Après le limogeage de Squarcini, le renseignement français doit pouvoir être contrôlé
Alors que le Conseil des ministres vient de remplacer Bernard Squarcini à la tête de la DCRI, le journaliste David Dufresnes, auteur de l’enquête « Tarnac, magasin général » (Calmann-Lévy) -et candidat du Parti pirate aux élections législatives dans la 15e circonscription de Paris- signe une tribune dans Le Monde, dans laquelle il appelle à un meilleur contrôle du monde du renseignement en France. Il n’attend pas grand chose de la gauche sur ce terrain-là. Il écrit :
« En matière de renseignement, la République n’a pas oublié secrets d’Etat, droit divin et autres lettres de cachet (avec les fiascos que l’on connaît en matière de lutte antiterroriste, de Tarnac à Montauban-Toulouse) : il n’y a rien pour contrôler les services. Rien pour surveiller les surveillants. Rien pour savoir, avec précision, où va le 1,2 milliard d’euros annuels alloués à la DCRI, la Direction générale de la sécurité extérieure, la Direction de la protection et de la sécurité de la défense, la Direction du renseignement militaire, et autres succursales. Rien pour débattre de la notion même de “secret défense” brandie comme un “circulez, il n’y a rien à voir”. Rien pour discuter infiltrations, fonds secrets, écoutes téléphoniques, fadettes, dont l’usage exponentiel démontre la (dé) mesure. Prenons Merah : un fou de Dieu, un infiltré, une taupe ?
Il est hélas probable que rien ne change. D’abord parce que la gauche au pouvoir n’a jamais été en reste, question braderies sur les principes (Irlandais de Vincennes, Renseignements généraux longtemps renforcés, etc.) et qu’elle a remisé, depuis belle lurette, ce qui faisait son coeur de cible : la défense des libertés individuelles et collectives. »
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Curieux de tout
Curieux de tout
Le successeur du squale ne mérite aucune confiance tant que la lumière sur l’affaire merah n’aura pas été faite.
Le membre puis non membre d’al qaeda, le loup solidaire autoradicalisé en lisant seul le coran en prison, capable de louer 2 voitures sans permis et de les blinder de 20 000 euros d’armes, tout en ayant les dons d’invisibilité (1ère sortie malgré la surveillance pour appeler anonymement france24) et d’ubiquité (capable d’envoyer une clef USB à al jazeera alors qu’il est déjà cerné) mérite au dela des accusations de l’avocate du père un peu plus d’attention que les quelques jours d’effrayant story-telling.




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