Voyage, voyage 15/08/2012 à 11h34

Cet été, vous devriez (en théorie) récupérer vos bagages à l’aéroport



Des bagages sur la piste d’un aéroport (Backpackphotography/Flickr/CC)

Nos bagages, que nous laissons sur les tapis roulants des aéroports, se font de moins en moins la malle.

Un rapport publié en avril 2012 par la Société internationale de télécommunications aéronautiques (SITA) indique qu’en l’espace de cinq ans les problèmes liés aux bagages ont presque diminué de moitié, passant de 46,9 millions en 2006 à 25,8 millions en 2011.

Meilleure traçabilité via des puces électroniques, harmonisation des normes entre aéroports et compagnies. Les chiffres de bagages perdus par aéroport et par compagnies relèvent presque du secret défense, mais la tendance générale serait bien à l’amélioration.

Une course contre la montre

Une fois le bagage avalé par le tapis roulant du comptoir d’enregistrement, la course commence. Il passe dans l’arrière-boutique où il va d’abord être contrôlé par la police pour savoir s’il est apte à décoller. Pour cela, il va traverser différents scanners à rayons X. Plus il a l’air suspect, plus il y passe de temps.

Chaque pistolet en plastique ou pot de pâte à tartiner fait prendre du retard à l’opération. Un fois innocentée, la valise peut rejoindre la trentaine d’autres qui partagent la même destination, dans un conteneur, repérable grâce à sa puce radio-identifiable.

Puis les conteneurs sont chargés dans votre avion.

Le trajet d’une valise à l’aéroport d’Heathrow

Alexis Frantz, responsable d’exploitation pour Air France à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, décrit la principale difficulté :

« L’ennemi du bagage c’est le chronomètre qui tourne. »

Pour lutter contre les problèmes de temps, les compagnies aériennes ont développé depuis deux ans les bornes libre-service et les déposes automatiques, où les passagers sont mis à contribution. Ils sont également invités à se présenter plus tôt aux comptoirs d’enregistrement.

Vers une meilleure traçabilité

Depuis 2007, l’Association internationale de transport aérien (IATA) a mis en place un programme d’amélioration des bagages (BIP) destiné à 200 aéroports et qui permettrait d’économiser près 1,9 milliard de dollars par an (sur un coût estimé à 3,3 milliards par an).

Ce programme repose sur un développement technologique et une harmonisation des normes entre aéroports et compagnies. Seuls 80 aéroports sont concernés dans une premier temps, avec une extension dès 2013 du programme d’amélioration.

Après une année 2010 rendue difficile par l’éruption du volcan islandais et un hiver rude, l’Europe a progressé : en 2011 moins de dix bagages pour 1 000 passagers prenaient un mauvais bord. Durant les fortes chutes de neige, les grandes compagnies aériennes équipent désormais les bagages de leurs clients d’étiquettes radio-identifiables.

Il semble tout de même qu’elles n’aient pas réussi à prévoir les JO. Le 6 août 2012, le site Christian Today rapportait le dénuement dans lequel s’était trouvée la délégation malgache en atterrissant à l’aéroport de Luton, au Royaume-Uni.

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  • defix
    defix
    www.defix.org
    • Posté à 23h42 le 15/08/2012
    • Internaute 6431
      www.defix.org

    ...

  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 11h00 le 17/08/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    Si vous avez un jour l’occasion de voir la pièce où les bagages d’un aéroport sont triés, n’y loupez surtout pas : c’est juste impressionnant de voir à quelle vitesse les valises défilent, trimbalées et redirigées par des tapis roulants, dans tous les sens.

    PS : et sinon ça me fait bien sourire de voir sur rue89, le site qui offre une tribune à l’autre cinglé qui arrête les avions avec ses petits bras sortir un article visant à rassurer les usagres des aéroports. Lien