Passage à l’acte 20/08/2012 à 11h58

Et si des parents aidaient d’autres parents en difficulté ?

Reporters d'Espoirs | Agence de presse


A Nîmes, des bénévoles de l’association Paseo suivent des familles (Paseo)

Devenir parent et assumer ce rôle au quotidien n’est pas facile. Dans plus de la moitié des cas (56%), la naissance d’un enfant bouleverse la vie de son père et de sa mère au point que ceux-ci se sentent désorientés et démunis, selon une étude de 2011 du secrétariat d’Etat à la Famille. Dans les foyers les plus modestes, ils sont jusqu’à 64% à estimer que la parentalité est une affaire décidément bien compliquée.

Souvent, la crainte du regard de l’autre et la honte de ne pas s’en sortir dissuadent les personnes de demander de l’aide aux services sociaux. Beaucoup se tournent vers leur famille, leurs amis ou même leurs voisins. Mais les autres finissent par se replier sur leur foyer. Isolés. Esseulés. En difficulté. Et ce sont les enfants qui trinquent.

L’idée

Alors pourquoi ne pas demander à d’autres parents, à peu près sereins, de venir en aide à ceux qui ne s’en sortent pas… encore ? Depuis près de 40 ans, une association britannique applique à la lettre le concept. Home-Start aide les familles en situation d’isolement ou de crise à reprendre confiance et à briser leur exclusion sociale.

Un parent se rend chaque semaine au domicile de la famille dans le besoin, l’accompagne dans son quotidien tout en l’aidant à accomplir ses tâches ménagères et administratives. L’objectif est de donner aux grands, comme aux petits, de nouveaux repères, que chacun s’y retrouve et retrouve un peu de tranquillité.

Ce soutien, apporté par des bénévoles eux-mêmes parents, est généralement mieux accepté, car moins stigmatisant. Les familles se sentent plus à leur aise et ressentent moins de culpabilité. Anne-Françoise Dequiré, maître de conférences à l’Institut social de l’Université catholique de Lille :

« Comparé aux services sociaux, le bénévole est un parent qui rencontre les mêmes difficultés que les usagers. Il n’a pas de mandat professionnel. Il n’a pas de comptes à rendre non plus. Sa relation se tisse d’égal à égal. »

Ce type d’assistance n’a pas pour autant vocation à remplacer l’action des services sociaux, mais il peut s’inscrire dans une démarche préventive ou en complémentarité avec l’intervention de professionnels.

En 2011, l’association britannique a aidé près de 36 000 familles. Au bout d’un an, plus de 90% d’entre elles se sentaient mieux intégrées dans leur environnement et utilisaient davantage les services de proximité.

Comment la mettre en pratique ?

Home-Start a voulu que son savoir-faire fasse des petits. En 1998, elle crée une organisation internationale, Home-Start International, pour encourager les initiatives qui vont dans son sens. Aujourd’hui, plus d’une quinzaine de pays en sont membres : l’Australie, le Canada, Israël, le Kenya, l’Afrique du Sud ou le Sri Lanka ou encore la Norvège...


L’association Paseo aide des familles (Paseo)

En France, c’est Paseo, également affiliée au réseau Home-Start, qui porte le projet. En 2007, l’association installe ses quartiers dans le secteur de Pissevin, à Nîmes (Gard), où 83% des familles sont suivies par une assistante sociale et où 60% des locataires vivent en-dessous du seuil de pauvreté (877 euros par mois). Laurence Relin, fondatrice et coordinatrice de l’association :

« Lorsque j’habitais à Londres, j’étais bénévole pour Home-Start. Je n’étais alors qu’une “simple” maman, mais j’avais réussi à remotiver une autre mère. A mon retour en France, je me suis rendu compte qu’il n’existait aucune association similaire. »

En 2011, les dix-sept bénévoles de Paseo ont suivi 25 familles, soit plus d’une soixantaine d’enfants. Un chiffre en progression constante depuis cinq ans. Généralement, les familles arrivent grâce au bouche à oreille : seules 9% d’entre elles sont recommandées par les services sociaux.

Retrouver son autonomie

Contrairement aux autres formes de soutien à la parentalité, comme les groupes de parole, l’accompagnement est ici individuel et à domicile. Claire Gheeraert est à la retraite. Depuis trois ans, elle a suivi plusieurs foyers :

« Dans l’une des familles, les travailleurs sociaux s’occupaient plutôt des enfants et moi, de la maman. Je l’emmenais chez le médecin, faire les courses. J’avais l’impression d’être une tante, qui lui apprenait plein de choses. »

Les bénévoles, comme Claire, suivent au préalable une formation de 30 heures et s’engagent ensuite à consacrer un minimum de trois heures hebdomadaires à la famille dont ils s’occuperont.

Parfois, ils apportent avec eux des jeux de société, pour apprendre aux parents à tisser une certaine complicité avec leurs enfants. Fatima Bellouti a débarqué à Paseo lors de sa quatrième grossesse, lasse et complètement découragée à l’idée d’avoir un enfant de plus :

« La bénévole m’a sortie de chez moi et m’a fait oublier ma grossesse imprévue. J’ai réalisé que je pouvais jouer avec mes enfants, sans me prendre la tête. J’ai également découvert des activités. Depuis, je continue d’emmener mes enfants à la médiathèque. »

Les visites ne durent qu’un an : le but est que la famille retrouve son autonomie. Dans plus de 90% des situations, c’est effectivement le cas.

Ce qu’il reste à faire ?

En France, il existe d’autres structures comparables à Paseo :

Et pourtant, la généralisation de ce type d’approche, en France, n’est pas pour demain, explique Jean-Louis Laville, chercheur au Laboratoire interdisciplinaire en sociologie de l’économie (LISE, Paris). L’intervention sociale reste pensée comme un ensemble d’actes techniques. Et l’une des caractéristiques propres à la France est d’idéaliser le travail social, au détriment du bénévolat :

« Pourtant, ce sont deux évolutions complémentaires. Les formules les plus dynamiques sont celles qui reconnaissent la complémentarité entre bénévoles, usagers et professionnels. »

Il est urgent de ne plus opposer le travail des bénévoles et la mission des professionnels. De privilégier les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC), qui fêtent cette année leur dixième anniversaire… Ce modèle juridique d’organisation permet à plusieurs catégories d’acteurs de s’associer autour du même projet, de produire ensemble... de l’intérêt collectif.

Carole Dieterich

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 12h48 le 20/08/2012
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    « Fatima Bellouti a débarqué à Paseo lors de sa quatrième grossesse, lasse et complètement découragée à l’idée d’avoir un enfant de plus : »
    La pilule est gratuite, les capotes par paquet de 5 coûtent 1€, et certaines mutuelles remboursent un forfait pour les contraceptif sous présentation des factures. Lire ça au XXIème siècle, c’est désespérant.
    EDIT : sinon, c’est un article très intéressant, et bravo aux bénévoles. C’est dommage que des particuliers doivent assumer le rôle de l’Etat, mais dans un autre sens, c’est sans doute plus « humain » ainsi.

    • pmithrandir
      pmithrandir répond à Atlantis
      http://www.jaiuneidee.net
      • Posté à 12h54 le 20/08/2012
      • Internaute 90097
        http://www.jaiuneidee.net

      Je dirais :
      - certaines pillules sont gratuites, mais la plupart des filles que je connais payent 30 euros par mois pour des pillules moins intrusives.
      - la capote est inconfortable
      - la pillule a une efficacité loin des 98% en utilisation reelle(en prenant en compte la vie, les diaree et autres gastro, les cuites, les oublis, etc...), on parle de 70-75%.

      Donc ca ne m’étonne pas plus que ca.

      • Mlle
        Mlle répond à pmithrandir
        maman-géo
        • Posté à 13h01 le 20/08/2012
        • Internaute 157663
          maman-géo

        Je dirais même plus :
        - Toutes les femmes ne supportent pas la pilule
        - Un préservatif n’est pas sûr à 100% car il peut se déchirer
        - Pour des raisons médicales les médecins peuvent vous dire que vous n’aurez plus d’enfants et finalement se retrouver enceinte
        - Tout le monde ne peut pas forcément les moyens de se payer le « luxe » d’avoir une mutuelle.

        Le réseau des maisons vertes et des maisons de l’adolescent sont des endroits pour aider autant les parents que les enfants grâce à la présence de pédopsychologue mais aussi des échanges entre parents.

         
        • Auroralucie
          Auroralucie répond à Mlle
          Collectionneuse de rognures d' (...)
          • Posté à 13h43 le 20/08/2012
          • Internaute 124160
            Collectionneuse de rognures d' (...)

          Il existe d’autre moyens de contraception que la pilule, stérilet, par exemple, remboursés, et utilisables par une femme ayant eût ou non des enfants.
          Si peu de moyens pour payer une mutuelle, la CMU, si tant est que cette personne y ait droit, le planning familial, ou alors, payer de sa poche une partie de la contraception, ce qui sera toujours moins lourd que d’avoir un enfant non désiré.
          Pourquoi pas la vasectomie pour nos hommes, murement réfléchie ?

          Prétendre qu’on est écarté de la contraception par difficultés financières est une ineptie sans non, ou relève d’un déni.

          • Waphy
            Waphy répond à Auroralucie
            Intermittent du travail
            • Posté à 14h01 le 20/08/2012
            • Internaute 89688
              Intermittent du travail

            hum, ouais, la vasectomie, c’est 25% de chances de ne plus être stérile après une vasovasostomie...

            Ca fait light quand on a jamais eu d’enfants ; -)

            Bon, par contre, il semblerait que la pilule contraceptive pour les hommes commence à être vraiment au point, avec un véritable retour de fertilité.

            En tant qu’homme, je l’attend avec impatience le bonbon !

            • Auroralucie
              Auroralucie répond à Waphy
              Collectionneuse de rognures d' (...)
              • Posté à 14h10 le 20/08/2012
              • Internaute 124160
                Collectionneuse de rognures d' (...)

              Oui, la vasectomie pour l’homme ou la ligature des trompes pour la femme, est un acte réfléchi, puisqu’au final stérilité étant, et c’est le but, de toute évidence.
              Pourquoi pas ? Besoin d’avoir des enfants, 2, 3, 10 ?

              Je n’ai pas eût d’enfants par volonté, et ai trouvé d’autres solutions que la ligature ou la pilule.

              • Waphy
                Waphy répond à Auroralucie
                Intermittent du travail
                • Posté à 14h39 le 20/08/2012
                • Internaute 89688
                  Intermittent du travail

                Envie d’avoir des enfants oui. J’aime ça, coupés en dés, revenus à la poêle avec une petite sauce au vin, un régal :)

              • ManuelaS
                ManuelaS répond à Auroralucie
                chomeuse
                • Posté à 15h50 le 20/08/2012
                • 184060
                  chomeuse

                Mon mari a choisi la vasectomie et c’est parfait. Il ne le regrette pas et moi non plus du moment que c’est bien réfléchi ;) calcul grossesse

                • Auroralucie
                  Auroralucie répond à ManuelaS
                  Collectionneuse de rognures d' (...)
                  • Posté à 15h56 le 20/08/2012
                  • Internaute 124160
                    Collectionneuse de rognures d' (...)

                  Vous êtes tous deux des personnes de bon sens.
                  Bravo !

        • nocpitaloc
          nocpitaloc répond à Mlle
          • Posté à 13h49 le 20/08/2012
          • Internaute 112115

          Et je rajouterai que l’on peut supporter la pilule, savoir mettre un préservatif, être en parfaite santé, avoir une mutuelle et avoir le droit d’être humain et défaillant sans avoir à supporter le jugement de personnes se pensant absolument parfaite comme Atlantis. Un bête oubli de pilule, ça arrive, ne pas porter de préservatif suite à cet oubli, ça arrive aussi (parce que le désir est parfois plus fort que la raison et qu’on espère passer entre les gouttes - sachant que, en tant que femme, ça me désespère aussi de devoir être celle qui dit non et qui doit être raisonnable alors que l’enfant se fait à 2 !) et sachant enfin qu’un avortement ne se fait pas à la légère.
          Moi, je trouve désespérant de devoir encore se justifier de ne pas être parfaite au XXIème siècle

          • FDCraie
            FDCraie répond à nocpitaloc
            Censuré.
            • Posté à 15h05 le 20/08/2012
            • Internaute 121689
              Censuré.

            C’est un point de vue compréhensible mais relativement égoïste si l’on se sait déjà incapable d’élever cet enfant.

            Moi je trouve que faire des gosses pour les laisser tomber ou les faire gérer par « les autres », au XXI éme siècle, c’est désespérant.

            • nocpitaloc
              nocpitaloc répond à FDCraie
              • Posté à 16h23 le 20/08/2012
              • Internaute 112115

              Ce que je voulais avant tout faire passer comme message, c’est qu’il faut arrêter de juger les gens parce qu’à un moment donné de leur vie, ils n’ont pas eu la réaction d’un robot. Et arrêter de justifier cette défaillance...ça arrive, point. Après les gens prennent la décision qui leur semble la plus adaptée à leur situation, au moment T. Sur les enfants « laissés tomber » ou « gérés par d’autres », il y a peut-être autant d’enfants désirés, que non désirés. Juste parce qu’on ne peut pas savoir l’avance ce dont on est capable ou pas.

              • FDCraie
                FDCraie répond à nocpitaloc
                Censuré.
                • Posté à 16h44 le 20/08/2012
                • Internaute 121689
                  Censuré.

                « il y a peut-être autant d’enfants désirés, que non désirés. Juste parce qu’on ne peut pas savoir l’avance ce dont on est capable ou pas. »

                Dans le doute on s’abstient. La survie de l’espèce n’est plus en jeu et y’a bien assez de malheureux comme ça sans en ajouter.

          • Atlantis
            Atlantis répond à nocpitaloc
            Etudiant apolitique
            • Posté à 20h20 le 20/08/2012
            • Internaute 39710
              Etudiant apolitique

            Je ne me pense pas parfait, je le suis, mais là n’est pas la question.
            Le cout de l’éducation d’un enfant est élevé, et partagé par toute la collectivité. Il serait de bon ton de n’imposer ce coût que lorsque l’on sait que l’on sera capable de l’élever correctement. Sinon, il reste l’avortement et la pilule du lendemain, certes pas sure à 100%

          • Blablabli
            Blablabli répond à nocpitaloc
            (pas grand chose)
            • Posté à 14h55 le 21/08/2012
            • Internaute 136795
              (pas grand chose)

            Merci pour ce commentaire rafraichissant. Vous avez exprimé parfaitement mon malaise par rapport à ce fil. Et vivement la pillule pour homme que la responsabilité de la contraception soit un peu mieux partager entre les membres du couple !

        12 autres commentaires
      • Atlantis
        Atlantis répond à pmithrandir
        Etudiant apolitique
        • Posté à 13h59 le 20/08/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        30€ par mois ? Et avoir un gamin non désiré, ça coûte combien ? D’autant plus qu’elles sont remboursées par la sécu non ?
        La capote est inconfortable ? He bien ne baisez pas alors.
        La pilule du lendemain, plus l’avortement en dernier recours, voire l’accouchement sous X...Ne me dites pas qu’il n’y a pas moyen d’éviter une grossesse non désirée.

         
        • Waphy
          Waphy répond à Atlantis
          Intermittent du travail
          • Posté à 14h02 le 20/08/2012
          • Internaute 89688
            Intermittent du travail

          l’accouchement sous X se fait après une grossesse...

          ’fin bon, j’dis ça j’dis rien.

          • Atlantis
            Atlantis répond à Waphy
            Etudiant apolitique
            • Posté à 20h21 le 20/08/2012
            • Internaute 39710
              Etudiant apolitique

            Merci, je le savais. Tout ça pour dire que si on ne veut pas un enfant, il y a moyen de ne pas avoir à s’en occuper.

        • Auroralucie
          Auroralucie répond à Atlantis
          Collectionneuse de rognures d' (...)
          • Posté à 14h12 le 20/08/2012
          • Internaute 124160
            Collectionneuse de rognures d' (...)

          L’accouchement sous X est mettre au monde un enfant dans une merde noire.
          Mieux vaut l’avortement, pour le bien être de l’enfance.

        • pmithrandir
          pmithrandir répond à Atlantis
          http://www.jaiuneidee.net
          • Posté à 15h09 le 20/08/2012
          • Internaute 90097
            http://www.jaiuneidee.net

          Enfin, la on parle d’un couple régulier... J’en connais peu qui utilisent la capote après quelques années de relation, encore moins après 3 enfants.

          La pillule n’est remboursé que si elle est de permière génération, toutes celles a 30 euxo ne le sont pas. Sur l’année, 360 euros a sortir, certaines ont du mal.

          mais le plus souvent, c’est une contraception bien faite, et un jour une gastro. La pillule n’est pas assimilée, et alors, vous etes en risque de danger de grossesse porvu qu’il y ai eu un rapport dans les 7 jours précédents... youpi
          Même chose pour un oubli de pillule, dont on s’apercoit le lendemain avec 24 heures de retard... le temps de trouver une pillule du lendemain a 8 euros, (pas dispo de nuit avec les pharmacie de garde en général) et vous etes a 60-70% d’efficacité.

          Alors oui, c’est un ensemble de choses qui s’enchainent mal, mais bon, ca arrive.

          Et oui, il y a le stérilet, qui donne une jolie bouée intégrée a certaines filles. ou encore d’autres qui n’ont tout bonnement pas le droit a la pillule.

          Bref, le monde est vaste et je pense qu’il vous manque quelques années de recul sur le sujet... mais j’étais comme vous il y a 3-4 ans.

        4 autres commentaires
      • Taladris
        Taladris répond à pmithrandir
        Ancien observateur
        • Posté à 14h21 le 20/08/2012
        • Internaute 141499
          Ancien observateur

        « la capote est inconfortable »

        9 mois de grossesse et un enfant qu’on a du mal à assumer aussi.

    • Waphy
      Waphy répond à Atlantis
      Intermittent du travail
      • Posté à 13h04 le 20/08/2012
      • Internaute 89688
        Intermittent du travail

      Ouep, la pilule est gratuite, mais toutes les femmes ne la supportent pas. Trop de douleurs parfois et ce, quel que soit le dosage.

      Les capotes ne coûtent pas cher en effet. Mais comme dit Pmithrandir, c’est pas spécialement agréable. Bon après, faut aussi savoir ce qu’on veut : du cul pour le cul, du plaisir avec comme risque un enfant, etc...

      Qui plus est, la personne que vous semblez juger, parle d’une grossesse imprévue. Qui vous garantie que cette grossesse n’est pas la conséquence d’un viol ?

      • Auroralucie
        Auroralucie répond à Waphy
        Collectionneuse de rognures d' (...)
        • Posté à 13h45 le 20/08/2012
        • Internaute 124160
          Collectionneuse de rognures d' (...)

        Viol ––– > Avortement, pour le bien être de la femme, et de l’enfant qui saurait d’où il vient et se sentirait coupable du drame de sa maman.

         
        • Waphy
          Waphy répond à Auroralucie
          Intermittent du travail
          • Posté à 13h57 le 20/08/2012
          • Internaute 89688
            Intermittent du travail

          Toutes les femmes n’acceptent pas l’avortement pour elle-même et ce, quelle que soit la raison de la grossesse, que ce soit au niveau philosophique ou religieux.

          • Auroralucie
            Auroralucie répond à Waphy
            Collectionneuse de rognures d' (...)
            • Posté à 14h13 le 20/08/2012
            • Internaute 124160
              Collectionneuse de rognures d' (...)

            Alors, qu’elles ne viennent pas après se plaindre de leur vie de mère merdique, non voulue, et non assumée, et placer leurs enfants à la DDASS, ces irresponsables devant la vie.

            • Waphy
              Waphy répond à Auroralucie
              Intermittent du travail
              • Posté à 14h37 le 20/08/2012
              • Internaute 89688
                Intermittent du travail

              Toutes ne s’en plaignent pas, loin de là et assument tant bien que mal cette situation.

              La femme que je fréquente a eu il y a plusieurs années une grossesse non désirée qu’elle a poussé à terme. Elle reconnait qu’élever seule désormais son enfant n’est pas facile, mais l’aime, fait tout ce qu’elle peut pour qu’il s’épanouisse et l’ assume complètement. Elle a la chance d’avoir un environnement qui le lui permet et de ne pas être jugée constamment, rejetée pour cela. Cet élément doit bien aider au passage...

              A côté de ça, la DDASS, je me demande sur quel(s) critère(s) ils récupèrent les mômes, mais sûrement pas sur la question du bien-être.

              • Auroralucie
                Auroralucie répond à Waphy
                Collectionneuse de rognures d' (...)
                • Posté à 16h04 le 20/08/2012
                • Internaute 124160
                  Collectionneuse de rognures d' (...)

                Je connais pas mal d’enfants, placés par la DDASS en famille d’« acceuil : Violence physique et/ou morale, absence d’hygiène, gestes dangereux envers l’enfant (oubliés fréquemment dans le bain, dehors en slip à minuit....).

                Pour ma part, je sais par expérience personnelle que l’aide de la DDASS est précieuse et salvatrice ( !), et qu’elle fait tout, lorsque cela est possible, pour ne pas rompre les liens familiaux.

        4 autres commentaires
    • angath1
      angath1 répond à Atlantis
      Riche héritier exilé
      • Posté à 15h00 le 20/08/2012
      • Internaute 123769
        Riche héritier exilé

      C’est halal la pilule et la capote ? Sinon on est mal...

      • Atlantis
        Atlantis répond à angath1
        Etudiant apolitique
        • Posté à 20h24 le 20/08/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        Ciel, les musulmans font des enfants ! Quelle horreur, ils nous envahissent de l’intérieur.

      • Atlantis
        Atlantis répond à angath1
        Etudiant apolitique
        • Posté à 20h24 le 20/08/2012
        • Internaute 39710
          Etudiant apolitique

        Ciel, les musulmans font des enfants ! Quelle horreur, ils nous envahissent de l’intérieur.
        Vite, allons nous consoler dans la lecture du « croissez et multipliez »

  • amarré
    • Posté à 12h53 le 20/08/2012
    • 174877

    Développons les PMI plutôt que les passer sous silence

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à amarré
      Working class bléro
      • Posté à 13h23 le 20/08/2012
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Oui, un pédiatre, une puéricultrice ou un éducateur apporteront plus de réponses aux parents.
      J’ai déjà tellement eu de mal avec les miens, alors aider les autres...
      Et développons les crèches, les haltes garderies...Les élus quand ils le veulent, savent financer des trucs alternatifs.roul doudou
      Mais ca coûtera plus cher que le bénévolat, si cher aux bonnes âmes.

      • antropophage housse
        antropophage housse répond à Joseph Gratteur
        gendre iléal
        • Posté à 14h47 le 20/08/2012
        • 183680
          gendre iléal

        Il y a des endroits où l’on se creuse le ciboulot.
        En effet.

         
        • Joseph Gratteur
          Joseph Gratteur répond à antropophage housse
          Working class bléro
          • Posté à 14h53 le 20/08/2012
          • Internaute 164574
            Working class bléro

          Quand l’Etat n’est plus là, ca se passe mieux. C’est le citoyen qui paie quand même, et la sécu...
          Ils sont tellement au fond du trou ces pauvres creusois, qu’ils ne peuvent que remonter. Un bébé en creuse, c’est tellement rare au milieu de tous ces papys et mamies...

        3 autres commentaires
  • Auroralucie
    Auroralucie
    Collectionneuse de rognures d' (...)
    • Posté à 13h57 le 20/08/2012
    • Internaute 124160
      Collectionneuse de rognures d' (...)

    Une étude de 2011 du secrétariat d’Etat à la Famille, (Sur quoi est-elle faite ? Il n’y a pas de réponse concrète), expliquant que plus de la moitié des parents sont désorientés par la violence, et/ou drogue, alcool, dangers liés à Internet me semble ne reposer sur rien. Quels sont les critères, chiffres, lieux... de cette étude ?

    Si vraiment le mal être parental et incapacité à savoir « gérer » sa vie de parents est, ce n’est ni la CAF, ni des parents bénévoles en soutien moral qui résoudront le problème. Ils pourront tout au moins apaiser un tant soi peu. Pour guérir un arbre malade, on ne coupe pas les branches, on traite en profondeur, descendant jusqu’aux racines (C’est une allégorie).

    Des addictologues et/ou psychiatres, pédiatres, éducateurs (...), sont de ces métiers pour aider, justement, et formés à cet effet devant les difficultés parentales.
    Les bénévoles ne peuvent qu’apporter un soutiens moral, qui ne résout en rien les difficultés des parents, de quelque natures qu’elles soient.

    Et en cas extrême et mise en danger de l’enfant et/ou des parents, la DDASS se charge de mettre en sécurité l’enfant, sans rompre, quand cela possible, pour le bien-être de tous, le lien familial.

    Anne-Françoise Dequiré, maître de conférences à l’Institut social de l’Université catholique de Lille : Que vient faire dans cette histoire un maître de conférence (...) catholique ?

    Nous rappeler que notre société en décadence sera sauvée par l’église, sœur de l’état, et que le bien être passera par le bénévolat, qui laissera plus d’argent disponible pour payer le train de vie luxueux de nos dirigeants et du Vatican ?

    Mettre en avant le bénévolat afin de résoudre des problèmes sociaux est bien symptomatique d’un système, et un d’un état se désolidarisant, avec moins d’aides, et une protection sociale de santé en perdition, face aux difficultés de l’individu.

    C’est un retour en arrière pernicieux, la porte vers la perte de nos droits et soutiens, payés par nos impôts pourtant.

    Contraception, ligature des trompes, vasectomie, avortement, afin d’éviter des obligations de parentalité non voulues, et des drames personnels.
    Même lorsqu’on adopte un chien, cela doit être murement réfléchi, et assumé par la suite.
    Alors, faire un enfant se doit d’être la chose dans sa vie d’adulte (si tant est) la plus voulue, et pensée, maintenant, demain, et à très long terme.....

    • The Albatross
      The Albatross répond à Auroralucie
      Etudiant
      • Posté à 14h08 le 20/08/2012
      • 185697
        Etudiant

      « Anne-Françoise Dequiré, maître de conférences à l’Institut social de l’Université catholique de Lille : Que vient faire dans cette histoire un maître de conférence (...) catholique »

      Vous voulez l’interdire de traiter sur un sujet qu’elle maîtrise sans doute mieux que vous parce qu’elle travaille dans une université catholique ?

      Je ne suis pas catholique mais le sentiment anti-religieux primaire est absurde, abject et malhonnête intellectuellement car les personnes ou groupuscules athées et/ou laïcs qui réclament plus de tolérance sont les plus intolérants envers ceux qui croient en Dieu. Vous en êtes un triste exemple.

      • Auroralucie
        Auroralucie répond à The Albatross
        Collectionneuse de rognures d' (...)
        • Posté à 14h18 le 20/08/2012
        • Internaute 124160
          Collectionneuse de rognures d' (...)

        Venant de votre part, c’est un compliment.
        Merci à vous.
        Bien cordialement.

    • pmithrandir
      pmithrandir répond à Auroralucie
      http://www.jaiuneidee.net
      • Posté à 15h17 le 20/08/2012
      • Internaute 90097
        http://www.jaiuneidee.net

      Vous savez, les soutients peuvent être autres que celui auquel vous pensez.

      Par exemple, je connais des enfants de 2 ans qui ne dorment pas à 23h. Les parents se plaignent qu’ils sont insuportables, mais les mettent à la sieste à 18h jusqu’a 20h, parce qu’ils sont fatigués.

      Ou alors, ne les font pas dormir, mais prennent les cris excités et les pleurs comme le signe qu’ils ne veulent pas dormir, alors que c’est souvent le signe d’une grande fatigue.

      Ou encore les parents qui ne supportent pas de laisser un enfant pleurer plus de 2 minutes sans venir le réconforter. et qui passent leurs soirées pourries a s’occuper de leurs gamins.

      Un jour on a eu un couple qui est venu avec leur petite qui ne voulait pas se coucher. Les parents étaient les premier a dire : mais non, elle ne dormira pas, elle va pleurer sans s’arreter.
      Il a presque fallu les attacher pendant 10 minutes avant que les pleurs cessent... et que la petite s’endorme pour la première fois dans un lit.
      Ce jour là ils ont découvert que les pleurs avaient une fin.

      Un enfant doit dormir, ce n’est pas un choix, mais une nécessité. Certains parents sont très étonnés de savoir qu’un enfant de moins de 6 ans devrait être au lit a 20h-20h30 le soir. Ca les fait raler parce qu’ils ne le voit pas beaucoup, mais c’est le rythme normal d’un enfant de cet age.
      Et bizarrement, quand les enfants sont au lit, on retrouve une vie de couple, on se détend et on peut se reposer en tant que parent, pour être d’autant plus présent lorsqu’ils seront reveillés.

      • Auroralucie
        Auroralucie répond à pmithrandir
        Collectionneuse de rognures d' (...)
        • Posté à 16h00 le 20/08/2012
        • Internaute 124160
          Collectionneuse de rognures d' (...)

        Ce sont les parents qu’il faut traiter et éduquer : Educateurs, pédo psychiatres, suivis, et « cours » d’éducation à la parenté ?
        C’est bien que des tiers aient réussi à modifier la situation, en tous les cas.

         
        • pmithrandir
          pmithrandir répond à Auroralucie
          http://www.jaiuneidee.net
          • Posté à 16h06 le 20/08/2012
          • Internaute 90097
            http://www.jaiuneidee.net

          Sauf que certains pedopxsychiatre vont vous dire qu’un enfant qui pleure ne doit aps rester comme cela, vont culpabiliser le parent, parce qu’on en fait jamais assez, ou parce qu’il vaut mieux en faire trop que pas assez... sans penser qu’en en faisant trop, on se fatigue, on est plus un couple et qu’on va avoir des difficultés, voir un divorce... qui ne sera pas le mieux pour un gamin.

          Les spécialistes donnent aussi l’impression de tout faire mal, d’etre nul, etc... alors qu’un autre parent / ami peut donner des conseils qui respécteront l’image de soit du parent.

          • Auroralucie
            Auroralucie répond à pmithrandir
            Collectionneuse de rognures d' (...)
            • Posté à 16h59 le 20/08/2012
            • Internaute 124160
              Collectionneuse de rognures d' (...)

            Il peut y avoir en effet de mauvais pédopsychiatres, comme de mauvais parents conseillers.
            La culpabilité viendra quelle que soit les conseillers, si le parent est en état de faiblesse intérieure.
            Le sentiment de culpabilité (Si toutefois il ne s’installe pas dans le temps et l’esprit) peut aider en le sens qu’il développe parfois une interrogation personnelle, et par conséquence des réponses au ^problème, de façon autonome, sans l’aide de ce tiers. J’ admet que ce n’est certainement pas donné à tout le monde d’avoir ces capacités et ce recul.

            Un divorce est parfois mieux pour l’enfant, si il vit avec des parents qui ne s’aiment plus ou pire, commencent à de haïr.
            Quelle construction psychologique et cognitive de l’enfant lorsque l’amour entre ses deux parents n’est plus, ou dérive en violence physique et/ou morale ?
            Il s’en résulte un mal être, qui s’installe, si non intervention extérieure, et dérive sur une reproduction de ces schémas.
            Schémas, qui, si résilience ou tiers résilient n’est pas, à l’âge adulte met en place des troubles dépressifs (ou autres), voir même des rapports amoureux ou/et amicaux basés sur une violence.

            Boris Cyrulnik explique bien le processus dans certains de ses ouvrages, que je conseille à toutes personnes souhaitant des réponses de lire.

            • pmithrandir
              pmithrandir répond à Auroralucie
              http://www.jaiuneidee.net
              • Posté à 17h04 le 20/08/2012
              • Internaute 90097
                http://www.jaiuneidee.net

              Je suis totalement pour le divorce, ne vous inquietez pas.

              Par contre, je pense aussi qu’une vie de couple, du temps passer a deux et une certaine organisation quand on a des enfants aide a passer certains mauvais moment en se soutenant.
              On voit beaucoup de parents dédiés 100% du temps a leurs enfants, qui délaissent l’autre et se demande 6 mois plus tard pourquoi ils sont célibataires.

              L’amour, ca s’entretient.

              • Auroralucie
                Auroralucie répond à pmithrandir
                Collectionneuse de rognures d' (...)
                • Posté à 17h26 le 20/08/2012
                • Internaute 124160
                  Collectionneuse de rognures d' (...)

                Se dédier à 100 % à ses enfants, s’est s’oublier soi-même en tant qu’individu et couple, et risquer d’en faire un enfant roi, qui saura parfois qu’il peut manipuler.

                Ce ne sont pas les enfants qui sont le problème, mais les parents.
                Et certains devraient être éduqués à ce travail qu’il est d’être parent. (Pourquoi pas ?) : Un adulte qui a reçu une éducation sans fondamentaux aura du mal à savoir inconsciemment comment alors aider à la construction, ainsi que le règles basiques (sommeil, alimentation, affection, hygiène et motivations intellectuelles...) de son enfant.

                Sans la présence d’un des parents, il est parfois difficile également d’être un « bon » parent :
                « Y » a un père qui le/la bat, et use de violence morale. Or ce père n’a jamais eût de père (Comment être un père ?), et comme seul repère une mère pervers()e-narcissique, et manipulateur/trice de surcroit. Comment avoir confiance en la femme ?
                En comparant avec l’animal (Les autres animaux, n’en déplaise aux allergiques à la thèse de l’évolution), on retrouve la même résultat :
                L’animal « élevé » en batterie, un volatile, par exemple, écrasera ses œufs, ou étouffera ses poussins, par handicap lié à son vécu.

                Bon, cette conversation est très intéressante, mais planches et clous m’attendent.... (Non, je ne fabrique pas une croix pour mettre au dessus de mon lit !)

        4 autres commentaires
  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 14h36 le 20/08/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    Et si des fonctionnaires spécialistes de la petite enfance aidaient les parents ?

    C’est vraiment imbuvable ces « Et si on se démerdait avec la bite et un couteau » de Reporters de spe salvi.

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 14h41 le 20/08/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    .

    Les choses seraient tellement plus simple si tu n’étais qu’un petit chien.

  • antropophage housse
    antropophage housse
    gendre iléal
    • Posté à 14h52 le 20/08/2012
    • 183680
      gendre iléal

    Je n’ai rien contre le bénévolat.
    Mais les structures d’aide aux parents existent, comme certains l’ont souligné plus haut. Il conviendrait de les développer, car y bossent des professionnels, ce que les parents ne sont pas, même les « à peu près sereins ».

  • kodiak
    kodiak
    myope
    • Posté à 16h51 le 20/08/2012
    • Internaute 148655
      myope

    J’’hésite entre la colère et l’explosion de colère.

    La colère consisterait à dire : oui fort bien, nécessaire, louable, admirable et souhaitable d’aider toutes ces initiatives, faussement horizontales, mais « inside commitments ». Surtout en ces matières. Qui s’élèverait contre de telles manifestations de solidarité de voisinage, etc, etc ? (Qu’on lui pète la gueule ?) - à la condition que ce soit en sus des efforts dus à l’état, par l’état - ibid - nous en tant que collectif globalisé médié et non plus au niveau interindividuel ou interfamilial !

    L’explosion de colère c’est de hurler : « Non ! Cette approche du Care à la britannique nous n’en voulons pas, nous n’en voudrons pas, qu’ils arrêtent ce lobbying prosélyte et nous fichent la paix ! Médicare,, éducare, fuckioucare. ».

  • cavaliere
    cavaliere
    retraité
    • Posté à 17h08 le 20/08/2012
    • Internaute 131643
      retraité

    Non non et non, il faut au contraire freiner la natalité et surtout pas l’encourager avec allocs ou assoces, dans un marché mature, un état endetté, toujours plus des taxes et d’impôts et un chômage qui sera toujours aussi élevé, il est grand temps d’imiter la natalité de l’Allemagne ou de l’Italie. Un gosse sans perspective d’héritage, avec des parents au RSA est condamné à la misère et à la délinquance. Quand on aura un taux de croissance de plus de 3.5% par an, ok mais ça s’est terminé à moins qu’on souhaite créer des bidonvilles, favelas et trafics en tout genre.

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