Passage à l’acte 22/07/2012 à 16h26

Et si on devenait propriétaire autrement et sans apport ?

Reporters d'Espoirs | Agence de presse


Une maison en LEGO (Nagagyei/Flickr/CC)

La France, avec ses 57% de propriétaires, émarge bien en-dessous de la moyenne européenne (65%) et occupe le 22e rang. «  En 1953, un tiers des ménages étaient propriétaires de leur résidence principale  », note le rapport 2011 de la Fondation Abbé-Pierre.

Mais depuis la fin des années 80, «  la part des ménages modestes  » régresse chez les accédants : 37% de propriétaires parmi les 20% de familles les plus pauvres, contre 76% parmi les 20% des plus riches.

Rembourser moins qu’un loyer HLM

Pour inverser la tendance, des organismes comme la Fondation de France soutiennent financièrement des programmes [PDF] d’accession sociale à la propriété et parient sur l’innovation.

Sur le papier, l’idée est simple : trouver des solutions à long terme, qui proposent un montant de crédit permettant un remboursement mensuel inférieur à un loyer en logement social.

Patrice Cieutat, responsable du programme Habitat à la Fondation de France, estime que pour redonner une stabilité aux foyers, ceux-ci doivent pouvoir constituer leur patrimoine :

« Ce n’est pas normal qu’après avoir payé un loyer pendant vingt ans, le ménage n’ait pas amorti le logement qu’il occupe ou obtenu de contrepartie. Tant qu’à payer, autant avoir un capital ! »

Le concours des associations est primordial, parce qu’elles connaissent les aides, la législation et peuvent représenter les futurs propriétaires auprès des institutions financières.

Le Village vertical, un logement coopératif

Imaginez : vous habitez un immeuble et vous partagez avec votre voisin plus que votre palier. C’est le principe des logements coopératifs. Des personnes montent un projet immobilier sous forme de société coopérative, avec des parties communes : jardin, buanderie, chambres d’hôtes… Tout est possible.

L’association Habicoop (pour Habitat coopératif) a lancé son projet pilote, le Village vertical en 2005, à Villeurbanne, en périphérie lyonnaise. L’immeuble, prévu pour 2013, accueillera quatorze ménages. Parmi eux, dix sont sous les plafonds du logement social (PLS) et quatre sont réservés à des jeunes avec de faibles revenus, guidés par l’Association d’aide au logement des jeunes (AILOJ).

Les habitants seront locataires de leur appartement, mais administrateurs de la coopérative et donc collectivement propriétaires de l’ensemble.

Les ménages s’acquitteront d’une redevance mensuelle (environ 11 euros le mètre carré pour les logements sociaux) et rembourseront ainsi l’emprunt de la coopérative et les charges du bâtiment. Parallèlement, 20% des sommes versées sont récupérées sous forme de rente, quarante ans plus tard.

La spéculation immobilière est exclue. Si le « coopérateur » quitte son logement, il récupère uniquement l’équivalent de ses parts sociales, réévaluées en fonction du coût de la vie.

Et le développement de ce concept est envisageable à grande échelle, selon Sarah Trudelle, membre du conseil d’administration d’Habicoop  :

« Ce n’est pas le projet de bobos hippies, qui ont décidé de vivre ensemble. Nous voulons toucher toutes les tranches de la population. Il s’agit d’une solution très intéressante, en particulier en centres urbains et périurbains. »

Des projets «  d’auto-écoconstruction  »

A Langouët, près de Rennes, l’association des Compagnons bâtisseurs de Bretagne a, elle aussi, accompagné des ménages aux revenus modestes, au cours d’un projet «  d’auto-écoconstruction  ». En 2010, les douze logements écologiques étaient terminés, pour moins de 1 800 euros le mètre carré. 

David Rucay, chef de projet aux Compagnons bâtisseurs, met l’accent sur la sécurisation des participants :

« On réunit le maximum de garanties, pour acquérir un produit fini de qualité : l’accès au financement, les assurances décennales travaux ou encore les assurances dommages-ouvrages… »

Depuis 2005, l’association Actions, études et recherches sur l’architecture (AERA) promeut un habitat participatif en accession sociale à la propriété. Sous le statut d’une Société civile d’accession immobilière progressive à la propriété (SCIAPP), un organisme d’habitation à loyer modéré (HLM) réalise un immeuble et l’apporte à une Société civile immobilière (SCI).

Au départ, les ménages sont locataires et associés minoritaires de cette SCI. Au fur et à mesure qu’ils paient leur loyer, ils acquièrent les parts sociales correspondant à leur logement et ils en deviennent propriétaires, pour un effort légèrement supérieur à un loyer HLM.

Les SCIAPP sont l’un des rares moyens efficaces de mixité urbaine, auquel croit réellement Stéphane Gruet, directeur de l’AERA et architecte engagé  :

« Il faut miser sur les populations. Si les personnes sont coresponsables, elles ont intérêt à ce que ça se passe bien, à valoriser et à parier sur leur quartier, pour améliorer leur cadre de vie. »

Aujourd’hui, l’AERA travaille sur cinq autres projets de SCIAPP.

Un statut entre «  propriétaire  » et «  locataire  »

Les solutions sont prometteuses, mais encore marginales. Comme dans tout projet innovant, les montages juridiques restent compliqués et difficiles à adapter. Les législations manquent de souplesse et les politiques, d’idées fraîches... ce qui freine les opérations, souligne Patrice Cieutat, de la Fondation de France :

« Nous ne connaissons que deux modèles : propriétaire de tout ou propriétaire de rien. A l’étranger, il existe des statuts intermédiaires, entre le locatif et le privatif. Ici, les personnalités politiques n’imaginent encore rien d’autre. »

Les associations en sont donc venues au lobbying.

Habicoop souhaite que la loi reconnaisse le statut de coopérative de logement, pour faciliter le montage de structures type Village vertical « parce que là, c’était presque une usine à gaz », confesse Sarah Trudelle, d’Habicoop. La Fondation de France, les Compagnons bâtisseurs et d’autres réseaux associatifs élaborent actuellement un texte sur l’auto-construction.

D’ores et déjà, le 8 juin sur France Inter, Cécile Duflot n’a pas caché son intérêt pour « l’habitat coopératif », ainsi que pour « la diversité de tous les modes d’habitats et d’opérateurs ».

Stéphane Gruet d’AERA avait rendez-vous mercredi 19 juillet avec le cabinet de la ministre du Logement. Il souhaite que les blocages actuels soient levés et que la loi de 2006 sur les SCIAPP puisse enfin être mise en oeuvre. Les amendements sont prêts et les opérations engagées. Selon lui, le dispositif pourrait être lancé dès cette année...

Magali Sennane

  • 43559 visites
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  • A déménagé le 10-10-2012
    • Posté à 16h57 le 22/07/2012
    • 180180
      non connue

    « pour faciliter le montage de structures type Village vertical, “ parce que là, c’était presque une usine à gaz ”, confesse Sarah Trudelle, d’Habicoop. »

    Surtout que du fait des contraintes juridiques actuelles, l’organisation qui chapeaute les multiples structures (associations, sci, conventions ...) du Village Vertical est une SAS, qui fait que les prêts seront remboursés, les habitants paieront pour leurs logements ... l’impôt sur les sociétés ! !

    Par contre, être membre d’une coopérative d’habitants sans apport, ça me paraît juste utopique à moins d’avoir un généreux mécène, ou des prêts garantis par la caisse des dépôts et consignations.

    Pour les habitants sous les plafonds de revenus des logements sociaux, deux pistes particulièrement intéressantes :
    - le Prêt Social Location Accession à la propriété (PSLA) surtout pour les logements neufs
    - pour les habitations dont on est déjà locataire, les bailleurs sociaux permettent souvent l’achat d’appartements, au prix réel de revient et non au prix du marché, sous réserve de rester gestionnaire de l’immeuble.

    • friandise
      • Posté à 18h48 le 23/07/2012
      • Internaute 190343
        avenant

      Rien à voir ( ou presque ) avec le sujet, pardonnez moi, donc ..
      Si vous aimez lire des histoires qui ne sont pas inventées ..

      Lien

      Faites tourner ! je déséspère presque .., tant vous m’ignorez ..

  • dalipas
    dalipas
    chomeur
    • Posté à 16h48 le 22/07/2012
    • Internaute 146446
      chomeur

    prôner la stabilité de la propriété foncière dans un monde où l’emploi devient de plus en plus instable, flexible, fluctuant et mobile ? ? ? On marche sur la tête là ou quoi ?

    • _Epsilon_
      _Epsilon_ répond à dalipas
      Freine des deux pieds
      • Posté à 17h57 le 22/07/2012
      • Internaute 186397
        Freine des deux pieds

      Commençons déjà par rendre l’emploi moins instable, mobile et flexible, vous avez raison. Ou sinon, autant abandonner aussi l’idée de famille, puisqu’on n’aura peu d’espoir d’habiter au même endroit que quelqu’un bien longtemps...

      • Brachamul
        Brachamul répond à _Epsilon_
        Multi-Taskeur
        • Posté à 04h41 le 23/07/2012
        • Internaute 94825
          Multi-Taskeur

        L’avenir de l’emploi, ce sont de petites entreprises éparpillées partout en France. Le modèle de la grosse boîte avec un énorme siège dans une capitale est en train de mourir à petit feu, car il n’est pas adapté à un monde où la communication devient de plus en plus facile.

        Par extension, l’emploi ne sera pas stable. Les histoires de personnes qui travaillent 30 ans dans une même entreprise, ce n’arrivera plus, et c’est tant mieux. Ce à quoi il faut penser, ce n’est pas « comment faire pour s’assurer que les emplois durent 30 ans ? », mais plutôt, « comment faire pour que la perte d’un emploi ne soit plus une catastrophe ? ».

        Et cela passe par la décentralisation économique, par le soutient aux petites entreprises et par la formation continue.

         
        • Corellien
          Corellien répond à Brachamul
          Mutin
          • Posté à 11h09 le 23/07/2012
          • 185166
            Mutin

          « Le modèle de la grosse boîte avec un énorme siège dans une capitale est en train de mourir à petit feu »
          Oui sauf que la plupart des PME d’industries sont sous-traitantes pour 1 ou 2 grosses boites exclusivement, quand elles ne sont pas carrément des filiales.
          Les bureaux d’études, les fournisseurs de pièces, les agences de com, les cabinets des conseils...Ont parfois une multinationale comme actionnaire.
          Dans une certaine mesure, l’éclatement de services entiers en PME sous-traitantes est complètement dans la logique de l’évolution du système capitaliste et du salariat : on diminue les risques pour la boite donneuse d’ordre, l’exploitation des employés se fait plus « entre soit » au sein d’une PME « à taille humaine ». C’est exactement ça sur les gros chantiers de Bouygues ou Vinci :
          chaque étape (quand ça n’est pas chaque étage) et chaque élément est commandé à une « petite boite ». Bouygues se décharge de tout ce qui est question d’accidents du travail, travail au noir, heures sup’ non-payées...La petite boite « s’auto-exploite » pour rester « compétitif » et exister toujours au contrat suivant. Et avec un travail autant divisé, pas de risque d’une grosse grève sur le chantier, pas de risque que les salariés de PME « concurentes » s’organisent contre le donneur-d’ordre.
          A décliner à tout type d’industrie (metallurgie, technologies, chimie, agro-alimentaire...)
          Bref, une PME sera toujours dépendante de grosses boites qui seront soit leur commanditaire, soit leur actionnaire... Décentralisation économique ou pas, « nouvelles communications » ou pas.

          • Brachamul
            Brachamul répond à Corellien
            Multi-Taskeur
            • Posté à 13h30 le 23/07/2012
            • Internaute 94825
              Multi-Taskeur

            Quand vous dites « Bouygues se décharge de tout ce qui est question d’accidents du travail, travail au noir, heures sup’ non-payées... », vous parlez du droit du travail. C’est à l’État de garantir que les entreprises, petites ou grandes, respectent le droit du travail, ce n’est pas à Bouygues.

            Si votre modèle se retrouve dans les situations ou la concurrence entre les grosses boîtes est faible, il s’effondre dans le cas contraire : les sous-traitants ne sont en situation de faiblesse que s’ils se retrouvent en situation de dépendance face à un client majoritaire.

            • Corellien
              Corellien répond à Brachamul
              Mutin
              • Posté à 15h53 le 23/07/2012
              • 185166
                Mutin

              « C’est à l’État de garantir que les entreprises, petites ou grandes, respectent le droit du travail, ce n’est pas à Bouygues. » Je ne posait pas la question du point de vue légal. J’apportais juste une critique sur le fait que, une grosse entreprise sous-traite à des PME pour se dégager de certaines contraintes sociales, ce qui ne serait pas le cas si elle faisait réaliser le même travail par ses services propres. C’est le principe de la sous-traitance me direz vous, il n’empêche que cette évolution du salariat se fait à leur avantage et est plutôt encouragé. Par exemple, on encourage l’employé ou l’ouvrier à devenir auto-entrepreneur/artisan (Pôle Emploi le premier). Et on en arrive à des situations ou tout le monde devient un petit patron alors qu’il font un boulot qui était auparavant celui d’un salarié. Pareil quand une entreprise publique sous-traite son nettoyage, sa maintenance, sa formation continue à des boites privées.

              Quant à la situation où « les sous-traitants ne se retrouvent pas en situation de dépendance face à un client majoritaire », je me demande si elle existe ailleurs que dans l’esprit des économistes libéraux. Les mêmes qui nous disent que ouvrir le marché du rail (UK), de l’énergie, de l’eau...fait baisser les prix/améliore le service/produit.

              • Brachamul
                Brachamul répond à Corellien
                Multi-Taskeur
                • Posté à 16h26 le 23/07/2012
                • Internaute 94825
                  Multi-Taskeur

                Il y a un équilibre. Prenez la situation de l’auto-entrepreneur exploité. Si effectivement, ce statut aura permis aux entreprises se situant dans des secteurs bouchés de sous-payer leur main d’œuvre (typiquement, les graphistes), ce n’est pas le cas dans les autres secteurs (la traduction, le développement informatique, ...).

                Ce que je dis, c’est que ce mouvement de décentralisation économique est inévitable et même souhaitable. S’il est évident qu’il a des faiblesses que vous avez pu souligner, c’est qu’il y a des progrès à faire sur certains points, notamment la législation.

                Par ailleurs, la sous-traitance n’a pas comme principe, comme vous dites, de « se dégager de certaines contraintes sociales ». Si c’en est un aspect, la sous-traitance sert surtout à se concentrer sur son propre métier, plutôt que d’en exercer plusieurs en même temps.

        4 autres commentaires
    • Resistant 89-
      Resistant 89- répond à dalipas
      Anti-mensonges- socialistes
      • Posté à 20h44 le 22/07/2012
      • Internaute 190069
        Anti-mensonges- socialistes

      Bienvenue chez les Binounours !

    • Jaimz
      Jaimz répond à dalipas
      ingénieur
      • Posté à 15h25 le 23/07/2012
      • Internaute 87110
        ingénieur

      +1 ça me fait penser à ma conseillère bancaire qui en faisant des projections d’emprunt suppose que mon salaire va augmenter dans le futur !
      Pour info il stagne depuis 5 ans et si je garde mon boulot pendant 20 ans, ça ira, mais j’ai une bonne proba de finir au chômage senior entre temps.
      Vu la conjoncture, les banques devraient plutôt faire des projections à la baisse au cas où...

    • marchenchuches
      marchenchuches répond à dalipas
      Ouvreur d'huitres au Niger
      • Posté à 08h26 le 24/07/2012
      • Internaute 42407
        Ouvreur d'huitres au Niger

      On pourrait retourner votre proposition en :
      Rendons la mobilité immobilière (j’aime) moins onéreuse et nous favoliserons un emploi plus flexible et^par là diminuerons le chômage.

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 17h05 le 22/07/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    C’est une proposition en partie très naïve, pour plusieurs raisons.

    Premièrement, la crise du logement est essentiellement due à l’inflation du foncier. Foncier trop cher, ça veut dire ou bien que la collectivité n’y peut rien faute de moyens, ou bien que les logements sociaux ne peuvent se construire que dans des enclaves, comme ça a toujours été le cas. Et le coût de la vie y est plus cher, dans ces enclaves. Plus cher en temps perdu ou en transports. Plus cher en dégâts sociaux à cause du temps perdu ou du manque d’emplois à proximité.

    Ensuite, ce qui caractérise un ghetto d’un autre lieu, c’est que la valeur immobilière du ghetto n’évolue pas. On peut le regretter, mais tout lieu de résidence à peu près vivable va s’embourgeoiser à un moment ou un autre. C’est juste naturel, ne serait-ce que parce des arbres ont poussé et améliorent l’environnement, une vie collective s’est mise en place, etc.
    Imaginer une propriété sans possibilité de plus-value, c’est condamner le projet à ne fabriquer que des ghettos.

    En revanche, faire en sorte que des parties habitables soient mutualisée, c’est une bonne idée. Une des raisons à la crise du logement, c’est la multiplication des recompositions familiales suite à des séparations. Un phénomène d’une grande ampleur, puisqu’il touche 40% des unions.
    Lorsque les deux parties séparées cherchent à se reloger, c’est souvent pour y vivre à deux en permanence, et à plus de manière intermittente.
    En s’adaptant à cette réalité, on peut parfaitement envisager des immeubles collectifs avec une part en propriété et une part en time-sharing, ou en location par exemple. Des pièces qu’un parent peut habiter pendant la garde de ses enfants ou la visite d’amis.

  • J.Nimbusa
    J.Nimbusa
    Voyageur
    • Posté à 17h19 le 22/07/2012
    • 184909
      Voyageur

    Et si on proposait une ville verticale ?
    Et si on pouvait avoir sa maison individuelle en pleine ville, dans une vrai ville ?
    Et si on pouvait faire de l’autoconstruction urbaine ?

    Voir Vraiment-ailleurs
    Et plus précisément La Maison des Villes

    • Corellien
      Corellien répond à J.Nimbusa
      Mutin
      • Posté à 11h13 le 23/07/2012
      • 185166
        Mutin

      Comment les arbres du « rez-de-chaussée font pour rester en vie vu le peu de soleil qu’ils reçoivent ?
      Ça fait joli avec les couleurs, mais faudrait voir la tête du truc en vrai...Risque de ressembler à un centre commercial de Vélizy non ?

      • J.Nimbusa
        J.Nimbusa répond à Corellien
        Voyageur
        • Posté à 13h18 le 23/07/2012
        • 184909
          Voyageur

        Les arbres du « rez-de-chaussée » ne reçoivent pas moins de lumière que dans une rue normale, et je serais curieux de voir un « centre commercial de Vélizy » dont toutes les boutiques seraient auto-construites, avec des matériaux écologiques et sans aucune considération commerciale....

        En image une expérience sud américaine assez analogue, de colonisation de mégastructure par Alejandro Aravena . ( Avant les habitants vivaient dans un bidonville)
        Plus d’explications ici : Aravena , Barnet et Jabrane
        et ici Elemental, Aravena

         
        • Corellien
          Corellien répond à J.Nimbusa
          Mutin
          • Posté à 15h29 le 23/07/2012
          • 185166
            Mutin

          Le modèle est très rafraichissant sur le plan théorique, mais contrairement à la photo que vous montrez, la vidéo montre des bâtis sur plusieurs étages (enfin, plus que 2), et pas que sur « une avenue », du coup, même avec beaucoup de trous, je me demande si les arbres auraient assez de lumière. Surtout avec les terrasses, les passerelles. Si il suffisait de créer des espaces entre les constructions pour re-verdir les sols des centre-villes très denses, ça se ferait plus non ? Enfin c’est l’impression que j’en ai, à la vue du projet, je veux bien croire les concepteurs.

          Sinon pour le « centre commercial de Vélizy », c’était plus pour sous-ligner qu’un projet urbain a toujours l’air stylé à l’état de plan, mais qu’une fois le truc réalisé c’est parfois moins classe qu’on le pensait. Et aussi parce que le côté « serre » peut créer un sentiment d’enfermement non ? Suis un peu claustro.
          Je ne sais pas si vous connaissez la revue « le Réveil du Bâtiment », voilà un numéro consacré au logement, avec pas mal de trucs sur les utopies urbanistes, la ville et le logement à vivre collectivement.

          • J.Nimbusa
            J.Nimbusa répond à Corellien
            Voyageur
            • Posté à 16h36 le 23/07/2012
            • 184909
              Voyageur

            Il ne s’agit pas de recréer de nouveaux espaces, il s’agit de créer de nouveaux terrains (libérant le foncier, qui est la question la plus problématique en terme de renouvellement urbain), et d’investir ceux qui existes.
            Pour ce qui est du sentiment de claustrophobie il est compréhensible. Je suis également un peu claustrophobe, cependant je ne ressens pas cette sensation dans les passages couverts parisiens… Ensuite, chacun des logements est traversant, avec un accès à l’extérieur « réel » à une extrémité.
            Il est clair qu’il faut se méfier des images d’architecte ( je le sais, j’en suis un ). Ensuite la seule façon de vérifier la viabilité du concept, c’est de le réaliser. Je pense que celui-ci est assez intéressant pour mériter une expérience, même à petite échelle (deux à trois double niveaux, ou moins, par exemple). Le retour d’expérience permettra de l’affiner.
            La revue dont vous me donnez le lien a l’air intéressante. Je vais regarder ça.
            Lien

        2 autres commentaires
  • J.Nimbusa
    J.Nimbusa
    Voyageur
    • Posté à 17h18 le 22/07/2012
    • 184909
      Voyageur

    Voir aussi le travail de l’agence Construire, Patrick Bouchain : le Grand Ensemble
    Il traite notamment de la question des modes de propriété alternative.

  • MarxForEver
    MarxForEver
    Fioraso murdered Zola
    • Posté à 17h22 le 22/07/2012
    • Internaute 124072
      Fioraso murdered Zola

    Le gros problème de l’accès au logement, c’est la précarité. On ne peut pas payer un crédit sur 20 ans, quand on alterne chômage et CDD. Or le CDD est le contrat qui se développe le plus. Est-ce que les habitants de ces structures auront droit aux APL ou allocs logement ? Sinon je ne vois pas ce que cela change.

    Cette idée de villages verticaux n’est pas si nouvelle. Beaucoup des actuelles cités de banlieues furent initialement gérées selon des principes proches. Au départ, on les appelaient même des « villes nouvelles ». Le choc terminologique exprime bien l’échec ! Les gens n’eurent souvent ni le temps, ni les compétences pour gérer leurs immeubles (réglementation très compliquée), qui se dégradèrent jusqu’à la démolition ou le rachat par le privé ou le public. Qu’est-ce que ces villages verticaux vont apporter de nouveau par rapport à ces expériences passées ? Prévoit-on une aide pour que les gens puissent gérer la résidence ?

    Après un rapide calcul, les écoconstructions à 1800€/m² reviennent à peu près au prix d’un pavillon vers chez moi. A part que c’est éco, où est la différence pour les gens modestes ?

    • A déménagé le 10-10-2012
      • Posté à 17h51 le 22/07/2012
      • 180180
        non connue

      « Est-ce que les habitants de ces structures auront droit aux APL ou allocs logement ? »

      De mémoire, pour le village vertical, c’est prévu, de même que la possibilité pour certains logements d’être sociaux (un sacré casse-tête pour le montage juridique).

      Avant 1971 et la loi Chalandon, les coopératives d’habitants existaient, et étaient un modèle relativement répandu. A la suite de cette loi, les habitants ont eu le choix de devenir soit locataires des sociétés HLM, soit propriétaires (passage en copropriété). C’est une des raisons parmi d’autres de la dégradation du parc.

      Il y a cependant des coopératives d’habitants qui ont « bien » évolué telles les cités radieuses, même si côté mixité sociale ça pêche un peu.

  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 17h56 le 22/07/2012
    • Internaute 50486
      retraité

    Mouaih !

    L’un des problèmes d’accès au logement, c’est le coût du logement. La spéculation foncière, la détention d’un parc important par un nombre restreint de personnes n’y est pas étranger.
    Un deuxième problème est la répartition des revenus. En accroissant les inégalités de revenus, il devient impossible à toute une partie de la population de se porter acquéreur.
    3ème point noir : la précarisation du travail : pour emprunter, il faut au minimum un CDI. De plus, il faut compter sur la pérennisation de son emploi localement, pouvoir avoir un véritable projet de vie dans le temps et dans l’espace.

    Ces « solutions » adaptéers ne sont souvent que des moyens permettant de ne pas s’attaquer aux racines du problème.

    Et en fin de chaine, la gestion des biens collectifs, comme la co-propriété, impliquent presque toujours la délégation de gestion. Or, la délégation de gestion nécessite un fort controle du délégant dans cette même gestion. Et cela n’est pas toujours possible pour des personnes qui sont en situation fragile.

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 18h25 le 22/07/2012
    • Internaute 64790
      dilettante

    Et la mixité sociale, dans tout ça ? parce que c’est bien gentil de regrouper les pauvres dans des bâtiments dont ils sont co-propriétaires, mais enfin, ça ressemble furieusement à des ghettos...
    Et puis, pourquoi faudrait-il à tout prix être propriétaire ? On peut avoir d’autres priorités, non ? Sans compter que le statut de proprio coûte, même à remboursement de crédit inférieur à un loyer, beaucoup plus cher que le statut de locataire : impôt foncier, gros travaux, etc.

    L’idée, pour avoir des logements accessibles à tous, c’est de permettre aux investisseurs fonciers d’accéder aux prêts à 50 ans (du type de ceux que la Caisse des Dépôts accorde aux organismes HLM), avec, en contre-partie, une obligation de location au loyer conventionné.

    Cela dit, n’oublions pas que la marotte de l’état, de nous vouloir tous propriétaire, n’est qu’un moyen de nous contrôler davantage : un « accédant à la propriété », avec 25 ou 30 ans de traites sur le dos, ça ne fait pas grève, ça ne manifeste pas : ça ferme sa gueule et ça accepte tout, pour ne pas perdre son emploi, entre autres...

    • Corellien
      Corellien répond à Philippe Leclercq
      Mutin
      • Posté à 11h32 le 23/07/2012
      • 185166
        Mutin

      « un “ accédant à la propriété ”, avec 25 ou 30 ans de traites sur le dos, ça ne fait pas grève, ça ne manifeste pas : ça ferme sa gueule et ça accepte tout, pour ne pas perdre son emploi, entre autres... »
      C’est exactement pour ça qu’on a incité les classes populaires à s’endetter massivement après 68.

  • groscontre64
    • Posté à 18h25 le 22/07/2012
    • Internaute 35536

    La propriété immobilière étant le pilier du système d’accumulation capitaliste, il y aura des bâtons dans les roues à ce genre de projet. C’est tellement bien de se faire payer un bien immobilier par ses locataires !
    Au bout de 20 ans ils n’ont toujours rien et le propriétaire a un logement qui lui a couté 30 % du prix(frais divers entretien charges). Le système de la location est détestable, ce ne devraient être qu’une solution temporaire.
    On devrait pouvoir acquérir un logement avec des mensualité au prix du loyer, avec garantie de l’état (ou région ou département), sans apport, avec suspension des remboursements en cas de coup dur. Et au boutde 20 ansou plus si accidents de la vie, on finirait par avoir quelque chose qui correspond à l’argent versé. Mais encore une fois çà tuerait le système d’accumulation...

    • Ishtar
      Ishtar répond à groscontre64
       ? ?
      • Posté à 22h29 le 22/07/2012
      • Internaute 26226
         ? ?

      « “sans apport, avec suspension des remboursements en cas de coup dur.” »

      Autrement dit le rêve pour la banque qui prête.Car ça existe déjà.Le prêt pour une maison sans apport permet à la banque de prendre un maximum de garanties,un système d’hypothèque très contraignant et de mettre des frais quand il y a un « coup dur ».on suspend les mensualités mais on le paie plus cher ensuite...

      « “Au bout de 20 ans ils n’ont toujours rien et le propriétaire a un logement qui lui a couté 30 % du prix(frais divers entretien charges).” »

      Il ne faut pas oublier que ce logement doit être entretenu et qu’au bout de vingt ans des travaux sont à prévoir.D’où tenez vous ces chiffres ?
      Quant à votre fameux « système d’accumulation capitaliste » ( si c’est du locatif dont vous parlez ) cela ne rapporte pas plus qu’un PEL....c’est en effet un super placement ! ! ! ! ! ! ! : o)

  • incassable
    incassable
    internaute
    • Posté à 18h30 le 22/07/2012
    • Internaute 102970
      internaute

    système économique dans un village près de Rennes, j’attends de voir comment ils s’en sortent en région parisienne ...

  • lothi.123
    • Posté à 18h43 le 22/07/2012
    • Internaute 131953

    La dernière fois qu’un pays a réussi à atteindre 70% de propriétaires, c’était aux USA en 2007 et c’était grâce aux réformes lancées par Bush qui ont permis aux banques de prêter de l’argent aux classes sociales les plus pauvres. Je vous rappelle au passage que cela a provoqué la crise des subprimes qui a obligé les États à financer les pertes des banques et qui a provoqué depuis la crise de la dette en Europe et aux USA.
    Il faudrait peut-être arrêter de croire qu’on rendra les gens plus heureux en leur permettant d’acheter une maison. En France, les logements sont bien plus chers à l’achat qu’à la location. Louez donc !
    Le seul intérêt d’avoir une société ou 70% de la population est propriétaire, c’est que chacun voit midi à sa porte quand il s’agit de défendre la propriété privée, que l’on soit ouvrier ou détenteur d’un patrimoine immense.
    Et puis, franchement, encourager les gens à acheter maintenant alors que la bulle va se dégonfler en France, c’est vraiment vouloir mettre les gens sur la pailles !

  • Gregthebegue
    Gregthebegue
    ploppeur de plop
    • Posté à 18h49 le 22/07/2012
    • Internaute 50159
      ploppeur de plop

    Hmm, n’a-t-on pas déjà assez de problèmes communautaires pour ne pas en rajouter avec ce genre de chose ?
    Comment peut on imaginer de vivre dans un endroit ou on ne vit qu’avec des gens qu’on a choisit, qu’on connait. Les states l’ont fait depuis des décénnies et aujourd’hui on fait des chansons se moquant de la conformité, l’ennui et l’idiotie de ces méthodes (Little boxes)

    De plus, c’est quoi cette idée de vouloir à tout prix pousser les gens à devenir propriétaires ou de considérer que c’est un objectif à atteindre Quand vous voulez pouvoir téléphoner, vous n’achetez pas une compagnie de télécom, vous louez un service. Se loger, c’est pareil.
    Le concept de sécurité avec la propriété est de même idiote. La propriété n’est garantie QUE par la loi, et l’acceptation de chacun de cette loi. Comme nous le montre l’histoire, les lois changent avec le temps et rien ne garantie que dans 1 an, 5 ans ou 10 ans, ces lois seront les mêmes.

    • Sebek
      Sebek répond à Gregthebegue
      Assis debout
      • Posté à 19h37 le 22/07/2012
      • Internaute 148937
        Assis debout

      Je plusune votre message. J’en suis même heureux d’être quelqu’un qui a la bougeotte et ne reste jamais plus de 2 ou 3 ans au même endroit. Pendant que mes collègues se serrent la ceinture pour des crédits, je fais de même pour des voyages et autres joyeusetés à consommer rapidement.

  • VinceDeg
    • Posté à 19h22 le 22/07/2012
    • Internaute 36941

    Ce qui serait bien, ça serait un système où on a les avantages d’être propriétaire mais qui soit adapté à la mobilité et à l’incertitude d’aujourd’hui. Qu’on puisse avoir des droits sur un logement mais qu’on puisse aussi le quitter rapidement, et récupérer un autre logement avec des droits similaires. En propriété et avec le bordel du notaire, etc, ce n’est pas évident de changer de logement ou de ville fréquemment...

    Il faut aussi se rendre compte que les gens n’ont pas forcément le temps et l’envie de s’impliquer dans la vie de leur immeuble. Vous dites : « Imaginez : vous habitez un immeuble et vous partagez avec votre voisin plus que votre palier. » : les gens qui s’imaginent rester un an ou deux dans une ville ou dans un immeuble n’ont pas forcément envie de cela.

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 19h51 le 22/07/2012
    • Internaute 121073
      geek

    C’est curieux que dès qu’on pense habitat social on n’imagine pas autre chose que du logement vertical ,ce qui implique l’absence de potager pour les légumes et les poules ,de garage pour ranger la bagnole ou bricoler ,d’espace aménageable dans le cas d’une arrivée inattendue (bébé ou mémé ,lol !).
    Mais sans tout ça c’est l’expression directe de la misère .
    Une solution très chouette resterait la location vente avec garantie de l’état ,plus besoin de prèteur externe et au fond un bon placement pour le retraité qui a décidé de se loger dans plus petit.
    Quand au locatoacheteur un peu de peinture ,un loyer identique aux hlm payé aux 3/4 par les alloc logement et même pas les cerisiers à planter.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 20h09 le 22/07/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Ce n’est pas normal qu’après avoir payé un loyer pendant vingt ans, le ménage n’ait pas amorti le logement qu’il occupe ou obtenu de contrepartie. Tant qu’à payer, autant avoir un capital !  »

    Ça c’est clair,
    Mon épouse et moi avons fait le choix d’être toujours locataires pour des raisons de mobilité géographique indispensable, surtout de mon coté....
    ...mais si nous faisions les comptes réels aujourd’hui, nous aurions déjà payé l’équivalent de trois maisons, le tout parti en pure perte chez des bailleurs.

    Nous ne regrettons rien, car il s’agit d’un choix délibéré de notre part, qui d’ailleurs nous a permis de changer de résidences (et de région) assez souvent...mais si c’était à refaire, j’aurais préféré que mes 40 années de locations - au prix fort généralement - se retrouvent en final sur un bien nous appartenant.
    - Nous sommes toujours locataires, mais cette fois, en HLM
    ( impossible donc d’être mis à la porte tant que nos loyers sont honorés )

    La location privée est encore soumise à trop d’aléas...
    la vente par le proprio par exemple, ou son décès.. (voir ensuite avec les héritiers)

  • Resistant 89-
    Resistant 89-
    Anti-mensonges- socialistes
    • Posté à 20h53 le 22/07/2012
    • Internaute 190069
      Anti-mensonges- socialistes

    Pour parfaire le système d’assistanat déjà très poussé, le rêve des socialistes est de donner le logement après 10 ou 20 ans d’habitation sans payer de loyer !

    En conservant une aide pour l’entretien de l’immeuble et les charges, naturellement.

    Et un revenu minimum garanti égal au SMIC pour tous, chômeurs inactifs retraités.

    Ainsi que la piscine gratuite, les animations gratuites de la ville, 100 litres d’essence gratuite par mois pour la voiture, des magasins en libre service et sans caisses, le chauffage l’hiver, et bien sûr la santé gratuite - que serait on sans la santé ?

    Comment ?
    Les riches payeront !
    C’est simple.

  • Trexate
    Trexate
    De retour
    • Posté à 20h54 le 22/07/2012
    • Internaute 154356
      De retour

    J’ai eu le « plaisir » de vivre dans un immeuble doté d’une buanderie communautaire. C’est fou, tous ces gens qui sous prétexte qu’ils travaillent veulent tous utiliser les machines le soir.

  • GFmanaic
    • Posté à 20h57 le 22/07/2012
    • Internaute 187729

    Ah tiens c’est le « Et si... ? » de la semaine.

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 21h33 le 22/07/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Certains dans la nature ont trouvé la martingale magique

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 02h24 le 23/07/2012
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Le plus simple n’est-il pas d’occuper un logement vide ?
    La police va venir ?
    Pas si vous réussissez à établir un rapport de force.
    Un bon truc : si le proprio rapplique, vous lui dites que s’il la ramène vous allez tout casser. Souvent ça marche.

  • Salam Halec
    Salam Halec
    Plumitif
    • Posté à 07h41 le 23/07/2012
    • 178452
      Plumitif

    L’accès à la propriété : une des meilleures vache à lait pour les banques après l’automobile et les découverts ! ....

    Le rêve qui peut se terminer en cauchemar....

  • null-
    null-
    Jeune et joli
    • Posté à 08h36 le 23/07/2012
    • Internaute 190313
      Jeune et joli

    20 ans de crédits sans manger et sans boire à travailler H24 et avec la précarité pour seule perspective, c’est sûr, les propriétaires jeunes seront de plus en plus nombreux...

  • fdsqwxcv
    fdsqwxcv
    GreenPanther
    • Posté à 08h40 le 23/07/2012
    • 178400
      GreenPanther

    MDR, le chiffre de 57 % va baisser d’au moins 10 % en 2 ans, quand on voit tout ceux qui ne peuvent plus payer leur traites, dont la femme s’est barré avec les gosses, et vendent a perte leur baraque Catherine Mamet garantie 10 ans, mais qui dure 5 ans a peine !

    Le nombre de vol qui a eu dans l’immobilier ces dernières années, et je ne parle que de la battisse, elle même, avec chape a 2 balles... Je mets évidemment les crédits honteux proposés qui vont en ruiner plus d’un... Je prédit un subprime francais dans moins de 2 ans et cela grace a qui ? On l’a supporté 5 ans, même 10 si on compte bien...

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à fdsqwxcv
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 20h55 le 23/07/2012
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « Je prédis un subprime francais dans moins de 2 ans »

      ► N’importe quoi.. on n’est pas comme en Espagne après gouvernance socialiste.

      Les taux d’emprunts immobiliers ne sont que de 3 ou 4%... rien à voir avec les taux espagnols, indexés sur la faillite de leur pays.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h49 le 23/07/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Et si on devenait propriétaire autrement et sans apport ? »

    ► C’est par de jolies idées sociales de ce genre que les démocrates américains ont généré la crise des subprimes.

    Sachant que la solution pertinente, ce n’est pas une France de propriétaires,
    mais une France de locataires,

    avec une politique sécurisant l’offre locative (le contraire de ce qui se fait en France),

    rendant l’investissement locatif fiscalement attractif (le contraire de ce qui se fait en France),

    permettant à un propriétaire de facilement pouvoir évincer un locataire indélicat (le contraire de ce qui se fait en France),

    avec le système HLM qui se transformerait pour les familles nécessiteuses par des APL leur permettant de loger où elles choisissent de se loger (le contraire de ce qui se fait en France),

    et où, en résultat, une offre abondante de logements locatifs permette de trouver facilement et à bon prix un logement à louer,
    fluidifiant ainsi une population française afin de la rendre réactive aux offres de travail (le contraire de ce qui se fait en France),

  • Salam Halec
    Salam Halec
    Plumitif
    • Posté à 10h40 le 23/07/2012
    • 178452
      Plumitif

    « Il faut miser sur les populations. Si les personnes sont coresponsables, elles ont intérêt à ce que ça se passe bien, à valoriser et à parier sur leur quartier, pour améliorer leur cadre de vie. »

    Tout est à ce niveau mais pour certaines citées HLM, il y a de quoi se poser des questions sur la prise de conscience des occupants.

    Le « coup de canif » au contrat de location est-il toujours bien respecté par le locataire ? certains se rappellent-ils au moins qu’il existe ?

  • Matanapari
    Matanapari
    Woman inside
    • Posté à 11h02 le 23/07/2012
    • 182966
      Woman inside

    Si on taxait plus lourdement à partir du 2ème logement, on aérerait l’offre.

    Ce qui me choque c’est toutes ces résidences secondaires, vides 95% de l’année, qui font monter les prix d’achat.

    Ces propriétaires ne s’intéressent à la vie de la communauté que sur leur « vie » de vacanciers : en gros les écoles, les petits commerces, bibli, ils s’en fichent totalement et ça joue pour le vote des budgets...

    Après, il faut encadrer les banques, car elles jouent toujours en leur faveur, et donc contre les autres.

    La société a changé (précarité de l’emploi), mais pas les banques, c’est là un curseur à revoir si on veut la paix sociale.
    C’est bien le rôle des gouvernements de réguler ces points noirs, sinon à quoi bon voter, autant l’anarchie !

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