Pour le Front de Gauche, c’est pas la fête mais on s’accroche

Jean-Luc Mélenchon, marchant vers la Bastille en tête de cortège (Audrey Cerdan/Rue89)
Avec seulement treize députés contre dix-neuf communistes sortants, le Front de Gauche n’a pas fait « un bon résultat » aux législatives, c’est un euphémisme de Pierre Laurent, patron du PC. Mais il n’abandonne pas l’idée d’avoir son propre groupe à l’Assemblée nationale.
Il va falloir négocier sévère. Elle ne dispose pas des quinze députés nécessaires. Pierre Laurent explique qu’un groupe plus hétérogène pourrait être créé : il serait possible que certains députés d’Outre-mer s’agrègent à ceux du Front de Gauche.
Contacté par Rue89, André Chassaigne, député communiste-Front de Gauche réélu dans le Puy-de-Dôme, va dans le même sens :
« J’ai été consulté pour poser ma candidature afin d’être président d’un groupe pluraliste, qui serait plus large que le seul Front de Gauche. Je consacre toute mon énergie à sa création. »
Faire pression pour abaisser le nombre de députés minimum ?
La stratégie du Front de Gauche ne semble pourtant pas si claire. Pascal Durand, porte-parole et futur patron présenti d’Europe écologie - Les Verts (EELV), nous explique que le Front de Gauche espère toujours changer le règlement intérieur de l’Assemblée nationale afin de pouvoir y disposer d’un groupe exclusif :
« Il y a un gros lobbying pour descendre à dix le nombre de députés minimum. Puisque les écologistes ont obtenu cette baisse au Sénat, il va être difficile pour les socialistes de refuser. »
Ce sont en effet les députés eux-mêmes qui votent les modifications du règlement intérieur de la chambre basse.
Sur le plateau de France 2 ce dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon a en tous avancé ce même argument :
« Au Sénat, on peut faire un groupe avec dix sièges, j’estime qu’à l’Assemblée nationale on devrait pouvoir en faire autant. »
To be (or not to be) dans le gouvernement Ayrault ?
Intégrer le gouvernement sera sans doute encore plus difficile pour le Front de Gauche. Si le Parti de gauche a annoncé depuis longtemps ne pas en avoir l’intention, il en va différemment pour le PCF :
« Nous sommes un parti de gouvernement, dans l’absolu, nous ne sommes donc pas contre l’idée d’intégrer celui d’Ayrault. »
De lundi à mercredi, les responsables et militants communistes seront consultés en interne sur cette possibilité. Au PCF, on affiche cependant une certaine prudence :
« Le PS n’a pas montré de signe d’ouverture sur certains points qui sont importants pour nous, comme la BCE ou la réduction du déficit public par exemple. Et si aller dans le gouvernement signifie appliquer à la lettre le programme d’Hollande, ça ne nous intéresse pas. »
André Chassaigne se montre assez sceptique sur la question :
« Contrairement à ce qui a été dit dans les médias, jusqu’à maintenant il n’y a pas eu de demande faite à titre individuel par le PS à des parlementaires communistes.
Son nom, ainsi que celui de Marie-George Buffet et de la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat avaient été avancés dernièrement.
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salut les terriens(ennes)
salut les terriens(ennes)
Il va falloir se pencher sur l’équation suivante
700000voix de plus au premier tour des législatives de 2012 par rapport a 2007 mais 8 élus en moins
Tout cela est démocratique au possible
Cela dit dans ma circonscription l’ex député UMP rendu inéligible en 2007 et qui comptait forcément reprendre la main à son homme de paille vient de se ramasser de 500 voix sur une circonscription que la gente UMP croyait indéboulonnable
Comme quoi voter ça sert contrairement au misérabilisme outrancier que d’aucuns nous servent systématiquement depuis bien longtemps tout en pleurant chaque soir d’élections sur l’abstentionnisme
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