aujourd’hui, je n’ai rien à manger, rien pour payer mon loyer, rien pour payer l’électricité, personne pour garder ma fille, aucune aide pour l’envoyer en centre ou la faire garder. La dernière fois, j’étais à -1 300 euros sur mon compte en banque. Celle-ci m’a bloqué le virement de mon loyer ce mois-ci.

Je suis si misérable que le RSA me paraît être un eldorado. Avec lui, j’aurai de quoi manger, j’aurai même de quoi envoyer ma fille en vacances, pendant que moi je croiserai gentiment les doigts dans un appartement dont je pourrai payer le loyer ! Suis-je donc la seule ? Non. Je les ai entendues « les autres » comme moi, mamans et étudiantes. Mais comment diable font-elles ? Et oui, peut-être devrais-je moi aussi, tricher, cumuler RSA en ne déclarant pas que je suis étudiante, et bourse en déclarant être étudiante…

Mes parents, ouvriers, n’ont pas les moyens de m’aider. Six packs de lait de temps en temps, une robe tous les deux mois pour ma fille... C’est déjà bien.

Alors quel choix glorieux me reste-t-il ?

Faire payer à mon enfant ma décision de nous en sortir en lui faisant vivre la misère pour finir par effectuer un dossier de surendettement : la réalité veut que vivre avec moins de 300 euros par mois est mission impossible ?

Voler et tricher pour pouvoir confortablement investir dans un avenir radieux et même rembourser l’Etat, en payant des impôts (quel beau jour ce sera !) ?

Je suis perdue. Pour l’instant, je continue.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • LienRag
    • Posté à 19h06 le 12/09/2012
    • Internaute 34767

    Clairement, réussir la première année de médecine dans ces conditions montre que votre projet professionnel est réalisable (pas garanti pour autant, la deuxième année étant également assez sélective, et le risque d’effet retard de la fatigue et du surmenage pouvant vous rattraper avant la fin de la scolarité).

    Mais pourquoi avoir déclaré votre statut d’étudiante ?
    Ce n’est même pas tricher que de ne rien dire, je ne vois pas en quoi cela les regarde...
    Vous ne faites pas de fausse déclaration, vous vous contentez de déclarer vos revenus (inexistants si vous n’avez pas de bourse).

    Après avoir perdu deux mois de RSA pour avoir déclaré honnêtement une journée travaillée au SMIC, disons que les absurdités administratives ne m’étonnent plus tellement !

  • seaLaura
    seaLaura
    Etudiante, avec une vie (...)
    • Posté à 19h27 le 12/09/2012
    • Internaute 122499
      Etudiante, avec une vie (...)

    Mais votre référent professionnel à mon avis n’a pas fait son travail.
    Car logiquement vous auriez du avoir accès au statut de stagiaire de la formation professionnelle. L’allocation (en midi-pyrénes en tout cas) est de 652 € pour une personne aillant cumulé 990 h de travail dans sa carrière. A cela s’ajoute le RSA complémentaire, les APL, et l’allocation de retour à l’emploi (en fonction des départements).
    Grâce à cela vous auriez pu financer jusqu’à 3 ans d’étude.
    Ca m’énerve vraiment de voir des situations comme celle ci. Les dispositifs existent mais certains référents n’en n’ont rien à foutre ou connaissent mal les dispositifs.

    Je suis en reprise d’étude et au RSA. Je vais avoir pour cette année l’allocation de stagiaire de la formation pro, l’APL, le FSL(pour financer les cautions d’appart), La gratuité des transports pour me rendre à la fac (merci le CR Midi-Py), l’aide au retour à l’emploi (qui va financer mes repas au RU) et le complément RSA. Soit un budget de 810 €/mois
    J’ai eu la chance d’avoir autour de moi de vrais travailleurs sociaux, des gens qui ont envie d’aider et qui sont motivés. Si tous les gens qui travaillent à Pôle emploi, dans les services des conseils généraux étaient comme cela je suis certaine qu’il y aurait un peu moins de gens au chômage, dans la rue etc…

    Sarah accrochez vous et si je peux vous donner quelques tuyaux pour rester dans la légalité n’hésitez pas à me contacter en MP.
    Si il y a aussi des travailleurs sociaux qui lisent ce post et cet article aidez Sarah elle fait partie des gens comme moi qui aspirent simplement à se (ré) insérer durablement dans la société et qui je vous l’assure seront rendre à la société ce quelle leurs aura donnée.

  • dahu74
    • Posté à 19h36 le 12/09/2012
    • Internaute 24292

    Au risque de faire hurler la foule, je ne vois rien de choquant dans cette situation.
    C’est juste une question de responsabilisation.
    Le choix de ne pas avoir pris la filière pharmacie juste après le bas se paie au prix fort.
    Mais qui a fait ce choix ?
    Est-ce donc à la collectivité de venir régler la note ?
    A la différence de nombreux allocataires bénéficiant du Rsa, Mme montre de la détermination et la capacité éprouvée à mettre en œuvre son projet, malgré les embûches. Il lui reste juste à passer par la case emprunt bancaire.

    La notion de dérogation pose problème, par contre, car les critères ne sont pas définis, c’est donc le fait du Prince. Ce devrait plutôt être la décision d’une commission réunissant élus, membres de la Caf, travailleurs sociaux et représentants des allocataires (rêvons un peu !).

    Sinon, il faut impérativement revoir le montant des bourses, car +75% des étudiants qui travaillent, bonjour les dégâts. 3830€ alors qu’elle n’avait pas de revenus il y a 2 ans (je me trompe ?), c’est là le gros hic.

    NB : Dans sa situation, le RMG est de 712€ (la majoration dure jusqu’à 18 mois après la situation d’isolement, et au plus tard jusqu’aux 3 ans de l’enfant). Si l’on ôte les PF et le forfait logement, cela lui fait un Rsa net de 509€ à comparer avec la bourse de 383€.
    Si elle veut refaire une demande de Rsa pendant l’été au motif de l’arrêt des études, elle devra produire une notification de refus d’indemnisation à l’Allocation de solidarité spécifique. Dans son cas, l’instruction par une assistante sociale est obligatoire.Pour éviter un trop perçu en reprenant les cours, elle n’aura qu’à oublier d’envoyer sa déclaration trimestrielle.

    NB2 : Pour ceux qui vont m’invectiver à outrance, sachez que je parle en connaissance de cause. Simplement, n’ayant pas eu d’enfants à l’époque, il m’était plus facile de bosser à mi-temps (et plein-temps pendant les vacances intermédiaires et d’été) à côté des études.

  • nathou
    nathou
    ingénieure
    • Posté à 19h38 le 12/09/2012
    • Internaute 164666
      ingénieure

    Cet article est écœurant. C’est dégueulasse d’enfoncer quelqu’un qui fait tout ce qu’il faut pour s’en sortir.

    L’idée de proposer un crédit études utilisable tout au long de la vie (qui offrirait un revenu minimum à tous les étudiants) et pas que jusqu’à 26 ans est évoquée depuis quelques temps par certains. C’était une proposition d’Eva Joly d’ailleurs. Au vu de ce témoignage, ce serait une mesure à considérer sérieusement. Aujourd’hui, les parcours professionnels ne sont pas aussi simples qu’avant : bac, quelques années d’études, et le même métier pendant 40 ans... Il serait grand temps que l’administration le réalise !

  • Tapu
    Tapu
    Psychologue
    • Posté à 20h13 le 12/09/2012
    • Internaute 133829
      Psychologue

    Je me suis trouvé dans les mêmes circonstances, reprise d’étude tardive. J’avais une amie qui travaillait à l’époque comme conseillère à l’ANPE, elle m’a conseillé de faire comme tout le monde, percevoir les indemnités chômages sans se déclarer étudiant. Ils savent que cela se pratique beaucoup mais ne vérifient jamais. Et pour cause : essayez d’appeler une fac pour savoir si quelqu’un y est inscrit...

  • Hello92
    Hello92
    Nouveau départ
    • Posté à 23h02 le 12/09/2012
    • Internaute 192464
      Nouveau départ

    Je suis assez sidérée par les réponses mais il est vrai que nous sommes dans une société ou l’on prône l’asservité et le mensonge.
    Grâce aux bons conseils de pôles emplois et l’absurdité des administrations, je me suis retrouvée avec comme seuls revenus la pension alimentaire qui couvre à peine mon loyer et deux enfants à charge ! ! !
    Pourtant lorsque j’ai pris la decision de reprendre une année d’étude pour favoriser mon retour en entreprise, je me suis bien renseignée au préalable...
    Au final pôle emploi a cesse de m’indemniser comme je fais partie des personnes multi-employeurs et que pour assurer mes arrières (si à la fin de ma formation je ne retrouvais pas de travail au sein d’une entreprise) j’avais conservé un CDI
    Résultat plus d’indemnisation de part et d’autre, les APL qui ne veulent pas m’octroyer d’aide comme je n’etais pas à plein temps au chômage ! ! ! ! !
    Et le papa comme certains semblent le dire ..... Me concernant il a une trés bonne situation (cadre sup) prend ses enfants 1 week sur 2, verse la pension alimentaire et estime qu’il remplit largement ses obligations et n’a pas à intervenir .... Je dois faire appel à mes amis, ma famille ! ! ! ! !
    Quand on est seule avec des enfants, faut s’accrocher et etre solide pour resussir à tout concilier...
    Mais pour nos enfants on reste debout
    Aujourd’hui j’ai décroché un CDD et ce que je vois c’est que je vais pouvoir souffler pendant un temps....
    Alors accroche toi tant que tu peux.

  • mamzelle K
    mamzelle K
    recherche apprentissage
    • Posté à 23h07 le 12/09/2012
    • Internaute 189615
      recherche apprentissage

    Je comprend totalement votre galère car dans la même situation.Le 12 octobre prochain j’aurai 25 ans ce qui m’ouvrira les droits au rsa, ouf je pourrai souffler !
    car depuis le mois de juin je ne vis avec rien. Les gens me demandent comment une telle situation est possible en france. En 2010 je sors du système scolaire après des études ratées, je passe toute l’années 2011 en service civique rémunérée 540 euros, mais ça n’ouvre pas les droits au chômage... Janvier 2012 j’entame une formation rémunérée 340 euros qui s’est arrêtée pendant les grandes vacances. Là je l’ai reprise mais il faut refaire un dossier de rémunération, et la lenteur administrative fais que je peux espérer percevoir cette rému d’ici fin octobre... bref je suis dans la m... heureusement que mon père m’aide un peu sinon j’aurais des dettes encore plus pharaoniques. Ce système est vraiment mal foutu concernent les critères qui font qu’on est éligible au RSA ou pas. Justement il devrait être avant tout pour les personnes qui en ont réellement besoin avec un projet professionnel, et ce quel que soit l’âge. Mais je crois que leur but est que les pauvres restent dans leur précarité et ils ne veulent surtout pas activer l’ascenseur social en permettant de reprendre des études et d’avoir le RSA. Après ma formation, qui me donne un niveau bac (que j’avais déjà), j’aimerais reprendre mes études pour obtenir un diplôme de niveau 3... mais les perspective sont sombres... En tout cas bon courage à cette mère courage. Il ne faut surtout pas baisser les bras.

  • Mumbly
    Mumbly
    Repos à la montagne
    • Posté à 09h33 le 13/09/2012
    • Internaute 138651
      Repos à la montagne

    La lettre de Mme Geneuviève Schneider, du Conseil général du Bas-Rgin : « j’ai l’honneur de vous informer que j’ai décidé de maintenir le refus d’attribution du RSA ».

    Quelle honneur pour elle, en effet. Elle s’en venterait presque, même, là où, plus humainement, d’autres écrivent « j’ai le regret de vous informer que... ».

    J’ai l’honneur de vous maintenir dans une situation de merde conformément aux textes en vigueur.

  • Atila59
    Atila59 répond à KayOo
    Néophyte
    • Posté à 09h45 le 13/09/2012
    • Internaute 167942
      Néophyte

    Personnellement, j’ai voulu au début de ma précarité, reprendre des études par la voie des cours par correspondance, je venais ENFIN d’avoir mon BAC (c’était il y a déjà plus de 10 ans)

    Réponse de la CAF, si vous reprenez vos études, votre dossier passera devant une commission et vous pouvez perdre vos droits

    Moi qui pensais avoir plus d’aide pour me former, être suivie plus efficacement par un conseiller etc... j’ai du me résigner à abandonner mon projet (préparer un BTS en comptabilité : porteur à l’époque)

    Résultat des courses cela fait 10 ans que je rame, formation, stages, petits boulots mais pas suffisant pour vivre. si on m’aurai permis de me former en m’aidant financièrement, actuellement je serai en train de payer le RSA / ASSEDIC à quelqu’un au lieu de le recevoir

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