Ma solution au problème Trierweiler
Vous savez quoi ? Lundi, le magazine Grazia m’appelle. J’adore quand Grazia sollicite mon avis sur quelque épineuse question professionnelle. Ça m’oblige en général à réfléchir à des questions que j’avais paresseusement évitées. Cette fois, c’est du lourd : c’est l’affaire Trierweiler.
En continuant de travailler à Match, me demande ma consœur de Grazia, Valérie Trierweiler ne « prend-elle pas un risque » ? Diable. Obnubilé par des questions futiles, je n’y avais pas réfléchi. Mais comment rester indifférent aux « risques » que court la première journaliste de France ?
« Des hauts et des bas » avec Paris Match
C’est le genre de questions auxquelles il n’existe pas de bonnes réponses. Trierweiler explique qu’elle souhaite continuer à travailler pour ne pas dépendre de l’argent public, notamment dans l’éducation de ses enfants. Comment s’opposer à ce souhait, parfaitement légitime ?
Match, pour sa part, « a décidé de l’accompagner dans son choix », a expliqué, dans une formulation enthousiaste, son directeur, Olivier Royant, au terme d’un tête à tête (sans que l’on sache si les gardes du corps de Trierweiler y ont assisté, ou sont restés à la porte du bureau).
Lucide, Royant s’attend néanmoins à « des hauts et des bas » dans cette collaboration. Rien à dire. Média privé, Match « accompagne » qui il veut (soit dit en passant, je serais Royant, je demanderais une prime de bas. Les risques principaux, c’est plutôt lui qui les prend. Mais passons).
Mémorables activités caritatives
Alors ? Si je puis me permettre, il faudrait prendre le problème par l’autre bout. Valérie Trierweiler vient d’engager à l’Elysée un « chef de cabinet », lequel engagera à son tour un « cabinet » de « quatre à six personnes ».
Mais qu’est-ce qui l’y oblige ? Rien. Evidemment, il faut traiter le courrier qui lui sera adressé. Mais le palais compte certainement de nombreux fonctionnaires compétents, parfaitement aptes à rediriger ce courrier vers les administrations idoines, certainement tout aussi compétentes.
Evidemment, les « premières dames » précédentes ont eu de mémorables activités caritatives. Mais, sans vouloir leur faire injure, il s’agissait surtout de les occuper, et il est vraisemblable que la terre continuera de tourner, même si Valérie Trierweiler n’offre pas son profil aux enfants africains, ou ne collecte pas les pièces jaunes.
Continuez de travailler, chère consœur
Se dotant d’un « cabinet » à l’Elysée, sans doute Trierweiler a-t-elle cédé à la pression implicite de son groupe social. Mais elle peut parfaitement, elle doit, s’en s’affranchir. Quel éclatant symbole de normalité, si elle tuait symboliquement la fonction rétrograde et potichisante de « première dame », en proclamant qu’elle n’exercera aucune fonction officielle (évidemment, je ne méconnais pas l’obligation de quelques voyages incontournables, mais avec une bonne gestion des RTT, rien n’est insoluble).
Voici donc, grâces soient rendues à Grazia, mon conseil à Valérie Trierweiler : continuez de travailler à Match, chère consœur. Faites de belles interviews. Mais ne vous sentez nullement obligée de faire la présidente.
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Working class bléro
Working class bléro
Il ne fait aucun doute que Match ait grand intérêt à garder la première dame dans ses effectifs, pour les accréditations y a pas mieux.
Valérie Trierweiler semble assez naïve sur la capacité des médias et de n’importe quel français ou étranger à la regarder agir en tant que seule journaliste, en omettant son statut de première dame.
Fonction qui n’est ni officielle ni élective, cette énorme pancarte ficitve va la suivre dans tous ces agissements,et fera que tout le monde,- y compris Schneidermann qui fait semblant de s’en foutre, la preuve il écrit là dessus- la jugera sur la base de sa fonction de première dame et à la marge de journaliste.
La France des conventions et du protocole va contraindre la citoyenne Trierweiler à rester elle-même tout en n’oubliant pas avec qui elle vit, on lui demande sans le faire de rester assise en se levant …
La France conservatrice qui sent la royauté et la poussière est toujours là, quoiqu’il se passe.




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