Tribune 22/07/2012 à 16h15

Le Truvada, le remède sida qui arrive un peu trop tôt

Didier Lestrade | Journaliste, cofondateur d'Act Up Paris, écrivain

Mis à jour le dimanche 22 juillet 2012 à 18h00
Deuxième paragraphe : il s'agit d'une bi et non d'une trithérapie.

Des gélules de Truvada, en novembre 2010 (JUSTIN SULLIVAN/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP)

La XIXe Conférence internationale sur le sida ouvre ses portes à Washington, et de Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel et co-découvreuse du VIH, à l’association Aides, tous envisagent la « fin du sida ».

L’homologation américaine, le 16 juillet, du Truvada, bouleverse toute l’approche de cette maladie. C’est la première fois qu’une bithérapie est autorisée pour prévenir l’infection et il faut le dire : personne n’est prêt.

La décision de la Food and Drug administration (FDA), si elle était prévue par tout le monde, a néanmoins paralysé les associations et les institutions. Les médecins français sont divisés sur son intérêt. Les grandes agences institutionnelles comme l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) n’ont toujours pas d’avis tranché.

Une révolution dans la prévention ?

Pire, les associations sont elles-mêmes divisées et surtout, elles ne sont pas parvenues à un consensus clair qui puisse être expliqué aux nombreuses personnes (séropositives ou non) qui se demandent si la commercialisation du Truvada est un « game changer », quelque chose qui modifie à jamais les principes de la prévention sida traditionnelle.

Déjà, de nombreuses rumeurs anecdotiques font état de la vente au marché noir du Truvada dans certains bars du Marais, à Paris, pour... 20 euros la dose.

Le Truvada est un traitement contre le sida connu de tous depuis 2004, date de sa première commercialisation. En quelques années, il est devenu le fer de lance de son producteur, le laboratoire américain Gilead Sciences, qui s’est imposé comme leader dans le sida.

Parallèlement, Gilead s’est engagé dans des essais thérapeutiques parfois controversés, mais soutenus par la FDA et la fondation Bill et Melinda Gates, dans la prophylaxie pré-exposition (PrEP) : évaluer l’administration de ce traitement chez les personnes très à risque d’infection du sida (travailleurs du sexe, toxicomanes, couples sérodifférents, gays prenant des risques sexuels, etc.).

Ces essais ont montré une diminution du risque d’infection grâce au Truvada de 44% chez les gays et de 75% chez les hétérosexuels. En France, un essai majeur, Ipergay, tente d’approfondir cette question.

La « success story » du sida inattendue

Dans la communauté sida, tout le monde savait que le Truvada allait montrer son efficacité dans la prévention. Les études cliniques ont été lancées depuis le milieu des années 2000.

Gilead a eu la très bonne idée de donner ses traitements VIH à très bas prix dans les pays en développement où il est le plus nécessaire. On ne peut même pas attaquer ce laboratoire sur sa mauvaise stratégie : elle est parfaite, contrairement à celle des gros laboratoires traditionnels.

Non seulement Gilead développe des molécules efficaces, avec moins d’effets secondaires, mais ses traitements deviennent des options encourageantes dans d’autres affections comme les hépatites et même certains cancers. Bref, Gilead est la success story du sida.

Mais voilà, personne n’a anticipé ce tournant majeur dans la lutte contre le sida. C’est comme si la recherche allait trop vite.

Jusqu’à 12 000 dollars par an

Si Truvada permet de protéger les personnes séronégatives à très haut risque d’infection (soit parce qu’elles n’ont pas accès au préservatif, soit parce qu’elles refusent de l’utiliser), c’est avec un coût : près de 9 900 euros par an.

Il y a donc une question éthique essentielle : comment dépenser cette somme pour des personnes non infectées par le VIH quand des millions de malades du sida meurent toujours car elles n’ont toujours pas accès à ce traitement dans le monde ?

N’est-ce pas incroyablement cynique de développer des traitements pour des maladies que les gens n’ont pas encore ? Pour compliquer encore plus la situation, ce chiffre de 9 900 dollars est trompeur. Dans son blog sur Mediapart, Vincent Verschoore n’a pas l’air d’avoir compris l’équation : il n’est pas vraiment question de donner du Truvada tous les jours à des personnes séronégatives.

A l’occasion de la conférence de Washington, l’’OMS va publier un guide d’utilisation des antirétroviraux comme prévention chez les séronégatifs. La FDA prépare en ce moment même des profils d’indications.

L’idée de base, c’est de prendre du Truvada avant des relations à risques. On pourrait commencer par un certain profil de personnes. Par exemple, chez les gays, nombreux sont ceux qui n’ont pas de relations sexuelles pendant la semaine (ils travaillent) et se lâchent pendant tout le week-end.

Ici, le Truvada serait administré le vendredi. Il s’agit donc d’administrations intermittentes, ce qui réduit grandement le coût sur le long terme. De plus, on peut toujours argumenter que le traitement et le suivi à vie d’une personne séropositive coûterait effectivement beaucoup plus cher à la société.

Oui, une pilule contre le sida mais...

Les associations et les institutions ont un rôle fondamental : expliquer ce maelstrom de nouvelles contradictoires. Pour l’instant, l’homologation du Truvada par la FDA nous dit une chose : il existe une pilule contre le sida.

C’est ce que tout le monde comprend, et forcément, ce n’est pas si simple. C’est même une idée incroyablement contre-productive en termes de prévention et de compréhension de l’épidémie.

Super, c’est plus la peine de vous embêter avec les capotes, il y a un traitement qui les remplace ! Ben non, la capote protège toujours du VIH, des hépatites et des IST. Et surtout : les essais qui ont montré l’efficacité du Truvada ne sont pas représentatifs de la vraie vie.

Les participants ont bénéficié d’un soutien maximal, avec des rappels à la prévention, du matériel offert, bref, il y a beaucoup de biais scientifiques. L’efficacité du Truvada pourrait être moindre dans la vraie vie – comme elle pourrait être plus élevée, on verra ça avec les nouvelles données qui vont arriver.

Le Truvada, ça commence par le Marais

Le problème, c’est qu’avec chaque nouvelle thérapeutique, comme la récente commercialisation des autotests de dépistage, les associations ne savent pas quoi dire. C’est comme si les professionnels ne parvenaient pas à digérer en temps réels l’avancée de la science. Qui aurait pu imaginer qu’une mutithérapie soit si efficace qu’elle réduise les risques d’infection au VIH parmi les groupes les plus exposés ?

Si on ajoute Truvada à tous les autres outils de prévention aujourd’hui disponibles (les gels microbicides, la circoncision dans certains pays africains, les tests rapides et le traitement en tant que prévention), la lutte contre le sida dispose désormais d’une protection venant d’angles très divers.

Au lieu de regarder le Truvada d’une manière paranoïaque (c’est Big Pharma qui gagne encore) ou peureuse (dans les pays riches, c’est un médicament qui va être surtout utilisé par les gays et donc il y a un problème ici de « jugement » car il faudra bien payer la note), nous devrions regarder l’immense impact que peut avoir cette révolution dans les endroits les plus touchés par le sida.

Les noyaux d’infection, les zones à très haute prévalence. Et là, Paris et sa banlieue ont des taux aussi élevés que certains régions d’Afrique. Est-ce que les gouvernements, les institutions et surtout les associations vont se montrer courageuses pour assécher littéralement le pool de VIH dans le Marais ? Le Truvada, ça commence par la Rue de la Verrerie [qui concentre beaucoup de sexclubs gays, ndlr] à Paris. Et là, symboliquement, ça fait mal.

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  • 72 réactions
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  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 16h36 le 22/07/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    « assécher [...] le Marais », fallait oser...

    La réponse est assez simple : C’est une question d’économie de santé et ça se calcule très bien :
    Lorsque la probabilité d’infection multipliée par le coût de traitement (sur une durée de plus en plus longue, et heureusement) est supérieure au coût de traitement préventif, on optera pour la deuxième solution. Et c’est déjà le cas en France.

    La mauvaise nouvelle, c’est que ce calcul est différent selon que l’on soigne ou pas les séropositifs. En Afrique, ça ne risque pas de changer grand chose.

    La bonne nouvelle, c’est qu’on a une alternative au traitement après contamination, or ce traitement est couteux, aussi pour des raison de surévaluation par le marché.
    Et indirectement, l’existence de cette alternative pourrait faire baisser le prix de traitement des séropositifs. Et donc augmenter la part de séropositifs ayant accès aux soins.

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à Pili pili
      Wouaooouh!
      • Posté à 21h59 le 22/07/2012
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      .../..« En Afrique, ça ne risque pas de changer grand chose.../... »
      En effet.

    • Cirocco Jones
      Cirocco Jones répond à Pili pili
      Sorcière de Gaïa
      • Posté à 11h01 le 23/07/2012
      • Internaute 138964
        Sorcière de Gaïa

      la seule autre alternative au traitement après contamination est le sida, à +/- long terme

      • friandise
        friandise répond à Cirocco Jones
        avenant
        • Posté à 18h47 le 23/07/2012
        • Internaute 190343
          avenant

        Rien à voir ( ou presque ) avec le sujet, pardonnez moi, donc ..
        Si vous aimez lire des histoires qui ne sont pas inventées ..

        Lien

        Faites tourner ! je déséspère presque .., tant vous m’ignorez ..

         
        • Cirocco Jones
          Cirocco Jones répond à friandise
          Sorcière de Gaïa
          • Posté à 21h31 le 23/07/2012
          • Internaute 138964
            Sorcière de Gaïa

          le sujet ?
          comment éviter la contamination avec un traitement qui soigne l’infection sans la guérir

        1 autres commentaires
    • A déménagé le 24-12-2012
      A déménagé le 24-12-2012 répond à Pili pili
      non connue
      • Posté à 21h59 le 24/07/2012
      • Internaute 154051
        non connue

      Les laboratoires pharmaceutiques cherchent à se faire de l’argent. Quel est le type de médicament qui rapporte le plus ? Et bien c’est simple celui qui répond à un traitement préventif pour des gens en bonne santé, qui convient aussi bien aux hommes qu’aux femmes et qu’il faut prendre toute sa vie.
      Les vaccins contre les grippes révèlent du même processus. Obliger une population en bonne santé à se faire vacciner sachant qu’il faut le renouveler chaque année et que dès lors que vous avez commencé on vous déconseille d’arrêter (car le risque de l’attraper deviendrait supérieur). Dans les deux cas rien n’est sur mais comme pour la grippe les laboratoires diront aux infectés par le virus du sida malgré le médicament préventif que les symptômes seront « atténués », évidemment....
      On sait très bien que les millions de souches du vaccin commandées contre le virus de la grippe A de 2009 et inutilisées, sont recyclées depuis 3 ans dans les campagnes de prévention de la grippe hivernale, faut pas gâcher...

  • MarxForEver
    MarxForEver
    L'argent n'existe pas
    • Posté à 17h51 le 22/07/2012
    • Internaute 124072
      L'argent n'existe pas

    Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, il faut se méfier de colporter les arguments plus ou moins publicitaires d’une firme qui cherche à se faire des sous :

    1/ diminuer même de 75% le risque de contamination, ce n’est pas le supprimer. Avec ces données, ce médicament semble au plus capable de ralentir la propagation de l’épidémie, mais pas de l’arrêter

    2/ cela fait belle lurette que le sida est sorti des milieux dits « à risques » et se transmet dans le reste de la population. Protéger un segment de population n’arrêtera donc pas l’épidémie.

    Ce médicament est peut-être utile, mais il ne faut surtout pas crier victoire, d’autant qu’on attend toujours un traitement curatif qui ne vient pas.

    • jmdesp
      jmdesp répond à MarxForEver
      glossateur
      • Posté à 12h04 le 23/07/2012
      • Internaute 165270
        glossateur

      - Diminuer la vitesse de propagation ça change beaucoup de chose. Si en moyenne le nombre de personnes contaminé par un séropositif tombe en dessous de 1, l’épidémie s’arrête.
      - Les traitements sont à vie, mais ils ont l’avantage que quelqu’un qui est soigné est quasiment non contaminant. Pour contrôler l’épidémie, la priorité absolue devrait être d’identifier ceux qui ne savent pas être contaminé, et les amener à se soigner. A nouveau, si on arrive à ce que quelqu’un nouvellement contaminé ait *en* *moyenne* contaminé moins d’une personne avant d’être diagnostiqué, on arrête la propagation.
      - Donc si l’efficacité est bien de 75%, on divise ce nombre de contaminés par 4, c’est un énorme pas en avant vers ce chiffre de 1. Bien sur, ça dépend toujours du nombre de partenaires, et du temps entre la contamination et la détection.
      - Personne n’était prêt pour le truvada, mais j’ai l’impression justement en lisant l’article que le manque de préparation permet justement de bousculer les positions et de remettre en cause certains non-dit profondément délétères
      - Par exemple les résultats de CheckPoint-Paris dans le marais montre bien qu’il y a toujours un problème de contamination dans le segment à priori le plus informé. Or la vitesse de propagation est moins rapide dans la population hétérosexuelle, donc c’est celle « à risque » qui continue à rester la réservoir principal de contamination.
      - Le jour où on se sera finalement attaqué à la culture de la contamination dans le marais, il restera un autre gros problème à régler dans les banlieues, mais commençons donc par ce qui devrait logiquement être plus facile

      • MarxForEver
        MarxForEver répond à jmdesp
        L'argent n'existe pas
        • Posté à 12h30 le 23/07/2012
        • Internaute 124072
          L'argent n'existe pas

        Je ne sais ni ne veux savoir ce que vous appelez « culture de la contamination », un terme hautement douteux. Depuis longtemps, il existe de nombreux hétérosexuels contaminés par des individus malveillants, ignorants ou imprudents. Désigner un quartier d’une ville comme centre du mal me semble plus en relation avec une vision de la morale.

        La morale n’a rien à faire dans la Biologie. Un virus est un virus. Pour arrêter une épidémie, il n’existe que 3 méthodes :
        (1) décès de tous les porteurs (cas de ebolla)
        (2) immunisation des porteurs (grippe, rage etc...)
        (3) guérison des porteurs

        Le cas 1 n’est pas l’objectif de la médecine. Sur les cas 2 et 3, il n’y a aucune avancée et le truvada n’entre pas dans ces catégories.

         
        • jmdesp
          jmdesp répond à MarxForEver
          glossateur
          • Posté à 14h06 le 23/07/2012
          • Internaute 165270
            glossateur

          Restons calme, je le reconnais, je me suis exprimé d’une manière trop agressive. Je n’ai aucun jugement moral contre l’homosexualité.

          Par contre, j’ai l’impression qu’est trop souvent passé sous silence une évolution inquiétante qu’on peut constater dans l’état des lieux suivant :
          http://www.invs.sante.fr/publications/2009/vih_sida_donnees_septembre2008/sida_vih_france_30septembre2008.pdf

          Page 9, le fait que les homosexuels forment une proportion de plus en plus élevé des nouveaux cas depuis 2003, parce que leur nombre augmente, là où celui des hétérosexuels diminue.
          Page 10, le fait que l’âge moyen des homosexuels contaminé diminue légèrement, contrairement à celui des autres populations qui augmente, et du coup c’est devenu de loin la population où on est contaminé le plus jeune, ce qui témoigne d’un problème inquiétant d’information et de sensibilisation des jeunes homosexuels.

          D’où la conclusion que dans certains quartiers symboliques, la prévention est prise de plus en plus à la légère, et les pratiques à risque répandues.

          • MarxForEver
            MarxForEver répond à jmdesp
            L'argent n'existe pas
            • Posté à 15h59 le 23/07/2012
            • Internaute 124072
              L'argent n'existe pas

            Effectivement, l’effet adverse de ces traitements palliatifs qui préoccupe les asso est, surtout chez les jeunes, que les gens ont perdu de vue la gravité de la maladie. Ils sont souvent inconscients des contraintes d’une tri-thérapie.

            Mais la question de l’orientation sexuelle n’a plus sa place dans le débat. Les milieux homo sont de taille plus limitée, plus sensibilisés et répondent donc plus facilement aux enquêtes épidémiologiques. C’est pourquoi on a des statistiques sur eux.

            Chez les hétéro, il n’y a toujours pas d’éducation sexuelle digne de ce nom et des segments importants de la population sont toujours sous la loi du silence, constituant autant de refuges possibles pour un virus. Les statistiques établies chez les hétéro sont donc beaucoup plus approximatives.

        2 autres commentaires
  • MarxForEver
    MarxForEver
    L'argent n'existe pas
    • Posté à 17h49 le 22/07/2012
    • Internaute 124072
      L'argent n'existe pas

    Question subsidiaire : la tri-thérapie est efficace, mais les gens sont terriblement fatigués, au point que ce peut être une gêne sérieuse pour poursuivre une vie normale. Ce médicament-ci a-t-il des effets secondaires ?

    • Cirocco Jones
      Cirocco Jones répond à MarxForEver
      Sorcière de Gaïa
      • Posté à 11h15 le 23/07/2012
      • Internaute 138964
        Sorcière de Gaïa

      des effets secondaires, comme tout anti-rétroviral ,
      et ce médoc fait partie des tri-thérapies

      « Cependant, les chercheurs ont constaté [...] que les tubules (réseau complexe de tubes et tuyaux des reins) chez les utilisateurs de Truvada ont subi des lésions plus nombreuses comparativement à ce qui a été observé chez les utilisateurs de Kivexa.

      En outre, l’exposition à Truvada est liée à un phénomène d’amincissement des os. Par ailleurs, les schémas à base de Truvada ont affiché une plus forte activité anti-VIH que les schémas reposant sur le Kivexa.

      Des taux semblables de sérieux problèmes cardiovasculaires ont été observés autant avec le schéma à base de Kivexa que le schéma à base de Truvada. »

      étude ASSERT

      donc, Truvada protège du vih, super !
      mais tu as les reins bloqués, les os en verre et tu risques l’infarctus, génial !
      il y a sans doute d’autres médocs pour pallier ces petits défauts ...

      • jmdesp
        jmdesp répond à Cirocco Jones
        glossateur
        • Posté à 12h19 le 23/07/2012
        • Internaute 165270
          glossateur

        Ca peut aussi conduire à engager un dialogue qui à la fin a un effet positif, faire la publicité de Truvada, et ensuite informer des risques ceux qui viennent demander à le recevoir, pour alors dialoguer avec eux pour voir s’ils ne seraient pas prêt à plutôt remettre en cause leurs pratiques à risques.
        Bien géré on peut être doublement gagnant, avoir incité des personnes à renoncer aux pratiques à risques, et pousser celles qui restent à prendre ce traitement et/ou les avoir engagé dans un dialogue qui les poussera à se faire tester peut-être plus fréquemment qu’avant.

        Sachant que c’est pas noir&blanc, celui qui va prendre la décision de privilégier les précautions, peut aussi ressortir avec quelques pilules de Truvada pour le jour où il va craquer et être imprudent, et avoir maintenant l’adresse d’un centre de test dans la tête, y connaitre quelqu’un, et avoir moins peur d’y revenir un jour tester si son imprudence à eu des conséquences.

         
        • Cirocco Jones
          Cirocco Jones répond à jmdesp
          Sorcière de Gaïa
          • Posté à 19h35 le 24/07/2012
          • Internaute 138964
            Sorcière de Gaïa

          comparons coût et confort du Truvada et d’une capote

          Giléad, c’est des petits malins
          ils sont les premiers à faire valider leur produit en prévention de la contamination
          c’est du pipeau
          ou alors toutes les autre tri-thérapies efficaces peuvent prétendre à cette validation

          franchement, je ne vois vraiment pas l’intérêt de commencer une tri-thérapie alors que l’on n’est même pas contaminée par le VIH

          faut être ou con, ou actionnaire de Giléad

        1 autres commentaires
      • MarxForEver
        MarxForEver répond à Cirocco Jones
        L'argent n'existe pas
        • Posté à 12h33 le 23/07/2012
        • Internaute 124072
          L'argent n'existe pas

        merci pour les infos.

  • Debray
    Debray
    Scientifique retraité
    • Posté à 18h30 le 22/07/2012
    • Internaute 42319
      Scientifique retraité

    @MarxFor Ever

    Je connais des séropositifs en trithérapie depuis des années, qui ne sont absolument pas fatigués, et vivent une vie parfaitement normale.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Debray
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h56 le 22/07/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Peut-être ne s’en plaignent-ils pas en public, tout simplement.

      Leur fatigue - même s’ils la ressentent - n’est pas dans leur esprit la première chose sur laquelle ils souhaitent communiquer.

      Les séropos que tu connais et qui sont tous trithérapie pratiquent-ils des sports violents, ce qui te permettrait d’apprécier leur résistance à l’effort ?
      ....ou devines tu simplement qu’ils ne sont pas « visiblement » fatigués....
      ( parce que ce n’est pas la même chose : la pudeur fait cacher son jeu )

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à Debray
      L'argent n'existe pas
      • Posté à 22h16 le 22/07/2012
      • Internaute 124072
        L'argent n'existe pas

      Je présume que pour un séropositif, la question de la fatigue est assez anecdotique, en comparaison des avantages réels que la tri-thérapie procure. Mais ici, on parle de traitements préventifs et la tri-thérapie est aussi utilisée ainsi. Pour un séronégatif, c’est un traitement assez lourd.

      • Cirocco Jones
        Cirocco Jones répond à MarxForEver
        Sorcière de Gaïa
        • Posté à 10h19 le 23/07/2012
        • Internaute 138964
          Sorcière de Gaïa

        mais le Truvada n’est PAS un traitement préventif !
        il fait partie de l’arsenal des tri-thérapies

        si le risque de contamination est + faible, c’est tout simplement que la charge VIH est indétectable, ce qui est le but de toute tri-thérapie

         
        • MarxForEver
          MarxForEver répond à Cirocco Jones
          L'argent n'existe pas
          • Posté à 12h42 le 23/07/2012
          • Internaute 124072
            L'argent n'existe pas

          Je connais l’effet d’une tri-thérapie. Déjà maintenant, une tri-thérapie peut êre administrée à un séronégatif courant un risque de contamination. L’un des titres de paragraphe de l’article est « Une révolution dans la prévention ? ». et il y est dit « Si Truvada permet de protéger les personnes séronégatives... ». On parle donc bien ici d’une utilisation en prévention.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à MarxForEver
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 13h32 le 23/07/2012
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            La tri-thérapie doit selon moi, bien épuiser l’organisme aussi.
            Je ne vois donc pas l’intérêt de se la farcir à titre préventif !

            Cette médication particulière est en plus très contraignante.

            Si seulement cette saloperie de sida (VIH) disparaissait
            spontanément de la planète aussi vite qu’il y est apparu ?
            ( de façon quasi naturelle*, pour un virus qui aurait en fait terminé sa sale mission de « dépopulation » calculée )

            * Le VIH n’est pour moi que la résultante d’un accident de laboratoire, oeuvrant à la guerre chimique et biologique, et même si on me traite de conspirationniste, je maintiens l’idée qu’en ce bas monde, certains prévoient de faire place nette et de dégager la planète de son surplus de populace.

            Ça a démarré en Afrique, avec les singes « Rhésus »
            Comme c’est bizarre : c’est en effet là dessus qu’on fait des essais.

            Quelques macaques échappés de leurs cages où une éprouvette cassée malencontreusement, et voilà le virus libéré !

            • MarxForEver
              MarxForEver répond à Yvon le Zébulon
              L'argent n'existe pas
              • Posté à 15h03 le 23/07/2012
              • Internaute 124072
                L'argent n'existe pas

              Si on veut faire place nette, il y a beaucoup plus efficace que le VIH. La souche Paifique d’ébola est un virus adapté (un virus est dit adapté quand il ne provoque rien chez son hôte, car l’intérêt du virus est de préserver son réservoir d’hôtes). Mais la souche africaine est une joyeuseté : aucun traitement et 90% de morts ! Si elle se répandait, l’OMS estime qu’il lui suffirait de 28 jours pour éradiquer 90% de la population mondiale (d’où le titre du film de Danny Boyle). Beaucoup de virologues pensent qu’ébola est encore un gentil. Dans la forêt tropicale, il doit être possible de trouver encore mieux.

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à MarxForEver
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 15h49 le 23/07/2012
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                « Beaucoup de virologues pensent qu’ébola est
                encore un gentil. Dans la forêt tropicale
                 »,

                Il n’y a même pas trois jours, j’ai visionné attentivement un documentaire relatif à tous ces laboratoires ultra-secrets et ultra-sophistiqués, dans lesquels on maintient toutes ces saloperies dans des bocaux (soit-disant pour étudier la parade) mais il me semble bien que la destination finale de ces horreurs là fait bien partie du plan de dépopularisation prévus par les mentors et les menteurs de la planète.

                Dès qu’ils auront trouvé l’antidote imparable (ils le cherchent) et qu’ils auront mis sous protection médicamenteuse provisoire tous les grands pontes milliardaires de la planète, capable « de s’acheter leur protection »...
                ....ils lâcheront les bestioles !

                Problème : Il faudra aussi protéger tous ces techniciens qui font tourner les machines du monde - nucléaire compris - avant de prendre une telle décision fatale au quidam moyen.

                En effet, un riche ne sait même pas tenir une lampe à souder !
                ( donc, toutes les installations leur péteront à la gueule aussi )

                Il y avait d’ailleurs un article là-dessus :
                Les très fortunés ne fonctionnent que via leur téléphone.
                ( savent même pas mélanger l’eau chaude et l’eau froide pour avoir de l’eau tiède, car ils ont des larbins qui s’en chargent)

          • Cirocco Jones
            Cirocco Jones répond à MarxForEver
            Sorcière de Gaïa
            • Posté à 17h13 le 23/07/2012
            • Internaute 138964
              Sorcière de Gaïa

            administrée à un séronégatif courant un risque de contamination
            c’est validé depuis déjà quelques années, le traitement post-exposition et aussi
            une tri-thérapie lourde de 4 semaines
            aucune source sur son efficacité (on parle de 80%)

            « Si Truvada permet de protéger les personnes séronégatives... »
            heureusement au conditionnel, car je ne vois vraiment pas l’intérêt de commencer une tri-thérapie alors que l’on n’est même pas contaminée par le VIH

            ah si !
            allergie au latex ?
            actionnaire de Giléad ?

        5 autres commentaires
    • Rhetoric-killer
      Rhetoric-killer répond à Debray
      dommage contextuel
      • Posté à 22h22 le 22/07/2012
      • 183041
        dommage contextuel

      UN tchouia fausse cette affirmation.. les seros sont fatigués par leur traitement, qui est lourd. Il peut les affaiblir, et déclencher la maladie, à la longue. Rien d’anodin.. Ce nouveau truc ne doit pas être de la chimie légère non plus. Il se peut que des organismes ne le supportent pas, alors pour eux : pas de serum.. Nul n’est égal devant la mort, ni devant la maladie.

      • Cirocco Jones
        Cirocco Jones répond à Rhetoric-killer
        Sorcière de Gaïa
        • Posté à 01h07 le 24/07/2012
        • Internaute 138964
          Sorcière de Gaïa

        ce n’est pas un nouveau truc, c’est déjà un médoc utilisé pour le traitement des séros

  • ASchweizer-
    ASchweizer-
    Clone Bendit
    • Posté à 18h56 le 22/07/2012
    • 181820
      Clone Bendit

    10’000€ par an payés par la communauté pour pouvoir s’emvoyer en l’air sans contrainte, c’est tellement simple...

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à ASchweizer-
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h43 le 22/07/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      En fait, ils vendent un permis de baiser à fond la caisse et sans contraintes.

      Ceux qui auront pris soin de « consommer » préventivement le Truvada,
      auront le droit de pêcher ce qu’ils veulent, de la truite fario au Thon rouge.

      Un beau son de tiroir caisse à l’horizon car nous sommes des milliards à avoir la hantise de choper ce truc là, et voilà qu’on nous garantit l’immunisation.

      • vaugoubert
        • Posté à 11h33 le 23/07/2012
        • Internaute 31921

        Ce n’est même pas ça, ça limite les risques de transmission, mes cours de proba sont loin derrière moi, mais si on se contente de diminuer le risque de transmission qui passerait à 44% chez les homos, on est à des années lumières d’un permis de baiser sans capote !
        En gros, un mec qui se fait sauter par deux types séropo dans une backroom verrait le risque de choper le VIH de 50%, super ! ! ! A ce rythme là, il ne resterait pas séronégatif longtemps.
        J’ai vraiment du mal à voir dans ce truc un moyen de prévention. Le seul moyen efficace, ça reste la capote, mais encore faut-il l’utiliser (et qu’elle ne pète pas, naturellement, ça peut arriver).

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à vaugoubert
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 13h15 le 23/07/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « mais encore faut-il l’utiliser (et qu’elle ne pète pas, naturellement, ça peut arriver ) ».

          En principe, les préservatifs - qui rappelons le sont à usage* unique - ne devraient pas « exploser en route » si vous avez pris soin d’en acheter qui soient à votre taille. Ça résiste bien à 2 litres d’eau sans éclater... tout le monde a déjà fait ce test là !
          ....et je pense qu’il existe aussi des marques plus fiables que d’autres

          Je précise « usage unique » pour rire, mais il paraît qu’en Afrique, chez les plus démunis, certains les lavent et les réutilisent plusieurs fois. Peut-être même y a-t-il un « marché de l’occasion » là-bas.

        1 autres commentaires
    • licia
      licia répond à ASchweizer-
      de-ci de-là
      • Posté à 22h49 le 22/07/2012
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Pensez vous que la recherche va s’arrêter là ?
      Heureusement non !
      Alors... ce qui est important est que cette saloperie de maladie disparaisse, et que des scientifiques poursuivent leurs recherches.
      Je suis néanmoins ok avec vous, 10.000 € pour faire l’amour tranquillement c’est cher et encore une fois ceux qui n’en ont pas les moyens financiers en seront interdits.
      Faire l’amour d’ Amour devrait toujours être gratuit...C’est quand même délicieux.

      • ASchweizer-
        ASchweizer- répond à licia
        Clone Bendit
        • Posté à 08h51 le 23/07/2012
        • 181820
          Clone Bendit

        En fait, j’ai des actions dans une société de fabrication de préservarifs...

    • Cirocco Jones
      Cirocco Jones répond à ASchweizer-
      Sorcière de Gaïa
      • Posté à 01h09 le 24/07/2012
      • Internaute 138964
        Sorcière de Gaïa

      mais où sont passées les capotes à 1FF (0.15€) ?

      • ASchweizer-
        ASchweizer- répond à Cirocco Jones
        Clone Bendit
        • Posté à 09h12 le 24/07/2012
        • 181820
          Clone Bendit

        Dans le meilleur des cas, elles ont été utilisées... :))

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h23 le 22/07/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Ce sont les fabriquants de préservatifs qui font faire la gueule, c’est sûr !

    « L’homologation américaine, le 16 juillet, du Truvada, bouleverse toute l’approche de cette maladie. C’est la première fois qu’une trithérapie est autorisée pour prévenir l’infection et il faut le dire : personne n’est prêt ».

    L’homologation américaine n’implique pas une « homologation €uropéenne ».
    Et comme pour toute chose dont la promotion est douteuse, on fait courir des rumeurs* disant que ça se vend « sous le manteau » chez les homos du Marais.
    ( sauf que le SIDA n’est pas une maladie spécifique aux seuls homosexuels )

    Quelle jolie bande de branquignols, de filous de la haute Sphère Laborantine.
    Incapables de guérir réellement des gens atteints du SIDA même avec cette trithéarapie qui coûte cher mais ne fait que maintenir les choses en l’état...

    ...les voilà qui proposent (à tous cette fois) une médication capable de faire barrage au SIDA, aussi sûrement que la ligne Maginot a empêché l’entrée des troupes allemandes pendant la 2° guerre mondiale. Nous sommes enfin tous sauvés !
    - Pourvu qu’il n’y ait pas un tir de barrage des fabricants de préservatifs, souhaitons.

    Le voici donc, le médicament qui vous empêchera d’en prendre d’autres plus durs :
    Le Truvada : Au lieu de regarder le Truvada d’une manière paranoïaque (c’est Big Pharma qui gagne encore)...on peut supposer que ça se prononce « trou-va-da ».
    ....ce qui ne fera pas de trous dans la caisse de ces laboratoires Big-Pharma.

    * Je ne puis m’empêcher de penser à Parmentier qui avait mis sous bonne garde (armée) ses carrés de patates, afin d’inciter le bon peuple à venir les piller - ce qui a permis aux pauvres, l’accès à des mets de choix - vu qu’il les supposaient réservés au Roy.
    ...sinon, ils ne seraient pas gardés par des soldats, ces champs de patates. LOL

    En tout cas, chez Big-Pharma, la distribution ne sera pas gratuite,
    et ceux qui ne peuvent pas se l’acheter, le Trou-va-da, crêveront quand même.
    Pour les autres, il y en a bien assez pour se ramasser un monceau de pognon !

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 22h34 le 22/07/2012
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    Cyniquement, s’il existait un traitement efficace et bon marché pour empêcher la contamination par le VIH, la meilleure stratégie pour éliminer le virus serait de cesser les trithérapies sur les patients déjà infectés de sorte à ce qu’ils meurent plus vite tout en distribuant massivement le médicament anti-contamination.

    • Nelan
      Nelan répond à silsilsil
      Nul part
      • Posté à 07h20 le 23/07/2012
      • 177300
        Nul part

      Dans le cas du sida, même sans traitement, les malades mettent trop longtemps à mourir pour que cette solution cynique soit efficace.

      Mais le principe peut être efficace :

      Si sans traitement un malade contamine en moyenne 3 personnes avant de mourir, et qu’on diminue le taux de transmission de 75% avec un traitement, alors elle n’en contamine plus que 0.75 en moyenne : c’est à dire que l’épidémie va s’arrêter faute de malades si tout le monde est traité

      C’est une des raison pourquoi les vaccins généralisés sont aussi efficaces : même si exposé à la maladie le vaccin n’immunise pas à 100%, mais à 95%, le fait que tout le monde soit vacciné limite fortement les risques d’être exposé à des sources de contamination, et donc la probabilité de tomber malade..

      • Jaimz
        Jaimz répond à Nelan
        ingénieur
        • Posté à 14h53 le 23/07/2012
        • Internaute 87110
          ingénieur

        Autre solution : identifier et euthanasier tous les porteurs du virus ; l’épidémie va s’arrêter.
        Même si votre logique est prouvée, on parle ici d’êtres humains, de choix personnels ou d’accidents, ceux ci échappent à toute logique par définition.
        Je trouve simpliste et dangereux d’estimer que 75% de réussite c’est une solution définitive.

  • Jupiter Capitolin
    • Posté à 04h36 le 23/07/2012
    • Internaute 189743
      Burp

    Je me pose une question : 10 000 Dollars pour un truc qui diminue de 75 % le risque de contamination, ça fait combien de capotes qui diminuent le risque de 98 % (de mémoire) ?

    • Youri Gagarine
      Youri Gagarine répond à Jupiter Capitolin
      appesanti
      • Posté à 07h20 le 23/07/2012
      • Internaute 164345
        appesanti

      eh ben vas-y calcule feignant ! tu crois pas qu’on va le faire à ta place non ?

      • Germana Samonà
        Germana Samonà répond à Youri Gagarine
        35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)
        • Posté à 10h19 le 23/07/2012
        • Internaute 190077
          35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)

        Vous pourriez être plus aimable, mal dormi ?

         
        • Youri Gagarine
          Youri Gagarine répond à Germana Samonà
          appesanti
          • Posté à 11h00 le 23/07/2012
          • Internaute 164345
            appesanti

          gné ?

          • Germana Samonà
            Germana Samonà répond à Youri Gagarine
            35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)
            • Posté à 18h26 le 23/07/2012
            • Internaute 190077
              35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)

            Je vois.

            Qu’est-ce qui s’est apesanti en premier, chez vous, le corps ou l’esprit ? : -)

            • Youri Gagarine
              Youri Gagarine répond à Germana Samonà
              appesanti
              • Posté à 02h08 le 24/07/2012
              • Internaute 164345
                appesanti

              c’est parce que vous avez trente ans et que vous êtes plutôt plaisante que vous vous attendez à ce que je vous fasse des risettes ?

              • Germana Samonà
                Germana Samonà répond à Youri Gagarine
                35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)
                • Posté à 08h58 le 24/07/2012
                • Internaute 190077
                  35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)

                Oui et plus encore, gros dégoûtant.

                • Youri Gagarine
                  Youri Gagarine répond à Germana Samonà
                  appesanti
                  • Posté à 09h05 le 24/07/2012
                  • Internaute 164345
                    appesanti

                  vous me trouverez sur attractive world... Bob le Camionneur, mon pseudo...

                  • Germana Samonà
                    Germana Samonà répond à Youri Gagarine
                    35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)
                    • Posté à 09h23 le 24/07/2012
                    • Internaute 190077
                      35° 35′ 00″ N 27° 08′ 00″ E (...)

                    Vous en avez une grosse au moins ?

                    • Youri Gagarine
                      Youri Gagarine répond à Germana Samonà
                      appesanti
                      • Posté à 11h17 le 24/07/2012
                      • Internaute 164345
                        appesanti

                      ah ça... ça ne vous regarde pas encore.

                      • AutistReading
                        AutistReading répond à Youri Gagarine
                        Au snack elle prend pas de kebab
                        • Posté à 11h36 le 24/07/2012
                        • 184876
                          Au snack elle prend pas de kebab

                        Ben t’en a une grosse qui te colle au cul.

                        Elle s’appelle Roger et essaie de faire croire qu’elle a trente ans...

                        Petit veinard...

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