Témoignage 06/07/2012 à 13h09

Prof au jury du bac, comment j’ai cogité pour noter vos copies

Mathieu Boghossian | Professeur

Mis à jour le lundi 9 juillet 2012 à 10h13
Correction : le livret scolaire peut être consulté par les élèves. Ajout de l'explication sur le CFES.

Une carte de bingo (sarae/Flickr/CC)

« Alors, on lui donne ? » Vous avez eu entre 10 et 10,1 de moyenne au bac ? Alors probablement, vous ne l’avez pas eu. Ce n’est pas grave, on vous a repêché. Pour un jeune prof comme moi, qui corrige le bac pour la première fois et qui a été convoqué aux jurys de délibération, voilà une des premières choses que je découvre. Une demi-découverte, pas la plus grande.

Les coulisses du baccalauréat ne manquent pas de piquant. C’est déjà l’occasion de voir du pays. Après avoir surveillé le bac dans mon lycée, assisté à une « commission d’entente » dans un autre (réunis par discipline, les professeurs s’entendent sur le barème de notation), corrigé les copies à domicile, m’être rendu à une « commission d’harmonisation » (les mêmes professeurs harmonisent leurs notes et débattent des copies difficiles à évaluer), je me rends au « jury de délibération ».

Making of

Que se passe-t-il dans les coulisses du jury du bac ? C’est ce que nous explique Mathieu Boghossian. Un pseudo : le jeune prof ne souhaite pas se faire repérer, d’autant qu’il a un dernier jury ce lundi.

A noter que l’année dernière, Rue89 avait publié un témoignage d’un professeur de philosophie, remonté par « une parodie de délibération ». E. Br.

Quatrième ville et ultime étape de la correction du bac. Hormis les oraux de rattrapage qui reproduisent cinq jours plus tard le même principe, le jury de délibération est la fin du parcours. Et l’occasion d’apprendre beaucoup de choses. On y discute les moyennes des candidats au bac, la veille de l’affichage public des résultats nationaux.

Nous sommes jeudi 5 juillet. Mon premier jury est à 8h30. J’en ai deux et je suis un peu stressé. Objectif : traiter le cas de 70 candidats au bac en série technologique. Il est composé de :

  • nous (les professeurs qui ont corrigé les candidats) ;
  • le président du jury, un universitaire qui n’a pas corrigé de copies car il doit diriger les débats et donner un avis impartial. Il est un peu perdu : c’est aussi sa première fois ;
  • cinq personnes de l’administration du lycée (principalement des CPE) qui expliquent au président du jury la procédure à suivre, mais ne participeront pas aux délibérations (ils l’assisteront et tamponneront les procès-verbaux).

Un point en plus sur toutes les copies

La procédure est très simple. Un par un et dans l’ordre, le président lit à haute voix le numéro du candidat (anonymat oblige) et donne sa moyenne : un score à trois chiffres qui n’évoque rien à personne car toutes les notes ont été additionnées et coefficientées… Le président paraît perdu. Moi aussi. Heureusement, l’administration a inscrit au tableau les tables de correspondances : tant de points pour avoir 8/20 (et être admissible à l’oral), tant pour avoir 10/20 (et obtenir le bac directement), et tant pour les mentions.

Si l’élève est trop loin des scores indiqués, l’affaire est vite pliée. Le candidat est refusé, rattrapé, admis avec ou sans mention. Pour l’instant, le président de séance égrène des chiffres sans que personne n’ait de raison d’intervenir. J’ai l’impression de jouer au bingo.

En voilà un à qui il manque six points pour avoir huit de moyenne. Au dessus-de dix ou quinze points à rattraper, ça ne sert à rien. Sinon, autant brader le bac. Surtout que les professeurs de biologie-physiopathologie sont remontés, furieux même : ils ont appris en venant ce matin que, sans les consulter ni les avertir, l’Inspecteur général d’académie de la discipline a décidé d’ajouter un point à toutes les copies.

Motif invoqué : la moyenne de cette matière était trop faible, environ 6,5/20. Sachant que pour les élèves en question, il s’agit d’un coefficient sept, on leur a donc déjà fait cadeau de sept points chacun. Les professeurs concernés ont annoncé la couleur : on se permet d’augmenter leurs notes, eux n’en remonteront aucune aujourd’hui. Il ne faut pas pousser. Ils disent avoir la méchante impression de ne servir à rien.

Les comptes d’apothicaires commencent

« Alors ? Ces six points, on lui donne ? » demande le président, tout sourire d’être enfin tombé sur un cas intéressant. Les profs de biologie-physiopathologie rechignent. Ils rappellent qu’en réalité, il manque treize points, puisque sept ont déjà été offerts… Pour décider, la procédure veut que le président lise à haute voix les appréciations écrites dans le livret scolaire, sans donner aucune information sur l’identité du candidat ou sur son établissement d’origine.

C’est dans ce livret qu’on trouve parfois le fameux : « Doit faire ses preuves à l’examen ». Dans ce cas-là, le jury fera rarement de cadeau à l’élève en difficulté. Mais lorsque les avis sont meilleurs (assez favorable, favorable, très favorable), on ira lire les moyennes et les appréciations dans chaque discipline.

Si l’élève semble relativement travailleur et assidu, et s’il a eu au bac des notes inférieures à son niveau habituel, le jury se montre indulgent. Commencent les comptes d’apothicaires. Celui-là a eu dix de moyenne générale cette année, et 7/20 avec moi. Je suis prof de philosophie, je dis :

« Moi je peux lui rajouter un point à sa copie, coefficient deux, ça fait déjà deux points. »

Je suis une matière faible… Un autre correcteur, avec un peu plus de coefficient, se propose de lui donner un autre point. A plusieurs, on parvient à l’envoyer au rattrapage. De toute manière, peu de chances qu’il s’en sorte à l’oral. Ça lui fait trop de points à rattraper.

« On croit rêver »

Le jeu de bingo reprend. De temps en temps, on est réveillé de sa torpeur par un candidat qui a réussi l’exploit d’avoir pile-poil dix de moyenne. Comme s’il venait d’exécuter à la perfection un triple saut périlleux les yeux bandés. Certains en revanche échouent de peu. Ceux qui ne sont qu’à deux doigts d’être admis directement finiront peut-être dans le contingent des 10,1…

Pour eux, d’abord, la même procédure se répète, et la lecture des appréciations et des moyennes donne lieu à un débat parfois morne, parfois houleux. Quelqu’un se rend compte qu’un prof, assis tout près du président, a décidé sans consulter les autres de donner sept points à un candidat pour qu’il ait 10/20. Il l’a dit à voix basse et derrière nous n’avions pas entendu.

Près de moi, la prof qui avait corrigé la copie se formalise mais, pour ne pas faire traîner les discussions, accepte de ne pas revenir en arrière. C’est qu’il reste un paquet de candidats à traiter. Je lui glisse : « Celui-là aura eu le bac sur un malentendu. » S’il savait.

Cinq minutes plus tard, un prof d’histoire propose de remonter sa propre note de trois points d’un coup. La copie passera de 7/20 à 10/20 !

« Avec le peu de points qui lui manquent, il vaut mieux qu’il l’ait directement plutôt que de venir à l’oral lundi. La journée sera surchargée, et il récupérera ses points de toute façon. »

Certains sont scandalisés :

« Attends ! Est-ce qu’on est là pour ménager notre journée de lundi ou pour faire des évaluations pédagogiques ? On croit rêver. »

Le prof d’histoire s’emporte :

« On se bat contre des moulins à vent, là. On sait très bien que le problème vient en réalité de beaucoup plus loin, qu’il est le résultat de la diminution progressive des exigences. »

Un vagin à la place du cœur

Je découvre aujourd’hui tout l’enchevêtrement des enjeux pédagogiques et politiques qui pèsent sur la délibération finale : les débats sur le niveau de cette année et sur le niveau général, la question de l’évolution des programmes scolaires, les controverses sur le rattrapage, la plus ou moins grande sévérité des appréciations sur les livrets scolaires suivant les établissements, la cohérence des décisions prises par le jury, l’interventionnisme de certains inspecteurs…

Pourtant, aucun prof ne paraît blasé. Au contraire, chacun participe quand un cas litigieux se présente, sans pourtant se départir de l’air un peu amer de celui qui participe à la grande braderie du bac, dont le niveau général, dit-on, baisse sans cesse. Une prof de biologie me dit qu’elle a honte d’avoir dû mettre 7/20 à un candidat qui, sur un schéma, a placé le vagin à la place du cœur. Mais les barèmes sont les barèmes.

Au premier jury, il y aura à peine quelques mentions, et aucune mention Très bien. Idem au second jury de la journée. Il paraît, de toute manière (et c’est une vieille rengaine), que le bac ne vaut plus rien.

J’apprends en revanche que si on le rate avec au moins 8/20 de moyenne, on obtient tout de même un diplôme qui, en dépit de l’échec final, indique qu’on a « le niveau bac » [sic]. Ça s’appelle le Certificat de fin d’études secondaires (CFES). Et si bientôt le « niveau bac » remplaçait le bac ?

MERCI RIVERAINS ! Lem87
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  • yshani
    yshani
    étudiant
    • Posté à 13h28 le 06/07/2012
    • Internaute 142570
      étudiant

    « un candidat qui, sur un schéma, a placé le vagin à la place du cœur. »
    –-> Le romantisme se perd, voilà tout...

    • Deamon7
      Deamon7 répond à yshani
      Petit agité
      • Posté à 13h37 le 06/07/2012
      • 49273
        Petit agité

      Un vagin à la place du coeur, c’est la nouvelle conception de la beauté intérieure.

      • Xahendir
        Xahendir répond à Deamon7
        étudiant
        • Posté à 13h41 le 06/07/2012
        • Internaute 169622
          étudiant

        « La clé de mon ... coeur » (cf. vidéo à 0 : 46, je n’ai pas trouvé le passage en VF dans le film).

      • Mlle Blazée
        Mlle Blazée répond à Deamon7
        Râleuse à temps partiel
        • Posté à 17h06 le 06/07/2012
        • Internaute 189714
          Râleuse à temps partiel

        Je crois que tu as bien raison hélas ! lol
        Mais où va-t-on franchement...

    • Xahendir
      Xahendir répond à yshani
      étudiant
      • Posté à 13h55 le 06/07/2012
      • Internaute 169622
        étudiant

      Bon, je voulais vous répondre mais je me suis trompé j’ai répondu à Deamon7 à la place (cf. ci-dessus).

    • Louhac
      Louhac répond à yshani
      • Posté à 13h47 le 06/07/2012
      • Internaute 137320

      Moi je pense qu’il l’a forcément fait exprès,
      après pour délivrer quel message ? …

      • whitenigga
        whitenigga répond à Louhac
        trololo !
        • Posté à 14h12 le 06/07/2012
        • Internaute 83781
          trololo !

        Que le coup de foudre vient du cerveau, mais que l’érection vient du cœur ?

    • Gérard Manhut Aussichot
      • Posté à 18h47 le 06/07/2012
      • Internaute 167544

      ça me paraît extrêmement pertinent.
      Moi, je lui aurais collé 19/20 : -)))

    • aline
      aline répond à yshani
      • Posté à 21h40 le 06/07/2012
      • Internaute 42161

      Ne donne t-on pas le Bac à tout le monde pour laisser à penser que les profs font bien leur métier ?

      • gazette
        gazette répond à aline
        Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
        • Posté à 21h03 le 07/07/2012
        • Internaute 189500
          Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

        plutot pour se débarrasser vitesse tgv de ces couteux bons à rien qu’à coûter cher à la société (un redoublement, vous savez combien ça nous coute à tous ?)

        eeeeeeeeeeeet, magie ! en faire de bons et loyaux payeurs de loyers, de nourriture, de restos, de cinoches, de livres, de papier, de stylos, de trajets de train... (TVA diverses)

        et... indirectement, à rapporter encore de l’argent à la communauté via les impots des écoles de formation, prépas etc.

        pis faut bien occuper ces profs d’université. Ils sont payés non ? A faire quoi s’ils n’ont plus d’étudiants ?

        pis un djeuns qu’a pas l’bac, on sait très bien ce qu’il coute rapido à la société : il ne bosse pas aussi facilement qu’un diplomé, du coup chomage, aides diverses, pis pourquoi pas prison s’il se fait chier au point de faire chier... etc.

      • Xelandre
        Xelandre répond à aline
        Devin plombier
        • Posté à 04h19 le 09/07/2012
        • Internaute 146271
          Devin plombier

        Les profs font-ils leur métier ? Pas sur si on en croit le physicien toulousain Henri Bouasse, connu autant pour son oeuvre abondante en physique classique que les préfaces assassines de ses livres. Dans le tome 2 de son traité intitulé « Instruments à vent – instruments à piston, à anche, à embouchure de flûte, voix humaine, sons de sillage, écoulement de biseau », publié en 1930 ( ! ! !), Bouasse réglait encore une fois leur compte à ses collègues.

        Je cite :

        << BAFOUILLAGE

        La correction des copies du bachot à laquelle je suis condamné une fois par an, m’impose de tristes réflexions sur l’état d’âme, non des élèves de nos collèges et de nos lycées, mais des professeurs dont ils sont les victimes. Je voudrais que l’on condamnât ceux qui trouvent tout pour le mieux dans l’Université française, à lire cent copies ; à moins d’être stupides, ils partageraient mon navrement. Que pouvons-nous ensuite à la Faculté sur des malheureux qui bafouillent, qui parlent de tout sans rien comprendre, et que nous devrons ensuite prier d’oublier ce qu’ils ont appris pour mettre à la place quelques notions nettes, quelques expériences précises ?

        Les Français bafouillent parce que dès leur jeune âge on leur apprend à bafouiller. Ils ne raisonnent plus, ils pérorent ; ils se gargarisent avec de grandes idées.

        Au risque d’ennuyer mon lecteur, je dois montrer la nature de la déformation que l’Université leur impose : les élèves bafouillent parce que les professeurs bafouillent.

        Qu’on ne prétende pas ma conclusion erronée : si vingt copies sortant de la même ville, Auch, Tarbes ou Montauban, contiennent la même ânerie, pour peu que vaille la théorie des probabilités, je dois admettre que les candidats ne font que la répéter. Et par malheur leur professeur la débite parce qu’il l’a trouvée dans un ouvrage « classique » signé par quelque pontife : ils transmettent le flambeau.

        Bafouiller c’est superposer la sottise à l’ignorance, tenir des propos incohérents, prononcer des paroles sans suite, ignorer le sens des mots et les joindre au petit bonheur.

        [...]

        Ils bafouillent ; si vous en doutez, assistez à un examen. Ai-je le droit de conclure que leur bafouillage est lié à celui de leurs professeurs ? Ne serait-il pas équitable de rejeter la faute sur les programmes trop chargés et généralement stupides ?

        Les programmes ont bon dos ; je ne les défends pas. Mais que répondre si j’apporte la preuve que les professeurs ajoutent de leur cru des sottises qui ne s’y trouvent pas ou qu’ils feraient mieux de ne pas y chercher ?

        Quand une sottise est au programme, jamais au bachot je ne pose la question ; si mes collègues ne m’imitent pas, tant pis pour eux. Pourquoi l’enseignement des lycées semble-t-il avoir une prédilection pour ce que les programmes renferment de plus absurde ? pourquoi semble-t-on se donner le mot pour en remettre ?

        Mes exemples sont tirés des copies que j’ai dû lire en juillet 1929.

        [...]

        Nos instituts sont à ce point estimés que personne dans l’industrie n’accepte leurs produits. Les élèves de notre Institut de Chimie sont cotés dans la troisième catégorie par le syndicat des chimistes ; autrement dit, leur diplôme ne compte pour rien.

        Cela fait une belle jambe à l’Université de Toulouse !

        >>

        Ouf ! Il y en a pour une vingtaine de pages.

        Pour le coup de pouce aux cancres j’ai vu pire que ce qui est raconté dans l’article. Dans une école anglophone canadienne que je fréquentais dans un autre siècle, la prof de maths m’avait confié que la moyenne de la classe était tellement faible qu’on avait pris la racine carrée des notes (sur 100) et multiplié par 10 le résultat pour « renormaliser » le résultat... La note de passage était donc en pratique réduite à 25/100 (ou 5/20). Et ce procédé était habituel.

        Mais à quoi servent les notes au juste ? Sanctionner l’acquisition d’un savoir, ou déterminer le rang social ?

    • gazette
      gazette répond à yshani
      Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
      • Posté à 20h55 le 07/07/2012
      • Internaute 189500
        Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

      c’est vrai, mais je la trouve très créative cette erreur :
      ce schéma pourrait tout à fait constituer une oeuvre d’art (contemporain !) à partir duquel des professeurs de philosophie, de socio, de littérature et de psycho pourraient entamer un débat :

      - le sexe est-il un humanisme ?
      - où sont passées les neiges d’antan ?
      - si le coeur n’est pas le monopole de la gauche, le vagin l’est-il devenu ? (débat autour de dsk etc.)
      - ceux qui confondent sexe avec amour sont-ils pervers ?

  • Nationaliste89
    Nationaliste89
    En France
    • Posté à 13h36 le 06/07/2012
    • Internaute 189546
      En France

    « Ils peuvent le donner le bac, de toute façon on ne fait plus rien avec un bac »

    « le diplôme a été tellement dévalorisé que le niveau s’est effondré »

    Qui de l’oeuf ou de la poule est arrivé le premier ?

    • Gérard Manhut Aussichot
      • Posté à 18h48 le 06/07/2012
      • Internaute 167544

      la poule de souche

    • Vert de gris
      Vert de gris répond à Nationaliste89
      jeune retraité
      • Posté à 10h44 le 07/07/2012
      • Internaute 90690
        jeune retraité

      Y a pas mal de trucs qu’on ne peut pas faire sans le bac non plus...

      Le diplôme a été dévalorisé non parce que le niveau s’est effondré mais parce qu’on a VOULU augmenter le nombre de reçus, c’est tout !

      Dans mon cas, dans les années 70 seule 17% de ma classe d’âge avait le baccalauréat... Il fallait aussi 12 de moyenne pour l’avoir du premier coup.

      Pour augmenter le nombre de reçus, il a donc fallu baisser la moyenne d’admission.

      Le niveau global doit être à peu près constant, mais le contenu à bien changé !

      L’apparition des calculettes, des PC, d’internet à enlevé les contraintes de calcul et les contraintes matérielles ce qui permet d’aller sûrement beaucoup plus loin actuellement sur le plan des méthodes et des contenus.

      • beaulande
        beaulande répond à Vert de gris
        Des nuées de sens
        • Posté à 11h09 le 07/07/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        Ce n’est pas faux, mais réussir avec 300 mots de vocabulaire....

      • gazette
        gazette répond à Vert de gris
        Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
        • Posté à 21h21 le 07/07/2012
        • Internaute 189500
          Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

        @ vert de gris :

        pour avoir enseigné niveau bac, je peux vous assurer que le niveau au plan des méthodes et des contenus n’a pas du tout monté.
        en tout cas dans la tête des élèves !
        je veux dire par là que la tête est toujours aussi vide. Je ne crois pas qu’elle soit + vide qu’avant, juste aussi vide qu’avant.
        (ce que j’ai appris par coeur pour le bac comme une tarée, je l’ai oublié dans les 3 semaines qui ont suivi le bac. Je n’appelle pas ça « avoir la tête pleine ».)

        ce qui a fortement augmenté, je crois, c’est la QUANTITE de contenus. C’est un délire tel que la plupart abandonnent tout de suite le moindre effort, devenu inutile.
        Seuls les bêtes de mémoire et/ou de travail s’en sortent (en trichant aussi comme tout le monde au moins un peu).
        Les autres laissent tomber tout de suite -et-je-les-comprends ! ! ! !
        donc soit ils trichent comme des malades, soit la chance leur sourit, soit on leur donne le bac.
        Les bêtes quant à elles, sont déjà sélectionnées dans des prépas prestigieuses avant de passer le bac.

        Les manuels, eux, ont changé en bien côté aspect, couleurs, illustrations, douceur du papier... Côté poids ils sont 2 fois + lourds.
        Cöté contenus on a vu : ils délirent mais on s’en fout on ne les ouvre jamais. On ne les amène pas en cours ils sont trop lourds.
        (du coup le prof fait des photocopies qui sont aussitot perdues).

        La seule compétence qu’il faut vraiment travailler sérieusement pour s’en sortir bien tout au long de sa scolarité, quand on n’est pas « né » brillant (par culture familiale ou don, ou ce qu’on veut), c’est la triche.
        Ca paye vraiment, au collège, au lycée, à l’université, dans toutes les écoles.

        D’ailleurs, me revient en mémoire qu’un grand sondage qui demandait à des étudiants de 1999 quels savoirs et quelles compétences ils avaient appris à l’école, donnait en 1ere position des réponses :
        TRICHER.

        c’est une véritable compétence qu’il faut prendre tout à fait au sérieux et qu’il faut s’employer à améliorer tout au long de sa vie : c’est sans doute celle qui paye le mieux.

         
        • Vert de gris
          Vert de gris répond à gazette
          jeune retraité
          • Posté à 13h39 le 08/07/2012
          • Internaute 90690
            jeune retraité

          Je suis d’accord avec vous. Quand je disais que le contenu et les méthodes avaient changé par rapport à l’époque ou internet et les calculettes n’existaient pas, c’est cela que je voulais dire.

          Par contre, vous exagérez aussi un peu, beaucoup.

          Le contenu n’est pas si énorme que cela. Le problème est que les enfants et les jeunes adultes ont perdu la possibilité de se concentrer plus de 30mn ou 1 heure du fait de l’avènement de l’idiotvisuel et de la profusion des contenus lights diffusés sur Internet.

          C’est effectivement là que jouent l’intelligence mais surtout la formation familiale des enfants en les formant notamment au goût de la lecture, de la recherche, du travail de fond...

          Quant à la triche, elle commence à être sérieusement prise en compte... La compétence pourrait bien s’avérer de plus en plus pointue et nécessiter un investissement important pour en « bénéficier ».

        1 autres commentaires
    • beaulande
      beaulande répond à Nationaliste89
      Des nuées de sens
      • Posté à 11h08 le 07/07/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      ...

  • Xahendir
    Xahendir
    étudiant
    • Posté à 13h37 le 06/07/2012
    • Internaute 169622
      étudiant

    Merci pour le témoignage qui est intéressant et qui se recoupe avec les autres que j’ai pu entendre/lire.

    « [le] bac, dont le niveau général, dit-on, baisse “
    Je pense que c’est encore pire : le niveau ne baisse pas forcément mais quand c’est un petit peu trop dur on est très gentil et du coup ça peut arranger les élèves que l’épreuve soit dure.
    Un exemple : en 2006 (de mémoire), un exercice de math du Bac S a été jugé infaisable (mais au programme de 1ère S selon une prof de math ...) et donc le barème a été ‘gentil’ avec un record à Bordeaux où l’épreuve a été notée sur 35. Autrement dit, les copies ont été notées sur 35 et les notes (sur 35 donc) sont devenues les notes sur 20 données aux élèves, tous ceux ayant au moins 20/35 (soit 11,4/20) ce sont retrouvés avec 20/20.

    • Np237
      Np237 répond à Xahendir
      Sarcasme malsain
      • Posté à 15h03 le 06/07/2012
      • Internaute 61165
        Sarcasme malsain

      Je ne comprends vraiment pas cette limite absurde de 10/20. Cela veut dire qu’avoir connaissance seulement de la moitié des réponses permet d’avoir le diplôme - et encore les questions posées sont bien loin de la richesse du programme que l’élève est censé connaître. Pourquoi la moitié ? C’est quand même pas grand-chose la moitié, et si on fait pareil dans le monde du travail cela veut-il dire qu’il suffit de faire la moitié du boulot ? Les commerçants servent-ils seulement la moitié des clients ? Les fonctionnaires traitent-ils seulement la moitié des dossiers ?

      • Xahendir
        Xahendir répond à Np237
        étudiant
        • Posté à 15h20 le 06/07/2012
        • Internaute 169622
          étudiant

        Comme dit ailleurs il me semble qu’avant il fallait 12 pour réussir à l’écrit et entre 10 et 12 on passait l’oral dit « oral de contrôle ».

        Effectivement, demander juste la moyenne est bizarre mais est entré dans la norme. Et dans le supérieur, selon les filières ce n’est plus le cas. Dans les devoirs sur table en classe préparatoire l’idée est « je mets beaucoup d’exercices pour bien échelonner les élèves, le but n’est pas de tout faire mais d’arriver à en faire un maximum » et en école d’ingénieur, la note requise pour valider une année est 12/20. Avec en plus des conditions de passage des examens différentes (l’accès à des documents lors des épreuves par exemple).

      • Torquemadam
        Torquemadam répond à Np237
        Statistique anonyme
        • Posté à 15h44 le 06/07/2012
        • Internaute 63510
          Statistique anonyme

        Il faut bien une norme à un moment donné... On considère que avoir la moitié du maximum est suffisant. Le commerçant ne sert pas la moitié de ses clients mais est-ce qu’il arrive à tous les servir avec la même qualité ? Si on le note pour son service, est-ce qu’il aurait toujours la moyenne ?
        La moitié donne la possibilité de se tromper voire de se planter quelque part. Un lycéen n’a pas à avoir une connaissance exhaustive de tout son programme, c’est impossible, d’autant plus avec certaines matières qui ne sont pas faites juste pour recracher un cours.
        Enfin, si la note était 12, on aurait le même débat mais à 12 et pas forcément moins d’admis puisque tout serait fait pour arriver à ce seuil fatidique...

         
        • Cow-pox
          Cow-pox répond à Torquemadam
          Assise
          • Posté à 18h36 le 06/07/2012
          • Internaute 188568
            Assise

          Ce n’est pas savoir faire la moitié des questions. Nombre de matières ne se font pas sous la forme de questionnaires et aucune copie, même très bonne, n’a de 20/20 (genre, au hasard, la philo). Il y a aussi une façon de noter. Alors, pourquoi dix et pas douze ? Bah, c’est comme ça. Si c’était 12, on pourrait dire aussi : « pourquoi pas quatorze ? Pourquoi pas 20, dans le monde du travail, on doit tout faire à 100% ? » Bon, ben non, c’est dix, c’est comme ça.
          Et en effet, dans le supérieur, pour de grandes écoles, il ne faut pas avoir seulement dix (pour l’ENS, il faut avoir 14 m’voyez).

          • Nelan
            Nelan répond à Cow-pox
            Nul part
            • Posté à 19h03 le 06/07/2012
            • 177300
              Nul part

            Le truc, c’est que la notation est calquée sur le fait qu’avoir 10/20, c’est avoir une note qui permet de valider...

            Au final, les mentions sont plus révélatrices du niveau attendu que la valeur des notes :
            - en dessous de 8 : nul, revenez l’année prochaine
            - entre 8 et 10 : pas terrible, si vous voulez passez, il va falloir faire mieux à l’oral
            - entre 10 et 12 : bof, vous passez, mais c’est pas glorieux
            - entre 12 et 14 : correct, continuez comme ça
            - entre 14 et 16 : bien
            - plus de 16 : excellent

            On peut changer les notes équivalentes à ces niveaux, par exemple aux USA :
            90-100 : A (excellent)
            80-89 : B (above average)
            70-79 : C (average)
            60-69 : D (below average, non-continuing pass)
            0-59 : F (fail)

            Mais ça ne veut pas dire qu’avoir 90/100 est aussi difficile qu’avoir 18/20

        2 autres commentaires
      • farchouette
        farchouette répond à Np237
        • Posté à 21h11 le 06/07/2012
        • Internaute 19543

        je pense qu’il faut se rappeler qu’il s’agit d’un examen donné dans un temps limité, et qu’on peut admettre des erreurs d’étourderies et des impasses, parfois, les élèves tatonnent, cherchent suivent un fausse piste avant de se corriger, etc. n’arrivent pas toujours à terminer le devoir alors qu’ils y seraient arrivés avec plus de temps (et parfois moins d’émotion). Alors on peut admettre une certaine marge d’erreur. Sinon, oui certains professionnels n’arrivent pas à satisfaire tous leurs clients (pendant le coup de feu, aux horaires de pointe), mais c’est leur activité à ces moments là qui permettent de dire qu’ils sont de bons professionnels.

      • éklectika
        éklectika répond à Np237
        impatiente
        • Posté à 23h41 le 06/07/2012
        • Internaute 77729
          impatiente

        Oui ! Et pour obtenir leurs C.A.P. l’apprentie coiffeuse doit réussir à moitié sa coupe de cheveux, l’apprenti plombier doit colmater à moitié une fuite, l’apprenti boulanger cuire à moitié son bâtard, etc. ? ? ?

         
        • Vert de gris
          Vert de gris répond à éklectika
          jeune retraité
          • Posté à 10h54 le 07/07/2012
          • Internaute 90690
            jeune retraité

          Rien à voir cher ami...

          Le bac n’a rien à voir avec une coupe de cheveux !

          C’est un passeport pour autre chose ! Il est composé de plusieurs sujets dans chaque discipline. Avoir la moyenne signifie que dans la branche que vous avez suivi vous pouvez entreprendre des études ou que vous avez acquis suffisamment de bagages pour arriver au niveau souhaité.
          Pour ramener à votre exemple le bac sert à dire que vous pouvez vous spécialiser dans un boulot et que vous pouvez entreprendre ensuite les études de plombier OU de coiffeur OU d’électricien OU d’intégrer un boulot dans lequel on va vous former car vous avez le niveau de pouvoir le faire.
          Être ensuite plombier, ce sera le diplôme suivant.

          En hors sujet, le nombre d’artisans pas terribles et à la limite de leur compétence s’accroît au fur et à mesure que la technicité augmente.

        • gazette
          gazette répond à éklectika
          Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
          • Posté à 21h38 le 07/07/2012
          • Internaute 189500
            Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

          ^@ eklectika :
          pour avoir enseigné à des CAP, je peux vous dire que le cap s’obtient on ne peut plus facilement. Tout est bidon, sauf l’épreuve technique.On veut seulement savoir si le type n’est pas un dingo qui pourrait faire n’importe quoi (se mettre en danger ou mettre en danger autrui).

          je n’ai RIEN contre cette facilité d’obtention du cap d’ailleurs :
          il y a du boulot dans le bucheronnage, donnons le CAP à ces jeunes à peine capables de lire (ne parlons pas d’écrire) pourvu qu’ils soient capables d’obéir à un chef qui leur dit : bon tu fais cette branche, là, tu me la coupes comme ci et fais attention à ça.

          me souviens d’une question de « physique » (ils devaient apprendre une formule sans doute), posée dans l’épreuve scientifique. Les élèves n’avaient pas vu un prof de physique de l’année (on a vérifié : ils auraient dû. Erreur de la direction...)
          et alors ?
          on s’en fout qu’ils y répondent ou pas à leur question de physique ! on leur donne le cap c’est tout !

          et pis c’est bien je trouve : ces jeunes ont un diplome, ça les valorise, ils peuvent se regarder dans la glace, prendre de l’assurance et c’est pas trop tot apres tout ce qu’ils ont en général enduré au collège et en Primaire.

        2 autres commentaires
      • LienRag
        LienRag répond à Np237
        • Posté à 00h47 le 07/07/2012
        • Internaute 34767

        Vous êtes sûr d’avoir eu votre bac ?
        C’est peut-être au défunt Certificat Primaire qu’avoir la moitié des points correspond à avoir la moitié des réponses...

        La docimologie n’est pas une science exacte, mais dans le principe 10/20 signifie que l’élève connaît l’essentiel de son cours et est capable de le restituer sans erreur grossière, et des notes plus élevées dénotent une maîtrise des concepts utilisés dans la matière, voire une originalité personnelle de la pensée de l’élève lorsqu’on arrive vers 18/20 et au-delà (particulièrement dans les matières littéraires)...

        Alors oui, il y a une énorme différence entre ce qu’un bon élève ayant fait une terminale scientifique aura appris durant ses années d’école (franchement de bonne qualité théorique en France) et ce qu’un élève besogneux aura retenu de la même période de sa vie, mais ne laisser réussir que les premiers est-il une solution ?

      • salengro
        salengro répond à Np237
        quand le verbe se fait chair, (...)
        • Posté à 12h09 le 07/07/2012
        • Internaute 107017
          quand le verbe se fait chair, (...)

        ah bah...et juger de la valeur d’un être en seulement quelques heures sur un sujet précis, qui pourra être au choix celui pile poil bien potassé comme celui sur lequel l’impasse aura été effectuée, me semble tout aussi incompréhensible...tout cela pour au final constater autant d’impéritie s’il s’agissait par la suite de les former à une profession dans un contexte précis.

    • dilettante non mélomane
      dilettante non mélomane répond à Xahendir
      En stand-by
      • Posté à 11h17 le 09/07/2012
      • Internaute 107984
        En stand-by

      Ah, ce fameux sujet de maths... Un problème basé sur un exercice ressassé en 1ère en maths à cette époque ; sur des exercices vus et revus en Terminale S... en Physique, en Chimie et en Sciences Nat (les calculs d’erreur, les logs, l’avancement d’une réaction, la décroissance radioactive, les circuits RLC).

      Totalement dans le programme, et un cadeau pour les lycéens de S en plus : le sujet du problème portait non sur un point très spécifique du programme de maths, mais sur un mode de calcul largement vu, et dans plusieurs matières.

      Oui mais voilà. Personne ne s’attendait à un sujet de ce type. Et peu de lycéens de S ont su voir que le problème était lié à des applications concrètes en physique ou d’autres matières...

      À leur décharge, le contenu de ce problème a ensuite été vu et revu au moins pendant les 2 premières années de Licence d’orientation maths-physique... Et pour cette génération, cela passait toujours aussi mal. Comme c’était le cas avant, ou après...

      Pourquoi ? Peut-être car l’enseignement des différentes matières scientifiques est trop cloisonné. Et pour une poignée de lycéens qui se font ch*ier à voir 2-3 fois les mêmes choses exprimées de 2-3 manières différentes en maths, physique, sciences nats ; pour de grosses poignées d’enseignants qui coordonnent les enseignements de ces matières ; il y a une majorité d’élèves qui ne feront pas les connexions entre les disciplines seuls et un grand nombre de profs qui ne savent pas comment enseigner ces connexions en équipe.

  • Zaa Zala
    Zaa Zala
    ici maintenant
    • Posté à 13h37 le 06/07/2012
    • 182934
      ici maintenant

    En sachant que l’intérêt porté par les employeurs au bac est assez faible, est il vraiment utile de faire perdre une année à un élève à qui il manque 0,2 à la moyenne ?

    La rigueur cartésienne d’une notation ne reflètent pas les capacités réelles de l’élève, mais son implication, et peux alors devenir injuste.

    Heureusement que ces commission, avec leurs défauts, existent.

    • Xahendir
      Xahendir répond à Zaa Zala
      étudiant
      • Posté à 13h46 le 06/07/2012
      • Internaute 169622
        étudiant

      Mais à un moment donné il faut s’arrêter. Autrement dit, il faut décider que le bac on l’a à 10 (et éventuellement rajouter 4-5 points) sinon on prends le risque de dire « bon il ne lui manque que 5 pts, on les lui donne » puis « bon il ne lui manque que 8 pts, ça nefait que 3 pts de plus à donner par rapport au précédent » et à la fin on repêche tout le monde (cf. une scène d’un film, de mémoire, Le Meilleur métier du monde).

      • Zaa Zala
        Zaa Zala répond à Xahendir
        ici maintenant
        • Posté à 14h22 le 06/07/2012
        • 182934
          ici maintenant

        Ya des limites évidement. Je crois que les dossiers des élèves a 9/20 ne sont même pas ouvert, par exemple : direct recalé.

        Et comme expliqué dans l’article, si tu as 9.8 mais un dossier degueu, ton bac, tu l’auras peut être l’année d’après, mais pas celle ci.

        La solution ? Accorder le diplôme à partir de 12/20 de moyenne à l’exam, par exemple ?

         
        • Xahendir
          Xahendir répond à Zaa Zala
          étudiant
          • Posté à 14h26 le 06/07/2012
          • Internaute 169622
            étudiant

          « Ya des limites évidement. Je crois que les dossiers des élèves a 9/20 ne sont même pas ouvert, par exemple : direct recalé. “
          Rattrapage direct plutôt, non ?

          ‘La solution ? Accorder le diplôme à partir de 12/20 de moyenne à l’exam, par exemple ?’
          Non, je voulais juste dire que la rigueur ne doit pas être de dire ‘il faut 10 sinon c’est l’oral’ mais ‘ok, si le dossier est bon on rattrape mais on ne rattrape pas au delà de 10 points’.
          Au passage, il me semble que du temps de mes parents (années 70-75) il fallait u 12 à l’écrit pour avoir son bac et que si on avait entre 10 et 12 on passait l’oral (dit ‘oral de contrôle)

          • Zaa Zala
            Zaa Zala répond à Xahendir
            ici maintenant
            • Posté à 14h56 le 06/07/2012
            • 182934
              ici maintenant

            rattrapage, oui, je me suis trompé, c’est en dessous le recalage.

            Je viens de checker sur internet, on examine un dossier s’il manque au max 10 points =)

            • Torquemadam
              Torquemadam répond à Zaa Zala
              Statistique anonyme
              • Posté à 15h48 le 06/07/2012
              • Internaute 63510
                Statistique anonyme

              10 points, c’est rien il faut dire quand on voit que en filière scientifique avec une spécialité mathématiques, ces dernières sont coefficient 9, ça peut aller vite.

              Après, il faut fixer un seuil à un moment donné, 10 ou 12 ne changent rien...

              • Xahendir
                Xahendir répond à Torquemadam
                étudiant
                • Posté à 17h06 le 06/07/2012
                • Internaute 169622
                  étudiant

                Je n’ai pas envie de vérifier mais il me semble que j’avais calculé qu’en 2005 (année de mon passage du bac) en filière S le coeff total était de 38. Donc 10 points ça ferait 0,53 sur la note au bac donc, par exemple, faire passer de 9,5 à 10.

                • Torquemadam
                  Torquemadam répond à Xahendir
                  Statistique anonyme
                  • Posté à 21h16 le 08/07/2012
                  • Internaute 63510
                    Statistique anonyme

                  En plus, il faut ajouter les options facultatives...
                  Bref, ce ne représente pas grand chose.

            • Edul Corant
              Edul Corant répond à Zaa Zala
              Nazebroque
              • Posté à 16h48 le 06/07/2012
              • 180774
                Nazebroque

              De toutes façons, les connaissances exigées à l’examen du bac actuel ne sont plus du tout les mêmes qu’il y a ne serait-ce que 10ans.

              Aucune comparaison n’est possible dès lors entre les moyennes exigées avant et celles exigées de nos jours, à mon sens du moins.

              Enfin, et comme beaucoup le pensent j’ai l’impression, il est aisé de dire que de nos jours le bac n’est plus qu’une étape dans un immense parcours scolaire. Obligatoire, mais si peu représentative d’un quelconque niveau de connaissances.

        • krock
          krock répond à Zaa Zala
          • Posté à 18h43 le 06/07/2012
          • Internaute 116954

          Et si la solution était le contrôle continu. Comme en IUT il me semble.
          C’est quand même plus représentatif de la qualité, de l’intérêt et des motivations d’un élève.
          Pour moi ça me semble le mieux, et c’est facile à mettre en place, vu que les contrôles tout a long de l’année existent déjà.
          J’ai l’impression qu’on s’attache à une vieille tradition archaïque avec le bac et les autres diplômes..

          • Xahendir
            Xahendir répond à krock
            étudiant
            • Posté à 20h04 le 06/07/2012
            • Internaute 169622
              étudiant

            « J’ai l’impression qu’on s’attache à une vieille tradition archaïque avec le bac et les autres diplômes.. »
            « Rite de passage » ça s’appelle il paraît. Faute de service militaire on se rabat sur le bac.

            • psych0Dad
              psych0Dad répond à Xahendir
              sociopathe
              • Posté à 20h32 le 06/07/2012
              • Internaute 81504
                sociopathe

              > Faute de service militaire on se rabat sur le bac.

              Je prefere nettement le bac au service militaire.

              Si comme rite de passage vous avez le choix entre

              1. Demontrer vos connaissances, utiliser votre cerveau, vos capacites de lecture, de comprehension, d’ecriture, de raisonnement.

              2. Obeir a plus con que vous, faire des « exercices » sans but veritable.

              je choisis « 1 » sans hesiter.

              Je connais quelqu’un qui n’a jamais eu (ni meme passe) son bac mais qui a fait 2 ans 1/2 de service militaire. Il aurait prefere que ce soit l’inverse.

              • Xahendir
                Xahendir répond à psych0Dad
                étudiant
                • Posté à 21h10 le 06/07/2012
                • Internaute 169622
                  étudiant

                C’est sûr mais c’est quand même un discours souvent entendu : « les rites de passage à l’âge adulte sont moins nombreuses qu’avant donc l’importance du bac en tant que rite de passage augmente ».

                « Je connais quelqu’un qui n’a jamais eu (ni meme passe) son bac mais qui a fait 2 ans 1/2 de service militaire. Il aurait prefere que ce soit l’inverse. »
                De même : il a fait son service en Algérie. Pendant la guerre d’Algérie ...

          • farchouette
            farchouette répond à krock
            • Posté à 21h21 le 06/07/2012
            • Internaute 19543

            Je joins à mon commentaire ce lien sur la notation des professeurs d’où je tire mon opinion : le contrôle continu est aussi pour certains élèves un obstacle : quand un professeur a une mauvaise opinion d’un gamin, il a tendance à le sous-noter quelle que soit sa performance et inversement sur-noter les ’bons’ élèves. je cite ce site ici : « Une étude (4) a comparé l’obtention du baccalauréat des élèves dans deux situations différentes : le contrôle continu et les épreuves anonymes actuelles. Comparaison édifiante ! Avec le contrôle continu, les filles, les enfants de cadres supérieurs et les élèves sans retard scolaire, sont plus souvent reçus » . A qui profite le contrôle continu alors ?

          • Zaa Zala
            Zaa Zala répond à krock
            ici maintenant
            • Posté à 11h28 le 09/07/2012
            • 182934
              ici maintenant

            Le problème c’est qu’il est difficile de faire une règle qui serait juste pour tout le monde.
            Dans mon cas, je n’aurais jamais eu le bac S si c’était contrôle continu. J’étais a +/- 6 de moyenne pendant la terminale. J’ai eu le bac a presque 14 (13,7..) Comme quoi.

            Mais maintenant que je n’ai plus a souffrir des cours.. Donner de l’importance au contrôle continu.. pourquoi pas : p

        • jino83
          jino83 répond à Zaa Zala
          • Posté à 19h05 le 06/07/2012
          • 159282

          je confirme , un bac pro donc un peu différent quand même mais on me la refuser avec une moyenne de 9.98 .

          Par contre quand on m ’as dit de faire une réclamation j’ai répondu qu’ils pouvaient ce torcher avec leur bout de papier ( même si j’ai garder le bulletin comme souvenir )
          Le refus pour 0.02pts c’est parce que j’ai osé répondre a un prof que peut être , il n’avait pas en face de lui que des abrutis ( qu’il ce donnait le droit d’insulter ) mais que peut être , il s’y prenait mal.
          Il m’as proposer la porte et de plus revenir a ses cours , je suis parti en lui disant que sans ses cours j’aurais la moyenne dans sa matière ( plus de 6 mois ) , et dans sa matière j’ai eu la moyenne ça a du le faire chier .
          Ce prof étant dans le jury ... refusé avec 9.98 pour les absences a ses cours .

          Le diplôme je suis allez le passez ailleurs avec une bien meilleur valeur sur le marché du travail ( en passant par l’afpa ) .
          Et avec un moyenne minimum de 12/20 comme vous avez écrit , a 10 ou 11 vous avez droit a un rattrapage mais vous l’avez pas . Combien j’ai eu j’en sait rien , quand l’avez on ne vous donne pas vos résultats , il faut en faire la demande par courrier et je cours pas après les notes :)

          Depuis amusant je me suis retrouver jury pour les bac pro a l’oral . Avec en plus la satisfaction de voir un de mes stagiaires ce taper la meilleure note : -)
          Par contre j’ai eu un gros soucis pour attribuer des notes aux élèves , d’abord parce que techniquement je relevais pas mal d’erreur que les profs eux ne captaient même pas .
          Et étant passé par la même chose , je savais qu’en face les élèves pour la plupart avait rien compris , ceux qui s’en sorte le mieux ont appris leur leçons mais , le sujet lui a pas été assimiler .

          On m’as proposer de le faire aussi dans le lycée ou j’ai été refuser pour 0.02pts , le prof que j’ai eu a l’époque y étant toujours , j’ai refuser , sinon je l’aurais insulter devant tous ses élèves c’est tout ce que mauvais prof mérite .
          Et ça me désole de savoir que des jeunes passent encore devant lui pour perdre 2 années avec ce type incapable d’expliquer correctement sa matière puisque en réalité lui même ne l’as pas bien compris .

          • Xahendir
            Xahendir répond à jino83
            étudiant
            • Posté à 20h07 le 06/07/2012
            • Internaute 169622
              étudiant

            J’ai raté mon passage en 3ème année d’école d’ingénieur avec 11,88 alors que je devais avoir un 12. Et dans ma promo une personne est passée avec les avertissements du jury. Du coup, je me suis demandé si le repêchage par le jury ne s’arrêtait pas à 11,90 ....

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