Anne Hidalgo veut faire taire les rumeurs de Twitter
un internaute
La première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), adore Twitter. Elle est l’une des premières personnalités politiques à en avoir un usage intensif. Mais elle n’a pas apprécié que des utilisateurs relaient une rumeur éculée.
Son avocat, Me Baudelot, a envoyé le 23 juin une mise en demeure à la compagnie américaine pour faire supprimer les tweets dans un délai de trois jours, en menaçant de poursuites judiciaires. Il écrit :
« Dans les textes qui sont localisés et cités ci-dessous, il est prétendu que Madame Hidalgo aurait eu une liaison avec le Président de la République Française - Monsieur François Hollande - et que de cette liaison serait né un enfant : XX »
Le conseil d’Anne Hidalgo a recopié les tweets litigieux, diffusés par 65 utilisateurs dont il donne le pseudonyme. @DebbieGoudy1 est l’une d’entre eux. Elle nous a fait parvenir le mail en anglais qu’elle a reçu du service juridique de Twitter ce jeudi, traduit ici :
« Cher utilisateur de Twitter
Nous vous écrivons pour vous informer d’un courrier reçu par Twitter, daté du 23 juin, concernant l’activité de votre compte @DebbieGoudy1.
Si vous estimez que nous vous contactons par erreur et/ou que le document joint ne concerne pas votre compte, merci de nous répondre à cette adresse pour nous le faire savoir.
Cet avis ne constitue pas un conseil juridique. Vous souhaitez peut-être consulter un avocat au sujet de cette question.
Bien à vous, Twitter Confiance et sécurité »
« Personne ne prend ça au sérieux »
Consultante de 40 ans vivant au Luxembourg, @DebbieGoudy1 n’a pas supprimé son tweet et ne compte pas le faire. Elle raconte à Rue89 sa « surprise » à la réception du mail :
« Je ne pensais pas qu’un simple tweet pouvait prendre de telles proportions. Je suis sourtout choquée par le principe de nous mettre dans une liste comme ça !
J’ai pris contact avec d’autres utilisateurs cités dans la liste et personne ne prend vraiment la menace au sérieux. La mise en demeure s’adresse davantage à Twitter, qui pourrait supprimer nos comptes ou nos tweets, qu’à nous directement. »
La démarche a-t-elle une chance d’aboutir ? Dans sa politique de confidentialité, Twitter précise simplement :
« Il est interdit de publier ou poster les informations privées ou confidentielles d’autrui, telles que les numéros de carte de crédit, l’adresse ou les numéros de sécurité sociale/d’identité nationale, sans qu’ils en aient donné l’autorisation. »
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Nalyseur de proximité.
Nalyseur de proximité.
« Je ne pensais pas qu’un simple tweet pouvait prendre de telles proportions.
Bah ça dépend de ce qui se dit dans le Touitte, cette remarque est pour le moins légère. Sinon imbécile.
De plus ces gens ne se rendent même pas compte qu’ils ne sont pas en train de papoter la dernière rumeur plus ou moins croustillante entre deux ou trois amis autour d’un bon café, mais qu’ils parlent potentiellement à des milliers de personnes.
Je suis sourtout choquée par le principe de nous mettre dans une liste comme ça !
En revanche ça ne la choque pas trop de balancer une rumeur en public.
Ben oui, c’est en public, pas entre elle, son écran et ses éventuels suiveurs.
Touitteur devrait recommander le port du cerveau obligatoire comme préalable à son utilisation.




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