Dans le rétro 25/07/2012 à 15h49

Peugeot : du quai de Javel à Aulnay, 40 ans de blues


L’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) semble vivre ses derniers jours. Il fut pourtant un temps où, de l’achat du terrain par Citroën à la « plus moderne » des usines d’Europe, ces chaînes de production relevaient tous les défis de la quinquagénaire crise de l’automobile. Rétrospective.

1972 : vendre Javel pour Aulnay

Citroën quitte le mythique quai de Javel, à Paris, pour Aulnay, en banlieue dans une valse de relations entre l’Etat, le constructeur, l’urbanisme et la modernité. La grosse entreprise ne connaît pas la crise.

1974 : « L’usine la plus moderne »

A peine deux ans plus tard (1974), la crise est là. On envisage la fermeture entre Noël et le Jour de l’An... « L’usine la plus moderne d’Europe » produit la CX, un modèle qui se vend bien.

1982 : première grève

Alors qu’à Flins (Yvelines), dans l’usine de Renault, les OS débraient, les confrères d’Aulnay emboîtent le pas.

1996 : un bassin d’emploi vanté

Au milieu des années 90, les OS grévistes ne sont plus à la mode ! Ce sont le « tissu industriel », « les bassins d’emploi et de compétences » de la région Ile-de-France qui sont vantées par les constructeurs. Formidable.

2003 : incompréhension

Mais, mais, mais... entre surcroît d’activité et crise, les ouvriers et la direction ne se comprennent plus.

2007 : 20 euros d’augmentation par mois

Les ouvriers débarquent sur l’avenue de la Grande-Armée, en 2007. Vingt euros d’augmentation ne leur conviennent pas, mais bon, face à la crise, la direction ne peut pas faire mieux.

2007 : 4 800 départs volontaires

Les départs volontaires donnent la gueule de bois. « Ça sent comme si ça ferme. »

2011 : le ministre de l’Intérieur « rassuré »

Mais face à la crise et à la menace d’une délocalisation, le ministre de l’Industrie de l’époque, Eric Besson, se dit « rassuré » par le patron de PSA Peugeot Citroën.

2011 : la fermeture « pas d’actualité »

La question de la fermeture n’est « pas d’actualité ». Pour François Fillon, « le gouvernement n’accepterait pas » cette décision après les 3 milliards d’euros d’aides versées par l’Etat.

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  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 17h10 le 25/07/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    Nécro pré-mortem, comme dirait l’autre...

    De très mauvais goût.

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 17h12 le 25/07/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    L’aspirant habite Javel.

    • AutistReading
      AutistReading répond à AutistReading
      Au snack elle prend pas de kebab
      • Posté à 15h11 le 26/07/2012
      • 184876
        Au snack elle prend pas de kebab

      C’est une contrepèterie :

      L’/a/spir/ant/ habite/ Javel.

      Je m’attendais à 258 boules rouges...

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 19h45 le 25/07/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    IO

  • Salam Halec
    Salam Halec
    Plumitif
    • Posté à 11h51 le 26/07/2012
    • 178452
      Plumitif

    Quand on fabrique un produit plus coûteux que la concurrence étrangère et en surnombre par rapport au besoin, il ne peut y avoir d’autre solution que de faire tourner « à vide » les usines au frais de l’État.

    C’est ça ou mettre les employés de ces mêmes usines au chômage.

    En ayant anticipé beaucoup plutôt cette crise qui était prévisible depuis des décennies, nous ne serions pas dans cette situation sur ce marché.

    Le principe de nos politiques ces dernières décennies a été trop souvent de trouver un « retardeur palliatif » aux problèmes mais jamais le remède....

    • AutistReading
      AutistReading répond à Salam Halec
      Au snack elle prend pas de kebab
      • Posté à 13h15 le 26/07/2012
      • 184876
        Au snack elle prend pas de kebab

      Une taxe sur les produits étrangers aurait permis qu’on ne sacrifie le droit du travail français au profit du droit du travail indien.

      Et il n’y a pas de surnombre, on importe des bagnoles.

      Le remède, ce serait d’interdire les produits de l’esclavage du tiers-monde dans les pays civilisés, plutôt que de demander au travailleur en France de coûter encore moins cher qu’un vietnamien aux employeurs.

      • Salam Halec
        Salam Halec répond à AutistReading
        Plumitif
        • Posté à 14h44 le 26/07/2012
        • 178452
          Plumitif

        Soit vous plaisantez ou vous êtes un grand rêveur doublé d’une grande crédulité ? ? ?

        C’est ce type de raisonnement que nos politiques, (droite et gauche), veulent nous faire croire pour ne pas avouer leur inaction devant les vraies mesures à prendre quand elles sont impopulaires....

        Ne vous y trompez pas ! si nous importons des automobiles aujourd’hui ce n’est pas parce que nous n’arrivons pas à fournir à la demande mais par obligation d’échanges sur d’autres marchés.
        Par ailleurs nos prix de reviens sont nettement supérieur à ceux qui nous sont proposés par l’importation.
        •••••••••••••••••••••••••••••••••••
        << ..Le remède, ce serait d’interdire les produits de l’esclavage du tiers-monde dans les pays civilisés, plutôt que de demander au travailleur en France de coûter encore moins cher qu’un vietnamien aux employeurs.>>...
        •••••••••••••••••••••••••••••••••
        Cela va dans le bon sens mais votre remède est aussi réalisable aujourd’hui que de faire voler un fer à repasser ! ...

        Mieux vaudrait imaginer de commencer par un alignement des charges qui pèsent sur le coût du travail à l’échelle de la planète.
        Mais ceci n’est pas pour demain vous vous en doutez bien....
        Autant demander à notre gouvernement d’aligner le droit du travail et les avantages sociaux sur ce qu’ils étaient il y a un siècle....

         
        • AutistReading
          AutistReading répond à Salam Halec
          Au snack elle prend pas de kebab
          • Posté à 15h07 le 26/07/2012
          • 184876
            Au snack elle prend pas de kebab

          Ça me parait moins rêveur et crédule d’imaginer que la République Française taxe les produits de l’esclavage qui veulent entrer sur son territoire, que d’imaginer que la République Française impose le droit du travail français sur toute la planète.

          Et je vous rappelle que les « charges qui pèsent sur le coût du travail » c’est le salaire de ceux qui produisent la richesse.

          Sauf si vous parlez des milliards dépensés dans la pub qui ne sert qu’à détourner un maximum des richesses produites par les trimards au profit de quelques ronds de cuir fils à papa.

          • PTrelawney
            PTrelawney répond à AutistReading
            Dans le brouillard
            • Posté à 11h49 le 27/07/2012
            • 178593
              Dans le brouillard

            Allez hop ! Une traban pour tout le monde !

        2 autres commentaires
      • Deamon7
        Deamon7 répond à AutistReading
        Petit agité
        • Posté à 10h56 le 27/07/2012
        • 49273
          Petit agité

        Surtout qu’en Inde ils ne s’emmerdent pas pour mettre des droits de douanes prohibitifs sur les véhicules. Toutes les voitures, même japonaises ou françaises, sont fabriquées sur place, en général en partenariat avec un constructeur indien. En Thaïlande c’est pareil (pire pour les droits de douanes), la nécessité de partenariat en moins.

        Et si on veut une BMW fabriquée en Allemagne, on la paye 2 ou 3 fois le prix européen.

         
        • AutistReading
          AutistReading répond à Deamon7
          Au snack elle prend pas de kebab
          • Posté à 13h29 le 27/07/2012
          • 184876
            Au snack elle prend pas de kebab

          Ben ouai.

          Mais ils n’ont pas cette saloperie d’UE qui interdit le protectionnisme au nom de la concurrence libre et non-faussée.

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