Tribune 09/07/2012 à 15h29

Pourquoi les sourds veulent-ils rester sourds ?



Un garçon de dos (Josh Pesavento/Flickr/CC)

Quand j’étais entendant, je ne comprenais pas ces sourds qui voulaient rester sourds. Ils étaient idiots, pensais-je. Pourquoi les sourds refusent-ils l’implant cochléaire, présenté par le corps médical comme la solution miracle ? Autrement dit, pourquoi refusent-ils de se soigner ?

Devenu sourd, je vais tenter de vous l’expliquer. Ce papier était à la base destiné à des amis, car lassé d’expliquer, je voulais poser une fois pour toutes le raisonnement. Cela n’engage que mon raisonnement et ma vision.

Les traitements de la surdité

La surdité (ou mal-audition) est un trouble de la perception auditive. Si elle ne limite pas les gestes quotidiens, elle est ressentie comme socialement très handicapante. Pour la compenser, il existe cinq solutions principales :

  • les appareils auditifs ou prothèse auditive, dont l’ancêtre est le sonotone ;
  • les implants : on vient poser un boîtier sur le nerf auditif de la personne, une partie sur le crâne se charge de la transmission ;
  • la lecture labiale, que tout le monde pratique plus ou moins. Elle vient en complémentarité d’une autre solution ;
  • la Langue des signes française (LSF), qui répond à toutes les demandes d’une langue (c’est une des raisons pour laquelle on dit que c’est une langue et pas un langage !) ;
  • Le Langage parlé complété (LPC ) qui sert à l’acquisition de l’oralisation et à l’apprentissage du français.

Les appareils auditifs compensent des pertes auditives de légères à profondes. A un certain moment, quand les appareils auditifs ne parviennent plus dégager suffisamment de décibels (les plus puissants montent à 146 décibels), l’audition est perdue.

D’après les ORL, on devrait passer à des implants quand l’apport des appareils auditifs n’est pas satisfaisant. Les règles de pose des implants sont actuellement en train de s’élargir : on voit maintenant des sourds de 50 ans se faire implanter (le nerf auditif n’est pas dans un superbe état).

L’implant n’est pas un miracle

Au final, les sourds veulent donc rester sourds ? Oui et non.

Pour me faire comprendre, je vous donne une analogie. On propose à quelqu’un en fauteuil, capable de faire quatre pas seul, de se faire opérer. On lui explique qu’il a une chance sur deux pour que l’opération loupe :

  • l’opération est un raté ;

Il ne pourra plus faire les quatre pas (perte du reste auditif).

  • l’opération est une réussite.

Dès qu’il y aura du vent (du bruit), il pourra plus marcher et tombera. Si la montée est trop forte (si les gens ne parlent pas de façon claire), il tombera. Il ne courra jamais de sa vie (l’implant ne donne pas une audition parfaite), il marchera juste comme un vieillard. De plus, si notre handicapé tombe malade, l’IRM ne voudra pas de lui – c’est interdit pour les personnes portant un implant.

La personne dans son fauteuil roulant ne vit pas si mal, elle a des amis et a trouvé des solutions pour vivre sa vie pleinement. A sa place, que feriez-vous ?

Le discours médical : « Aucun risque »

L’utilisation d’implant ne rend pas une oreille neuve, il faut faire énormément de travail avec les orthophonistes pour identifier le son qui est perçu. Le traitement que fait subir l’implant est lourd, non naturel, il faut apprendre à l’identifier. Le son est distordu.

Le problème est que le discours tenu par le corps médical n’est pas tout à fait le même : « Avec des implants, on entend comme avant, aucun risque, aucun problème. » Le coût (45 000 euros, comprenant l’implant, l’opération et la rééducation) peut être une explication à la volonté des laboratoires d’implanter plus largement la population.

La surdité ne se guérit pas, elle s’atténue

Devant des parents démunis qui découvrent que leur enfant est sourd et qui ne comprennent pas ce qu’est la surdité, un médecin est celui qui sait. Le choix des parents est-il éclairé ? Ont-ils toutes les cartes en main ? Les associations de sourds considèrent que non. On peut et on vit très bien sans appareil en étant sourd.

Il n’est pas dit que la surdité n’est pas handicapante et qu’à ce titre, elle n’est pas blessante ou humiliante, mais elle n’est pas perçue comme une maladie que l’on doit soigner. Là est, à mon avis, l’erreur du corps médical : on ne soigne pas une surdité, on la limite ou on la réduit.

Un enfant sourd ou malentendant restera avec des troubles auditifs toute sa vie, l’accepter le plus tôt ne pourra être que plus bénéfique.

Apprivoiser la surdité plutôt que la soigner

Une autre solution consiste à utiliser la LSF. C’est une langue nationale (régionale sur certains abords), reconnue comme tel. Elle a le mérite de donner à des personnes ayant des troubles de l’audition un cadre sans handicap, confortable. L’utilisation d’une langue visuelle permet à quiconque ayant des troubles auditifs de communiquer sans contrainte et sans effort.

Sa maîtrise demande un investissement financier et de temps mais l’apport dans la fluidité des relations peut être manifeste. C’est toute la famille qui doit basculer dans la LSF pour qu’elle soit utilisable par l’enfant sourd. L’investissement est donc lourd. C’est une solution actuellement sous-évaluée, et niée malgré la loi d’accessibilité de 2005 qui oblige les administrations à pouvoir être accessible dans cette langue.

Les choses vont-elles changer ? Avec le dépistage systématique de la surdité, les parents n’auront quasiment plus le choix. Désemparés, ils se retrouveront devant un médecin prescripteur d’une solution qui, pour lui, est la meilleure : l’implant.

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  • AutistReading
    AutistReading répond à mr Klein
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 16h21 le 10/07/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    Les libéraux pourraient cotiser pour un organisme de formation indépendant.
    Les médecins salariés par l’Etat pourraient exiger une offre publique d’expertise et de formation, à travers leurs syndicats.
    Les médecins salariés de la Sécu ou des mutuelles pourraient exiger que la Sécu ait ses propres labos et organismes de formations, à travers leurs syndicats, là aussi.

    Mon idée n’est pas de taper sur les médecins, mais de leur faire prendre conscience que c’est à eux de mettre de l’ordre dans la médecine, et de mater les labos à buts lucratifs.

    Qu’il y ait des dissensions entre les médecins ne serait pas si grave si elles n’étaient pas influencées par les intérêts financiers, et surtout si les parents et les sourds majeurs avaient largement le choix des techniques.

    Pour l’heure, les sourds vont dans l’unique centre de leur département, en se demandant si c’est bien leur intérêt qui dicte la politique de l’établissement...

    • mr Klein
      mr Klein répond à AutistReading
      jacobin
      • Posté à 18h28 le 11/07/2012
      • Internaute 188953
        jacobin

      J’avais bien compris que votre idée n’était pas de taper sur les médecins...Il n’en reste pas moins vrai que ceux ci en particulier les libéraux « souffrent » d’une vision de leur métier très individualiste, que leur recrutement ne risque pas d’arranger les choses et que à part MG France les syndicats de médecin ne pensent guère à autre chose qu’à « sauvegarder » leur pré carré.

      Peut-être devrait-ce être au législateur de les forcer à cotiser afin de se doter d’organismes de formation...

      Effectivement la CNAM et les mutuelles pourrait avoir à jouer ce rôle d’incitation et de mise en place de formation dans la mesure où les médecins sont des « salariés » de la sécu et ceci qu’ils aient droit ou pas au dépassement d’honoraires...

  • super_lapin
    super_lapin
    couillon de la classe moyenne
    • Posté à 17h01 le 09/07/2012
    • Internaute 135884
      couillon de la classe moyenne

    Mon grand père était sourd, il refusait les appareils auditifs.
    Aujourd’hui, je comprends pourquoi : ne pas avoir à entendre les conneries à la télé, entendre un peu moins le raffut des gamins, ne pas entendre sa femme qui vous engueule... ça doit être tellement reposant ! !

  • alain georges
    alain georges
    tête contre les murs
    • Posté à 17h04 le 09/07/2012
    • 185805
      tête contre les murs

    pour ne pas entendre valérie pécresse

  • nicolas.boulay
    • Posté à 17h07 le 09/07/2012
    • Internaute 94389
      ingé

    On dirait que cet article est une énième bataille entre sourd parlant la langue des signes et les sourds voulant oraliser.

  • beaulande
    beaulande
    Des nuées de sens
    • Posté à 17h10 le 09/07/2012
    • Internaute 115981
      Des nuées de sens

    En tant que malentendant (je vous vois venir, les malcomprenants), le discours dominant sur les implants est très proche de celui concernant les OGM.
    Hé ?
    En effet les médecins ORL ne donnent pas toutes les informations dont parle cet article, mais expliquent benoitement aux parents en détresse que cette technique est infaillible. D’emblée, c’est douteux.
    Avant d’implanter il serait bon de diagnostiquer la surdité. Toutes n’ont pas besoin d’implant. Un peu comme si pour une maison ou seulement 210V arrivaient et que l’on vous impose une mini centrale nucléaire à domicile ; c’est surdimensionné. Or aujourd’hui on n’est pas capable de diagnostiquer toutes les surdités, elles sont trop nombreuses. Oui, me diront les mé(r)decins, mais si on implante tôt on a plus de chances de réussir. Pas sûr. Et souvent l’implant ne corrige pas la surdité car elle n’est pas nerveuse. Du coup l’implanté se retrouve avec un double handicap. Le premier d’être sourd, le second de ressembler à Frankenstein avec son, ses fils qui dépassent de la tête.
    Depuis toujours on prends les sourds pour des gogols (je sais de quoi je parle) alors si en plus il y a des fils qui dépassent...
    Bref, super article.

    • CourageuxAnonyme
      CourageuxAnonyme répond à beaulande
      le vrai
      • Posté à 17h21 le 09/07/2012
      • Internaute 24324
        le vrai

      On espérerait effectivement que vu le risque et le coût, la surdité soit correctement diagnostiquée... L’implant ne se justifie que si la surdité profonde mais d’origine cochléaire (et j’ai toujours cru que c’était la forme la plus courante, mais j’avoue n’avoir jamais vérifié). Si la surdité se situe avant la cochlée (par exemple, absence ou ossification de l’oreille moyenne) ou après la cochlée (absence de nerf auditif), l’implant est, respectivement, inadapté ou carrément inefficace. Pas sur que le diagnostique précis soit facile à faire cependant...

      • beaulande
        beaulande répond à CourageuxAnonyme
        Des nuées de sens
        • Posté à 17h35 le 09/07/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        l’origine purement cochléaire est plutôt rare...

         
        • CourageuxAnonyme
          CourageuxAnonyme répond à beaulande
          le vrai
          • Posté à 18h13 le 09/07/2012
          • Internaute 24324
            le vrai

          En cherchant rapidement je trouve que pour une perte auditive de légère à profonde chez les enfants, 90% seraient de cause neurosensorielle... Ça ne correspond pas exactement au cas qui nous intéresse puisque seules les surdités profondes ou totales sont concernées par les implants mais j’imaginerais une répartition assez similaire, voire encore plus largement dominée par les causes neurosensorielles. Après... neurosensoriel ne veut pas nécessairement dire cochléaire. Mais la cochlée reste la cible principale des dégats lorsque la surdité est par exemple due à une infection périnatale. Si je trouve une bonne référence je la posterai. D’où tenez vous votre information ?

          • beaulande
            beaulande répond à CourageuxAnonyme
            Des nuées de sens
            • Posté à 19h03 le 09/07/2012
            • Internaute 115981
              Des nuées de sens

            De mon expérience personnelle : le monde des sourd est en partie le mien, on bavarde beaucoup entre nous.^^

            • CourageuxAnonyme
              CourageuxAnonyme répond à beaulande
              le vrai
              • Posté à 19h09 le 09/07/2012
              • Internaute 24324
                le vrai

               :)

              Il y a clairement un problème de communication entre les sourds et le corps médical (au moins en France), et c’est justement le corps médical qui est en position de réaliser ces études...

              Selon vôtre expérience quelles sont les causes les plus courantes ?

              • Frederic de Antibes
                Frederic de Antibes répond à CourageuxAnonyme
                Auteur(e) de l'article Riverain
                • Posté à 22h48 le 09/07/2012
                • Internaute 189764
                  Riverain

                Il ne faut pas oublier à mon avis que le médecin fait une ordonnance, il « ordonne ». Sans vouloir faire une analyse tordue, à un moment, on s’aperçoit qu’il n’est pas dans une discussion mais dans une relation de prescrire qqchose, d’ordonner qqchose. Le terrain n’est donc pas propice à la discussion.

                • CourageuxAnonyme
                  • Posté à 02h31 le 10/07/2012
                  • Internaute 24324
                    le vrai

                  L’ordonnance est adressée à l’apothicaire, pas au patient. Le patient, lui, a une prescription. Libre à lui, en principe, de l’accepter ou non. Mais évidemment celui qui est supposé représenter « le savoir » a tendance à faire figure d’autorité face à l’ignorance et au désarroi, et le médecin a bien souvent l’opportunité d’abuser de son autorité. Tous ne le font pas, heureusement, et il serait peut-être bon de rappeler qu’il ne s’agit que de votre expérience. Que ce soit du côté du médecin ou de la communauté des sourds, je crois qu’il est vraiment temps de sortir de la subjectivité et de s’appuyer sur des faits. Connaître les faits, et se garder de les surinterpréter, c’est le seul rampart contre les médecins autoritaires, ou contre les témoignages sporadiques.

                • mr Klein
                  mr Klein répond à Frederic de Antibes
                  jacobin
                  • Posté à 15h38 le 10/07/2012
                  • Internaute 188953
                    jacobin

                  C’est tout à fait cela...on est sur le terrain du POUVOIR médical...du : « je sais ce qui est bon pour vous »

        6 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à beaulande
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 17h27 le 09/07/2012
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      C’est vrai, je comprends maintenant que la surdité gêne surtout les entendants, c’est intolérable, quoi, être obligé d’articuler mieux, ou de parler plus fort, ou d’apprendre la langue des signes, vous n’y songez pas.

      Non, les sourds ne sont pas des gogols, la façon dont ils « disent » le nom de certaines personnalités en langue des signes révèle au contraire pas mal d’observation et d’humour.

      • beaulande
        beaulande répond à We want a shrubbery
        Des nuées de sens
        • Posté à 17h34 le 09/07/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        C’est gentil, mais observez bien un sourd/malentendant faire répéter plusieurs fois quelque chose... 9 fois sur 10 la réaction est : il est con ou quoi ? Observez un groupe rejeter un sourd/malentendant parce que à son oreille défendante il ne peut participer aux conversations... Peux d’entre vous connaissent vraiment ce handicap. Oh, je ne me plains pas, je constate.

         
        • Jupiter Capitolin
          Jupiter Capitolin répond à beaulande
          Burp
          • Posté à 20h32 le 09/07/2012
          • Internaute 189743
            Burp

          Je comprends votre irritation vis-à-vis des entendants, néanmoins, il faut, eux-aussi, essayer de les (nous) comprendre.
          Discuter avec un sourd est aussi très déstabilisant pour un entendant. Parfois, il donne l’impression de vous comprendre parfaitement, de n’avoir aucun problème et forcément - les hommes sont paresseux - on oublie de faire des efforts. D’autres fois, si. Il est vraiment difficile de se mettre à la place d’un sourd qd on est entendant. Cela ne peut entraîner que maladresse et incompréhension.
          J’ajouterai que les entendants ne sont pas tous des flèches, loin de là et que la proportion d’abrutis, de maladroits et loin d’être négligeable. Il y a même des gens comme moi qui articulent mal et sont souvent difficilement compréhensible pour un entendant, alors pour un malentendant...

          • beaulande
            beaulande répond à Jupiter Capitolin
            Des nuées de sens
            • Posté à 00h42 le 10/07/2012
            • Internaute 115981
              Des nuées de sens

            Bonsoir,
            je ne me sens pas spécialement irrité à votre égard d’entendant. Je suis plutôt las.
            En ce qui me concerne il ne s’agit pas d’effort, mais de mémoire.
            Je suis parfaitement oraliste.
            J’entends correctement en face à face, en situation calme.
            Ce qui fait que mon handicap n’est plus perçu, on l’oublie.
            Alors, en situation bruyante comme une réunion, je suis largué, comme vous le seriez dans une réunion où les participants parlent une langue que vous ne connaissez pas et en même temps. C’est usant.
            De plus, vous êtes (pas personnellement) souvent mal à l’aise avec le handicap. Votre peur de la maladresse vous rend encore plus maladroits, ça en est parfois comique. Assumez bordel ! Vous apprendrez plus et mieux ! ^^

        2 autres commentaires
      • doudoune
        doudoune répond à We want a shrubbery
        Nian-nian
        • Posté à 21h33 le 09/07/2012
        • Internaute 170383
          Nian-nian

        Toi tu penses à Bayrou représenté avec de grandes oreilles : -) (les mains sur les côtés, en forme de pince). J’avoue qu’à chaque fois que j’entends parler de lui, je me souviens de ce geste qui m’avait fait mourir de rire.
        Sarkozy pouvait se faire avec des oreilles pointues si je me souviens bien ...

         
        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à doudoune
          Fonctionnaire à chat. Ni!
          • Posté à 22h03 le 09/07/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire à chat. Ni!

          Et Marine Le Pen « la fille du borgne » n’était pas mal non plus. J’aime bien aussi les crocs de Mitterrand et la désignation de Clinton (et au fait DSK.... ?))

        1 autres commentaires
    • groucho2613
      groucho2613 répond à beaulande
      Expert en tout ( et surtout en (...)
      • Posté à 18h23 le 09/07/2012
      • Internaute 65920
        Expert en tout ( et surtout en (...)

      Pour votre information, aucun fil ne sort, la connexion est magnétique. Quand l’implant est déconnecté, on ne voit rien si ce n’est une cicatrice couverte par les cheveux.
      Mais sinon plutot d’accord avec vous. Mon fils est malentendant et selon les premières estimations il ne devrait montrer pratiquement aucune réaction de son oreille gauche. Or il se trouve qu’appareillé il réagit fort bien, seuil autour des 50db. Une oreille qu’ils pensaient sacrifier pour peut être éventuellement poser in implant (finalement pas nécessaire). Comme quoi, parfois c’et difficille de juger, surtout sur des tou petits.

      • CourageuxAnonyme
        CourageuxAnonyme répond à groucho2613
        le vrai
        • Posté à 18h59 le 09/07/2012
        • Internaute 24324
          le vrai

        Par curiosité et puisque je ne suis pas familier avec les critères français, votre fils entend-il normalement de l’oreille droite ? Et 50 dB, c’est avec la prothèse ?

         
        • groucho2613
          groucho2613 répond à CourageuxAnonyme
          Expert en tout ( et surtout en (...)
          • Posté à 20h28 le 09/07/2012
          • Internaute 65920
            Expert en tout ( et surtout en (...)

          Les critères français je ne les connais pas non plus : -) Mais il me semble que la classification de la malentendamce est international.
          Mon fils a un seuil de 80db à l’oreille droite et 90db à la gauche. enfin bon, selon les derniers tests. 90db, c’est à priori profond, donc les médecins étaient (positevement !) surpris quand il a montré des réactions à 50db apparareillé.
          Pour les lecteurs, la parole humaine est à 60db, donc un seuil de 50db devrait en théorie permettre d’apprendre à parler. Appareillé il montre des réactions à 40db à l’oreille droite.

          • CourageuxAnonyme
            CourageuxAnonyme répond à groucho2613
            le vrai
            • Posté à 02h45 le 10/07/2012
            • Internaute 24324
              le vrai

            Oui j’ai réalisé plus tard que vous ne pourriez pas m’aider pour les critères français :)

            Si la classification légère, moyenne, profonde est relativement uniforme, les critères pour l’implantation ne le sont pas du tout puisqu’ils sont liés aux systèmes de santé.

            Pour ce que j’en comprend, en Angleterre on mesure un score d’intelligibilité de la parole. En dessous d’un certain seuil on a le droit a un implant, s’il est évalué qu’il pourra améliorer la situation. Généralement l’implant suffit à repasser au dessus du seuil. Les anglais ne reçoivent donc jamais deux implants.

            En Allemagne, les deux oreilles sont évaluées séparément. Les allemands peuvent donc recevoir un implant dans chaque oreille.

            Ces critères s’appliquent bien sûr aux adultes. Je ne sais pas ce qu’ils sont pour les très jeunes enfants. Savez-vous à quoi correspondent ces seuils ? Le dépistage systématique se fait généralement en mesurant la réponse acoustique de l’oreille à un son. Mais le diagnostique passe ensuite généralement par l’observation de réponses comportementales (est-ce que l’enfant tourne la tête quand un son est présenté...). Est-ce le type de méthode utilisé pour mesurer ces seuils ?

        2 autres commentaires
      • beaulande
        beaulande répond à groucho2613
        Des nuées de sens
        • Posté à 19h00 le 09/07/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        Nous sommes bien d’accord. Combien de parents prennent le temps de réfléchir avant d’imposer un implant ? Dans la détresse tout parait bon pour soulager sa propre souffrance pour commencer. Quant aux fils qui dépassent, les choses ont évolué, certes, mais à la récré les petits sont toujours cruels sans le savoir, avec les plus faibles en particulier, et la cicatrice n’est pas si anodine.

  • espritordu
    espritordu
    Etudiant
    • Posté à 17h38 le 09/07/2012
    • Internaute 135937
      Etudiant

    Merci beaucoup pour votre article. Il me semble cependant que vous n’évoquez pas la dimension sociale du refus des sourds de se faire poser des implants.

    Beaucoup de sourds de naissance perçoivent deux mondes : celui des sourds et celui des « entendants ». La communauté des sourds se rassemble autour de langages, d’éléments culturels, mais aussi de souffrances communes.

    Souvent incompris, parfois humiliés, certains sourds rejettent le monde des entendants. L’apprentissage de leur handicap passe aussi par l’acceptation de ce monde qui n’est pas le leur, mais auquel ils sont contraints de s’adapter.

    Pour eux, se faire poser des implants, c’est retirer définitivement un pied du monde rassurant des sourds pour le mettre dans le monde inconnu des entendants, et se retrouver ainsi entre deux communautés : celle des entendants qu’ils n’intègreront jamais totalement et celle des sourds dont ils s’éloigneront.

    • Frederic de Antibes
      Frederic de Antibes répond à espritordu
      Auteur(e) de l'article Riverain
      • Posté à 20h48 le 09/07/2012
      • Internaute 189764
        Riverain

      Bonjour,

      Merci du temps que vous avez passé à répondre à mon texte qui se voulait simple.

      Comme quelqu’un me le signe fréquemment, je vous dirais la chose suivante : il n’existe pas une surdité mais des surdités. Vous faites ici référence à de nés-sourds qui se font implanter tardivement. L’impact sociologique auquel vous faites référence n’existe pas dans le cas où tout le monde entend et un bébé sourd arrive (tout au moins pas dans le sens où vous l’exprimez). Espérant avoir été clair....

      • espritordu
        espritordu répond à Frederic de Antibes
        Etudiant
        • Posté à 11h09 le 10/07/2012
        • Internaute 135937
          Etudiant

        Votre article est en effet simple, mais dans le bon sens du terme. Vous avez su aborder de multiples situations sans généraliser, ni répertorier, afin de rendre cette réalité accessible aux entendants.

        Il y a en effet de multiples surdités, et au sein même de chaque surdité de multiples situations. Ce que j’ai évoqué ici n’est pas tiré des mass-media mais du vécu de mon frère, né sourd profond au sein d’une famille d’entendants. Nos parents vivant dans une région enclavée ne disposant pas de structures pouvant l’accueillir, il a dû quitter très tôt le foyer familial pour rejoindre un centre spécialisé. A cette époque, les médecins locaux n’envisageaient pas encore les implants. Et les formations à la LSF étaient rares et géographiquement très éloignées. Cette situation a été (ou est toujours) partagée par d’autres familles.

        Les associations nous ont bien accompagné et ont su compenser le manque de structures locales. Celles-ci ont peut-être un rôle à jouer plus important dès le dépistage de la surdité. Bien qu’elles ne soient pas exempts de défauts, elles savent faire preuve de beaucoup de souplesse, sont aptes à trouver des solutions et assurer un suivi personnalisé pour chaque situation.

  • villate
    villate
    bien situé
    • Posté à 17h25 le 09/07/2012
    • Internaute 95968
      bien situé

    sourd et roux de surcroit : -(

    • Waldeck
      Waldeck répond à villate
      Le désenchantement, c'est (...)
      • Posté à 17h57 le 09/07/2012
      • Internaute 36864
        Le désenchantement, c'est (...)

      -« sourd et roux de surcroit : -( »

      - C’est moins grave que Roux et Combalusier !

      • villate
        villate répond à Waldeck
        bien situé
        • Posté à 19h14 le 09/07/2012
        • Internaute 95968
          bien situé

        gaffe aux censeurs ;)

    • beaulande
      beaulande répond à villate
      Des nuées de sens
      • Posté à 19h01 le 09/07/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      bienvenu au club !

  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 18h06 le 09/07/2012
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    Merci Frédéric pour cet article et pour ce témoignage ( non victimaire, non pleurnichard) sur un handicap peu connu des bien-portants, et souvent tourné en dérision (je m’apprêtais à faire un « bon mot », et après lecture intégrale, je me suis abstenu...), parce sous-estimé.

    J’ai entendu également un témoignage d’ aveugles de naissance qui n’avaient qu’une « vue » imaginaire de leur environnement et que la vision du monde « vrai » ( forcément non conforme à leur imagination) aurait pu psychologiquement traumatisés, et qu’à ce titre , ils préféraient renoncer à cet accès au monde visible qui ne correspondrait pas à leur « vue » personnelle du monde

    J’avais un copain qui était appareillé et qui n’hésitait pas - en société - à mettre discrètement sa prothèse auditive en mode silence plutôt que d’entendre un mélange sonore indigeste, il m’assurait ne rien regretter...

    La disparition du Minitel est également une mauvaise affaire pour la communauté des sourds-muets qui utilisaient avec bonheur ce mode de communication simple et fiable.

    • Chriswow
      Chriswow répond à Waldeck
      C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)
      • Posté à 18h51 le 09/07/2012
      • Internaute 126218
        C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)

      « La disparition du Minitel est également une mauvaise affaire pour la communauté »

      Rassurez vous, internet fait leur bonheur, ainsi que les sms et la vidéo sur leur mobile. Les jeunes sourds ne savent même pas ce que c’est qu’un minitel . :)

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Chriswow
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 18h56 le 09/07/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        C’est ta dernière phrase que j’ai topé...
        ...mais le reste est bon aussi : Internet sort bien des gens de l’isolement.

        (pas forcé qu’ils soient sourds-muets, d’ailleurs)

      • Waldeck
        Waldeck répond à Chriswow
        Le désenchantement, c'est (...)
        • Posté à 08h34 le 10/07/2012
        • Internaute 36864
          Le désenchantement, c'est (...)

        -« Les jeunes sourds ne savent même pas ce que c’est qu’un minitel . :) »

        Je ne pensais pas aux jeunes, mais aux « moins jeunes » qui n’ont pas fait le saut vers internet !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Waldeck
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h00 le 09/07/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Moi j’ai entendu l’histoire d’un aveugle de naissance qui a retrouvé la vue à la
      suite d’une intervention (ou d’un choc émotionnel - j’men souviens plus) était
      extrêmement déçu de voir un monde pourri, qu’il s’était imaginé féerique....

      ...mais franchement, je me demande s’il ne s’agit pas d’une « histoire » !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h03 le 09/07/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Il semblerait que l’Auteur ne parle que de la surdité pathologique, et non de la surdité - plutôt mal entendre certaines fréquences - qui survient progressivement, en particulier par « usure » ou induration des tympans...directement liées à l’âge de la personne ou induites par des activités ayant altéré les transmissions (osselets, tympans, enclumes).

    On peut classer ces altérations - qui ne sont donc que des altérations - comme des accidents de la vie (soumission professionnelle* à des sons de trop forte intensité, pêche sous-marine sans protections, et même les victimes d’attentats à la bombe ou de flashs sonores d’origines diverses - mines)

    Jeune, j’ai pratiqué longtemps la pêche sous-marine, mais comme je n’ai jamais attendu que mes tympans ne sifflent et que je ne descendais pratiquement jamais au dessous des 5 / 6 m, ce n’est pas la raison de ma surdité.
    - Pourtant, comparé aux autres, il faut me parler un peu plus fort...et plus articulé.

    Je me considère donc comme sourd (ou plutôt mal-entendant) ne serait-ce que parce que lorsqu’on toque à ma porte, j’entends rien si c’est pas assez fort.

    * Aujourdhui on se protège, mais le travail dans les mines ou dans les carrières - où on faisait péter la roche - ainsi que sur les grands chantiers, tous ceux qui ont subi ces bruits mécanique à outrance, de type marteaux-piqueurs ou compresseurs, auront probablement de graves séquelles en terme d’audition.

    Je me demande même si une génération (usagers des baladeurs) n’aura pas à souffrir plus tard d’une insuffisance importante de leur audition, tant ceux-ci exagèrent les décibels. Au delà du son émis par leurs écouteurs, ils sont sourds.

    Les gens âgés de ma famille qui sont de fait équipés d’un petit bidule (qui se voit à peine - intégré* dans le canal de l’oreille) entendent bien mieux que moi.
    - Nous sommes loin de l’implant à 40 000 €, car ce truc coûte environ 1 500 €.
    ( Moi j’y renonce, car c’est inutile de mettre 4 pneus neufs à une trop vieille bagnole )

    Il y a donc deux pathologies différentes ici, en terme de surdité :
    - Celle (inévitable) du à l’âge et au vécu bruyant ou pas du personnage
    - L’autre, qui relève d’une altération nerveuse ou de mauvais capteurs d’origine

    Ce débat m’éclairera probablement davantage, vu ma méconnaissance du sujet,
    mais je pense que dans mon cas, on ne peut pas vraiment parler de surdité.
    (la fourchette de fréquences que je ne capte pas est assez restreinte dans les aigûs)

    Mais le point de vue de l’auteur est intéressant, car il révèle qu’on préfère souvent se contenter du « un tiens ! » que des « deux tu l’auras ! » promis par la technique.... et comme il dit, si l’intervention était un couac ?
    - Impossible de revenir en arrière, et retrouver le peu d’audition qu’il avait déjà.

    * Ce petit bidule une fois bien réglé, ne nécessite aucune « réeducation ».

    • Waldeck
      Waldeck répond à Yvon le Zébulon
      Le désenchantement, c'est (...)
      • Posté à 18h10 le 09/07/2012
      • Internaute 36864
        Le désenchantement, c'est (...)

      -« Je me demande même si une génération (usagers des baladeurs) n’aura pas à souffrir plus tard d’une insuffisance importante de leur audition, tant ceux-ci exagèrent les décibels. Au delà du son émis par leurs écouteurs, ils sont sourds. »
      Je connais un jeune homme qui a été refusé à la visite médicale d’entrée aux Sapeurs Pompiers de Paris, en raison d’une insuffisance auditive qui n’avait jamais été détectée auparavant...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Waldeck
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 19h22 le 09/07/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Je connais un jeune homme qui a été refusé à la visite médicale d’entrée aux Sapeurs Pompiers de Paris, en raison d’une insuffisance auditive qui n’avait jamais été détectée auparavant... »

        Mon petit neveu dans les mêmes circonstances, a subi cette déconvenue
        Lui par contre, n’était pas un utilisateur forcené d’écouteurs d’iphone.

        Je pense qu’à l’école, ces gosses auraient du pouvoir être « détectés ».
        car je ne m’interdis pas de penser que c’est la raison de ses échecs*.

        Comment avoir une scolarité normale, si on n’entend que dalle ?
        En plus, vu qu’ils semblent absents, on les colle au fond de la classe
        ( ces gamins qui se croient « anormaux », et préfèrent la boucler )

    • CourageuxAnonyme
      CourageuxAnonyme répond à Yvon le Zébulon
      le vrai
      • Posté à 18h30 le 09/07/2012
      • Internaute 24324
        le vrai

      L’effet de l’âge sur l’audition est largement neurosensoriel : une partie des cellules ciliées meurent. Poussée à l’extrême, ce type de perte est exactement le type de perte que l’on traite à l’aide d’implants. L’effet est probablement moins spectaculaire que chez les enfants, mais la plupart des implantés sont en fait adultes et plutôt âgés. Alors que tout le monde voit son acuité auditive se réduire avec l’âge, tout le monde ne devient pas sourd. Les gens ayant déjà des troubles auditifs étant jeunes sont plus susceptible de voir leurs troubles s’aggraver et devenir sourds profonds. Un scénario qui, je pense, est assez classique, c’est quelqu’un qui a été malentendant pendant des années et a porté une prothèse conventionnelle. Puis, en vieillissant, a fini par perdre totalement l’audition et est finalement implanté. Donc en un sens les deux pathologies sont très senbables.

      L’accompagnement d’un enfant, qui doit apprendre à parler, et celui d’un adulte, qui a une expérience auditive (même ancienne), sont en revanche très différents.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à CourageuxAnonyme
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 18h52 le 09/07/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « L’accompagnement d’un enfant, qui doit apprendre à parler, et celui d’un adulte, qui a une expérience auditive (même ancienne), sont en revanche très différents ».

        On pourrait penser que je suis gagnant, à entendre moins bien qu’avant,
        car dans une certaine mesure, ça m’épargne quelques conneries.

        (mais parfois, je me surprends à augmenter le son de la télé pour mieux entendre la connerie à laquelle précisément, je venais d’échapper)

        Rigolo, hein ?
        La différence avec ma manière d’être par rapport à « avant »,

        - Avant j’entendais tout, même ce qui ne m’intéressait pas du tout
        - Maintenant, je n’entends plus mais j’écoute : donc je fais un tri !

  • psycho75
    psycho75
    nananana
    • Posté à 18h30 le 09/07/2012
    • Internaute 157887
      nananana
    • CourageuxAnonyme
      CourageuxAnonyme répond à psycho75
      le vrai
      • Posté à 18h53 le 09/07/2012
      • Internaute 24324
        le vrai

      Encore un article qui souligne l’importance du suivi, mais aussi de la préparation de la famille pré-implantation. Pourquoi est-ce un si gros problème en France ?

      C’est comme au foot quand un joueur talentueux préfère s’étaler dans la surface en quête d’un penalty plutôt que de continuer sa course et marquer. La quête est souvent vaine et transforme presque immanquablement ce qui aurait pu être une belle performance en échec.

      L’implant est une technologie magnifique et le bénéfice bien réel. Pourquoi saboter tout ça en promettant la lune à des patients qui seront du coup nécessairement déçus ? Est-ce que les médecins sont trop sûrs de l’implant, ou au contraire pas assez et partent dans un délire de vendeur de tapis ?

      • beaulande
        beaulande répond à CourageuxAnonyme
        Des nuées de sens
        • Posté à 10h12 le 10/07/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        J’opterais pour vendeurs d’aspirateurs... Bien briefés par les commerciaux des producteurs d’implants.

  • groucho2613
    groucho2613
    Expert en tout ( et surtout en (...)
    • Posté à 18h34 le 09/07/2012
    • Internaute 65920
      Expert en tout ( et surtout en (...)

    Aux Pays-bas où j’habite les enfants sont aussi massivement implantés. Par contre la langue des signes faient parti intégrante du suivi thérapeutique. Les cours son gratuits et fournis à tous les parents, quelque soit le degré de malentendance / surdité. Les médecins participent, et les risques de l’implants sont très bien expliqués. On explique aux parents que meme si un enfant est implanté, il reste sourd et a besoin d’une langue pour communiquer quand son implant est déactivé voir defectueux.

    Dans tous les cas, la langue des signes et d’abord présenté comme un back up à des parents qui souvent sont désorientés. Si jamais l’implant ne marche pas, votre enfant aura quand même une langue à sa disposition. Et finalement, une fois que la communication en langage des signes commence vraiment avec l’enfant, les réticences tombent et la langue des signes embrassésa les parents. Plus question de back up alors.

    Pourquoi tant de réticence en France par rapport à cette langue magnifique ? Un reste de l’oralisme triomphant qui a dominé notre contrée pendant si longtemps ?

  • Micka FRENCH
    Micka FRENCH
    Ecossaise, un corps de rêve (...)
    • Posté à 18h40 le 09/07/2012
    • Internaute 4614
      Ecossaise, un corps de rêve (...)

    Des nouvelles de l’Ecossaise...

    Bonjour,

    N’ayant pas de sourds dans mon entourage, hors les 51% de Français qui ont voté « OUI » à Masstricht, je désirerais vous poser deux questions sérieuses :

    * Comment faites-vous pour « entendre » la musique ?
    En effet, de nombreux danseurs et danseuses sourds sont merveilleux.

    * Comment communiquez-vous avec un sourd anglais par exemple ?
    Existe-t-il un langage des sourds par langue ?
    Comprenez-vous en fait un dilalogue de sourds dans une séie US ?
    Je pense bien sûr à FB Eye ?

    Bien cordialement,

    Micka FRENCH ( bien sérieuse pour une fois) ...
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